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A LA RECHERCHE DE DIEU

IMPRÉGNATION DU RITE VAUDOU AUX ANTILLES 

L’origine Africaine

La Cérémonie

Souvenirs d’enfance:

Maman Bébé raconte

L’enterrement de Ti-Salope la Pointoise

Stéphanie, la bonne de la famille

Rites et superstitions au sein de l’église

Documentations

Entretiens avec Francis Maziere (Cinéaste Explorateur) au cours d’une escale à Pointe à Pitre

Les sectes " enfer ou paradis " de Claude Petit-Castelli (éd Messine, Paris 1979)


1-L’ORIGINE AFRICAINE

Les premiers esclaves venaient du golfe du Bénin au Dahomey : Les négriers ou "  chasseurs de nègres ", à l’origine de ce commerce, étaient européens, issus de la colonisation française, espagnole et hollandaise.

C’est vers 1525 que les premiers noirs d’Afrique débarquèrent à Saint Domingue. Cependant, par obligation royale : Les maîtres blancs baptisèrent leur " marchandise " et instruisirent les familles dans la religion catholique, de gré ou de force.

Les esclaves durent lutter contre la souffrance de la captivité et les mauvais traitements, et se garder des esprits mauvais des " Diables Blancs ". Ils sauvegardèrent donc leurs rites ancestraux et les chants, héritage de leur civilisation.

Ainsi, plus qu’un folklore, c’est le langage d’un peuple déraciné et brassé sur le plan ethnique qui commença a intégrer et amalgamer les préceptes religieux aux croyances tribales.

(Peuhls, Baoulés, Mandingues, Fons…)

De cette fusion est né le Vaudou, qui en dialecte Fon (sud Dahomey) signifie : Esprit.

Il faut remarquer que c’est à Haïti, l’île la plus pauvre des Antilles, que le Vaudou pris une très grande importance. Au 19° siècle, le clergé catholique et les Jésuites tentèrent d’endiguer (sans succès) ce rituel païen. Certains rapports officiels mentionnaient des pratiques de sorcellerie, de cannibalisme rituel.

Le Vaudou se caractérise par la danse et le chant, au cours de cérémonies animées par les tambours.

Le HOUGAN est le grand maître de cérémonie. La MAMBO est la maîtresse (pendant féminine, aux pouvoirs identiques) Ils président ce véritable culte des esprits. Ils sont aidés par les apprentis (futur prêtre), nommés PAPAS et MAMAS.

Les initiés sont préparés au cours de retraites mystiques où la consommation d’herbes euphorisantes contribue à la mise en condition vers la transe.

Les LOAS sont les esprits. Ceux-ci se font reconnaître dans le corps même des initiés qu’ils " chevauchent " et dont ils prennent possession. La personne possédée devient alors l’esprit incarné, le LOA. Elle n’est plus elle même, et peut avoir des pouvoirs étranges comme la divination ou la marche sur le feu sans dommage.

Le Vaudou, nommé aussi Candomblé, est l’incarnation, la communication entre les dieux et les initiés. Il fait appel a une foi forte et réelle des participants et non à une saynète folklorique.

La cérémonie se déroule dans le sanctuaire nommé HOUMFO ou encore en créole la CAILLE MYSTERE. ( la caille étant la maison d’habitation).

Le HOUGAN ou la MAMBO officient en compagnie des serviteurs du culte appelés HOUNSSI, " chevaux des esprits ". Le patois créole transcrit ces noms de manière imagée, car on dit communément que " le LOA monte son CHOUALE ".

Les HOUNSSI sont les organisateurs des chants, ils sont aussi chargés de reconnaître et d’identifier les LOAS à mesure des apparitions (des possessions).

Dans le sanctuaire se trouve aussi le chef des chœurs appelé HOUGENIKON et les BOULAYES, joueurs de tambour.

Chaque cérémonie constitue une approche de l’initiation future . Ainsi, les enfants assistent très tôt au culte des esprits. C’est une partie de la vie des haïtiens.

Les LOAS ou ZANGES (esprits) ont divers noms connus de tous :

LEGBA, est invoqué au début du culte. Il est l’ouvreur des portes de l’invisible.

DONGOS, est originaire des royaumes d’Arada et du Dahomey, avec les RADAS ils sont bienveillants, leur élément principal est l’eau.

SHANGO, est l’esprit du tonnerre et des éclairs.

PETRO, est méchant, dur, mangeur d’homme. Le feu est son élément privilégié.

HOGOU, est l’esprit de la guerre. Il peut devenir une aide lors des affrontements des tribus.

GUEDE, ce ne sont pas des vrais LOAS. Ils représentent l’esprit de la mort et les défunts. Ils se manifestent généralement en fin de cérémonie, provoquant des gestes obscènes et des crises d’angoisse.

 


 

2 LA CEREMONIE

 

Dans le HOUMFO, petite pièce d’habitation dépourvue de mobilier, s’entassent les participants et les curieux. Selon le LOA invoqué il y aura 3 ou5 tambours.

A Haïti comme en Guadeloupe, les touristes peuvent assister au culte et prendre des photos en échange de quelques pièces de monnaie.

Le HOUMFO est décoré d’étoffes, de bijoux de pacotille et de peintures " naïves " tracées à même le sol et richement colorées. Le serpent y est le plus souvent représenté ainsi que la vierge. Pendant la cérémonie, qui peut durer toute la nuit, des marchandes vendent des aliments au public : morue séchée, fruits, gâteaux au coco. Aucuns des initiés ne consomment pendant le culte.

La cérémonie commence par le VEVE tracé sur le sol au centre du HOUMFO par le HOUGAN ou la MAMBO.

Le Vévé est une véritable œuvre d’art, fait de farine et de poudre d’écorces diverses et colorées, que de nombreux touristes viennent voir de très loin. Un Vévé représente toujours le triangle, selon le rite RADA,CONGO ou PETRO. Les V entrecroisés sont le symbole de l’union des sexes, les étoiles celui du cosmos.

Les transes sont orchestrées par les prêtres et prêtresses. Lorsque la possession devient violente, le maître intervient en agitant le hochet rituel nommé ASSON.

Le LOA est alors nommé par le HOUNSSI, possédé par l’esprit qui le chevauche. Le possédé après la transe ne garde aucun souvenir de ses faits et gestes ni des mots étranges qu’il prononce. Certains disent que les décoctions d’herbes hallucinogènes altèrent la conscience. D’autres pensent que c’est le dieu qui efface les souvenirs dans le but de protéger le mental des possédés.

Pendant le culte, un sacrifice animal a lieu pour apaiser la faim des esprits et protéger les humains. Le maître de cérémonie égorge un poulet ou un cochon, selon les moyens financiers de la famille concernée.

UNE INITIATION

Le candidat à l’initiation est pris en charge par le HOUGAN ou la MAMBO pendant un temps assez long qui justifie ainsi une rémunération par la famille.(environ un salaire de manœuvre, soit 4000 francs actuels).

Le HOUGNO, nouveau né dans le culte, entre dans le " temple " avec des offrandes, dans une tenue blanche en signe de pureté. La préparation dure une semaine, parfois trois, dans un lieu initiatique, à l’abri des regards, le GUEVO.

L’initiation clôture cette préparation. Elle a lieu un dimanche soir après avoir assisté à la messe à l’église catholique de la ville.

Muni de talisman, l’initié subira quelques rites importants :

Le BOULE-ZIN ou l’épreuve du feu.(tenir des braises dans les mains, sortir un objet de métal chauffé à main nue etc..).Elle ne sera valide qu’après un repos chaste de 41 jours, à la suite duquel aura lieu la descente des colliers qui ont été revêtus au commencement de la préparation. C’est la fin du noviciat et l’initié prend alors le titre de " presque maître " ou HOUNSSI-KENSO.

Au cours de ces cérémonies, selon l’origine tribale des candidats à la possession, il y aura des manifestations spécifiques comme :

Les scarifications sur la poitrine et les cuisses.(celles sur le visage ne sont pratiquées qu’à la puberté et dans le village de naissance)

L’aspiration du sang à même une veine tailladée par l’officiant, serviteur des dieux.

La marche sur les braises après l’onction traditionnelle de sève de plante dont la composition est le secret du maître de cérémonie.

Aux Antilles, l’influence des rites Vaudou est très forte, même dans les milieux pratiquants de l’église catholique. (curieusement, cela ne se retrouve pas dans les milieux protestants ou de confession hindouiste). On peut remarquer que d’autres rituels sont venus, au fil des siècles, se greffer dans l’inconscient collectif et les traditions.

On trouve en effet aux Antilles, les rituels proches du Vaudou comme le MACUMBA ou le CANDOMBLE. Il faut en retrouver l’origine au Brésil.

En effet, les négriers portugais et espagnols firent appel à la main d’œuvre de Guinée à partir de 1550 pour remplacer les indiens trop fragiles, décimés par le climat et le travail forcé dans les mines d’or et de diamants brésiliennes. Par vagues successives ces esclaves furent implantés en Amérique du sud (Recife, Bahia), puis amenés aux Antilles.

De ce brassage des populations est né aux Antilles le culte Vaudou et Macumba mêlé au catholicisme colonial.

 


 

3 SOUVENIRS D’ENFANCE

 

Maman-bébé (ma grand mère maternelle, en Martinique), aimait bien raconter ses souvenirs du temps passé, le soir à la veillée.(Il est vrai qu’il n’y avait pas encore la télévision à cette époque).Avec sa voix fine et chuchotante, elle racontait:

" C’était avant la guerre de 1870, sur le morne Schœlcher, dans la plantation familiale, travaillait un grand garçon aux dents blanches comme le lait. Un jour il tua un voisin pour une histoire de fille et pris la fuite dans les bois, loin de la montagne.

En disparaissant de la plantation il devenait un " nègre marron ", un fugitif. Peu de temps après les gendarmes à cheval ont tué le nègre marron qui refusait de se laisser approcher. Il était devenu sauvage à force de manger des racines. Je crois qu’il a été enterré à côté du Bougainvillier, pas loin du marigot de la famille Casenave à Sainte Catherine.

Un jour le grand père de papa bébé, en revenant de la montagne à cheval, a vu le garçon mort-vivant lui demander un service ; le cheval a pris peur, car l’animal sent bien lui les choses qui ne sont pas naturelles. Le mort vivant lui demandait de faire dire une messe pour le repos de son âme. On pouvait le reconnaître mais il était maigre, desséché comme une morue salée et sa peau était toute grise. De plus, il pleurait sec.

Grand papa a fait dire la messe par le curé de Sainte Catherine. Ce brave curé comprenait bien le malheur de ce pauvre garçon mort, obligé de travailler sans salaire chez le quimboiseur (jeteur de sorts) qui avait pris possession de lui.

Plusieurs fois, les gens de la région ont vu et reconnu le grand garçon de la plantation aux dents blanches comme le lait. Beaucoup avaient peur de lui et faisaient dire des messes par le curé, mais cela revenait assez cher.

Enfin, ti mamaille (elle nous appelait toujours ainsi), le curé a du être efficace car le mort a disparu sans faire de mal à personne. C’est la preuve que le quimbois a été levé par une plus forte magie…Cependant, cé çà qui ka fé moun fémi (c’est ce qui fait peur à tout le monde), on n’a jamais trouvé le cadavre et le cercueil du malheureux est resté vide.

Dans la région on dit qu’il est parti travailler chez un autre quimboiseur du côté de morne Ajoupa…. "

(bonne nuit les petits !)

 


L’ENTERREMENT DE TI-SALOPE LA POINTOISE

 

Au cour de l’année 1964 à Pointe à Pitre (Guadeloupe).

Je venais rendre une petite visite à un copain Antillais, amateur de musique yéyé comme moi, et tombais sur une veillée funèbre.

La tante de Max était décédée.

Invité à venir saluer la famille, je ne pouvais pas cependant rester pour la cérémonie rituelle car je n’étais pas encore majeur. Un peu plus tard Max me raconta comment la cérémonie s’était passée. C’était une coutume assez commune dans ce quartier pauvre des bidonvilles, à proximité du Raizet.(future zone industrielle)

Ti-Salope était une ancienne prostituée bien connue de la rue Frébault et respectée par des gens de qualité.

Les membres de la famille et les anciens amis de la défunte buvaient le rhum au goulot pour accompagner la morte. Celle ci avait droit elle aussi à une bonne goulée dans le gosier. Il faut dire que la tante de Max aimait particulièrement le Pété Pieds (le rhum). C’était donc lui faire honneur que de lui offrir un dernier petit coup.

On mis un disque sur un vieux phono et la morte fut mise debout par 2 solides gaillards qui entamèrent quelques pas de danse avec elle. Tantine aimait beaucoup aller au bal et ses biguines étaient très appréciées du public.

A la fin de la cérémonie, comme c’était une bonne amante (du fait de son métier) deux volontaires eurent l’honneur de lui rendre un dernier hommage en simulant la copulation avec elle, avant la mise en bière.

Le curé qui était aussi de la fête, dit quelques prières pour les morts, fit la bénédiction de Ti-Salope, et tous l’accompagnèrent au cimetière. Elle a été beaucoup pleurée ce jour là.

 


 

STEPHANIE , LA BONNE DE LA FAMILLE

 

J’ai été longtemps intrigué par les préparatifs de Stéphanie quand elle venait faire le ménage à la maison.

Plus tard, j’ai eu l’occasion de faire un bout de chemin avec Francis Mazière, au cours de son escale en Guadeloupe.Je l’avais accompagné, comme guide, à la découverte du volcan de la soufrière (aucun chemin n'était tracé à cette époque). Pendant notre ascension de la montagne il m’expliqua certaines coutumes.

Je ne comprenais pas pourquoi Stéphanie traçait des signes de croix sur la table à repasser et pourquoi elle refusait, le jour du repassage, de toucher la vaisselle ou le linge humide.

Francis me confia alors que Stéphanie devait être ( sans doute) une adepte du Vaudou. Elle était une fervente catholique, mais tout cela était tout à fait compatible pour une servante d’un LOA (esprit de feu).

Le simple contact avec l’eau, le contraire du feu, l’aurait transformé en vapeur ou son sang se serait refroidi. Du moins on pouvait l’interpréter ainsi d’après les rites en usage.

La particularité de l’imprégnation Vaudou aux Antilles est que les quimboiseurs sont devenus des personnages au pouvoir absolu, et dont la population a peur.

QUIMBOIS vient du créole " Tiens bois ", car les envoûtements se font avec le support des breuvages à base de racine et d’écorce.

 

Un jour ma mère tenta en vain d’envoyer Stéphanie au cellier pour y prendre un ustensile.

Rien ne pouvait lui faire entendre raison, car elle craignait de devenir morte vivante.

Je compris plus tard sa détermination lorsque nous trouvâmes du gros sel répandu devant la porte. (Une maladresse sans doute de l’un d’entre nous).

Aux Antilles, les sel est la base des quimbois, de la prise de possession d’une personne par celui qui lui veut du mal.

Ainsi, Stéphanie croyait au pouvoir du sel et, même sa foi chrétienne ne lui permettait pas de passer outre cette menace. Pour détruire le sort, il faut, dans ce cas, aller consulter un autre quimboiseur pour jeter un contre sort. Celui ci sera accompagné de messes dites à l’église en prononçant le nom du quimboiseur si on le connaît. Dans le cas contraire il faut des mois et beaucoup de cierges brûlés pour améliorer la situation.

 


QUELQUES RITUELS ET SUPERSTITIONS DANS MON EGLISE.

 

Un rituel très impressionnant aux Antilles se déroule la semaine de novembre à la Toussaints.

Le soir les cimetières s’embrasent, éclairant les abords de la ville sur des centaines de mètres. C’est une vision inoubliable pour un enfant (qui aimait jouer avec les allumettes).

Ce jour là, toutes les tombes des pauvres, des riches, des dignitaires ou des inconnus, sont criblées de bougies de toute dimension.

Cette féerie tire son origine de la Rome antique et païenne, et de l’héritage du Vaudou congolais. En effet, la flamme de la bougie est sensée appeler les âmes des morts pour entrer en contact avec les vivants. Dans d’autres régions les bougies sont remplacées par des chrysanthèmes. (on ne sait jamais)

Celui qui n’a pas vécu à l’antillaise, pourrait être choqué par certaines coutumes pratiquées dans nos églises.

Ainsi , aux Trois Ilets, petit village de campagne, nous étions conviés à la messe des "  Saints Innocents ".

Ce soir là, à minuit, la messe est dite selon le rite sacré mais le curé autorise ce qui les autres jours est interdit.

Tous les enfants, ainsi que les simples d’esprit (qui sont de grands enfants), peuvent manger, jouer, courir, faire du bruit ou souffler dans leur trompette au cours de la cérémonie.

Il s’agit là d’une coutume sensé commémorer le massacre des bébés, ordonné par Hérode, au temps de Jésus.

Il paraît aussi (mais cela je ne l’ai pas vu en personne), que les gens simples d’esprit peuvent se livrer à des jeux sexuels dans l’église si cela reste discret. Le curé a pouvoir de pardonner à l’avance tous les péchés, puisque c’est la coutume.

De nombreuses autres pratiques sont le reflet de ce mélange typique de la religion et du paganisme.

Par exemple, le curé pratique la bénédiction des stylos pour aller à un examen, de la voiture neuve ou du logement, du gommier (canot de pêche), pour ramener beaucoup de poissons.

La route des esprits mauvais est conjurée chaque dimanche par l’aspersion de la Bombe (le bus local) qui fait le trajet de Pointe à Pitre à Basse Terre ; il est vrai que nous passons sur le pont de la rivière salée où les morts se sont réincarnés dans les palétuviers qui, c’est vrai, ont des racines en forme de jambes étrangement humaines….

La vie antillaise oscille ainsi entre la magie noire, le culte démoniaque (selon les experts religieux), le fervent catholicisme et les rituels africains.

A l’origine de tout se trouve l’Afrique, dont on dit qu’elle est le berceau de l’humanité et des civilisations.(La confirmation, s’il le fallait, de la théorie de la dérive des continents.)

Il est remarquable, à mon humble avis, que l’exploitation de l’homme par l’homme, sous sa forme innommable de l’esclavage, a permis à un peuple déraciné de conserver son âme.

Le visiteur peut, quand il s’en donne les moyens et le temps , découvrir l’imprégnation ancestrale aux Antilles. Il devient, si la curiosité l’anime, le témoin du langage commun au delà des continents, celui qui fait lien entre tous les hommes : la musique, ses rythmes, sa profondeur spirituelle.

Mais, beaucoup de braves gens et penseurs émérites trouveront sans doute que tout cela n’est que chose méprisable, car issu de manifestations sulfureuses.

La conscience bien éduquée par la religion officielle du moment fait que certains refusent catégoriquement d’accepter ce qui fait la différence entre les êtres: La couleur de la peau, le langage, les croyances, la position sociale….Cet amalgame, cette vision des autres par l’extrême, nous en avons recueilli les fruits : Le racisme, les guerres, le crime organisé à quelques lieues de chez nous. N’est ce pas ce que l’on appelait au temps jadis de l’obscurantisme ?

Peut importe donc, car personne ne pourra empêcher qu’un être vivant puisse sentir son cœur s’accélérer et son corps se mettre à bouger en entendant le rythme syncopé d’un Djambé.

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