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Meung-sur-Loire
Carte Michelin n°64 pli 8 - Schéma
p.119 - 5659 h. (les Magdunois).
Cette petite ville fort pittoresque
s'étend sur le coteau entre la Loire qui baigne le mail planté
de hauts arbres et la RN 152 qui court sur le plateau à l'écart
de la vieille ville. Il faut passer devant la vieille halle, monter l'étroite
et tortueuse rue Porte-d'Amont qui débouche sous une arche, suivre
également les petites rues qui longent les Mauves, le ruisseau aux
bras multiples qui court entre les maisons (rue des Mauves, rue du Trianon).
La ville a élevé une statue
à son plus illustre enfant, Jean de Meung. C'est lui qui, vers 1280,
ajouta 18000 vers aux 4000 que comptait déjà le Roman de
la Rose écrit une cinquantaine d'années auparavant par Guillaume
de Lorris. Ce roman allégorique fut le plus grand succès
littéraire d'une époque qui comptait d'intrépides
lecteurs.
Eglise Saint-Liphard - C'est un sobre
édifice, élevé du XIème au XIIIème s.
qui comporte un puissant clocher à flèche de pierre, un chevet
semi-circulaire et un transept ,original aux extrémités arrondies.
Derrière le chevet, on aura une bonne vue sur l'église et
le château.
Château - Visite de Pâques
à la Toussaint de 8 h 30 à 19 h. Durée : 1 h 15. Entrée
: 6 F pour le château, 4 F pour les oubliettes.
Ce vénérable bâtiment
est curieusement composite: féodal du côté de l'entrée
(XIIIème s.) où l'on voit la trace du pont-levis qui enjambait
les douves sèches, il ouvre à l'opposé par l'entrée
d'honneur, percée au XVIème s. lorsque fut murée l'entrée
médiévale, si remaniée au XVIIIème s. qu'elle
présente toutes les caractéristiques de cette époque.
L'intérieur, lui, doit beaucoup au XIXème s.
Après la visite des salles du château
garnies de meubles, commence celle des souterrains : chapelle du XIIème
s. à voûte en palmier et prisons où les inculpés
passaient à la "question". Le château appartint jusqu'au XVIIIème
s. aux évêques d'Orléans.
Les oubliettes sont une large tour souterraine
avec un puits où les condamnés à perpétuité
étaient descendus à l'aide de cordes. Ils recevaient chaque
jour un pain et un pichet d'eau, quel que soit leur nombre, jusqu'à
y périr d'épuisement ou de maladie. Seul le poète
François Villon en échappa. Il n'y passa qu'un été
et fut libéré lors du passage de Louis XI à Meung.
Guide Vert Michelin
Châteaux de la Loire
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