|

Qu'ils
soient paysans, chevaliers ou moines, les hommes du Moyen
Âge aiment la musique. Elle accompagne aussi bien les
fêtes populaires que les cérémonies religieuses.
Elle est considérée comme une véritable
science.
Unifié
par la musique
Lorsque l'Église au Haut Moyen Âge entreprend
d'unifier le pays, la musique participe à cet effort
d'unification. L'organisation des messes, des prières,
des lectures et des chants est strictement réglementée
par le pape Grégoire le Grand. Le pape fait en sorte
qu'il n'y ait plus qu'un seul répertoire de chants
utilisé pour le culte. Plus tard, ces chants seront
appelés grégoriens.
Comment
retenir la mélodie ?
Les
nouveaux chrétiens apprennent très vite les
mélodies que leur enseignent les missionnaires. Mais,
comme les mélodies sont de plus en plus nombreuses,
on crée sous Charlemagne des sortes d'aide-mémoire
pour les chanteurs. On place au-dessus de chaque syllabe du
texte à chanter des signes qui indiquent l'allure de
la mélodie.
Plus
tard, on perfectionne la notation en plaçant les signes
à des hauteurs différentes: le plus aigu, le
plus haut, le plus grave, le plus bas. Puis, suivant l'exemple
des Grecs, on va associer des lettres à des sons. Au
Xe siècle, on met au point un système de lignes
colorées qui servent de repères à l'intonation
à donner à chaque syllabe.
Un théâtre chanté !
Le
théâtre est d'abord un art religieux. Pendant
le carême, sur le pavé des églises, des
acteurs jouent les différents épisodes de la
vie du Christ ou encore des miracles de saints très
célèbres.
Chants
et musique ne sont pas réservés à l'Église.
Troubadours, trouvères, ménestrels et jongleurs
jouent dans les palais, les auberges et les jardins grâce
à leurs instruments qu'ils emportent partout.
De
quels instruments joue-t-on ?
Longtemps,
on n'a joué d'aucun instrument de musique dans les
églises sous prétexte qu'ils pouvaient perturber
l'attention des fidèles. Mais l'orgue finit par y être
accepté. Il existe des orgues de très grandes
dimensions, qui peuvent compter près de quatre cents
tuyaux, d'autres sont portatives ou faites pour être
posées sur des meubles.
À
cordes
Parmi
les instruments à cordes, il y a la harpe, très
appréciée des jongleurs et de la noblesse, la
lyre et le psaltérion, le luth qui accompagne les voix,
et encore la guitare et la très noble vièle
avec son archet.
À
vents
Ils
sont aussi nombreux: les chalumeaux, dont les sons ressemblent
à ceux de la clarinette, les différentes flûtes
et la muse, qui rappelle la cornemuse actuelle. Les cors servent
à annoncer les repas au château et les trompettes
sont généralement réservées aux
guerriers.
À
percussion
Ces
instruments sont plus rares. Les cloches utilisées
très tôt sont parfois cousues sur les habits
mais on connait aussi les tambours et les symbales, dont le
rythme accompagnent les danseuses.
|