En haut: Au moment de la prise d'opiacés, la stimulation
du récepteur mu active une proteine Gi/o qui conduit à l'hyperpolarisation
neuronale ouverture des canaux K+ (comme le fait le THC
via les récepteurs CB1) de plus la stimulation de Gi/o inhibe
l'adénylate cyclase ce qui bloque l'activité de la proteine
kinase A et donc de nombreux processus intracellulaires dépendant
de cette enzyme dont le contrôle de l'expression génique.De
plus, la phosphorylation des canaux calciques est empêchée
et entraîne leur fermeture.
En bas: A la suite de prises répétées,
le neurone compense l'inhibition chronique du système de transduction
de l'adénylate cyclase en augmentant sa synthèse et en reduisant
le nombre de proteine Gi/o. Il s'en suit une inhibition des canaux K+ et
une stimulation tres importante de la protéine kinase A. Le niveau
de phosphorylation intracellulaire devient excessif, les canaux sodiques
voient leur ouverture facilitée ce qui excite les neuroens dont
l'expression des gènes est aussi fortement modifiées.