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Interview réalisé en janvier 2003.
Grâce à Nico de leur label At(h)ome, nous avons eu moi (Fred d'Upcoming Split) et Pierre de Rock In Chair l'opportunité d'interviewer le groupe parisien Aqme, membre du collectif NOWHERE, avant leur concert à l'Austrasique de Nancy.
Une petite bière, et on est parti :
Scènes ouvertes : Première question : présentez-vous !
Aqme : Alors y'a Koma ; chanteur, Charlotte ; bassiste ; Ben, guitariste, et Etienne batteur.
On avait fait une première démo, "University of Nowhere" (1999), pour laquelle on a pas trop tourné. Mais là depuis la sortie de l'album "Sombres efforts" sur un label indépendant, on a fini une pré-tournée de 25 dates qui s'est terminé mi-décembre, et là on a commencé la vrai tournée mi-janvier, qui se terminera en septembre octobre.
Scènes ouvertes : L'album "Sombres efforts" a été très bien accueilli dès sa sortie, est-ce que vous vous y attendiez ?
Aqme : Nous on s'est d'abord simplement occupé de la musique, et notre but était de trouver une maison de disque. On est tombé chez At(h)ome, et ça se passe très bien, ils ont mis tout en oeuvre pour que ça se passe le mieux possible. Les résultats qu'on a, on les espérait, sans pouvoir être sûrs. Disons que le succès est du beaucoup au bon travail du label.
Scènes ouvertes : Comment vous êtes rentrés en contact avec At(h)ome, c'est grâce à la démo ?
Aqme : Non, pas du tout, c'est grâce à l'album ! On est parti l'enregistrer de nous-mêmes en Suède, et on est revenu avec le produit fini sous le bras. Ils ont été intéressés, et voilà......
Scènes ouvertes : Et pourquoi la Suède ?
Ben : En fait avec Etienne, ça fait 7 ans qu'on joue ensemble, et on a toujours voulu enregistrer là-bas avec Daniel Bergstrand. Alors quand on a fait les pré-prods de "Sombres Efforts", Etienne a été le rencontrer, comme sa mère habite à Stockholm, et il s'est montré tout de suite très enthousisate et motivé, ce qui fait qu'un mois plus tard les contrats étaient signés pour aller enregistrer avec lui !
Scènes ouvertes : Et par rapport à "University of Nowhere" votre première démo ?
Aqme : Ben disons qu'on essaie de pas trop en parler, parce que c'est qu'une démo, sortie il y a 3 ans, enregistrée en 2 jours, 6 mois après l'arrivée de Koma, donc c'était juste pour trouver des concerts et faire connaitre le nom Aqme. C'est du passé, c'était une simple étape nécessaire, une démo, quoi ! Même si elle a bien marché, ça reste une démo. Le vrai Aqme a deux ans et demi, avec l'arrivée de Charlotte. On voulait changer de bassiste pour travailler à un autre rythme, en faire notre métier. A partir de ce moment-là, on a répété 20/25 heures par semaine.
Scènes ouvertes : Le style de "Sombres efforts" est quand même bien plus rock, rythmé, et moins metal que la démo ?
Aqme : A l'époque d'"University", on se cherchait encore, alors que le style actuel est plus proche de ce qu'est Aqme. On a pris plus de temps pour faire un album, composer 11 titres cohérents, c'est ce qu'on voulait faire. Il est plus posé, mieux travaillé, et on a réussi à faire cohabiter ce qu'on aime, c'est à dire des mélodies avec un son très lourd.
Scènes ouvertes : Justement comment vous définiriez votre style ?
Aqme : Rock, simplement rock. Y'a forcément des influences metal, mais toutes ces étiquettes nous saoulent un peu, neo-meal, emocore. On se dit qu'à la prochaine mode, on aura une nouvelle étiquette. Donc on préfère dire rock.
Scènes ouvertes : Et comment vous vous situez malgré tout par rapport à cette "nouvelle scène metal française" ?
Aqme : On en fait partie, même si on ne fait pas tous la même chose. Quand on regarde des groupes comme Pleymo et Mass Hysteria, qui marchent bien mais font des choses quand même différentes, ils partagent le même public, mais ils sont différents. Et puis nous on est un peu au milieu, un peu bizarres en quelque sorte parce qu'on a une culture plus rock et moins metal, même si on a ce son grave caractéristique. On fait des chansons plus rock, plus simple, plus grunge aussi, c'est pour ça qu'on est différents.
Scènes ouvertes : Qu'est-ce que vous écoutez en général ?
Aqme : Tout dans le rock, du metal, de la pop, alternatif, grunge, death, new wave, Nirvana... Kurt Cobain, c'est un peu grâce à lui qu'on a tous commencé la musique...
Scènes ouvertes : Et votre musique, elle est issue plutôt d'une concertation générale, ou c'est simplement vos influences qui ressortent spontanément dans ce que vous faites ?
Aqme : Oui, c'est pluôt nos influences qui ressortent spontanément. On a la chance de jouer ensemble depuis longtemps déjà, et on voit assez vite si on fait quelque chose qui nous ressemble ou pas... C'est plus facile pour sentir notre vraie personnalité.
Scènes ouvertes : Comment vous vous y prenez pour composer ?
Aqme : Ca part souvent d'une idée de guitare, mais c'est pas une règle général... Dans tous les cas le départ c'est une idée mélodique, que ce soit chant, guitare, ou basse... Pour les textes, c'est Koma qui s'en occupe, en nous montrant un peu ce qu'il fait.
Scènes ouvertes : Et les concerts, c'est quelque chose de très important pour vous ??
Aqme : Disons que le studio et la scène sont deux choses très différentes, et on arrive à retrouver du plaisir dans les deux. Le studio, c'est un peu un accouchement, il faut être patient, tandis que la scène c'est un plaisir plus direct.
Scènes ouvertes : Et l'enregistrement s'est passé comment ??
Aqme : Ben tout était prêt avant d'entrer en studio pratiquement, donc ça s'est bien passé. Et là on est en train de composer le deuxième, chez nous, quand on ne tourne pas la semaine, et on repartira en Suède avec Daniel Bergstrand, parce qu'on sent qu'on a pas été au bout avec lui. Si on prend un autre producteur, même s'il est meilleur, ce sera un pas en arrière, parce qu'on sait déjà comment Daniel fonctionne, il sait comment on fonctionne, ça fait gagner du temps.
Scènes ouvertes : Et il vous apporte aussi niveau composition ??
Aqme : Non, il ne s'implique pas. Bon, il a fait quelques arrangements, mais c'était tout. Il accentue tout, si on a un morceau violent, il essaie de le rendre beaucoup plus violent, si on a un morceau pop, il essaie de le rendre beaucoup plus cool. Il rend tout plus beau. Parce que y'a peu de gens qui ont le temps de modifier les chansons avec un producteur. Nous on y était 5 semaines et c'était impossible. Il avait les maquettes, et ça lui donnait un peu déjà une base de travail, et ensuite il fait tout pour que ça sonne le mieux possible, c'est pas lui le musicien. C'est sa manière de travailler. Et puis ce qui l'a intéressé chez nous, c'est un peu justement aussi ce côté spontané dans la composition, donc voilà.
Scènes ouvertes : Et donc vos projets, le deuxième album ?
Aqme : Finir la tournée, et après, retourner en Suède et sortir le deuxième album, début 2004 !
Scènes ouvertes : Et enfin, si vous aviez un conseil à donner aux jeunes groupes amateurs ?
Aqme : Travailler, travailler sans arrêts ! Travailler, travailler, travailler tout le temps ! Tout le temps répéter, jamais lâcher l'affaire ! Et enregistrer un album avec Daniel Bergstrand lol ! Et ne copiez pas Slipknot si vous avez pas le niveau lol ! Et ne copiez pas Slipknot tout court ! lol
Merci à Aqme pour leur gentillesse et leur accueil, retrouvez les sur
BUDA Fred & MAURER Jeff © Scènes ouvertes 2002