Quelque
temps avant l'an mille, apparaissent en europe occidentale
les premiers chevaliers. À cette ère,
le mot "chevalier" servait à désigner
les hommes de guerre qui combattaient à cheval.
Sur les champs de bataille, ces fantassins, qui constituaient
l'essentiel des combattants dans l'armée de
l'Antiquité et du début du Moyen Âge,
passent alors au second plan. L'époque du combat
à cheval commence. Dès lors posséder
un cheval et tout l'équipement militaire qui
l'accompagne coûte cher.
Certains combattants vont accepter de se placer sous
l'autorité d'un riche seigneur qui leur donne
un cheval et les moyens de se battre. Tous les chevaliers
n'appatenaient pas à la noblesse et tous ne
sont pas fils de chevalier. Dans les premiers âges
de la chevalerie, on ne devenait pas chevalier par
naissance, mais parce que l'on avait été
jugé digne de le devenir par un compagnon d'armes
qui l'était déjà. Au cours d'une
cérémonie particulière, l'adoubement,
ce compagnon d'armes faisait chevalier un écuyer
qui l'aidait au combat, en lui remettant des armes.
À son tour, le nouvel élu pouvait conférer
la chevalerie à qui le méritait.
Rapidement,
les hommes d'église virent les bienfaits qui
pouvaient être retirés de cette nouvelle
pratique. Ils donnèrent une nouvelle dimension
à la chevalerie basée sur la morale
et la religion afin de limiter la violence, le désordre
et les guerres incessantes qui ravagaient la chrétienté.
Les nouveaux chevaliers durent s'engager à
combattre loyalement, à être fidèle
à leur seigneur et à protéger
l'église. Ils cessèrent donc d'être
des guerriers barbares pour devenir, du moins en théorie,
des soldats du christ.