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Faune et flore terrestre
Contrairement aux autres types
d'îles (ex. : îles de type
continentales), la vie
végétale et animale n'est apparue
qu'après
la formation de chaque île. Elles n'ont donc pas eu
de
contact direct avec les continents alentours. Au fur et à
mesure que l'on avance vers l'est du Pacifique, la variété
des espèces diminue. Certaines hypothèses sont
émises
quant à la façon dont la faune et
la flore terrestre sont
apparues. Des arbres entiers, pouvant
transporter la vie, ont pu
dériver à partir des
continents grâce aux
différents courants marins
ou lors de tempêtes, bien que la
distance entre les îles
et les continents soit très grande.
Cette distance explique
qu'il existe une véritable différence
de richesse
entre la faune terrestre et la faune marine. Les
espèces
d'animaux terrestres sont en nombre relativement
limité.
La gent ailée
est la plus riche. Elle compte une centaine
d'espèces.
Parmi elle, on remarque que certains ne sont que
visiteurs ou
migrateurs. Les oiseaux que l'on rencontre assez couramment
sont
: le merle des moluques gris (espèce importée),
l'hirondelle, le coucou, la colombe, la tourterelle, la perruche
et
quelques rapaces (dont l'épervier). Les oiseaux de
mer les plus
communs : pétrels, sternes blanches, la grande
frégate noire,
le fou masqué, échasses,
aigrettes, phaétons... (
1
,
2
) Il existe
600 espèces d'insectes, 7 espèces de reptiles
(uniquement
lézards et margouillats), et trois espèces de
rats.
En ce qui concerne la flore,
les oiseaux ont certainement contribué
à la germination
de plantes et d'autres fleurs des îles
polynésiennes
en les transportant lors de migrations. Sur les
îles hautes
se trouve la majorité des 1000 espèces
végétales.
Quant aux atolls, ils n'en comptent qu'une
centaine, étant
donné l'absence de véritable sol. Ces
végétaux
varient en fonction des différents types
d'îles,
des latitudes et des climats. Certaines plantes ont
été
introduites par l'homme (voir plus bas). Parmi la flore
qui caractérise
les îles du pacifique, en voici quelques
exemples :
l'arbre à pain
(mis en honneur dans le film "les révoltés
de la
Bounty"), bananier, papayer, manguier, goyavier, tamariniers,
avocatiers, et bien sûr n'oublions pas le cocotier. Les
tubercules :
taro, manioc. Les fleurs :
l'Oiseau de Paradis
, la Bougainvillée, le
frangipanier
,
la fleur de tiare
(gardenia), emblème local.
Ces animaux et plantes, qui
sont parvenus à coloniser ses îles
lointaines, ont
pu, non sans mal, s'adapter à l'environnement des
îles
jeunes et, dû à l'isolement et les conditions de
milieu, certaines espèces ont su évoluer de manière
originale jusqu'à devenir une forme singulière
et unique.
D'autant que certains animaux essentiels à
l'équilibre
naturel n'avaient pu atteindre ces rivages
lointains. Les immigrants ont
donc évolué en vase
clos, sans réels
prédateurs.
Il y a de nombreux exemples de cas d'endémie dans ces
îles. Les mentionner prendrait beaucoup de temps, mais
en voici
quelques uns : La fleur de
tiare apetahi
,
qui n'est connu que du mont Temehani, un des sommets de l'île
de Raiatea. Le
lori
des Marquises, petite perruche bleue
des îles Marquises, unique. Le
ptilope de Hutton, oiseau
indigène de l'île de Rapa, au sud
des Australes.
De nos jours, certaines espèces sont menacés de
disparition.
L'introduction volontaire ou involontaire avec l'arrivée
de
l'homme joue également de son importance : les premiers
Polynésiens (Voir le sujet "
Les Polynésiens
") embarquaient
avec eux toujours suffisamment de réserves
pour affronter
des semaines de navigation : plantes, fruits et
légumes
frais, animaux vivants (chiens, cochons, poulets). Les
migrations
entre les îles ont donc contribué à une
large
diffusion de ces espèces végétales et
animales.
Chevaux, ânes, bovins, caprins et beaucoup de plantes
cultivées
ainsi que des arbres fruitiers ont été
introduits
par les Européens à leur arrivée.
Faune et flore marine
Le monde sous-marin est tout aussi
spécifique que les
espèces terrestres en ce qui
concerne les conditions de vie. Il est
certes plus riche et compte
d'innombrables espèces animales et
végétales.
Comparé à d'autres régions de
l'ouest du
Pacifique, il n'est cependant pas plus fourni.
Il y a plusieurs raisons qui causent ce phénomène
: la
température de l'eau, ou encore sa faible teneur
en
éléments nutritifs due à l'éloignement
des
côtes continentales ; les larves animales, à
partir du foyer
de dissémination formé par les
Philippines,
l'Indonésie et la Mélanésie
n'arrivent qu'en
très petites quantité en raison
des courants qui entravent
leur direction.
Toutefois, il ne faut pas sous-estimer la diversité animale
dans
les eaux polynésiennes. Parmi elle on dénombre
: 700
espèces identifiées de poissons, 17 de
requins
, 5 de
tortues
, 48
genres de coraux, une diversité de crustacés
(langouste,
crabe, cigales de mer...), un millier d'espèces de
mollusques
dont les bénitiers qui peuvent atteindre une très
grande taille, les trocas (volumineux escargots), les palourdes,
les
tellines, les cônes, les porcelaines, les huîtres
pour la
culture de perles...
Les petits animaux marins sont nombreux près des récifs.
La richesse et la complexité de la flore près du
corail
explique naturellement ce phénomène. En
effet, l'eau des
lagons ne présente pas les mêmes
caractéristiques que
l'eau de pleine mer. Elle est toujours
plus riche en sel et en aliments
nutritifs.
La polynesie abrite quelques
espèces marines rares que l'on ne
trouve nulle part ailleurs
: le cône de Gauguin, aux îles
Marquises ; la porcelaine
dorée, qui vit à proximité
des grands atolls
et à environ 40 mètres de profondeur.
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