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Bitume,macadam, et gravillons.
En matière d'état des routes, il convient de s'attendre au pire...
Autre réjouissance, la tendance des ouvriers chargés de l'entretien des routes à d'abord agrandir les trous pour mieux, ensuite, les réparer... Peut-être... car la tourmente politique des années 95/96 me facilitait pas l'action rapide et sérieuse dans ce domaine.
Conduire en Bulgarie suppose une attention très soutenue, et une prudence de tous les instants : la route est souvent un lieu de vie, et n'est pas à l'usage exclusif des engins motorisés. On y trouve donc des piétons tranquilles, des charrettes, des chevaux, des véhicules agricoles, des camions peinant dans un lourd panache de fumée noire, des troupeaux, même sur l'autoroute !
La signalisation est similaire à ce qu'elle est en France quant aux codifications, mais bien sûr il faut apprendre à s'orienter sur des panneaux écrits en cyrillique, puisque les Bulgares, comme les Russes et les Serbes, utilisent ce type d'alphabet. On s'y fait fort bien.
Comment faire pour l'essence?
Que n'avait-on entendu dire au sujet des difficultés d'approvisionnement en carburant ! En fait, nous n'avons jamais eu de problèmes : les stations d'essence sont assez peu nombreuses, mais elles sont bien réparties, indiquées clairement par des panneaux, et surtout figurent sur beaucoup de cartes routières.
Ce qui s'appelle amortir ses amortisseurs!
Mieux vaut partir avec une moto très fiable : les jantes, les amortisseurs sont particulièrement exposés. Une panne immobilisante est un risque certain.
Les compagnies d'assitances prétendent vous aider partout en toutes circonstances : en cas d'accident physique, les choses seraient probablement bien menée, mais en cas de panne que faire ? Les concessionnaires moto sont absents du pays, les envois postaux peu fiables et lents... La meilleure solution est peut-être de trouver un véhicule - genre camion - dont le chauffeur accepte de vous mener jusqu'à une frontière - grecque ou turque. De là votre assistance pourra intervenir facilement.
T'as vu le radar?
Les contrôles de police sont fréquents : sur un mois, nous avons tenu la moyenne d'un contrôle par semaine ; à vrai dire il s'agissait souvent de curiosité, et le flat twin était à ce titre un élément très positif, car il est associé à une image de moto sage et sérieuse. Les radars existent : ce sont des appareils de type "jumelles" que le policier braque sur vous. En tous cas, toujours être calme, souriant si possible : les amendes ne peuvent pas vous ruiner.
A la vérité, mieux vaudrait parfois qu'il n'y ait pas de bitume du tout, plutôt qu'un reste de macadam parsemé de trous, de rainures, de crevasses. A plusieurs reprises, nous avons frôlé la catastrophe, passant à quelques centimètres de trous qui auraient facilement eu raison de nos deux jantes.

Rien d'impossible néanmoins : calme et prudence, simplement.
Comme dans presque tous les pays de l'Est de l'Europe, les motards doivent au peu reluisant souvenir laissé par les Minsk et autres engins à deux roues d'origine soviétique de se soumettre à une limitation de vitesse différente de celle des automobiles ; ces règles sont en général peu respectées, et la Bulgarie ne fait pas exception. De toutes façons, n'escomptez pas faire d'excès : la gamme des 60-80 est la mieux adaptée. Il va de soi qu'il est exclu de rouler la nuit.
Maintenant, si votre moto est exigeante sur la qualité, il y aura peut-être un problème... Le sans-plomb était encore à l'époque moins facile à trouver, et l'indice d'octane est un cran en dessous de ce qu'il est dans l'Union Européenne : nous avons souvent mis du 93. Revers agréable de la médaille, les carburant bulgares sont - et de loin - les moins chers d'Europe - moins de 1 f50 le litre en 1997.
Les formalités de douanes sont des choses fluctuantes ; trop en tous cas pour donner ici des informations qui risqueraient d'être erronées ou périmées. Il est de loin préférable de se connecter à un site légitimement bien informé ! Attention toutefois, une certaine confusion régnait en 1996 sur la possiblité de se dispenser du visa par l'obtention d'un certificat de réservation de prestations touristiques - un "voucher".
Il semble bien qu'aujourd'hui - décembre 97 - le visa ne soit plus nécessaire pour les voyages de moins d'un mois.