Polynésie - Terres Sacrées
Les Polynésiens

es distances qui séparent ces îles sont immenses (Voir l' atlas interactif ) . On ne connaît malheureusement pas les raisons de tels voyages. 
Le premier contact avec les européens fut aux 18ième siècle. Ces derniers se demandèrent par quels miracles ont pu arriver ces hommes et ces femmes sur ces minuscules terres au milieu d'un immense océan dont les cartes n'étaient pas encore tracées. Cette fascination fut retranscrite dans leurs journaux de bord respectifs. Des ouvrages furent édités. Ceux-ci furent le vecteur du mythe polynésien dans différents du pays monde, un mythe encore vivant de nos jours.

Polynésien, qui es-tu ? D'où viens-tu ?

Des chercheurs se sont penchés sur la question ... 

Les îles du Pacifique - L'incroyable conquête 
Les théories sur l'origine des Polynésiens 
Proviendrait-il du continent américain, dont les courants et les vents se dirigent vers l'ouest ?      Cette théorie fut supposé par l'anthropologiste et explorateur norvégien Thor Eyerdahl . Le Kon Tiki était un grand radeau construit sur le modèle d'anciennes embarcations péruviennes. L'ensemble était composé de neuf tronçons de balsa. Un équipage de six hommes navigua sur ce radeau de Callao, au Pérou, le 28 avril 1947 et atteignit l'île de Raroia dans les îles des Tuamotu en Polynésie après 101 jours de mer.
Ce voyage réussi de 6920 km prouva que les îles de Polynésie étaient accessibles avec ce type d'embarcation préhistorique en provenance d'Amérique de sud. Un documentaire de voyage gagna un oscar en 1951 et le livre de l'expédition fut traduit en plus de 66 langues.
 Source : www.sr.se/rs/English/program/kontiki/index.htm     En 1955, il fit une autre expétition cette fois à l'île de Pâques et dans l'est de la Polynésie. L'expédition fut finançée par le roi Olav V de Norvège. Les archéologistes de Heyerdahl découvrirent que les fameuses et gigantesques statues, les Moai avaient en fait une partie "sous terre". Sur l'une des statues, les fouilles révélèrent la présence d'une embarcation faite de papyrus avec un mât et une voile. L'expédition révéla également une statue d'un type inconnu, mais qui ressemblait dans son style à certaines statues trouvées en Amérique du sud.
Les analogies linguistiques entre les langues polynésiennes et amérindiennes sont cependant faibles. Quant aux contacts entre ces deux peuples, ceux-ci sont toutefois indéniables. Les découvertes importantes de Heyerdahl le prouvent et les récits des premiers navigateurs Européens nous disent qu'ils trouvèrent dans les îles polynésiennes de la patate douce, originaire d'Amérique ....
La théorie des migrations en provenance d ' Asie du sud-est semble elle, plus directe : les similitudes ethnolinguistiques existent entre les peuples d' Asie et ceux de Polynésie . Les fouilles récentes d'archéologie ont révélé que les peuples qui colonisèrent le Pacifique ont laissés de nombreux vestiges au fil de leurs déplacements vers des îles plus à l'est de l'Asie. Les plantes alimentaires des Polynésiens (exceptée la patate douce) proviennent toutes de cette même région. 
    Les vents marins du Pacifique soufflant le plus fréquemment d'est en ouest allaient favoriser les explorations qui se faisaient contre les alizés. Cela permettait aux navigateurs de revenir plus rapidement et d'être sûr d'avoir assez de vivre. Toutefois, à une certaine période de l'année, les vents s'inversent pendant quelques semaines soufflant alors d'ouest en est. Les migrations se faisaient certainement à cette époque, ce qui pouvait raccourcir les temps de navigation. 
    Pour compléter ce système de repérage des cartes marines existaient. On en a découvert dans les îles Marshall. Elles étaient faites de baguettes entrecroisées. Des bouts de bois et de corail étaient rattachées pour désigner soit les îles, soit les axes des étoiles. 

    Les premiers européens à découvrir cette contrée du globe ont été stupéfaits de constater que certaines pirogues qu'ils utilisaient lors de grands voyages pouvaient atteindre jusqu'à 30 mètres de long et 2 mètres de large, et pouvaient accueillir près de soixante personnes. La robustesse de ces embarcations permettait d'affronter les plus rudes tempêtes. Ces pirogues étaient souvent munis d'un pont fixé entre les deux coques, formant une sorte de catamaran, permettant d'accroître la charge et d'une voile en nattes tressées de pandanus. 
   Grâce à cet outil indispensable, les migrations vers les différents archipels océaniens ont pu s'effectuer. 
    Une grande pirogue de ce type a été construite il y a quelques années pour tenter de relier les îles Hawaii aux îles de la société en Polynésie Française. Baptisé Hokule'a ( 1 ), la grande pirogue quitta pour la première fois l'archipel des îles Hawaii en 1976. La traversée dura 33 jours bouclant 4000 kilomètres. Un autre voyage s'est effectué en juillet 1992 parcourant l'Océan Pacifique en 28 jours. 
    D'après les données recueillies grâce à Hokule'a, on estime que les polynésiens pouvait parcourir près de 200 km par jour en temps favorable. 
Le mouvement migratoire a dû s'effectuer en plusieurs étapes successives : tout d'abord les voyages vers la Micronésie (archipel des Marriannes, des Marshall et des Carolines), ensuite la Mélanésie (Nouvelles Guinée, Salomon, Vanuatu, Nouvelle-Calédonie, Fidji) et enfin la Polynésie . A partir de ce point, ils seraient repartis vers d'autres destinations lointaines: les îles Hawaii , la Nouvelle-Zélande , l'île de Pâques (les sommets de ce fameux "triangle polynésien"). 
    Après de longs siècles, l'ensemble des îles de la Polynésie sera peuplé. 
    Selon des études récentes d'archéologie, l' histoire de la Polynésie, la partie centrale, remonterait à environ 2000 ans , une époque où les premiers navigateurs auraient déjà colonisés l'archipel des Marquises
Si ces 2 théories ont longtemps opposé les spécialistes en anthropologie, il en est une qui devrait attirer une attention particulière :

Selon la théorie de la tectonique des plaques, les plaques terrestres de nos continents se seraient déplacées doucement au fil du temps pour arriver au stade que l’on connaît aujourd'hui. Ces mouvements des plaques de la couche terrestre ont engendré de nombreux changements métaphysiques. La vie animale, végétale et même les hommes se sont petit a petit acclimaté à leur environnement. Ainsi nous savons que certaines espèces animales ou végétales proviennent d'un lieu autre que celui ou ils se trouvent.
L'homme et la nature y sont bien sûr pour quelque chose : voyages, culture des terres, vents, marées....
Mais ce mouvement successif des plaques terrestres nous éloigne également de la connaissance exacte des lieux où les continents prenaient leurs points d'origine et surtout la course exacte de leurs dérives.
D'après Robert Argod ( Nouveau regard sur les migrations polynésiennes - La plus grande aventure maritime de tous les temps - éd. Haere po no Tahiti ), un bout de ces continents, en l'occurrence ce que nous nommons aujourd'hui l'antarctique, se trouvait jadis quelque part dans le pacifique sud avant de prendre place au pole. Mais sa théorie des mouvements des plaques terrestres est néanmoins pertinente :
Les continents se seraient déplacés en mouvement progressif dans le temps mais à certaines occasions, ces mouvements auraient été plus rapide, on parlerait non plus en milliers d'année, mais en siècles. Alors que l'antarctique se trouvait encore dans le sud du pacifique et jouissait d'un environnement encore idéale à la vie, le changement progressif du climat dû à sa dérive vers le pôle aurait mis en danger la vie de ses habitants et aurait engendré un mouvement migratoire de la population autochtone vers d'autres lieux habitables.
Si les deux précédentes théories que nous considérerions comme "logiques" sur l'origine des polynésiens nous laissent perplexes, elles n'apportent aucunes réponses exactes aux questions suivantes :

Si les peuples de Polynésie venaient d'Amérique du sud, pourquoi n'ont-ils pas emporté avec eux de l’or et de l’argent, lesquels étaient considérés déjà comme métaux précieux ? Pourquoi seulement des patates douces ?
"Pourquoi un peuple courageux, fort et guerrier aurait-il dû fuir un continent vaste et riche pour une aventure folle : contre le vent, avec des espaces vides, des îlots sans eau et sans terre arable pour cultiver taro , patates douces, ignames, fe’i , et bananiers... " (selon les termes de l’auteur -page 9) ?
Si ils étaient venus d'Asie du sud-est, pourquoi n'ont ils pas emporté le riz, base alimentaire de la culture asiatique ?
"Dans quels but auraient-ils quitté un pays dont ils connaissaient les ressources pour une destination lointaine et inconnue, au risque d'y laisser la vie ?
S’il est difficile, sinon impossible de faire venir les polynésiens d'Amérique comme d'Asie, il est impossible de penser que le foyer originel ait été situé au beau milieu du Pacifique, pour rayonner à ses extrémités. Tout serait évidemment bien simple si l’on pouvait imaginer, quelques part dans le sud du Pacifique, un continent disparu, origine d’une grande civilisation qui aurait rayonné autour de l'Océan Pacifique".
Les questions précédentes chatouillent notre logique et nous poussent à entrevoir d'autres possibilités comme celle décrite par Robert Argod. Il s'appuie également sur plusieurs légendes polynésiennes, qui décrivent en détails de longues nuits sans fin qui pourraient s'apparenter aux nuits polaires. Dès lors, les conditions climatiques devenant de plus en plus difficile, la population entière aurait trouvé refuge sur d'autres terres plus au nord. Ce serait donc pour cette raison principale que les polynésiens partirent et parcoururent le grand espace de l'océan pacifique. Robert Argod s'appuie aussi sur les cartes marines de Piri Re’is (1513) -page 65-, d’ Oronce Fine (1532) -page 67-, Shoener , Mercator , plus récemment James Cook (1773) -page 71- datant du 16 ieme siècle et qui décrivent la “ Terra incognita Australis ” continent au sud-ouest de l'Amérique ..

L’origine des polynésiens reste une question dont les réponses nous sont théoriquement données, reste à nous de les approfondir individuellement ...

Consulter la référence de l’ouvrage de R. Argot dans la Bibliographie
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