
| Ce qui est formidable quand on revient d'Indonésie, c'est qu'on a l'impression d'avoir visité plusieurs pays à la fois. Pour cette année 1997, j'ai jeté mon dévolu sur la partie est de ce superbe pays. Bornéo (également appelée Kalimantan) n'est plus l'île vierge quelle était depuis toujours. Mais la civilisation n'est pas encore partout. Il reste beaucoup de choses à voir le long de la rivière Mahakam qui borde la jungle. Sulawesi, à l'est de Bornéo est une autre île d'un intérêt majeur où l'on rencontre les fameux Torajas au caractère affirmé vis-à-vis du pouvoir central, mais aussi dans leur culture empreinte de croyances, superstitions et de moeurs qui peuvent étonner, émerveiller, voire choquer bon nombre d'entre nous. Après plusieurs semaines de galères dans les bateaux, les bus, les betchaks (cyclos), la chaleur, les moustiques, les abeilles, la jungle, les grottes humides parsemées de crânes humains, et les histoires hallucinantes de magie noire, on se demande finalement ce que Indiana Jones peut avoir de plus que nous ... Un tel voyage en individuel de l'est Indonésien en vaut tellement la peine, qu'on aimerait y retourner encore et encore. S'il fallait trouver un titre à ce périple, je l'appellerai, "Des animaux et des hommes". Les gibbons, les macaques, les nasiques, les ourang outangs, les dauphins d'eau douce, les multitudes d'oiseaux, sont l'enchantement de la jungle Bornéanaise. Pour les hommes, les ethnies Kutaļ, Dayak, Benuaque et bien d'autres.. sont d'un contact inoubliable. Quant à Sulawesi, entre la nature luxuriante et les cérémonies funéraires des Torajas, on ne peut en revenir que différent. |