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Le père légendaire du Kung-Fu Wushu est un moine indien du nom de Bodhidarma.
Il quitta son pays natal vers l’an 600 pour diffuser la connaissance du bouddhisme.
Et c’est en Chine, plus particulièrement au fameux temple de Shaolin, qu’il
trouva de nombreux disciples capables de recevoir et de comprendre son enseignement.
Les moines rompus aux pratiques taoïstes et préparés par l’enseigne-ment de
Lao Tseu, l’accueillirent comme un bouddha. Cette ren-contre entre le Bouddhisme
et le Taoïsme, entre l’Inde et la Chine, donna nais-sance à une nouvelle forme
de Bouddhisme, le "Tchan", plus connu sous sa tradition japonaise le Zen. L’art
martial indien emmené par Bodhidarma vécut la même alchimie au contact des techniques
de combat chinoises pour deve-nir cette merveilleuse gestuelle de combat à mains
nues ou avec armes (bâton, lance, épée...), le "Kung fu". Celui-ci se répandit
dans tout le continent asiatique, prenant des noms divers, le plus souvent le
nom d’une famille chi-noise. C’est par l’île d’Okinawa, envahie par les Japonais,
que le style de Shaolin se répandit au Japon pour ensuite nous parvenir en Europe.
Cette diffusion s’étendit dans le monde entier en précédant ou en suivant les
traces philoso-phiques du Tchan (le Zen). D’autres temples moins connus du monde
comme celui du mont Wudang ou du Emei développèrent d’autres courants martiaux
plus influencés par le Taoïsme ainsi que d’autres pra-tiques plus animistes.
L’ensemble des styles pro-duits par la Chine est recensé à plus de 400 pra-tiques
à mains nues ou avec armes. Le kung-fu est la recherche de l’union entre le
corps et l’esprit, l’épanouissement de soi. .
Antonio de MAGALHAES, 2 e dan de Kung-Fu