Musée d'Ansembourg

Musée d'Ansembourg:



facade Installé dans un somptueux hôtel particulier qui n'a jamais subi aucune transformation, le musée d'Ansembourg fut édifié et décoré entre 1738 et 1741. Cette demeure en style régence liégeois est l'une des plus belles et des mieux agencées qui soient. Sa façade, longue de vingt-sept mètres, s'élève sur deux niveaux de onze travées d'un équilibre parfait.

Ouvert au public en 1905, ce musée, qui fait partie du groupe des musées d'Archéologie et d'Arts décoratifs de Liège, présente la synthèse des arts décoratifs liégeois du XVllle siècle. Musée sans vitrine - fait suffisamment rare pour être signalé -, il vise à recréer fidèlement l'atmosphère du siècle des Lumières.

intérieur

Les diverses pièces de l'hôtel offrent au visiteur de multiples exemples de décoration et de mobilier caractéristiques de ce qui fut l'âge d'or des arts décoratifs liégeois. On retiendra tout particulièrement, au rez-de-chaussée, la magnifique salle à manger ornée de tentures de cuir à la façon de Cordoue où une armoire vaissellière, chef-d'oeuvre du style régence liégeois, s'allie aux remarquables boiseries du même style. Ce superbe meuble témoigne à lui seul de la perfection atteinte par les artisans liégeois. La cuisine, aux murs tapissés de carreaux de faïence à la manière de Delft, présente différents ustensiles en cuivre et en étain. Quant au salon aux tapisseries d'Audenarde, il abrite la table du conseil privé des princes-évêques de Liège, réalisée en 1755 par le célèbre ébéniste Jean-Pierre Heuvelman. La cage d'escalier, agrémentée d'une gracieuse rampe en fer forgé, permet d'accéder au premier étage où l’on découvre, entre autres, la chambre à coucher, la salle Maxime de Soër et la salle Henrijean-Hennet, ornée d'une cheminée monumentale au manteau en chêne sculpté qu'agrémente le portrait du premier propriétaire de l'hôtel (Michel Willems).

II est impossible de passer en revue toutes les richesses de ce musée où le mobilier (scriban, dressoir, bahuts, commodes, horloges...) rivalise en beauté avec le cadre. II faut également attirer l'attention sur les stucages, les lambris peints du premier étage et les peintures, dont le plafond réalisé en 1741 par Jean-Baptiste Coclers, complètent judicieusement le décor de boiseries. On notera au passage un Orphée aux Enfers de Gérard de Lairesse, un Autoportrait d'Englebert Fisen et, surtout, deux dessus de portes, oeuvres de l'excellent maître liégeois Léonard Defrance (Les Buveuses de café et Les Joueurs de cartes). En résumé, musée fort attachant, dont une sèche et forcément lacunaire énumération ne saurait rendre tout le charme et l'intérêt.

114, Féronstrée
Tél. : 04/221.94.02

Source: office du tourisme de la ville de Liège.