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Chéops Chéfren Mykérinus Chépsès-kaf Ouser-kaf Sahou-Rea
QUELQUES MOTS SUR LE MONDE DU TRAVAIL ÉGYPTIEN Les monuments égyptiens, entre une question et une fantaisie, piquent la curiosité de s'informer sur l'organisation des chantiers de l'époque. D'après ce que nous verrons dans les pages de la présentation de l'étude, les voix concernant la construction d'un complexe funéraire de l'Ancien Empire étaient plusieures et commençaient par l'expédition aux carrières de pierre, proches ou éloignées, pour repérer le matériel. Si le calcaire était relativement proche à la zone de Gîza (Gébel el-Moukattam ou le même plateau), le granit venait de Asoûan, logiquement sur le Nil. On peut comparer la vie dans les carrières à celle du Ouâdi Hammamât ou à celle dans les mines d'or du Ouâdi aallâqi et zones limitrophes. Il s'agissait de véritables expéditions avec des techniciens, quelque médecin, des scribes et des ouvriers, le tout avec la présence de soldats qui devaient assurer l'intégrité des membres de l'expédition. La fameuse stèle de Horu-wer-Rea nous décrit par peu de détails le climat dans les mines de turquoise du Sinaï (nous pouvons lire sa traductions dans mon site Projeter pour le fils de Rea). En considérant la précarité des conditions d'hygiène dans ces expéditions on peut imaginer combien de personnes y lassaient la peau, en particulier dans les carrières où on avait affaire avec des gros blocs de pierre. Souvent les paysans venaient recrutés, de gré ou de force, en corvées pour les ouvrages monumentales. Il arrivait aussi que des gens se déplaçaient par longues distances pour travailler dans les chantiers. A Gîza ont été localisés les restes des villages des ouvriers pour les pyramides (http://www.pbs.org/wgbh/nova/pyramid/excavation/palacehypothesis.html). D'habitude telles corvées se produisaient dans la période hivernale dans laquelle la température était plus supportable et même parce que dans cette saison les paysan étaient en chômage. Déjà à l'époque des pyramides les ouvriers étaient répartis en équipages, subdivisés en roulements, à leur fois formés de équipes. Partout il y avait une répartition par spécialisation et une prévision de temps de productivité. L'ordre était assuré par les Medjayou, c.-à-d. les policiers En général nous pouvons mettre en lumière trois arguments qui soutiennent l'hypothèse que les conditions des gens qui travaillaient dans les grands organismes était plutôt acceptable, toujours par rapport à l'époque. La répartition du travail selon des spécialisations et des tâches, si quelques fois tenait le scribe des rations en échec, avait l'avantage de laisser peu de gens sans responsabilité, permettait à chacun de s'ouvrir un chemin par rapport à ses capacités et évitait la monotonie de travail Les documents de Wâdi Hammamât et la proclamation de Ramesse II nous prouvent que de partie de la direction il y avait un rapport traitement et rendement. Finalement, d'après la documentation de Dêr el-Medina, et autres, nous savons que la communauté de travail avait des capacités d'organisation et aussi de faire valoir ses droits. En conclusion nous pouvons dire que le rapport entre employeur et exécutant était celui du bon maître et serviteur fidèle, même si ne manquent pas des exemples de employeur et exécutant coresponsable. Dans la page suivante il y a une discussion sur la philosophie de projet dans l'architecture égyptienne.
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