Charlie a de l'humour

Octobre 1999

Charlie a de l'humour, enfin, il essaie (reconnaissons-lui cet effort)

Ah ! Je m'impatientais un peu depuis juin. Et là, on n'a pas été déçus de la dernière mouture de la tribune du groupe à Charlie dans "Le Sévrien la voix de son maire". C'est vrai quoi (coâ), traiter les écolos de grenouille, c'est vachement imagé ( ben oui, coâ, une grenouille c'est vert, hé!) et puis on pense tout de suite à la fable de Lafontaine. Vous savez la grenouille qui finit un peu mal parce qu'elle a eu les yeux plus gros que le ventre. Que c'est bien trouvé, il aurait pu nous faire le coup de la pastèque le Charlie, mais son prédécesseur nous l'avait déjà fait. Alors, Charlie innove, car Charlie est moderne dans la continuité des traditions.

Oui, braves concitoyens, vot'bon maire vous souhaite un bon automne en vous parlant des châtaignes qui vont griller bientôt dans votre cheminée. Z'en avez une, vous, de cheminée ? Coâ ? Vous n'avez pas de cheminée dans votre maisonnée (allez voire la sienne sur sa page perso)? Il s'excuse, Charlie, il n'y avait pas pensé ! Charlie, ton début d'édito, ça fait un peu roman de la collection Arlequin-tout-un-monde-d'évasion. Mais après, ça fait plus rêver du tout, du tout. Tu nous en remets une couche sur le gros tuyau, des fois qu'on aurait pas compris à quoi servirait tout l'argent de notre facture d'eau.

Et ça se poursuit dans la rubrique "entubage", heu, pardon, "urbanisme". J'ai bien aimé le dessin du bassin avec l'ouvrage de surverse. Là, on comprend bien que quand le bassin sera tout rempli des eaux de l'égout, et ben l'eau qu'y aura en trop, pouf, zou, direct dans la Seine. Bon appétit les poissons ! Je ne m'étends pas sur le sujet, on pourrait croire que je suis aussi monomaniaque que Charlie...

Après, on a droit a un cours sur nos sous qu'on donne à Charlie. Là, je sais pas comment il compte Charlie, mais il nous annonce bravement que les familles ne contribuent que pour un tiers aux ressources de la ville. Et il vient d'où le reste ? Des taxes, des subventions, des dotations, de la participation des usagers...donc pas des familles, hein ? Le raisonnement de Charlie ne tient pas trois secondes. Mais l'important, finalement, c'est ce que Charlie fait de nos sous. Et là, on est rassurés, hein ? Non ?

Enfin, en tout petit, en italique, un peu caché, on apprend que Charlie nous a augmenté les taux d'imposition de 2.4%, "pour faire face aux transferts croissants des charges de l'Etat sur les communes". Salaud d'Etat, c'est ce qu'on a envie de crier de concert avec not'Charlie. Tiens, ça me rappelle l'année dernière...

Et Charlie, c'est pour quand ton prochain numéro qu'on rigole encore un peu ?

H.O.