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Rencontré
à Grenoble, lors d'une séance de dédicaces,
Jean-Luc Masbou, le dessinateur de la fabuleuse série
"De Cape et de Croc" éditée chez
Delcourt répond à la foule de questions qu'on
avait à lui poser...
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Comment est née votre collaboration
avec Alain Ayroles, le scénariste de la série?
Nous étions aux Beaux-Arts et professionnellement,
De Cape et de Crocs est né d'un jeu de rôle qu'Alain
avait inventé. Un beau jour on a eu envie de travailler
ensemble, et comme les personnages et l'univers étaient
crées, il ne restait qu'à réécrire
un scénario. Notre collaboration est née de 10
ans d'amitié et de cette envie, c'est tout.
Le jeu de rôle était
" Contes et Racontars " Pouvez-vous nous en parler ? On
avait appelé le jeu de rôle ainsi car ça
venait d'une BD collective qu'on avait fait aux Beaux-Arts,
qu'on avait édité alors que nous étions
encore étudiants. C'est un jeu de rôle qui nous
permettait à la fois de jouer des histoires d'aventures,
de pirates, de mousquetaires, des tournois au Moyen-Age. On
avait crée un espèce d'univers hybride où
la France était en gros sous Louis XIV, et tous les royaumes
à l'Est de la France étaient imaginaires et allaient
du Moyen-Age à la Renaissance. Ca permettait de passer
d'époques en époques, de croiser le Petit Chaperon
Rouge, le Magicien d'Oz, le Chat Botté, sans que ça
gêne, et de jouer n'importe quel personnage, que ce soit
un épouvantail, un loup ou un redresseur de tords. Ca
nous à fait vivre pas mal de bons délires. Le
personnage du loup était le mien et ne portait pas le
même nom, un copain jouait le renard, et Alain le lapin.
Il nous a valu des parties cocasses ce lapin, car il se mettait
toujours dans des situations incroyables, et on devait le sauver
du bûcher de l'Inquisition. Les personnages du loup et
du renard étaient complémentaires, et c'est ça
je crois qui nous a donné envie de le mettre en image.
Ils étaient récurrents, ils pouvaient vivre des
aventures comme cela, et avec le lapin comme faire-valoir, comme
comique de service, ça collait impeccable.
Est-ce donc pour cela que vous
vous sentez si bien à l'aise dans ce domaine, dans cet
univers-là, tant graphiquement que dans
la mise en scène
des personnages ? Tu te sens forcément
à l'aise graphiquement dans un univers que tu as envie
de dessiner. Ce n'est pas le seul projet que j'ai eu envie de
dessiner, j'en avais d'autres avant. J'étais plutôt
branché Héroïc-Fantasy ou histoires de lutins,
et l'histoire des pirates et des mousquetaires me plaisait bien,
même si ce n'était pas ce que j'avais envie de
dessiner. Mais l'imaginaire aidant, avec les parties de jeux
de rôle qui étaient là pour étayer,
pour nous inspirer de fil en aiguille. Pendant les parties de
jeux de rôles, tu as forcément un crayon sous la
main, ta fiche, et tu te mets à dessiner les personnages.
Quand les parties sont finies, tu fais des illustrations. On
a quand même changé beaucoup de choses, comme l'allure
que les personnages avaient dans le jeu de rôle, du moins
la façon dont on se les imaginait et dont on les dessinait
sur nos fiches, leur physionomie pour la BD. Un gros changement
a eu lieu, parce qu'on avait deux façons de les voir
qui étaient assez différentes. Je voyais ça
plus semi-réaliste, et Alain voyait les animaux plus
réalistes. A chaque fois que je dessinais mon personnage,
je lui mettais des bottes, un pantalon. Et actuellement, le
loup et le renard n'ont pas de pantalon, car Alain préférait
qu'ils soient sans. Et c'est l'horreur de dessiner des pattes
de chien debout.
L'anthropomorphisme des personnages
est-il justement un art difficile ? Pas
au niveau des physionomies, car j'ai l'habitude de les dessiner,
très souvent, comme les visages. C'est quand il faut
dessiner quelque chose dont tu n'as pas l'habitude, qu'il faut
apprendre à faire, et en plus après déformer.
Et le tout en un rien de temps, parce que lorsque tu présentes
un projet, le temps de s'y mettre, d'avoir l'idée, d'écrire
le scénario, de faire les pages et de le présenter,
il se passe trois mois. Il faut donc que tu tiennes déjà
les personnages pour le montrer à l'éditeur, qu'ils
aient la physionomie qu'ils auront plus tard.
D'ailleurs, pourquoi Delcourt
? Est-ce que la parution dans " Les enfants du Nil " a aidé
un peu? Oui, parce qu'il est sympa. A l'époque,
il est venu comme intervenant aux Beaux-Arts d'Angoulême.
On l'avait trouvé jeune, sympa, dynamique, avec plein
d'idées. Et puis il était accessible, maintenant
un peu moins, mais à l'époque tu pouvais le joindre
au téléphone. Tu téléphonais chez
Delcourt, et tu avais Delcourt à l'appareil. Alors que
chez Dargaud, essaye d'avoir ne serait-ce qu'un directeur de
collection qui t'intéresse, ben tiens. Entre les vacances
et les rendez-vous, il n'est jamais là. Ca m'est arrivé,
c'est chouette... Delcourt, c'est une petite famille, c'était
bien. Tu pouvais avoir n'importe quel collaborateur sous la
main, demander n'importe quel service, c'était direct.
C'est encore à taille humaine
? C'est un peu dur de dire ça pour
nous, il faudrait demander à un jeune auteur, mais moi
j'ai toujours trouvé ça humain. Tu arrives à
discuter avec lui, ou un de ses collaborateurs. C'est certainement
plus compliqué aujourd'hui, il ne faut pas se leurrer,
car la boîte grandit forcément et il ne peut pas
s'occuper de tout le monde comme avant. Mais l'esprit est resté
le même. Il est toujours aussi critique, et ce n'est même
pas très agréable parfois de lui présenter
des projets, mais il est sympa, il a de l'humour, enfin un certain
humour (rires). Il fait des jeux de mots débiles, mais
vraiment débiles, c'est son passe temps favori, et c'est
tellement pas drôle que ça nous fait rire.
Comment a t'il accepté
votre projet ? C'est un peu faussé
car Alain avait déjà proposé et signé
pour Garulfo. Il avait déjà un pied dans la boîte.
C'était donc plus facile pour lui de présenter
un projet et de le faire accepter. Dès qu'on a parlé
de l'idée à Delcourt, il a été emballé.
Des moments magiques arrivent quand tu es un jeune auteur. Tu
présentes des tas de projets qui sont systématiquement
refusés pour un défaut de dessin, pour un défaut
de scénario, et puis on t'emmerde, il n'y a pas d'autres
mots, pendant six ans. On te fait refaire systématiquement
ton travail sans que tu saches pourquoi, et tu vois des auteurs
qui sont édités en étant franchement aussi
bons que toi, ou du moins aussi mauvais, et tu te dis : " Pourquoi
pas moi ? ". Et puis un beau jour, tu ne sais pas pourquoi,
l'idée plaît, le dessin plaît, les cadrages
plaisent, tout y est, et c'est fabuleux. Ensuite tu signes et
hop !, tu es dans la boîte ! Et après, je te le
jures, on t'ennuie bien moins sur tes cadrages et sur tes pages
quand tu les donnes à l'éditeur pour les corriger.
Là, il est d'accord sur tout, alors qu'avant il n'était
d'accord sur rien. De même, c'est plus pratique d'être
déjà dans la boîte pour présenter
un nouveau projet. Ce n'est pas forcément facile, mais
ça l'est beaucoup plus que quand on y est pas encore.
Le projet initial s'appelait même " De Cape et de Poils
". Mais on a vite changé de titre avec Alain pour éviter
les jeux de mots faciles et débiles. De Cape et de Crocs
sonnait mieux et collait à l'esprit de la BD.
Comment intervient Alain dans
la conception graphique des albums, étant lui-même
dessinateur ? Il fait les découpages,
ce qui justifie l'argent exorbitant que lui rapporte la vente
des albums. En tant que dessinateur et scénariste, on
est payé 50/50 normalement, on se partage le gâteau.
Il faut quand même qu'il justifie ça, et il ne
fait donc pas qu'écrire les textes dans les bulles. En
fait, ça à un côté pratique et handicapant
à la fois, parce qu'il me fait les découpages,
et il est très rigoureux, il les dessine. Il fait toutes
les cases, avec l'emplacement des bulles, des personnages, leur
taille, les éléments de décor, la perspective,
etc. Tout est préréglé, et parfois je n'ai
qu'à recopier. C'est un peu ennuyeux mais d'un autre
côté, cela me force à faire ce que je n'avais
pas envie de faire. S'il me fait une scène d'abordage
avec 50 gusses, une galère, avec trois rangées
de rames et une chébêque en face, des bateaux sur
lesquels tu es obligé de te documenter pour qu'ils soient
réalistes, forcément je ne l'aurais pas fait.
Si j'avais fait cette BD, je ne me serais pas emmerdé,
j'aurais fait les bateaux comme j'en ai envie. Alors que là,
cela m'oblige à me dépasser, ce n'est pas plus
mal pour faire des progrès, au niveau du dessin, de la
doc, de la recherche. La seule chose sur laquelle il me fiche
vraiment la paix, c'est au niveau des couleurs. Des fois il
trouve ça hallucinant quand il les reçoit, une
fois qu'elles sont terminées. Mais il ne m'a jamais rien
dit, ni demandé de les refaire. Au moins, côté
couleur, je fais ce que je veux, je m'éclate. D'un autre
côté, j'interviens aussi sur le scénario.
Quand il l'écrit, il me le propose, il me le fait lire,
on en discute. Au niveau du découpage, a chaque fois
qu'il en fait une planche, il me la montre, et si jamais un
détail ne va pas... Je lui ai certainement fait refaire
de nombreuses pages. Il les montre à tout le monde, pas
seulement à moi, à d'autres dessinateurs, à
des copains, qui parfois bloquent sur un aspect, alors il le
refait.
Le déroulement qui était
peut-être prévu dès le départ évolue
t'il au fil des albums en fonction de ce que vous avez décidé
ensemble ? Oui, j'ai retrouvé il
n'y a pas longtemps le synopsis tel qu'on l'avait présenté
à Delcourt. L'histoire n'a pas grand chose à voir
avec ce qu'elle est dans les albums maintenant. Il y a certes
les mêmes personnages, des scènes d'abordage, mais
ce n'était pas du tout dans le même sens. Les personnages
allaient au même endroit, mais pas du tout de la même
façon. C'est voulu. Les pirates ne devaient pas avoir
autant d'importance au début, et puis on les a trouvés
rigolos. Alors c'est devenu un camp à part entière,
et ça a rajouté un album. Au début, De
Cape et de Crocs devait être en 4 tomes, et maintenant,
ça devrait être 6 ou 7. Des fois, tu as une scène
de poursuite et tu as des idées, mais tu ne peux pas
les avoir toutes pendant les deux mois qui sont nécessaires
pour écrire le scénario. Puis, au fur et à
mesure que tu fais le découpage, tu te dis que ce serait
amusant que tel personnage se casse la gueule du tonneau et
qu'il tombe dans un cageot de poisson, alors que tu n'y avais
pas pensé avant. Ca te rajoute trois cases par-ci, trois
cases par-là, une page-ci, une page par-là, et
à la fin de l'album, tu te retrouves avec 15 pages que
tu ne peux pas caser, donc tu les remets à l'album suivant,
et ainsi de suite.
Ca peut continuer longtemps ?
On n'espère pas, parce qu'on ne veut
pas tirer sur la ficelle, en tout cas on n'a pas l'impression
de le faire. Je ne sais pas, vous avez cette impression ?
Lecteurs : NON ! (Rires) On
ne fait pas ça pour que ça marche et parce que
ça nous rapporte de l'argent, donc on fait durer le plaisir.
C'est une histoire qui permet de faire voyager les personnages
très loin et leur faire arriver plein d'aventures. Tant
qu'on y est, on en profite, tant que ça ne gêne
pas les lecteurs.
Peut-être que l'action théâtrale,
l'improvisation autour d'un canevas permet cela ? Non,
ça serait un alibi. Si j'avançais ce genre d'argument,
ce serait pour me justifier. Mais je ne me justifie pas, je
m'explique. C'est franc, c'est normal. Le thème, c'est
une sorte de soutien à la trame. La construction de la
trame, ça fait partie du scénario, ça ne
justifie en aucune façon le fait qu'on puisse se permettre
de faire 9, 10 albums. Au contraire, ça aurait dû
nous bloquer à 5, parce qu'une pièce s'écrit
généralement en 5 actes. Des tas de gens nous
ont demandés si ça s'arrêtait au tome 5.
Ben non, ce n'est pas normal, mais on s'en fout, on fait ce
qu'on veut. (rires)
Pouvez-vous nous parler un peu
plus de votre parcours avant la série de Cape et de Crocs
? J'ai fait chercheur d'or en Amazonie pendant
5 ans, ensuite j'ai été skieur de l'extrême,
et puis j'ai été pâtissier, cosmonaute...
Alors qu'est ce que j'ai fait avant. J'ai fais les Beaux-Arts,
un BEP électro-méca, tu veux tout depuis le début
? (rires)
...Tout le parcours BD... J'ai
fait 6 ans aux Beaux-Arts, deux années préparatoires
à Pau, puis 4 ans à Angoulême. J'y ai redoublé
la première année. L'enseignement aux Beaux-Arts
d'Angoulême, on ne trouvait pas ça génial,
c'était pour une bonne raison qu'on y était. Une
sorte d'émulation était provoquée par le
fait qu'on soit tous dans une classe, à avoir envie de
faire le même boulot. Puis j'ai eu du bol de tomber, quand
j'ai redoublé, dans une classe où on avait tous
à peu près le même humour, le même
imaginaire, la même façon de voir les choses. Dans
les classes d'avant, ce n'était pas du tout pareil. Tu
tombais sur des individualistes forcenés avec lesquels
ce n'était pas la peine d'essayer de parler. C'est bizarre
d'ailleurs, il y en a qui font de la BD et qui sont complètement
coincés dans leur univers, avec leurs copains, et qui
considèrent qu'à partir du moment où tu
as une conception de la BD un tant soit peu commerciale, tu
es un crétin qu'il faut mettre de côté.
C'est un peu dommage car ça mettait une mauvaise ambiance.
Et finalement, je suis tombé dans une classe où
étaient présents des dessinateurs, des scénaristes,
où il y avait Turf, Tiburce Oger, Mazan, Jean-Luc Loyer,
une des classes sur lesquelles on est le plus d'élèves
à avoir réussi à faire de la BD maintenant,
et à en vivre. Lors de notre dernière année
aux Beaux-Arts, on est rentré dans le dessin animé,
dans une boîte qui était sur Angoulême, parce
qu'on commençait à avoir besoin d'argent pour
vivre. Et puis d'un autre côté, c'était
sympathique parce que ça nous permettait de bosser, de
gagner de l'argent, et le soir de rentrer chez nous pour faire
des projets qu'on allait ensuite présenter, et au fur
et à mesure, sortir du dessin animé pour rentrer
là-dedans. J'ai d'autres copains qui sont restés
dans le dessin animé, parce que c'est ce qui les branchait
le plus, et d'autres qui ont utilisé ça comme
moyen de subsistance. C'était une bonne époque
et je suis resté longtemps, pendant 6 ans, à bricoler
des projets pour être systématiquement refusé.
Question d'un lecteur : Comment
est née l'idée du deuxième prince dans
Garulfo ? Alain était chez moi. Il
voulait faire la suite de Garulfo, mais il n'avait pas d'idée.
Alors je lui ai dis que que, comme Garulfo se transforme en
prince, un prince se retrouve transformé en grenouille.
Alain a fait tilt et est parti comme une fusée, sans
même finir son café ! (rires).
Ecrire vos propres histoires,
cela vous intéresse à l'avenir ? Oui,
j'ai déjà fait. On a signé un contrat chez
Delcourt pour une série policière qui se passe
à Paris en 1907, dans le style de Fantomas. C'est un
mélange de Fantomas et de plein d'autres domaines. Ca
devrait sortir dès que mon dessinateur aura fini. Il
est très en retard, mais ça fait pas mal de temps
qu'on a commencé. Ca s'appelle l'Ombre de l'Echafaud,
et des publicités sont déjà passées
dans Delcourt Planète. Je fais ça avec un ancien
des Beaux-Arts d'Angoulême et qui n'y est pas resté
très longtemps d'ailleurs. Son nom est Cerqueira, il
n'a encore rien fait.
Vous parliez d'Angoulême.
Avez-vous fait un passage par l'atelier Sanzot ? Non,
parce que je n'aime pas travailler en atelier pour la BD. Mes
copains y bossent mais je ne fais pas partie de l'atelier Sanzot,
pas vraiment, ou alors pour les photocopies (rires).
Etes-vous passé par la
case fanzine ? Non, enfin pas vraiment,
pas par la vraie case fanzine. On a fait des trucssur Angoulême,
mais on ne peut pas franchement considérer que ce soit
du fanzine soutenu, dans lequel on s'investit. On a fait un
petit recueil d'histoires courtes qui s'appelait " L'Original
". On a fait deux numéros, et on prépare le troisième
qui aura un thème. Nous avions diffusé le premier,
puis on avait donné le deuxième aux éditions
du Cycliste pour qu'il soit un peu plus lu ! Le premier original
s'appelait l'Original, le deuxième s'appelait l'Invincible,
et le troisième s'appellera l'Horrible, et aura pour
thème des histoires d'horreur. Ce n'est pas franchement
du fanzine. Des potes travaillaient déjà dans
la BD en tant que professionnels, ils l'ont fait juste pour
le fun. Gabrion a bossé dessus, ainsi que Thierry Robin,
et maintenant qu'on est pratiquement tous dans la BD, à
en vivre, cela ne nous empêche pas de le faire, histoire
de rigoler.
C'est une démarche intéressante
: s'amuser toujours en travaillant Oui,
mais le problème, c'est que si moi j'arrive encore à
trouver le temps de le faire, il y en a d'autres qui ont malheureusement
des albums en court, et qui ne peuvent donc pas se permettre
de faire une petite histoire, en 6 pages noir et blanc, parce
qu'ils ont d'abord leur album à terminer. Donc ça
part d'un amusement au début, dans l'idée : "
Ouais, ce serait rigolo de faire un Original n°3 ! " Et
puis dès qu'on s'aperçoit qu'il faut faire les
pages et qu'on a plus le temps, c'est l'horreur ! Ce n'est plus
très drôle, sauf dans l'idée, car on retrouve
l'esprit potache pendant 5 secondes, et après on s'aperçoit
de la dure réalité de la vie (rires). On n'est
pas du tout payé en le faisant, c'est à titre
gracieux.
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