Place du Marché

Place du Marché


Le marché est aussi vieux que la cité. II répond d'abord à une nécessité vitale : approvisionner en marchandises diverses la population établie sur le site de l'actuelle place Saint-Lambert et dans les environs immédiats. Autour de l'endroit où il se tient, artisans et marchands construisent bientôt leurs habitations, des halles et des boutiques. A la limite du domaine ecclésiastique, la ville laïque prend corps, elle s'organise et c'est tout naturellement dans une maison située sur le marché, à l'enseigne de La Violette, que se réunit, dès le XII le siècle, le conseil de la cité. La place du Marché devient désormais un véritable forum où l'activité politique et commerciale se concentre. Témoin de tous les événements de la vie urbaine, elle a gardé sa vocation à travers les âges.

Place du Marché Au centre, le « noble perron » reste le symbole incontesté des libertés et de l'indépendance liégeoises. Juché sur une monumentale fontaine. A l'extrémité orientale de la place, la fontaine de la Tradition évoque d'autres coutumes.

Fermé jadis à l'ouest par la cathédrale Saint-Lambert, le marché n'est encadré que de trois côtés par de hautes et étroites bâtisses datant tout au plus de la dernière décennie du XVIe siècle et abritant des commerces variés. Si le regard s'attarde sur une maison à colombage (no 10) ou sur des éléments décoratifs rehaussés de dorures (no 32), c'est surtout l'hôtel de ville, reconstruit entre 1714 et 1718, qui retient l'attention. Sa façade d'une stricte ordonnance classique utilise avec bonheur l'opposition de la brique rouge et de la pierre calcaire. Le fronton porte la date 1718 et s'orne des armoiries du prince-évêque Joseph-Clément de Bavière (1694-1723) et des bourgmestres de Lohier et de Liverlo. Un perron double à triple volée donne accès à l'impressionnante salle des pas perdus. Quant aux salons richement décorés, ils confèrent aux cérémonies qui s'y déroulent un lustre particulier.

De l'autre côté de la place se profile par-dessus les toits le dôme bulbeux de l'ancienne église Saint-André achevée en 1772. II faut franchir un portail (no 27) et suivre un long couloir pour découvrir l'intérieur raffiné, cadre idéal de tant de manifestations.

Vers le marché convergent de nombreuses artères dont Neuvice vouée depuis toujours au négoce. Première de Liège à être devenue piétonne dès 1963, elle est bordée de maisons du XVIIe siècle. La remarquable demeure (no 55), dite « Au Moriane » à cause de la tête de Maure sculptée dans la pierre, et l'église Sainte-Catherine, réédifiée en 1700. valent le détour.

Plus large, la rue du Pont était jusqu'à l'ouverture de la rue Léopold, en 1876, la seule voie vers le pont des Arches accessible au charriage. Elle acquit de ce fait une grande prospérité comme l'atteste l'importance de certains immeubles (no5 26-28). Elle débouche sur le marché au coin de Féronstrée. en face de la rue des Mineurs qui permet de gagner Hors-château et la rue du Palais.

Source: Office du tourisme de la ville de Liège.