Edito VDSV mars 1997

VAL DE SEINE VERT

Val de seine vert : 01 45 34 80 55

siège social : 9 rue Victor Hugo, 92310 Sèvres

E-Mail : valdeseinevert@wanadoo.fr

Site web

président : Erwann Minvielle

 

Un lieu d’information
Le centre d’information et de documentation rassemble actuellement plus de 2000 articles de presse concernant le Val de Seine et les problématiques qui l'intéresse, il tient à jour une revue de presse régulière. 200 ouvrages sont également consultables dans les mêmes conditions. L'association Val de Seine Vert développe un outil de qualité, un espace de travail rassemblant des documents, des informations qui ont été classés par thèmes :
Val de Seine, transports, faune et flore, vie de la Seine, batellerie, Hauts de Seine, pollution, recyclage de déchets, écologie urbaine, urbanisme, terrains Renault / île Seguin (projets d'aménagements).

La lettre de Val de Seine Vert

L'association Val de Seine Vert publie régulièrement une lettre d’information : La lettre de Val de Seine Vert, qui rend compte des projets en cours et informe les lecteurs des dates, lieux et natures des manifestations. Elle est surtout un espace d'information pour chacun des acteurs (habitants, institutions, associations, collectivités locales, élus...). Cette lettre est diffusée par abonnement, elle est aussi distribuée lors de manifestations ou réunions. Les collectivités locales, les administrations, les bibliothèques y sont abonnées.

Pour un observatoire du Val de Seine
L'enjeu du développement de l’information et de la concertation autour du développement urbain du Val de seine, se situe dans un contexte particulier avec des projets divers et concurrents qui s'élaborent sur ce site. Un lieu d'information est un élément indispensable pour permettre au grand public de découvrir la richesse de l'histoire et des potentialités de ce site.

 

L'association Val de Seine Vert propose sa contribution à la phase de diagnostic départemental pour le plan de déplacements urbains d'Ile de France.

L'offre actuelle de transport public dans le Val de Seine, nous parait insuffisante, tant en termes de quantité ( maillage, fréquence), qu'en termes de qualité (confort, régularité, ponctualité).
De notre point de vue, cela explique assez largement l'usage massif de la voiture particulière.
L'amélioration significative de la desserte en transport public devra répondre à trois objectifs :

1- Concilier différentes échelles géographiques :

- la desserte inter-quartiers

- la desserte interurbaine

- l'accessibilité à Paris

2- Créer une alternative à l'automobile qui soit suffisamment attractive et de qualité pour permettre un transfert modal significatif.

3- Permettre un réaménagement urbain des espaces traversés.

 

L'approche intercommunale, dans le cadre du syndicat mixte du Val de Seine, nous semble être la plus pertinente.
Ceci n'empêche cependant pas de s'intéresser à un secteur géographique un peu plus large.

La mauvaise accessibilité des réseaux a en premier lieu des conséquences négatives pour les personnes en situation de handicap dont le cadre de vie se trouve ainsi dégradé.

Le recours pour ces personnes à l'usage de la voiture particulière est inévitable dans les conditions d'inconfort des transports publics.

Dans les années à venir, la population âgée va augmenter, cette population qui se trouve aujourd'hui dans les tranches d’âge inférieures sera motorisée.

Il nous parait indispensable d'étudier les solutions pour permettre un choix modal pour les déplacements de cette catégorie de la population francilienne.

En effet, l'amélioration de l'accessibilité dépasse le seul aspect social pour rejoindre l'objectif de limitation de l'usage de la voiture en ville. De plus, l'ensemble de la population bénéficie de l'amélioration du confort des transports collectifs.

De notre point de vue, l’amélioration de l’offre de transports collectifs ne nécessite pas obligatoirement des investissements lourds. Il nous parait en particulier très important d’améliorer l’accès aux stations du métro et du tramways par des cheminements agréables. Cela pose le problème de la traversée des ponts de Sèvres et de Saint-Cloud (ligne 9 et 10 du métro).

La dynamique urbaine, c’est à dire la façon dont la ville évolue fait l’ objet de nombreuses études et de débats souvent passionnés.

La concertation sur les projets publics est devenue nécessaire , mais elle ne doit pas être vécue comme un mal nécessaire.

Dans la mesure ou l’application stricte de la loi permet de ne considérer la consultation des habitants que comme un processus de validation à posteriori d’une décision institutionnelle déjà prise, la légalité des procédures ne suffit pas à légitimer un projet.

C’est parce qu’ elle constitue un enrichissement et permet d’améliorer les projets et de faciliter leur réalisation que la concertation doit être mise en oeuvre par les pouvoirs publics sur tous les projets qui touchent à l’environnement.

L’expérience récente dans le Val de Seine, nous a permis de réaliser à quel point on était éloigné d’une situation acceptable. Les marges de manoeuvre pour l’évolution des projets présentés sont le plus souvent insignifiantes et les procédures ne laissent pas place à des propositions des usagers.

Trois exemples permettent d’illustrer le propos :

® Pour l’élaboration du schéma directeur du val de seine, l’exposition de présentation au public montrait un dossier déjà " ficelé " dans lequel un projet aussi discutable que le réseau d’autoroutes souterraines du conseil général MUSE était présenté comme acquis, sans solution alternative.

Les thèmes liés à l’environnement n’étaient traités que très partiellement : rien sur le maintien de la biodiversité, rien sur le traitement local des pollutions (assainissement et déchets).

Nous avons cherché à ouvrir le débat, sur l’environnement, les transports, la préservation de la mémoire sociale et industrielle du site. Nous n’avons pas été entendu.

® Pour la Z.A.C. Perspectives seine, alors que chacun sait que les associations préfèrent la voie de la concertation à celle du contentieux, nous avons jugé opportun de déposer un recours au tribunal administratif, parce qu’il s’agissait là d’un enjeu majeur pour l’environnement.

® Pour les travaux d’assainissement envisagés par le syndicat du ru de Marivel nous avons fait part au maire de Sèvres de nos préoccupations concernant le site du port de Sèvres et demandé la mise à l’étude de solutions alternatives avant de présenter un projet à l’enquête publique.

 

Notre souhait de participation à la conception et à la réalisation des projets dans le val de seine est motivé par notre volonté de voir s’articuler les décisions politiques et les études techniques par un processus d’information et de concertation qui permette à chaque citoyen de mieux percevoir les enjeux et de mieux comprendre les décisions. Ceci suppose de ne pas sauter les étapes : comparaison de solutions alternatives, choix, suivi, bilan.

Force est de constater que nos élus locaux nous paraissent assez frileux dans leur volonté de mise en place d’une véritable démocratie participative.