Le conseil municipal a voté, vote et vote encore

… A PONTCHARRA …

Le conseil municipal a voté, vote et vote encore !

Par deux fois, en 2000 et 2001, les élus ont dit non au projet d ’implantation de la société Regemat, spécialisée dans le concassage et le stockage des déchets du bâtiment, sur le site de la carrière du Mortier.

Aujourd’hui cette société revient à la charge. Le 29 mars dernier, les conseillers municipaux devaient, selon l’ordre du jour de la réunion, se prononcer pour une troisième fois sur ce projet. Monsieur Jacques Nové, partisan à l’implantation de Regemat, ne ressentant pas l’unanimité de son conseil sur cette affaire, fit voter un report de cette décision. Une visite sur un site exemplaire de Regemat est prévue afin d’apporter un complément d’information et sous-entendu pouvoir infléchir le vote des élus dans le sens du projet.

Il est fort de constater ici le peu de considération accorder au conseil municipal précédent qui par deux fois a voté contre l’implantation de la société Regemat. Il est vrai que cette entreprise présente un nouveau projet. Initialement le concasseur était fixe, aujourd’hui il est mobile et il est prévu de concasser dans un site paysager qui deviendra très vite couleur sépia. Il suffit de visiter le site de concassage de béton à Anse, pour très vite se rendre compte des nuisances et des dangers occasionnés par des poussières diverses. Certes, on promet aux riverains une activité réduite, une commission de contrôle, seulement une quinzaine de camions par jour. Mais, la balayeuse passera deux fois dans la journée dit-on. Evidemment personne n’est dupe, économie oblige, aujourd’hui toute entreprise, pour préserver sa pérennité, doit se développer et donc augmenter son activité.

La cessation de l’activité de la carrière du Mortier remonte à l’été 1997. Cela fait moins de cinq ans que la poussière a cessés de pleuvoir sur les riverains du pied de Vindry et du Mortier. Depuis des permis de construire ont été délivrés dans un environnement débarrassé des nuisances causées par la carrière. Les riverains souhaitent conserver leur nouvelle qualité de vie. En s’opposant aux nuisances d’un concasseur, ils pensent à leur confort, à leur santé et celle de leur enfants (asthme, maladies du poumon, …). Ils attirent également l’attention sur la sécurité routière dans ce secteur déjà particulièrement dangereux. Ne rajoutons pas une chaussée glissante par dépôt de poussière et un accroissement de circulation de camions.

Y-a-t-il pas incohérence ! La déviation de la N7 a donné à notre village, en matière d’environnement, d’économie et même de convivialité, un véritable poumon d’oxygène. La municipalité a consenti et continue à déployer d’énormes efforts pour notre bien être : aménagement d’espaces, de rues et de trottoirs, ravalement des façades, .... Le secteur, de la sortie de Pontcharra au pied de Vindry et celui remontant sur Saint-loup, a connu ces dernières années un accroissement de constructions industrielles, artisanales, commerçantes et de maisons individuelles. Et l’on voudrait aujourd’hui imposer à nouveau, en fonction d’intérêt personnel et des caprices de la brise, un mouvement incessant de poussière dans la vallée de la turdine.

Il n’est nullement question de renvoyer chez le voisin tout ce qui est générateur de nuisances. Mais les Pontcharrariens ont assez souffert de la pollution de la Turdine, de l’incinérateur d’ordure ( qui, heureusement, va être mis aux normes) pour accepter encore une entreprise de concassage sur un site qui n’est plus adapté ( proximité de la nationale, milieu urbanisé, densité de population,…).

Il est de la responsabilité de la démocratie locale de faire preuve de bon sens afin de repenser l’implantation d’une telle activité sur un site en milieu plus isolé.

Vivre Pontcharra.

La carrière du Mortier

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