mes parents(index) - mon enfance - ma jeunesse - la guerre 39/45 - au travail - mon mariage
- vivre à Malakoff - un peu d'histoire - L'éducation - Santé et sports - restauration - l'ancien Malakoff
- mes enfants - la vie continue
VIVRE à MALAKOFF (suite)
| Malakoff n'a pas toujours été ce quelle est aujourd'hui. Elle est une des plus jeunes communes de France, puisqu'elle date de 1883. Reconnue comme dépendance de Vanves dès 998 par une charte du roi Robert, le territoire était alors couvert de vignes appartenant au domaine de la couronne. Au moment où la Révolution transforme en communes les anciennes paroisses, "le Petit Vanves" est réuni à Montrouge en 1799. En 1840, à peine plus d'une vingtaine de maisons forment une agglomération à part entière. |
| Mais c'est à Alexandre Chauvelot, génial promoteur, que nous devons dès 1845,ce qui deviendra Malakoff. Il faut pourtant attendre le 8 novembre 1883 pour que Jules Grévy, Président de la IIIème République, signe le décret qui divisant Vanves en deux, donne naissance à notre commune. Le premier Conseil municipal est élu le 20 janvier 1884 et nomme Eugène Féburier premier maire de Malakoff. Malakoff compte alors 14.000 habitants. |
| En 1925, peu de temps après la Première Guerre mondial durant laquelle plus de 800 Malakoffiots ont trouvé la mort, les partis socialiste et communiste s'allient pour former l'union des forces de gauche qui remporte les élections municipales. Les nouveaux élus dressent un premier plan de développement urbain pour maîtriser et ordonner la construction, moderniser la voirie et l'éclairage public, bâtissent écoles et premier groupe HBM. Malgré la crise économique des années trente, tout en participant au Front populaire, à la lutte contre le fascisme, la population et ses élus œuvrent à des réalisations importantes. |
| Né en 1797, A. Chauvelot commence très jeune à gagner sa vie, d'abord comme ouvrier, puis comme musicien ambulant et interprète de chansons légères. La révolution de 1830 lui inspire des chants plus patriotiques, qui feront sa fortune. Devenu rôtisseur rue Dauphine, son excellente réputation lui procure une telle aisance qu'il aurait pu se retirer des affaires mais la chose publique l'attire. Ses relations politiques lui permettent de présenter à l'Assemblée nationale et de faire adopter une mesure inouïe pour l'époque : mettre à l'entrée de chaque ville, village, bourg ou hameau un panneau indiquant le nom de l'endroit ! |
| Rapidement, le philanthrope spécule, pour le bien des hommes et l'amélioration de son avoir. Il place ses économies dans des terrains autour de Montparnasse, y trace des rues, y fait construire des maisons et revend le tout au détail. Il crée ainsi le quartier des abattoirs dans le XV ème ( aujourd'hui parc Georges Brassens ),le village des Thermopyles, de Plaisance et de l'autre coté des fortifications celui de la " Nouvelle-Californie ". En créant celle-ci, l'ingénieux Chauvelot espère donner à tous ceux qui le désirent la possibilité de devenir propriétaires. Se côtoient ouvriers, petits bourgeois, artistes et les maisons se regroupent autour du restaurant de l'ancien rôtisseur qui, maître en affaires mais grand coeur , distribue chaque matin 500 soupes aux plus pauvres. |
| En témoignage patriotique aux combattants de la guerre de Crimée, il fait bâtir en 1855, la réplique de la tour de Malakoff qui défendait Sébastopol, haute de 50 mètres ( 10 étages ), elle sera abattue en 1870, elle servait de point de mire aux Prussiens bombardant Paris, mais donne son nom au lieu. Entourée, du temps de sa splendeur par une " Tour de la Bastille " et un "Puits miraculeux " dispensant de l'excellent vin, elle surplombait une " boule panoramique " , sphère brillante reflétant le feuillage et un espace consacré à la danse, la " Butte-aux-Belles ". On vient de tout Paris et des environs pour " guincher à Malakoff " tandis que la fortune d'Alexandre Chauvelot prospère. |
| Son " oeuvre " à peine achevée, Chauvelot meurt brutalement, le 16 janvier 1861, à son domicile 11rue Sacramento ( aujourd'hui rue de la Tour ). Que reste-t-il, après sa mort, de la Nouvelle-Californie ? L'extravagante exposition universelle de 1867 ternit son prestige, la guerre de 1870 l'achève. Quand malakoff obtient une existence officielle, il ne reste presque rien, un nom, une rue de ce génial promoteur. |
| En 1840 fut créé le fort de Vanves ( situé au sud de la ville ) pénitencier militaire où furent enfermés les opposants au régime de Thiers. Le Conseil Municipal se réunit dans une école, puis loue au 28 rue du camp français une maison qui deviendra la Mairie. En 1885 la rue changera de nom et deviendra la rue Victor HUGO en souvenir du grand poète disparu. En 1926 Supélec s'installe à Malakoff. La première émission de télévision sera retransmise entre Supélec et Montrouge. L'I.N.S.E.E et la THOMSON s'installent aussi dans la ville. |
| La Municipalité est dissoute par le gouvernement à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Libérée le 19 août 1944, Malakoff, qui compte de nombreuses pertes parmi la population ( résistants et combattants torturés, déportés, fusillés ) renoue avec sa tradition ouvrière en élisant, en mai 1945 , Léon Salagnac à une large majorité. La commune comptait 25.000 habitants |