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la politique |
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Les trois
choix
Il y a un
discours venant des fédéralistes, plutôt minoritaire heureusement, qui propagent lidée
que lon doit tenir compte que de notre passé récent, pour agir sur notre présent.
Il semble, à leurs yeux, que lhistoire du Québec et du Canada doit être prise en
mémoire quà partir de la Révolution tranquille. Il est à remarquer que
soit : cela est effectivement inutile de considérer «toute» notre histoire et nous
allons sûrement perpétuer les mêmes
erreurs à linfini, ayant perdu toute notion de référence; où, décidément nous
navons plus besoins de ce cadre de référence et seul notre bon jugement sera
adéquat pour déterminer nos gestes à prendre pour le développement de notre société
québécoise dans lavenir.
Donc, dorénavant, si
jai bien saisi, tout cadre de
discussion ne doit pas reculer plus loin que la Révolution tranquille.
Bon daccord pour la fin de la discussion, je me prête au jeu.
Sachant que la
démographie est directement liée sur les pouvoirs politiques que les bonnes grâces du
fédéral veut bien nous accorder dans le cadre constitutionnel, notre histoire nous
enseigne quau début de la Révolution tranquille nous étions 28,5% de la
population «canadian» et voilà quen 2001 nous avons encore une fois, descendu à
un bas historique de 22,6% de cette même population. Dailleurs, à chaque
recensement, nous atteignons toujours un bas historique. Toujours vers le bas, jamais
stable, jamais vers le haut. Mais je me dois de limiter mon écrit sur lhistoire
récente.
Démarche
des Canadiens Français
La commission
Laurendeau-Dunton, dans les années 60, constate liniquité entre les deux
cultures au Canada. Trudeau répondra par la loi sur les langues officielles. Enfin
des boîtes de Corn Flakes bilingues!
Bourassa (et oui, un fédéraliste convaincu) veut une reconnaissance de qui nous sommes
en 1971; Trudeau refuse. Il préfère que lon soit identifie comme une ethnie parmi
tant dautres.
En réponse à linaction du Canada, le PQ promet un référendum sur une
négociation des pouvoirs avec Ottawa et promet un référendum pour 1980. Trudeau répond par son fameux «voter non veut dire voter oui au changement».
Les Québécois attendent.
Trudeau récrimine par le rapatriement de la constitution, à linsu du Québec,
reconnaissant du fait la majorité anglaise ET la nation autochtone. Le peuple québécois
perd sa reconnaissance... et daprès certains fédéralistes, un certain droit veto
non-inscrit, nul part dans la constitution. Nous cherchons toujours cette référence dans
un document quelconque. Mais ça, cest une autre histoire.
Donc la réponse dOttawa : le Canada, cest ça, que cela vous plaise ou
pas!
En réponse à cet affront, de 1984 à 1990
Mulroney et Bourassa (deux fédéralistes) tentent de corriger lerreur de 82.
Un bel effort.
Le canada anglais rejète laccord.
Certaines personnes avancent le fait que seulement 2 personnes ont tué laccord. Si
cétait vrai, pourquoi nont-ils pas poursuivi plus loin et représenter de
façon persistante cet accord ?
Les Québécois se prêtent encore au jeu et crées la Commission Bélanger-Campeau pour
étudier les deux options encore possibles : la souveraineté et le
fédéralisme-renouvelé. Un autre essai dun Premier ministre fédéraliste
convaincu.
Donc, un nouvel effort louable de Mulroney,
il propose laccord de Charlottetown. Cest refusé tant par les anglophones que
les francophones.
Les Québécois répondent à ce rejet par le référendum de 1995 : 49, 6% OUI;
50,4% Non.
Le fédéral, dans sa grande magnanimité réplique par la loi de la clarté, le c-20, une
loi définissant, pas trop clairement le pourcentage nécessaire ni les critères de son
jugement sur une future question venant du Québec sur le sujet. Pour une loi claire, cest
clair !
Depuis ce temps, les empiètements sur les compétences du Québec nont cessés dexister.
Les
trois choix
Nous pouvons
objectivement constater que des efforts méritoires ont été essayés pour redéfinir le
rôle des Québécois dans le canada, mais sans trop de succès. On peut objectivement
constater que la position du peuple majoritaire ne voit pas limportance de trop
céder de sa position favorable. Il doit maintenir sa position dominante.
Aujourdhui ils
nous reste trois choix.
1) le
«pancanadian» (la voie de la facilité, le statu quo, lassimilation lente)
2) les
demandes de changement (une voie maintes fois essayée, sans succès)
3) la
souveraineté (seul voie où nous nous assurons un développement cohérent.)
La première
position est défendue par le Parti libéral du Québec et du canada; il y a peu despoir
dans cette voie, même en lumière de notre histoire récente, car la position des
francophones ne cesse de se dégrader, de sébrécher et de se détériorer.
Rappel : de 28,5% en 60 à 22,6% aujourdhui. Cest le chemin
inévitable de lassimilation.
La deuxième
option laisse songeuse. Ce ne sont pas les occasions qui ont manquées, comme je viens de
lillustrer dans la partie historique. Surtout que lADQ a une fois de plus
changé didée et ne présente plus le Rapport Allaire (22+ demandes de nouveaux
pouvoirs pour le Québec)comme faisant partie de son programme.
Cest une position quaucun parti défend actuellement, tant au provincial quau
fédéral Remettre cette option sur les rails, demanderait un travail colossal. Le
résultat historique récent, nous prouve limpossibilité de cette voie. Tout le bon
vouloir des Québécois sur la question a toujours apporté quune réponse :
NO!
Il reste la
troisième voie. Nest-ce pas la seule, valable, avantageuse, convenable,
respectueuse et recevable ?
Nest-ce pas la seule capable de nous sortir, une fois pour tout de cette position
dominant/ dominé ?
Pourquoi sobjecter à cette voie adoptée
par tant de peuples de cette planète?
Choix délection
à venir
La position «darrangements
administratifs»du Parti Libéral du Québec, daprès leur position et leur
chef ; Cest comme un fils qui demande encore la permission à son père, si, il
peut agir mais seulement daprès son consentement. Avec la réponse que nous
connaissons tous : NO.
La position du
«autre chose que constitutionnelle» de lADQ cest comme le fils qui ne
demande rien à son père, au fait il lignore; mais demeure dans sa chambre pendant
que lon construit une nouvelle maison autour de lui.
La position du
PQ, présentement hésite à franchir laffirmation
naturelle de son peuple qui lui aimerait bien aller plus loin. Au fait cest à cette
adresse, quun geste vers un «agir-par-soi», doit et va seffectuer. Aucun
autre parti ne va accompagner sa nation vers la liberté pour procéder aux changements si
souhaités par ses citoyens; fédéralistes par dépit, ou souverainistes par raison.
Situation 40
ans après
Subséquemment
à toutes ces tentatives de redéfinir, de réaménager et daccommoder le Québec,
où en somme-nous? Plus important, où sont nos gains depuis 1960, période de référence
oblige, au niveau du partage des pouvoirs? Par contre, pouvons-nous mieux identifier nos
pertes?
Les limites des
pouvoirs québécois dans son champ de compétence est très restreint. Il lui reste très
peu de marge de manuvre, si non quaucune. Mais pour ces citoyens québécois
qui rêvent encore dune entente à lamiable dans le cadre fédératif, il
reste une question fondamentale pour pouvoir entreprendre ce chemin à nouveau :
Quavons-nous à offrir à la table de négo ?
Il faut bien admettre que pour avoir une négociation, il faut avoir une monnaie déchange,
non ? Quelle est cette monnaie déchange dans le cadre «canadian» actuel? Que
pouvons-nous offrir au canada en échange de plus de pouvoirs, plus dautonomie et de
protection juridique pour empêcher notre disparition éventuelle? Pour stopper notre
perte de pouvoir politique ?
Conclusion
En utilisant
que lhistoire proche, jai tenté de démontrer les absurdités de notre
appartenance «canadian».
Le mur est haut et solide, voir immuable à franchir dans les limites actuelles.
Le travail à faire
ne relève non pas seulement des souverainistes mais bien des fédéralistes aussi. Le
cadre fédératif «canadian» est-il adapté à nous ? Quelle en est sa pertinence si ce
nest que de nous affaiblir et nous garder minoritaire ?
Le système de
péréquation en est un exemple éloquent à cet égard. Les provinces «pauvres» (i.e.
le Québec) sont condamnées à perpétuité
à ne pas pouvoir grandir. Cest de lappauvrissement instauré en système.
Doit-on demeurer
aveuglé par ce dogme ?
Dois-je en
déduire : Quun fédéraliste est une personne qui refuse de grandir, de
devenir adulte, se cachant derrière son père et nosant pas lui déplaire ?
Préfère-t-il laisser un autre peuple prendre les décisions pour lui ?
Il existe un paradoxe entre le rationnel demandé des fédéralistes et
leurs émotions dappartenance au canada.
Faudrait y voir.
NorduNord2003
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