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o L'INDUSTRIE
Le
Sénégal est l'un des pays les plus industrialisés d'Afrique. De nombreuses multinationales
prestigieuses y sont implantées et on y fabrique de tout ! Valdafrique fabrique
les fameuses pastilles Valda, Colgate-Palmolive produit plusieurs marques de dentifrice,
de savon et de lessive. Toutes les grandes marques automobiles y ont un ou plusieurs
concessionnaires. Hollywood y a une usine de chewing-gums. Nestlé y fabrique son
café, son chocolat ou son lait concentré. Rhône-Poulenc y produit de nombreux
médicaments. The Coca-Cola Company emploie plusieurs centaines de personnes pour
ses boissons (via l'usine de la SOBOA) : Coca Cola, Fanta, Sprite, Schweppes,
etc... sont exportés dans plusieurs pays d'Afrique. Certaines marques de cigarettes
sont fabriquées sur place : Marlboro, Craven A, Peter Stuyvesan, .... et des marques
sénégalaises telles que Excellence ont beaucoup de succès. Les phosphates de Thiès
font du Sénégal un des premiers exportateurs de cette matière première. Les bouillons-cubes
de Maggi sont achetés par toutes les ménagères et sont un ingrédient essentiel.
Total, Elf, Shell et Mobil se partagent les innombrables stations services flambantes-neuves
du pays. D'autres multinationales toutes aussi connues permettent aux sénégalais
d'avoir des produits de qualité à un prix bien inférieur aux produits importés.
Des sociétés nationales et privées montrent à quel point l'investissement a été
important ces dernières années : Piles, matelas, batteries, cahiers, stylos, allumettes,
agro-alimentaires (yaourts, biscuits, conserves etc...) , meubles, huile, produits
d'entretien (lessives, cire, acides, ...), plasturgie (sacs, jouets, récipients...),
textile (récolte et filage de fibres telles que le coton, usines textiles, prêt
à porter, rideaux ...) , vitreries, imprimeries, raffineries, métallurgie, cimenteries,
industrie sucrière (à Richard Toll près des cultures de canne à sucre), produits
pharmaceutiques (deux usines en plus de Rhône Poulenc permettent aux sénégalais
d'avoir des médicament de haute qualité à un prix dérisoire), les Grands moulins
de Dakar font des farines de blé (importé évidemment) et de maïs, les industries
du bâtiment et de travaux publiques font depuis plusieurs années un énorme travail
de construction.
C'est dans la presqu'île du Cap Vert que sont implantées la plupart de ces entreprises
: 86% des industries y sont concentrées. Néanmoins, quelques exemples de délocalisations
réussies sont encourageantes : usine de pile à Thiès,
usine de traitement du coton à Vélingara
ou Kédougou, raffinerie d'huile
à Kaolack ou Ziguinchor,
etc... Photo à droite: la cimenterie de Rufisque.
Voir le site du Club des Investisseurs
Français au Sénégal : CIFAS www.cifas.sn
Voir
aussi la page sur la publicité et le marketing au Sénégal
Voir
aussi les pages l'agriculture
o LE TOURISME
Le tourisme de masse a véritablement débuté avec l'installation
du Club Med au Cap Skirring. Il s'agissait
auparavant de quelques curieux découvrant une Afrique nouvellement indépendante.
Depuis, le Sénégal est entré dans le peloton de tête des pays africains recevant
des touristes après l'Egypte, le Maroc et le Kénya. Le nombre d'hôtels et de groupes
hôteliers internationaux a explosé en vingt ans. Mais un tourisme parallèle a
montré un essor non moins important. Un tourisme s'adressant principalement à
des jeunes en quête d'authenticité, mais aussi de sport, de tranquillité et de
culture. Les fameux Campements Ruraux
Intégrés en Casamance
ou les campements touristiques, qui sont de véritables gîtes, s'adressent à eux.
Aujourd'hui le tourisme constitue la deuxième ressource du
pays après la pêche avec 120 milliards de CFA de recettes en 2000 et 123 milliards
de CFA en 2001. Plus de 700 000 touristes ont foulé le sol sénégalais en 2001.
Mais il semble que, grâce aux revenus indirects, il apporte en fait la principale
source de devises.
Des «villages» entiers se sont créés autour du tourisme. C'est le
cas de Cap Skirring, de Nianing
ou de Saly.
La plaque tournante et le centre économique qu'est Dakar
apporte aussi une grande quantité de touristes d'affaire occidentaux et africains.
De nombreux français vivent au Sénégal et on voit chaque été arriver des
membres des familles de ces mêmes français. Enfin, les Sénégalais émigrés
en France, si leurs revenus le permettent, retournent en vacances au pays aussi
souvent que possible.
Les personnes déçues d'un séjour au Sénégal sont rares.
Beaucoup le conseille donc à leurs proches et y reviennent eux-mêmes. Les investissements
sont nombreux même si le potentiel touristique reste globalement inexploité.
Voir
la page sur les potentialités touristiques au Sénégal, classées par région et
par ville.
Voir l'article sur le tourisme dans le bulletin n°19 de Senegalaisement.com.
Voir la page sur le tourisme équitable au Sénégal.
& Hôtes et touristes au Sénégal
: imaginaires et relations touristiques de l'exotisme de Didier Masurier 
o
LES RICHESSES NATURELLES
Le Sénégal est malheureusement plutôt pauvre dans ce domaine.
La principale ressource vient des phosphates dont il est le dixième producteur
mondial avec 1800000 tonnes/an (phosphate de calcium à Taïba et phosphate
d'aluminium près de Thiès). L'essentiel de la production est racheté par un producteur
indien de phosphate désirant contrôler le cours des marchés.
Les
prospections ont montré la présence d'or au Sénégal oriental
mais pour le moment pas grand-chose n'est exploité. Seuls quelques orpailleurs
cherchent le précieux métal jaune dans la rivière Falémé (photo à droite).
Un peu de marbre (carrière d'Ibel,
près de Kédougou produisant
un beau marbre vert) et de fer apportent également quelques richesses. Un gisement
de pétrole off-shore a été décelé au large de la frontière Sénégalo-bissau-guinéenne.
Un jugement devant la commission de l'ONU en a attribué une grosse partie au Sénégal
très récemment. Mais la qualité de ce pétrole étant mauvaise, les perspectives
d'extraction sont pour le moments assez floues.
Voir aussi les pages l'agriculture
Voir aussi
la page sur les ressources minières du Sénégal réalisée par l'ORSTOM
o INFRASTRUCTURES
o
Infrastructures routières
o
Les routes : Ce sont environ 3000 kilomètres de route bitumée qui permettent
des voyages rapides entre les différentes capitales régionales du pays. Cependant
certaines sont dans un tel état de délabrement (ex: Kaolack-Amdalai), que les
véhicules préfèrent rouler sur les pistes pour charrettes qui les longent ! La
plus belle route est sans aucun doute le tronçon Tambacounda-Kedougou goudronné
en 1994. Les quelques kilomètres d'autoroute qui relient Dakar à Rufisque sont
très empruntés et en 2002 les travaux continuent toujours pour faire de cet axe
unique de sortie de la presqu'île du Cap Vert une voie fluide.
C'est l'affaissement du sol sous le goudron durant la saison des pluies qui est
à l'origine du mauvais état de certaines routes. Chaque année, fin novembre des
ouvriers se contentent de reboucher les nids de poule avec un peu de goudron.
Durant la saison des pluies ce sont les gamins des villages longeant la route
qui espérant quelques pièces des automobilistes reconnaissants rebouchent les
trous avec de la latérite. Photo: la route de Toubab Dialaw
Voir
également la carte IRD au format PDF des différentes voies de communication au
Sénégal
Voir
la page sur les transports
o
Les pistes : c'est le réseau routier le plus dense et le passage obligé
pour se rendre dans la plupart des villages ruraux. Près de 20 000 km de pistes
vous permettent d'accéder au moindre hameau. Nous vous en faîtes pas une mauvaise
idée avant de les avoir vues. En effet elles sont le plus souvent en très bon
état et leur épaisseur de latérite les rend plus solides et plus durables que
les routes bitumées. C'est la route africaine par excellence qui pendant la saison
sèche soulève à chaque passage de véhicule d'immenses nuages de poussière rouge-orangé.
Elles sont petit à petit recouvertes de goudron (ex: la route Tambacounda-Kédougou
refaite récemment). Quelques exceptions néanmoins au Sénégal
oriental (pistes défoncées par exemple entre Kédougou et Salémata) et dans
la région de Saint Louis (pistes ensablées).
Depuis 5 ans, le gouvernement a changé sa politique de transport en faveur des
pistes qui coûtent moins cher à la construction et à l'entretien et qui devant
la pénurie de finance sont finalement plus utilisables que des pistes goudronnées
parsemées de nids de poule. La mort des pistes en Afrique n'est donc pas pour
demain ! Photo : la piste de Samecouta
Voir
également la carte IRD au format PDF des différentes voies de communication au
Sénégal
Voir
la page sur les transports
o
Infrastructures portuaires
o Ports de pêche
: les ports de pêche traditionnels existent depuis de nombreuses années
et, avec l'apparition du moteur, ils se sont considérablement développés. De Saint-Louis
au Cap Skirring, une quinzaine de ports ayant
une activité significative (c'est à dire accueillant plus d'une cinquantaine de
pirogues) rapportent chaque années des centaines de tonnes de poissons : Saint-Louis-Ndar,
Mboro, Kayar,
Yoff, Ngor, Soumbédioune,
Yarakh, Rufisque, Mbao, Mbour,
Joal, Djiffer, Kafountine, Elinkine, Ziguinchor,
et Cap Skiring. C'est dans ces petits ports
que 80% des poissons du marché intérieur sénégalais sont pêchés. Ces ports ne
sont en fait que des plages de sable. L'activité commerciale y est énorme : outre
la vente du poisson, on y réalise également sa préparation (conditionnement à
Yoff, séchage à Joal ou Saint-Louis, fumage à Mbour
....) et les petits commerçants ravitaillant les pêcheurs en nourriture
ne manquent pas. Grossistes et restaurateurs viennent également y chercher le
meilleur poisson frais.
o Ports de commerce
: Il y en a quatre au Sénégal qui font de l'import-export de marchandises
autres que le poisson : Saint-Louis,
Dakar, Kaolack
et Ziguinchor.
Dakar sert particulièrement pour l'importation de riz, de bois tropical, de blé,
de voitures et de marchandises diverses et pour l'exportation des phosphates et
de l'arachide. Kaolack ne fait pratiquement que de l'exportation d'arachide. Ziguinchor
exporte de l'arachide, des mangues et autres fruits tropicaux,
des crevettes, de l'huile d'arachide, des noix de cajou. Saint-Louis n'a aujourd'hui
qu'un rôle anecdotique après les années fastes du début du siècle.
o Ports de tourisme
: Le Sénégal compte très peu de marinas accueillant des bateaux de plaisance.
On peut néanmoins citer la Marina d'Hann. Les autres appartiennent le plus souvent
à des hôtels pour leur usage personnel ou à des bases nautiques : c'est le cas
du club nautique de Katakalousse (en Casamance)
ou des petites marinas de Saly, des Almadies ou
de Ngor.
o
Infrastructures aéronautiques
Pour ceux qui voyagent exclusivement avec leur avion ou plus
simplement louent à Dakar un petit avion de tourisme avec pilote (ce n'est pas
aussi cher qu'on pourrait le croire et à trois personnes c'est même très intéressant,
d'autant plus que l'Afrique survolée à basse altitude est un spectacle féerique)
de nombreux petits aéroports ou aérodromes sont disséminés dans le pays. Les aéroports
internationaux permanents ou internationaux saisonniers sont Dakar, St Louis,
Cap Skirring et Ziguinchor.
Les aéroports nationaux sont Tambacounda,
Kolda, Kédougou,
Kaolack et Richard
Toll. Vous trouverez également de nombreux aérodromes comme à Simenti,
Matam, Bakel, Linguère ou Podor.
Ils peuvent s'avérer très utiles en cas de rapatriement d'urgence.
Voici un extrait du Soleil en date du 6 mai 2001 :
Kédougou : Le gardien de l'aérodrome sert en même temps d'aiguilleur. LA CAMPAGNE
ELECTORALE A SORTI L'AERODROME DE KEDOUGOU de son oubli. Elle a été une période
de traite pour les employés l'aérodrome de Kédougou qui ont reçu les candidats
de l'Afp et de la Coalition Sopi. La Première Dame, Mme Viviane Wade a aussi atterri
à Kédougou pour se rendre au village de Niné Fisha. Propriété de l'Etat sénégalais,
l'aérodrome souffre du manque d'équipement de sécurité. L'adjoint au commandant
Mbaye nous a annoncé qu'il n'y avait pas de radio BLU qui sert à la transmission
des données météo. La communication avec les avions qui doivent atterrir est impossible.
Les appareils VHF utilisés dans ce genre de communication n'existent pas dans
cet aérodrome. Les pilotes se contentent des données que leur communiquait la
tour de contrôle de Dakar. Le téléphone est mis en gescompte. Les crédits sont
épuisés depuis longtemps. C'est à l'occasion de l'arrivée de Moustapha Niasse,
que le commandant adjoint a utilisé le portable d'un des responsables de l'Afp
pour se renseigner sur l'heure d'atterrissage. Le gardien fait office d'aiguilleur
à cause de l'insuffisance du personnel. La piste latéritique est néanmoins en
bon état, mais elle n'est pas électrifiée. C'est pourquoi les avions sont obligés
de décoller avant 19 h. D'une longueur de 2800m, la piste de l'aérodrome de Kédougou
accueille des Transalls, des Hercules C160 de l'armée française, des Fockers
de l'armée l'Air et des avions privés. Depuis l'accident de Tamba, il n'y a plus
de vols réguliers entre Dakar et Kédougou. à 6km de la ville, l'aérodrome dispose
d'un groupe électrogène. Le chef de station qui vit avec sa famille à l'aérodrome
est confronté à un manque d'eau chronique. Le puits, la seule source d'eau potable,
est presque tari. MBAYE S DIAKHATE
Voir
également la carte IRD au format PDF des différentes voies de communication au
Sénégal
o L'eau
courante
Pas de panique ! L'eau du Sénégal n'est pas empoisonnée et
vous n'attraperez pas de vilaines maladies en buvant l'eau du robinet. Tout au
plus une bonne diarrhée qui de toute façon serait venue. Donc autant boire
tout de suite et sans aucune appréhension l'eau du robinet (sauf pour les bébés
à qui il vaut mieux donner de l'eau minérale ou stérilisée). De nombreuses villes
sénégalaises sont équipées de robinets d'eau courante : toute la région de Dakar,
Mbour, Joal-Fadiouth,
Saint-Louis, Fatik,
Kaolack, Touba, Kaffrine,
Tambacounda, Kédougou, Sédhiou,
Kolda, Ziguinchor, Oussouye, Cap Skirring, Bignona,
Diouloulou, Matam,
Podor, Richard-Toll,
Bakel, Louga, Djourbel, Thies, Tivaouane
et bien d'autres distribuent une eau claire potable et d'assez bonne qualité (
y compris bactérienne depuis la privatisation de la Sénégalaise des Eaux rachetée
par Vivendi). Le m3 d'eau coûte aux alentours de 600CFA. Dans les zones rurales,
les puits sont privés ou appartiennent à la communauté villageoise. Beaucoup d'ONG
construisent des puits dans les villages pour éviter aux femmes de faire plusieurs
kilomètres pour trouver de l'eau. Dans certaines régions, l'eau étant rare et
profonde, il faut creuser très profond et stabiliser le puit. De tels travaux
coûtent hélas chers et seules des ONGs peuvent fournir l'argent nécessaire. La
responsabilité de l'état est néanmoins mise à contribution. En effet, il est du
ressort du Ministère de la Santé via ses brigades sanitaires, de traiter préventivement
les puits contre les parasites et autres maladies présentes parfois dans les puits.
La SDE facture le m3 d'eau à 180CFA soit 0,27 euros.
o L'électricité
Vous
pourrez utiliser au Sénégal les mêmes prises et même appareils qu'en France puisque
les normes sont les mêmes. Toutes les villes et grands villages sont électrifiés
en 220 volts, et un nombre grandissant de villages a accès à une ligne électrique.
Les coupures sont en règle générale assez rares. Comme la Sénégalaise des Eaux,
la compagnie nationale d'électricité (Sénélec) a été privatisée récemment pour
être rachetée par un groupe québécois qui fait durant l'été 1999 de gros travaux
pour moderniser le réseau électrique sénégalais. Entre juillet 1999 et septembre
1999, de longues coupures de courant dues au changement de matériel ont perturbé
l'alimentation électrique au Sénégal. (voir à droite la carte du réseau électrifié
du Sénégal). Le groupe Hydro-Québec ayant jeté l'éponge, c'est une nouvelle fois
Vivendi qui a raflé l'affaire. Aujourd'hui des coupures sont rares et le plus
souvent très courtes. Graphique à droite : les réseau électrique
au Sénégal en 2001. Cliquez
pour agrandir.
o
COMMUNICATION / MEDIAS
o
Presse : Il existe de nombreux quotidiens au Sénégal ainsi que plusieurs hebdomadaires.
La liberté de la presse est toute relative. Pour un pays africain on peut estimer
que le Sénégal est bien loti. Des journalistes sont néanmoins déjà allés en prison
pour des crimes de lèse-majesté. La qualité de la presse est très moyenne hélas.
Parmi les quotidiens, on peut citer Walfadjiri (l'Aurore), qui ne fait aucun cadeau
au gouvernement et se veut plutôt moderne. Les articles sont en outre d'assez
bonne qualité. Le Soleil, premier quotidien national est devenu au lendemain de
l'élection présidentielle de mars 2000 le quotidien du pays le plus vendu et le
plus complet. Grâce à des financement internationaux, c'est le premier à avoir
une «une» en couleur. Il est hélas souvent peu objectif, les journalistes
se contentant d'aller dans le sens du poil du gouvernement. Le retournement de
veste au lendemain de la victoire d'Abdoulaye WADE a été assez risible pour ce
journal qui a été le porte-voix de l'ex-président DIOUF. Sud Quotidien fait également
partie du trio de tête des quotidiens sénégalais. Il est plutôt du côté de l'opposition
sénégalaise même depuis la victoire d'Abdoulaye WADE. D'autres quotidiens très
mauvais vendent également quelques journaux: le Matin, le Témoin, etc... Pour
les hebdomadaires on peut citer le Cafard Libéré, mauvais plagiat de notre Canard
Enchaîné. Des journaux internationaux imprimés en France tels que Jeune Afrique
ou Amina et Diva (magazines féminins) sont aussi très vendus. Enfin, les programmes
télévisés hebdomadaires recensant toutes les chaînes disponibles au Sénégal (Canal+,
TV5, CFI, MCM, MTV, CNN, RTS, 2M, etc...), ainsi que les journaux de turfistes
(pour les joueurs de PMU), sont dans la plupart des kiosques.
Venez
lire ces journaux au jour le jour sur la page Infos/Médias de Senegalaisement.com.
o
Radio : plusieurs radios de partagent les ondes au Sénégal. La quasi totalité
du territoire reçoit les programmes de radios FM ou Grandes Ondes. Dakar
est bien-sûr la mieux fournie. En FM, on peut citer Nostalgie Dakar (filiale du
groupe français) qui diffuse de la variété internationales mais aussi de
la musique africaine jeune. C'est sûrement la meilleure radio du Sénégal. également
SUD FM, (filiale du journal SUD Quotidien), d'assez bonne qualité, Radio DUNYIA,
qui se contente pour un grosse part de son programme de retransmettre les prières
et chants religieux mourides, Walfadjiri (Filiale du journal Walfadjiri), la deuxième
meilleure radio du pays, Africa N°1, radio panafricaine émettant en FM à Paris
et depuis Paris et Libreville qui permet d'être en permanence au courant de l'actualité
africaine et des musiques noires, RFI (Radio France International), radio d'information
du service public français, l'idéale pour être au courant de l'actualité
française et internationale.
o
Télévision : Il n'existe qu'une chaîne nationale au Sénégal. De piètre qualité
elle ne fait l'écho que des opinions du régime. Le journal télévisé de la RTS
devient donc très vite lassant. Quelques bons films passent néanmoins de temps
en temps mais en règle générale c'est assez minable. Heureusement pour les habitants
fortunés des grandes villes sénégalaises, on peut avoir Canal Horizons (chaîne
cryptée filiale de Canal +) pour 16000CFA/mois. De plus grâce à une antenne spéciale
qui coûte 60000CFA on peut recevoir gratuitement toute une floppée de chaînes
françaises et internationales: TV5, CNN, MCM, MTV, 2M, CFI, etc... Pour
capter des chaînes telles que TF1, France2, M6 etc... il vous faudra vous connecter
à Canal Satellite (avec une antenne plus grande que celles que nous utilisons
en Europe. Si vous êtes en dehors du Sénégal, vous pourrez
suivre par satellite les programmes de la chaîne nationale RTS (la couverture
de Intelsat 801 est hémisphérique, on peut donc recevoir la RTS
sur tout le continent africain, dans une bonne partie de l’Europe et de
l’Asie).
Un téléspectateur se trouvant dans la
zone de couverture d’ Intelsat 801, disposant d’une antenne parabolique
d’au moins 3.5 mètres de diamètre, munie d’un récepteur
satellite numérique, pourra recevoir les programmes de la Télévision
Sénégalaise ; il lui suffit de pointer sa parabole sur le satellite
Intelsat 801 qui est à 328.5° Est, et de programmer les informations
techniques (voir réglage récepteur). Par exemple une personne résidant
au Gabon (longitude 9.76 E, latitude 0.79 N) doit orienter sa parabole avec les
coordonnées suivantes : Angle d’azimut : 269.13° - Angle d’élévation
: 42.34°.
NB : La vidéo et l’audio étant codés en MPEG-2, il
faut un récepteur adéquat (capable de décoder ces signaux
numériques). |
| STATION : DKR- 03F2 |
SATELLITE:IS- 801 (328.5) degEST (Intelsat 801) |
LNB freq low 5150 MHZ (universa) |
Transponder 03718 MHZ |
Symbol Rate 04881 Ksps |
Polarisation RIGHT |
| Vidéo PID 00033 |
Audio PID 0034 |
Per PID 08190 |
| Un récepteur satellite audio peut vous permettre
de recevoir les signaux de la Chaîne Internationale et de la Chaîne
Nationale sur les fréquences suivantes : |
| Fréquence de la chaîne nationale : 3721.4250
MHZ, fréquence de la chaîne internationale : 3721.8175 MHZ |
o
Téléphone : le téléphone est en pleine expansion au Sénégal si bien qu'aujourd'hui
on peut téléphoner de toutes les villes et grands villages du Sénégal. La compagnie
exploitant le réseau téléphonique national est la SONATEL, privatisée il y a peu
et rachetée par des investisseurs français (France Télécom en majorité).
Le réseau est d'assez bonne qualité et offre toutes les possibilités des pays
riches (transpac, numéris, etc....). Grâce aux nouvelles technologies, des petits
villages n'ayant pas encore le courant peuvent accéder au téléphone. Les lignes
ne permettent néanmoins pas de bonnes connections à Internet (28800bps au Sénégal
contre 50000bps en France). La Sonatel propose de nombreux services à ses utilisateurs
: messagerie, carte contact (pour 5000CFA/an soit 7,6€ sans aucun frais d'inscription
vous bénéficiez d'un numéro personnel vers lequel vos correspondants pourront
laisser des messages sur votre répondeur, ), téléphonie mobile, etc....Le code
international du Sénégal est le 221, ce qui signifie que pour appeler un correspondant
il vous faut faire de France le 00221+XXX XX XX. A savoir : les numéros de téléphone
au Sénégal ont 7 chiffres, ceux commençant par 6 sont généralement des
portables, sont commençant par 8 sont dans la presqu'île du Cap-Vert (Dakar,
Rufisque, Ngor, Ouakam, banlieue, etc..). Les numéros des provinces du Sénégal
commencent quand à eux par 9.
o
Téléphonie mobile : Deux opérateurs concurrents proposent abonnements et carte
libre pour les téléphones cellulaires. Le premier est la Sonatel (filiale de France
Telecom). Son abonnement Alizé (10000CFA/mois et un pack à 100 000CFA avec le
téléphone) et ses cartes rechargeables Diamono (à 5000 et 10 000CFA) sont les
plus utilisés. Depuis avril 1999, un l'opérateur SENTEL s'est lancé dans la téléphonie
mobile avec des abonnements et des cartes rechargeables. La couverture de la Sonatel
reste légèrement plus importante que celle de Sentel (Dakar, Mbour,
Ziguinchor, Saint-Louis, Tamba, Kédougou, Joal, Thies, Touba, Kaolack, etc.. et
les axes reliant ces villes pour la Sonatel contre Dakar et Mbour pour Sentel).
Les accords de roaming entre la plupart des opérateurs européens (SFR, Orange,
Belgacom, etc...) et les deux opérateurs sénégalais vous permettront dans tous
les cas de vous connecter à l'un et l'autre. Les options internationales de Bouygues
Telecom et SFR permettent également d'appeler au Sénégal. A noter: les numéros
de portable au Sénégal commencent par 6.

Couvertures SONATEL et SENTEL au 1er Avril 2004
(cliquez les cartes pour les agrandir)
o
Internet : L'Internet n'en est au Sénégal qu'à ses balbutiements. Ce média
se développe néanmoins d'une manière dynamique. Une dizaine de providers se partagent
le marché depuis 1995, année qui a vu la naissance du Métissacana, premier cybercafé
d'Afrique de l'Ouest. Ce dernier est d'ailleurs devenu un temps le principal fournisseur
d'accès du pays. Aujourd'hui c'est la Sonatel avec son abonnement SENTOO qui attire
le plus d'abonnés. Ils proposent tous gratuitement une connexion Numéris à 64000bps.
Sur les lignes normales leur débit est de 56000bps. Mais de votre domicile vous
arriverez rarement à plus de 35000bps. Tous les tarifs sont proches de 10.000CFA
par mois en connexion illimitée en tarif local sur tout le territoire sénégalais
(1200CFA/heure). Les frais d'inscription tournent autour de 25 000CFA. Plusieurs
cybercafés vous permettront en outre de vous connecter pour 1500-2000CFA/heure
(Métissacana, Café Ponty, Cyberbusiness etc... voir la page SORTIR
A DAKAR pour avoir les adresses). A SAVOIR : L'abonnement Icare disponible
depuis août 2000 permet aux internautes de réduire leur consommation téléphonique.
Le coût d'abonnement est de 3600 CFA par bimestre qui vous permet de bénéficier
d'un tarif de 15CFA l'unité de 2 minutes ou 450CFA de l'heure (au lieu de 60CFA
les 2 minutes ou 1800CFA de l'heure) lorsque vous vous connectez sur Internet
la nuit de 22h a 8h. Cet abonnement téléphone est disponible auprès des agences
de téléphone de la Sonatel. A 4,50FF l'heure de communication, le Sénégal se place
donc dans le peloton de tête des pays les moins chers pour la connexion.
: mars 2003 a marqué l'arrivée de l'ADSL au Sénégal. La propagation va se faire
dans le pays dans les mois qui viennent. Pour le moment c'est à Dakar que les
heureux internautes pourront souscrire des lignes ADSL à des prix raisonnables.
Des offres classiques à 512ko et 256ko sont proposées (47.200CFA / 70€ par
mois pour une 256).L'ADSL 1Mo est proposé à 309.000CFA par mois (450€) .
o
LE MARCHE DU TRAVAIL
o
Le secteur informel : C'est une des données économiques fondamentales en Afrique
puisque ce marché informel draîne la majeure partie de l'argent dans ces pays
pauvres. On parle de marché informel lorsqu'on décrit un marché du travail fluide
mais sans aucun contrôle étatique, statistique ou social. Les petits boulots,
les femmes vendant quelques arachides, les pêcheurs de métiers ou occasionnels
constituent ce marché informel qui malgrè tous ses défauts fait la vitalité, le
dynamisme de l'Afrique. Plutôt que de combattre le marché informel, le nouveau
gouvernement a choisi de l'encourager. Il ne nuit en effet à personne tant qu'il
s'agit d'activités non-réglementées (santé, assurance, enseignement, etc... sont
soumis aux lois et réglementations) puisque de toute façon aucune taxe
ne pourrait être reçue de l'Etat dont le Ministère des Finances se résume
à presque rien.
& Sénégal : le secteur informel
de Dakar de Peter Van Dijk Meine 
& Développer le secteur non structuré à Dakar
de Peter VAN DIJK MEINE 
& Les opérateurs économiques au Sénégal (1930-1996)
de Laurence Marfaing
o Les
salariés : être salarié est le rêve de bien des Sénégalais. La sécurité, la
modernité et la durée d'un tel statut sont recherchés par ces centaines de milliers
de chômeurs et de travailleurs précaires qui au jour le jour tentent de gagner
quelques CFA. Le salariat véritable bénéficie au Sénégal des mêmes avantages qu'en
Europe : couverture maladie, assurance chômage, cotisation pour la retraite, droit
syndical, etc... Les industries, l'administration et les multinationales sont
hélas les seules à proposer ce type de travail fixe à leurs employés. L'immense
majorité des travailleurs sénégalais, même s'ils sont employés, travaillent de
manière non déclarée hypothéquant ainsi leurs vieux jours. Le réflexe de déclaration
est loin d'être entré dans les mœurs. C'est particulièrement le cas pour
les centaines de milliers d'employés de maison, de jardiniers, de couturiers,
de maçons, de soudeurs, de plombiers, de boutiquiers, de mécaniciens, de
chauffeurs, d'apprentis, de manutentionnaires qui sont la force vive du pays.
Les salariés sont donc de rares privilégiés. Leur situation stable leur permet,
même si le salaire est faible, d'obtenir des prêts bancaires et ainsi de faire
construire une maison, d'acheter un véhicule ou d'investir dans une affaire. En
outre, la plupart des pays occidentaux exigeant des fiches de salaire pour l'obtention
d'un visa, on comprends que les travailleurs du secteur informel aient d'énormes
difficultés à se rendre à l'étranger. La tendance au salariat déclaré est néanmoins
à la hausse et chaque année une petite partie du secteur informel passe au salariat.
Voir
aussi la page sur la réglementation et la rémunération du
travail au Sénégal
Voir
aussi le code du travail sénégalais
& Ajustement structurel et emploi
au Sénégal de B. Fall 
& Sénégal syndical et participation responsable
de M. Lo 
& L'état et la question syndicale au Sénégal
M. Fall
o LES BANQUES
De nombreuses banques nationales et internationales sont représentées
au Sénégal. Certaines sous un nom bien sénégalais cachent des filiales de banques
françaises. Elles proposent désormais des cartes internationales et certaines
offrent la possibilité de gérer les comptes sur internet :
o BICIS : retrait avec
la carte VISA seulement, à tous les guichets du pays et aux distributeurs automatiques
de la Place de l'Indépendance, de Mbour et de Saly. La banque filiale de la BNP
est représentée dans tout le pays et même en Gambie. La BICIS propose à ses clients
des cartes VISA ce qui est une première en Afrique. www.bicis.sn
o
CBAO : retrait avec la carte Eurocard Mastercard aux distributeurs automatiques
de Pompidou, de l'aéroport et de la Place de l'Indépendance et aux guichets de
toutes les autres agences du pays). Attention, il faut 500000CFA (762euros) pour
ouvrir un compte courant, 1 000 000CFA (1524euros) pour une entreprise. La CBAO
a le meilleur réseau bancaire du pays après la BICIS.
o Crédit Lyonnais : filiale sénégalaise de
la très fameuse (!) banque française, elle s'adresse au Sénégal principalement
aux entreprises françaises installées sur place. Il y est néanmoins possible
de changer et de retirer de l'argent. Il n'y a qu'une seule agence dans tout le
Sénégal située entre la Place de l'Indépendance et la Poste Principale. www.creditlyonnais.sn
o Société Générale (SGBS) : retrait avec
carte VISA et Eurocard Mastercard. Filiale des Sociétés Générales de France et
de Belgique. Plusieurs agences à Dakar dont les deux principales sont avenue Roume
et avenue Lamine GUEYE. www.sgbs.sn
o Banque Tunisienne : le siège est situé
sur l'avenue Pompidou, près du marché Sandaga
o BHS : C'est la Banque de l'Habitat du Sénégal.
Elle est la principale source de prêts immobilier en direction des fonctionnaires
et salariés au Sénégal. La banque lance en outre plusieurs projets immobiliers.
www.bhs.sn
o Citibank : la banque américaine préférée
des dirigeants africains pour planquer à l'étranger l'argent du peuple et les
pots de vin des pétroliers.
o Banque Nationale du Koweit
o La Banque Islamique du Sénégal
Ces banques sont présentes sur l'ensemble du territoire. En
plus de Dakar et sa banlieue, vous pourrez en trouver dans les villes suivantes
(retrait d'argent, travellers chèques) : St-Louis, Mbour, Tambacounda, Ziguinchor,
Kaolack, Touba, Thies, Rufisque, Djourbel.
De plus, il est bon de savoir que la Poste gère également des
comptes-chèque postaux garantis par l'état. A Dakar, si vous possédez un CCP en
France vous pouvez même retirer de l'argent à la poste (si vous êtes munis d'un
chéquier, d'une carte et d'un document d'identité). ATTENTION: cette dernière
information est à prendre avec précaution. C'était le cas il y a plusieurs années.
Les accords entre les postes des pays changeant souvent, je vous conseille de
ne pas compter uniquement sur votre compte postal pour vous payer vos chaussures
en crocodile au Sénégal !
Voir
la page sur le franc CFA, monnaie du Sénégal
Voir
aussi l'article sur la floraison de mutuelles bancaires au Sénégal pour les exclus
des banques
o LES ASSURANCES
Les Sénégalais et les entreprises sont globalement sous-assurées
au Sénégal. C'est évidemment un énorme problème puisque les sinistres, quels qu'ils
soient ne sont pas couverts. S'ensuivent souvent des drames familiaux dues aux
décès, aux dettes, aux accidents etc... C'est un des défits nationaux que de faire
adopter les assurances par les Sénégalais. Déjà, au niveau scolaire, l'assurance
est désormais obligatoire. Elle ne coûte que quelques francs et est censée protéger
les élèves des dégâts qu'ils pourraient causer à leurs camarades ou au mobilier
publique. Une polémique sur la mauvaise gestion de cette assurance scolaire a
contribué à discréditer l'image de l'assurance dans l'esprit des parents et plus
généralement dans l'esprit du pays entier. L'assurance automobile est également
obligatoire (au tiers). Ainsi toutes les voitures, y compris les clandos doivent
payer chaque année leur cotisation à l'organisme d'assurance de leur choix. Le
système fonctionne tant bien que mal même si les délais de remboursement atteignent
parfois plusieurs mois suite à des litiges entre les conducteurs. Les gros efforts
doivent maintenant se focaliser sur l'assurance habitation (moins d'1% des Sénégalais
assurent leur habitation contre les dégâts et contre le vol), sur l'assurance
aux entreprises, sur l'assurance-chômage privée, sur les retraites complémentaires,
et sur le «tout-risque» automobile. L'état doit également veiller
à assainir le marché des assurance en élimant les petits organismes pas assez
solides et en permanence au bord de la faillite. De grands groupes tels qu'AXA,
Gras Savoy ou CGU sont représentés au Sénégal.
o
L'Influence économique internationale
Le Sénégal est le géant économique de la sous-région au même
titre que l'est la Côte d'Ivoire ou le Nigéria dans leurs secteurs respectifs.
La zone d'influence économique du Sénégal concerne tous les pays frontaliers :
Gambie, Mauritanie, Mali, Guinée et Guinée-Bissau.
Hommes, services et marchandises franchissent les frontières quotidiennement.
Ces mouvements sont surtout au bénéfice des pays plus modestes. En effet, nombreux
sont les immigrants venus de l'extérieur pour trouver un travail à Dakar ou vendre
des produits de leur terroir. Les Peulhs de Guinée ayant fui une Guinée dévastée
par Sékou Touré et une haine ethnique à leur endroit ainsi que les Maures Mauritaniens,
nomades de nature sont les plus nombreux. Ces derniers, émigrent la plupart du
temps en célibataire et exercent la profession de petit boutiquier dans les zones
urbaines et rurales. Les Peulhs de Guinée sont eux plus polyvalents même si on
les retrouve souvent dans des fonctions de coiffeur, de taximan, de boutiquier
ou de marchant ambulant. Les maliens quand à eux sont la plupart du temps des
marchands ambulants, des dockers ou des manutentionnaires. Dans les zones frontalières
ainsi que dans les grandes gares routières du pays, il n'est également pas rare
de voir des maliens itinérants vendant des produits peu chers du Mali : noix de
kola, beurre de karité, etc... Les gambiens immigrants sont principalement des
petits commerçants. Les Bissau-guinéens n'immigrent pratiquement que chez
leurs frères casamançais ou dans le Siné-Saloum. Nombreux sont les cueilleurs
de palme et les riziculteurs. Le Sénégal est donc globalement un pays d'immigration.
Néanmoins, nombreux sont les Sénégalais émigrants dans les pays frontaliers pour
y monter un petit commerce ou rejoindre un membre de la famille. Le marché sénégalais
de Bissau (Guinée-Bissau) ou Serrekunda (en Gambie) en témoignent. Plus rares
sont ceux qui décident de partir en Guinée, au Mali ou en Mauritanie. Concernant
les marchandises, les échanges frontaliers portent sur le bétail (venant du Mali),
les produits cosmétiques et vêtements (venant de Gambie), les bijoux et le poivre
(venant de Mauritanie), les balais traditionnels et les alcools traditionnels
venant de Guinée-Bissau, les tissus (venants du Mali et de Gambie) et les produits
traditionnels (noix de Kola, beurre de Karité, peaux et accessoires magiques,
cacao, etc...). Seulement 2 pays sur 3 (le Mali et plus récemment la Guinée-Bissau)
font partie de la zone franc ce qui limite considérablement les échanges. Le Sénégal
exporte peu malgrè l'absence de droits et taxes entre les pays membres de la CEDEAO
(Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest dont font partie de Sénégal,
la Guinée-Bissau, le Mali et la Mauritanie). Cela est dû sans doute à l'extrême
pauvreté des pays de la sous-région et au prix relativement élevé des denrées
sénégalaises.
Voir
également la carte IRD au format PDF sur les frontières du Sénégal et les relations
de ce pays avec ses voisins
o LA CONTREBANDE
La contrebande est un phénomène banal au Sénégal et plus généralement
dans toute l'Afrique. La multiplicité des nombreuses frontières incontrôlées font
que le transport de marchandises de toutes tailles et de toutes valeurs s'effectue
quotidiennement sans aucun problème. Au Sénégal les marchandises de contrebande
s'échangent principalement avec la Gambie qui a un régime fiscal privilégié. Il
s'agit surtout de textile (rouleau de tissu, vêtements, etc...) . Mais les taxes
douanières perdues ne sont rien comparées aux millions perdus à cause de marchandises
achetées par des diplomates de toutes nationalités exonérés de déclaration en
douane et qui au lieu d'être utilisées sont immédiatement revendues pour en tirer
profit. Certaines associations dites caritatives profitent également allègrement
de ces avantages et privilèges. L'immense corruption des douaniers fait également
perdre au pays de précieuses devises. On estime les marchandises taxées à 49%
des produits importés. Si les diplomates et les entreprises fraudent sur des sommes
énormes, la petite contrebande est également généralisée. Malheureusement la plupart
des douaniers laissent passer contre un petit dédommagement. Cela va de cigarettes
de Guinée Conakry vendues dans la région frontalière de Kédougou au tonneau de
rhum bissau-guinéen ramené à Ziguinchor pour la famille. Il est clair qu'un énorme
effort doit être entrepris pour réguler toutes ces fraudes. Les villes frontalières
telles que Kaolack (avec la Gambie), Kédougou (avec la Guinée), Ziguinchor (avec
la Guinée-Bissau), Tambacounda (avec le Mali) sont des réservoirs de contrebandiers.
Touba, la ville des Mourides, grâce à son statut particulier est également source
de nombreux trafics.
Voir également l'article sur la contrebande gambienne à Kaolack dans le bulletin
N°21
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