maladies
LES MALADIES DES

POISSONS ROUGES

Il faut examiner fréquemment les Carassins pour pouvoir déceler le plus rapidement possible le spécimen douteux ou malade : vitalité diminuée, pigmentation terne, apparition de points blancs (qu'il ne faut pas confondre avec les boutons de noce des mâles en période de ponte), noirs, rouges, etc.

Il faut également tenir compte que les vieux poissons qui atteignent la fin de leur existence présentent des signes de dépérissement qui sont naturels. Tous les traitements pour eux sont cruels et inutiles.

Pour reconnaître un poisson sain d'un poisson douteux ou malade, il faut déjà une certaine expérience ; de plus, une fois le spécimen repéré et même isolé, il reste à faire le diagnostic, ce qui n'est pas facile ; ensuite, il reste le plus difficile : trouver et appliquer un remède efficace. Cela dépasse généralement nos connaissances, c'est-à-dire que pour résoudre convenablement ces problèmes il faut être Docteur vétérinaire spécialisé dans les maladies des poissons.

Heureusement des équipes de chercheurs ont mis au point en laboratoire des produits de traitement et de prévention dosés, et appropriés à chaque cas de maladies des produits sont en vente.

Certaines précautions peuvent diminuer notablement le nombre des poissons malades.

L'eau du bidon de transport doit être à la même température que celle des bacs de stockage où étaient les poissons. L'utilisation d'un bidon isothermique permet d'obtenir une température stable ou peu variable.

A l'arrivée, il faut prendre la température du récipient de transport et préparer une cuve en verre moulé avec de l'eau à la même température que celle du bidon. Laisser les poissons avec seulement aération artificielle, en observation, pendant une dizaine de jours. Il est recommandé, le premier jour, de verser quelques gouttes d'une solution de bleu de méthyle dans la cuve. L'eau doit prendre la coloration bleu roi. Ce bain agit comme désinfectant préventif ; durée de ce bain : une journée environ. Tout le matériel nécessaire au bac de quarantaine , ne doit absolument pas servir à un autre aquarium. L'épuisette sera passée au permanganate de potassium après chaque utilisation. La cuve après usage sera désinfectée avec la même solution. Cette opération s'effectue en reinplissant l'aquarium avec la solution de permanganate, ceci durant 24 heures. Puis le rinçage se fait consciencieusement à l'eau courante.

Après un délai de dix jours, si tout va bien, on peut réunir les nouveaux poissons avec les autres.

En plus, voici quelques renseignements qui permettront de mieux connaître certaines maladies qui provoquent des troubles plus ou moins graves chez les poissons rouges.

1- La Mousse (Saprolegnia ferax) : ce genre de moisissure vit normalement sur les oeufs et les poissons morts ; elle peut se fixer également sur un poisson vivant dont la peau présente des lésions : plaies provoquées par des parasites, blessures causées par des frottements répétés, etc.

C'est sur la blessure même que le champignon se fixe, s'implantant dans les chairs de son hôte. Si l'état général de ce dernier est défectueux, le développement du Saprolegnia sera très rapide et, généralement, provoquera la mort du poisson à plus ou moins brève échéance.

Si le blessé est traité à temps, il peut guérir parfois.

Taitement Individuel : après enlèvement des mucosités parasitaires, mettre sur un tampon d'ouate du mercurochrome à 2 puis faire des applications légères sur les lésions.

Un séjour de plusieurs jours dans une cuve remplie avec de l'eau ayant une température de + 22 à + 25°C et contenant 3 gr. de sel par litre complétera ce traitement.

Autres traitement. possible. :

- Le sulfate de cuivre s'utilisé à la dose de 0,5 gr . par litre ; durée du bain : 20 minutes au plus.

- La dose du Collargol est de 0,00001 gr. par litre, pour un séJour de 20 minutes.

Après désinfectlon, le malade doit être placé en observation pen-dant plusieurs jours dans une eau trés aérée, à une température plus élevée de plusieurs degrés que celle de son aquarium habituel.

L'ichthyophthirius est un infusoire cilié géant qui atteint la taille normale de 0,3 mm. ; il arrive exceptionnellement à 1 mm. L'adulte vit 50 à 55 heures, fixé aux plantes, aux cailloux, etc. ; sa propagation est rapide, de 500 à 1000 jeunes. Ces nouveaux individus doivent pénétrer dans la peau d'un poisson pour vivre, sinon ils meurent. Ils s'attaquent généralement à un poisson faible ou déjà malade, pénètrent profondément dans ses tissus cutanés ; leur présence détermine une destruction du derme assez étendue, provoquant la chute de l'épiderme, qui se détache par morceaux.

Si une grande surface est atteinte, le poisson peut mourir. Prise à temps, cette maladie est curable. Au début elle se manifeste par des petits points blanchâtres très fins sur la peau, les nageoires et les branchies.

Traitement : bain pendant trois à vingt jours dans un bac dont l'eau contient 1 gr. de sulfate de quinine pour 100 litres.

3-L'Argulose : est le résultat de l'attaque d'un petit crustacé parasite qui mesure environ 4 mm de longueur, l'Argulus foliaceus L. (voir fig. cidessous).

Ce crustacé est aplati, la tête et le thorax sont recouverts d'une carapace formant bouclier ; sa bouche est armée d'un rostre pointu qu'il pique dans la peau de sa victime temporaire, lui injecte du venin et lui suce du sang.

Le poisson meurt rarement des piqûres, mais généralement par infection secondaire des blessures par des champignons (principalement Saprolegnia ferax). Le poisson qui est attaqué par les argules ou poux des poissons, s'agite et se frotte sur les pierres en observant attentivement, on distingue facilement les crustacés. Après avoir sorti le poisson parasité de l'eau, on peut les enlever délicatement avec des pinces.

Pour empêcher l'infection des blessures et atténuer les effets du venin, le traitement suivant est recommandé : bain de lysol (combinaison alcaline de phénol et de soude, toxique actif du système nerveux) au 1 /5 000, soit 2 cm3 de lysol pour 10 litres d'eau ; durée du bain : 5 secondes. Après son passage dans le bain, le poisson est placé dans une cuve d'eau franche et bien aérée.

Les argules pondent sur les pierres, les plantes, les parois du bac, etc. ; une désinfection est indispensable dans l'aquarium où leur présence a été remarquée. Le nettoyage complet du bac s'impose ainsi que le changement du sable, des pierres et des plantes.

En conclusion, il faut reconnaître que les maladies atteignent surtout les poissons maintenus en captivité dans de très mauvaises conditions : aquariums trop petits, nourriture mal équilibrée, eau polluée, etc.

C'est surtout par la propreté, une eau bien oxygénée, une alimentation variée et rationnelle, et en évitant un peuplement trop élevé dans un espace réduit que l'on évitera les maladies.

En principe, il est recommandé dans un grand aquarium d'avoir eu de poissons, mais des spécimens sains, sélectionnés et les plus beaux possible.

Cet ensemble harmonieux s'inspirant de la nature, doit être une source de satisfaction pour son réalisateur.