Les Preux Chevaliers
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LES ARMURES

Au Moyen Âge, le harnois représente l'ensemble de l'équipement indispensable au chevalier, c'est-à-dire ses armes, son armure et l'habillement de son cheval. Avec les siècles, l'équipement est plus imposant et aussi plus coûteux. Il devient même si cher que certains écuyers renoncent à l'adoubement.

Un chevalier peut-il exister sans son épee? C'est impossible car l'épée et le chevalier sont inséparables. L'épée est la compagne fidèle. Comme une personne, elle porte un nom, telle la fameuse Excalibur du roi Arthur. Certaines sont si précieuses qu'elles renferment des reliques de saints. D'autres, ayant appartenu à des héros, sont considérées comme des fées. Jamais elles ne doivent tomber entre des mains ennemies, sous peine d'être deshonorées.

A quoi ressemble l'armure ?

L'armure évolue en même temps que l'art de la guerre. Au milieu du XIIeme siècle, le guerrier porte une tunique qui descend au-dessous du genou. Par-dessus, il enfile une broigne faite de peau ou de toile, revêtue d'anneaux ou de chainettes de fer. Sa tête est protégée par un casque conique et ses jambes sont couvertes de chausses.

Au XIIIe siècle, le chevalier adopte le haubert de mail à capuchon. En dessous, il porte un gambison, c'est-à-dire un vêtement spécialement rembourré pour amortir les coups; il endosse aussi une tunique qui évite à la cotte de mailles de chauffer au soleil ou de rouiller avec la pluie. Le heaume cylindrique et plat au sommet remplace le casque conique. Enfin, les genouillières et les grèves protègent les jambes du guerrier.

Au XIVe siècle, le torse, les bras, les épaules sont à leur tour protégés de plaques de fer. Le heaume est remplacé par un casque articulé appelé bassinet.

Au XVe siècle, le chevalier ressemble à un robot; seule compte l'efficacité de la cuirasse face à la violence des arbalètes.

Les techniques de combat changent. Les cavaliers mettant souvent pied à terre, il est nécessaire de couvrir de fer toutes les parties du corps. Mais le chevalier s'épuise vite avec 25 à 30 kilos d'armure sur le dos.


Une armure faite sur mesure

Le chevalier veut une armure assez légère pour courir, assez souple pour monter à cheval, et assez élégante pour parader! Afin de mieux répondre à ses exigences, le forgeron, qui travaille sur mesure, déploie des trésors d'ingéniosité pour adapter le fer aux articulations du corps. Comme le vêtement, l'armure suit la mode. Peinte en noir, blanchie ou polie, elle est ornée de magnifiques décors, rehaussée d'or, de pierres ou d'ivoire.

Protéger sa monture

Tout comme l'épée, le cheval est indispensable au chevalier. Les meilleurs doivent être capable de galoper avec au moins 100 kilos sur le dos, c'est le poids d'un chevalier et de son armure. Le chevalier tient donc à préserver sa précieuse monture des coups de l'ennemi. Il l'habille d'abord dans une housse puis, comme lui, l'enveloppe d'une véritable carapace de fer. Des plaques métalliques protègent la tête du cheval, son poitrail, parfois son cou et ses flancs.