fugida, l'aviar del vent, ... poèmas  
Fuite...

Si je vois trop de jours dans le lit des putains,
Si je vois trop le gris de leurs petits matins,
Si tous ces mots d’amour qui restent dans ma bouche
S’évanouissent enfin dans le fond de leur couches,

Si j’entends trop le rire du vin qui s’écoule
Dans mes tripes d’ivrogne qui bave et s’écroule,
Si trop de pas m’éloignent d’un soleil naissant,
Si trop de mots se noient dans mes larmes de sang,

Si j’entends trop de cris dans l’âme des marins,
Si je vois trop de rêves brisés dans mes mains,
Si trop de larmes coulent sur tes joues d’enfant,
Peut-être - j’oublierai ma fuite sous le vent...

   Christophe Simonneau
 
 
L’essor du vent

Il est des jours où le vent s’élance en sifflant
Des jours d’essor, contre les vents d’avant le vent
Et ce vent, brise encore au milieu de l’hiver
Est déjà porte des voix insolites, pour d’autres jours à venir
Ses visages à présent peuvent se dire à demain.

 Philippe Seigneur. Toulouse, janvier 98.

 
 
 

 
     Lucien Suel
    Extrait de Tout partout