DANGERS |
On considère que le tabac est responsable de 60000
décès prématurés par an et qu'il est en cause dans la survenue d'un tiers des cancers.
Un fumeur régulier sur deux mourra victime du tabac et la moitié de ces morts surviendra
avant l'âge de 70 ans.
Courbes de survie en fonction de l'âge de l'arrêt du tabagisme

Ces différentes courbes montrent clairement que plus le
tabagisme est arrêté tôt dans la vie, plus on a de chance de retrouver l'espérance de
vie d'un sujet normal non fumeur.
Facteurs de risque de Broncho Pneumonie Chronique Obstructive
| Facteur de risque | Impact |
| Tabac Le tabac est la principale cause de morbidité et de mortalité par BPCO. |
+++ |
| Pollution urbaine (exacerbations) | + |
| Infections respiratoires (exacerbations) | + |
| Aérocontaminants professionnels | + |
| Facteurs génétiques | + |
| Hyper-réactivité bronchique | ? |
| Conditions socio-économiques | ? |
Risques de cancer bronchique
| Taux
normalisé annuel de décès par cancer du poumon pour100000 hommes |
||
| Non fumeurs Ex-fumeurs |
cigarettes autre tabac |
14 58 59 |
| Fumeurs fumeurs de cigarettes autre tabac |
209 112 |
|
| Fumant 1 à 14 g par jour 15 à 24 g par jour 25 g par jour |
Cigarette 105 208 355 |
|
Ces résultats montrent qu'il y a un lien direct entre la quantité totale de tabac fumé et le risque de décès par cancer du poumon ; pour le cancer du poumon, ce risque est essentiellement lié à la consommation de cigarettes.
Doses
L'impact du tabac sur la santé dépend beaucoup plus de
l'ancienneté de la consommation journalière que de la quantité consommée par jour.
Doubler la quantité de tabac consommé par jour multiplie par 2 le risque de cancer
bronchique ; doubler la durée de consommation multiplie ce risque par 20.
La consommation totale se calcule en paquets-année (équivalent cigarettes)
Femmes
Les conséquences du tabagisme chez la femme peuvent s'analyser en 5 points :
1/ Grossesse
Le pourcentage de femmes fumant au troisième trimestre de leur grossesse est passé de 15
à 25% entre 1981 et 1995.
Les enfants nés de mère fumeuse sont en moyenne plus maigres et plus petits. La
mortalité périnatale est plus importante.
2/ Maladies
cardio-vasculaires
L'addition du tabac et d'anticonceptionnels oraux multiplie par près de 40 le risque
d'infarctus du myocarde, et par plus de 20 le risque d'accident vasculaire cérébral. Ces
risques décroissent très rapidement après sevrage tabagique.
3/ Ostéoporose
La densité osseuse est diminuée de 10% à la ménopause chez les fumeuses.
4/ Fonction respiratoire
Comme chez l'homme, le tabagisme altère la fonction respiratoire.
5/ Cancer broncho-pulmonaire
Comme chez l'homme, le tabagisme augmente le risque de cancer bronchique.
Dépendance
Le tabagisme est lié au développement d'une double dépendance :
pharmacologique, que l'on rapporte à la nicotine
non pharmacologique, comportementale
Avant d'entamer un sevrage tabagique, il faut :
évaluer la dépendance à la nicotine par des tests;
on peut aussi doser les marqueurs biologiques permettant de quantifier le tabagisme : CO expiré, cotinine urinaire. Ces marqueurs sont faiblement corrélés à la dépendance. Le dosage de la cotinine urinaire est un excellent marqueur de la consommation de tabac.
Pour palier le syndrome de sevrage, on peut proposer,
gomme à macher, qui donne un taux de sevrage moyen de 19 % à un an;
timbre transdermique (patch) qui donne un taux de sevrage moyen de 16 % à un an ;
une aide psychologique et relationnelle ; les autres méthodes (acupuncture, homéopathie, mésothérapie, hypnose), difficile à évaluer, ont données des résultats contradictoires;
une consultation de sevrage tabagique
Tabac