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Ma JEUNESSE
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Oui , c'est bien moi , la personne qui crée ce site . Sur cette photo j'avais 20 ans ; cela ne fait pas de mal grâce à la magie de la photographie de se revoir cinquante ans en arrière . Après tout, sans fausse modestie , je n'étais pas si mal que ça , j'ai dû plaire aux femmes, jeunes ou moins jeunes . Le fait est que j'en ai connu pas mal . Je dois aussi avouer que je n'ai pas toujours été réglo avec elles. |
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C'est aussi à cet age là que j'ai connu mes véritables copains de jeunesse, il y avait Jacot un an plus vieux ( il m'a demandé de retrouver les deux autres qui vont suivre, peut être avec ce site ? ) Bernard et son frère Roland . Nous sortions toujours ensemble, nous avions un sifflet de ralliement, un petit air que nous avions composé, nous nous retrouvions devant la porte d'entrée des HBM . A cette époque, sous l'ancienne gare Montparnasse, il y avait une galerie marchande avec un Cinéac à un franc la place, nous écumions tous les cinémas du quartier . Tous les 14 juillet, nous allions au bal des pompiers rue d'Alésia . Le plus important nous campions toujours ensemble, soit dans la région parisienne ou aux grandes vacances ( mes copains avaient deux mois, moi quinze jours car je travaillais ) . Notre lieu de prédilection était Saint-Valéry-en-Caux dont vous allez voir quelques photos que j'ai scanné . Commençons par la région parisienne . |
Cette photo a été prise en 1945 avec un appareil à quatre sous. Le jeune en blanc mon pote Jacot, l'autre avec le sac sur le dos c'est moi . A cette époque nous étions obligés d'emporter notre garde manger, pommes de terre ,pâtes, j'en passe et des meilleures et comme les escargots, notre maison sur le dos, nos sacs atteignaient environ 20 à 30 kilos et, comme la gare de chemin de fer ne se trouvait pas au coin de la rue, inutile de vous dire que nous avions les jambes lourdes . |
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Cette photo est de la même dâte. La tente sans double toit je l'ai achetée mes copains ne travaillant pas . A droite de celle-ci le petit appareil est un réchaud à essence récupéré dans les surplus américains . Comme parfois les nuits étaient fraiches nous nous réchauffions avec des pastilles de méthane solidifiées, nous avons failli nous asphyxier, terminé les pastilles nous avons tout jeté. |
| Voila tout ce qu'il restait de Saint-Valéry-en-Caux après la guerre . Nous campions sur les falaises qui se trouvent au fond, en blanc le casino reconstruit en préfabriqué, on y a joué à la boule rien perdu, rien gagné . Je me suis foulé la cheville en jouant au foot sur l'espace gris à coté du casino, nous sommes allés voir un rebouteux du coin, une petite croix sur ma cheville et une prière cela n'a rien résolu, seul le dolpic à fait de l'effet . Mes copains m'ont porté sur leur dos à tour de rôle pour aller à la plage de galets ( cela s'appelle de la solidarité et de l'amitié ) . Les filles du cru qui n'avaient pas vu de parisiens depuis des lustres nous sautaient dessus comme la pauvreté sur le monde . A l'endroit où nous campions nous avons sympathisés avec des jeunes Anglais qui campaient là aussi. | ![]() |
| Maintenant allons faire un tour en ville. |
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Le restaurant où nous dînions tous les midi, les patrons très bien, la patronne est au premier plan avec un corsage blanc, le patron on ne lui voit que la tête en haut, au premier plan en bas à gauche Roland, à coté Jacot, derrière Roland son frère Bernard, a droite en maillot de corps un copain et des habitués du resto, eux aussi étaient heureux de voir des parisiens, c'était la fin de la guerre et des souffrances . Les serveuses sont là aussi adorables avec nous aux petits soins comme pour des malades. |
| Les copains au bord de la plage de sable blanc ! il n'y avait que des galets. J'ai d'ailleurs vu pour la première fois des personnes âgées, des femmes, ramasser des galets qu'elles triaient au pied des falaises et les mettaient dans des paniers en osier, pour quoi faire ? | ![]() |
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Le gars en culotte courte c'est le réalisateur de ce site, je suis devant le restaurant et dans le fond il me semble apercevoir une citroen. |
Notre terrain de camping au pied d'une immense maison dont les propriétaires avaient dû fuir devant les bombardements . A cet endroit, plus bas, il y maintenant a une stèle à la mémoire des combattants. |
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Très peu d'argent de poche en 1945, voici ce que nous faisions pour quatre personnes. Ingrédients, quatre cotes de porc, 50 grammes de farine,deux noix de beurre,une vingtaine de cornichons coupés en rodelles,une petite boite de concentré de tomates. Faire dorer les cotes de porc, faire un roux avec le beurre, le concentré et la farine ajouter de l'eau remuer dans une poelle bien pleine. Ensuite déposer les cotes de porc ajouter les rondelles de cornichons couvrire et laisser mijoter 10 minutes. Servir chaud et bonne appétit.
A VENIR LE BRICOLAGE --- CUISINE ELECTRICITE PLOMBERIE CARRELAGE MURAL ---
le bricolage ce trouve dans la page....RESTAURATION.HTM....
Mon premier engin roulant à l'essence, un scooter Lambretta pour me rendre au travail, je me le suis offert à crédit . Ma Mère est montée dessus et nous avons fait un petit tour, elle était heureuse comme un pape . Le mur à gauche est l'endroit où nous habitions, de la 6 ème cour , nous étions venus dans la 2 ème au quatrième puis au rez de chaussée pour des raisons familiales . C'est dans cet appartement que mon Père a caché mon oncle Jean recherché par les nazis . Comme je vous l'écrivais plus haut dans ces pages , dans le fond de cette photo l'on aperçoit à gauche la loge du gardien à , droite sous le porche le dépôt aux poubelles et dans le fond la grande porte métallique d'entrée dans les immeubles.
L'équipe de natation à laquelle je participais , je suis au deuxième rang , le premier avec un bonnet c'est Jacot celui à sa droite c'est moi . Nous avons fait les championnats de Paris dans un club catholique , j'étais engagé dans le 50 mètres dos brasse j'ai bu pas mal d'eau , Jacot qui était dans le crawl a très bien terminé . Nous étions en 1947.
A cette époque l'on pouvait se baigner dans la Marne , nous plongions du haut du pont qui enjambe celle-ci . J'ai vu des jeunes nager sous des péniches qui passaient , certains ont réussi d'autres y ont laissé leur vie aspiré par la péniche . Maintenant il est interdit de s'y baigner .
Comme il reste encore de la place sur cette page , je vous propose de repartir en vacances à Mers les Bains également détruite.
En arrivant , nous nous sommes installés au bord de la plage . Le lendemain le garde champêtre nous faisait déménager , motif trop forte marée . Nous nous sommes installés dans une " rue " de la ville . Nous faisions notre popote dans la cave d'une maison où il ne restait que les quatre murs , des wc sans porte , le toit , il n'y avait plus de plancher aux étages supérieurs.
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Les trois photos ci-dessus représentent , à gauche Jacot jouant les Zoro , au centre je fais le porteur Jacot debout sur mes épaules , sur celle de droite je tiens l'équilibre sur deux rondins de bois. Mes copains ce sont tous mariés très tôt,pendant une dizaine d'années je sortirais seul,puis un jour......il ce passera.....vous le verrez trois pages plus loin..... .
Enfin il faut bien se faire une raison la jeunesse ne dure qu'un temps , mais être grand père cela est encore plus beau , surtout lorsque l'on a la chance de voir ses petits enfants.