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La GUERRE 39/45
| Après la der des der de 14/18 , où des millions d'hommes avaient laissés leur peau, ces messieux nos gouvernants auraient dû comprendre . En Italie mussolini instaurait le fascisme , en Espagne , franco déclarait la guerre au peuple Espagnol , c'est peut être de l'histoire ancienne ; mais il faut en tirer les leçons . Il y a cinquante ans que nous n'avons pas eu de guerre mondiale , mais qui peut affirmer que nous sommes à l'abri d'une troisième ? Quand l'on regarde dans différents endroits du globe , alors que certains possèdent l'arme atomique , cela donne à réfléchir , les êtres humains du monde entier épris de PAIX , auront intérêt à se serrer les coudes. |
| Durant la guerre de 39/45 , celle que l'on appela la drôle de guerre . Mon père un homme courageux , prenait son vieux vélo et sillonnait les routes le long de la ligne de Sceaux , pour trouver de quoi nourrir sa famille . Combien de fois mon Père et mon oncle Gaby ont ils été arrêtés par des gendarmes " français " qui leur prenaient le peu de marchandise qu'ils avaient acheté chez des paysans , qui la plupart du temps profitaient de la situation , à cette époque il y avait des champs et des fermes à perte de vue . Quand ils ramenaient quelque chose à manger et qu'il y en avait trop pour notre famille , mon Père le donnait aux voisins . Une fois je suis allé avec lui en train , nous étions en plein hiver j'étais habillé d'un petit capuchon noir d'une culotte courte et de chaussures à semelles de bois articulées , et bien , il ne faisait pas chaud et pour un coup d'essai ce fut un coup de maître , ce jour là nous n'avons rien ramené à manger. | ![]() |
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Pendant que les allemands paradaient dans Paris . Les américains "bombaient" , ils ne rasaient pas les toits comme les canadiens ou les anglais , eux ils étaient ´ 10000 mètres d'altitude . Je me souviens lorsqu'ils ont bombardé l'usine Renault , mon Père nous avait installés sur le balcon pour nous donner du courage , cela ce passait de nuit on y voyait comme en plein jour , ce jour là Renault n'a pas été touché , mais alors autour il n'y avait plus grand chose ; l'on a même retrouvé une péniche sur les quais de la Seine , pourtant l'usine travaillait pour l'armement . Heureusement la résistance veillait et organisait des sabotages |
Les nazis affamaient la population et avaient instaurés les cartes de rationnement.
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Pour nous mettre à l'abri mes parents ont décidé de nous faire évacuer. Dans un premier temps au lycée Jean Baptiste SAY dans l'Orne , où j'ai attrapé la gale . Puis direction la Bourgogne , nous sommes partis en train et tout le long du trajet avec d'autres enfants évacués nous avons chanté à tue tête une chanson contre les boches sur l'air de lili Marlène . L'on a le coeur serré lorsque l'on descend le premier d'un car en provenance de Dijon de laisser ses frères continuer la route . Je me suis retrouvé face à un paysan moustachu que je ne connaissais pas , accueillant et sympathique . Le petit village où nous descendîmes de la carriole , tirée par un jeune poulain , s'appelait Oignis , pas loin de la source de la Seine . Je garderais des vaches et des moutons par n'importe quel temps et participerais à d'autres travaux . Là j'ai appris la dure vie des paysans ( à cette époque il n'y avait pas de tracteur tout s'effectuait à la main ou avec des chevaux ). |
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Cette photo à été prise plusieurs années plus tard en Vendée , elle n'est là qu'à titre d'exemple . Je me souviens lorsque sa femme nous faisait des crêpes dans une très grande poêle , bien êpaisse sur lesquelles elle étalait une bonne couche de crème et de fromage blanc . Ils faisaient tout eux même , le beurre à la baratte , le pain dans un four à bois , des grosses miches croustillantes un vrai régal . Le soir lorsque nous dînions , nous étions une dizaine autour de la table en bois massif , assis sur des bancs , il y avait deux jeunes de mon âge évacués du Nord de la France. |
Deux fois j'ai aperçu les hommes et femmes de la résistance , ils descendaient la route de nuit marchant dans l'herbe sans cigarette allumée , car de l'autre coté de la route de Dijon dépassait le clocher d'une église dans lequel les allemands avaient installé des guetteurs armés d'une mitrailleuse. |
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La deuxième fois ce fut après le débarquement dans le Sud de la France , ils sont venus dans le village avec des tractions avant , certains étaient assis sur les ailes avant des voitures armés de mitraillettes et de drapeaux tricolores ; ils chantaient , sur les portières avant était peint en blanc FFI , puis ils sont repartis rejoindre vraisemblablement d'autres combattants . Pendant ce temps, dans la capitale ( l'on faisait des économies d'énergie ) les plus aisés prenaient les vélos taxis . Puis ce fut la fin de la guerre , nous sommes tous revenus à Paris dans notre citée HBM avec ma Mère qui elle aussi avait été évacuée dans une autre région de la Bourgogne . Je regrette de ne pas avoir été présent lors de la Libération . Nous sommes allés à la gare de l'EST chercher mon oncle Gaby fait prisonnier par les allemands , il est revenu avec une grande barbe rousse . Mon oncle Jean arrêté par la gestapo pour fait de résistance et déporté au camp de DACHAU ci-dessous est revenu sans dents ni cheveux et tout maigre . |
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| Il ne faut plus que cela ce reproduise battons nous pour la PAIX, gravement menacee en cette fin d'annee 2001.. |