Economie au Sénégal
 
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28.09.2004

ECONOMIE

o L'INDUSTRIE

La cimenterie de RufisqueLe Sénégal est l'un des pays les plus industrialisés d'Afrique. De nombreuses multinationales prestigieuses y sont implantées et on y fabrique de tout ! Valdafrique fabrique les fameuses pastilles Valda, Colgate-Palmolive produit plusieurs marques de dentifrice, de savon et de lessive. Toutes les grandes marques automobiles y ont un ou plusieurs concessionnaires. Hollywood y a une usine de chewing-gums. Nestlé y fabrique son café, son chocolat ou son lait concentré. Rhône-Poulenc y produit de nombreux médicaments. The Coca-Cola Company emploie plusieurs centaines de personnes pour ses boissons (via l'usine de la SOBOA) : Coca Cola, Fanta, Sprite, Schweppes, etc... sont exportés dans plusieurs pays d'Afrique. Certaines marques de cigarettes sont fabriquées sur place : Marlboro, Craven A, Peter Stuyvesan, .... et des marques sénégalaises telles que Excellence ont beaucoup de succès. Les phosphates de Thiès font du Sénégal un des premiers exportateurs de cette matière première. Les bouillons-cubes de Maggi sont achetés par toutes les ménagères et sont un ingrédient essentiel. Total, Elf, Shell et Mobil se partagent les innombrables stations services flambantes-neuves du pays. D'autres multinationales toutes aussi connues permettent aux sénégalais d'avoir des produits de qualité à un prix bien inférieur aux produits importés. Des sociétés nationales et privées montrent à quel point l'investissement a été important ces dernières années : Piles, matelas, batteries, cahiers, stylos, allumettes, agro-alimentaires (yaourts, biscuits, conserves etc...) , meubles, huile, produits d'entretien (lessives, cire, acides, ...), plasturgie (sacs, jouets, récipients...), textile (récolte et filage de fibres telles que le coton, usines textiles, prêt à porter, rideaux ...) , vitreries, imprimeries, raffineries, métallurgie, cimenteries, industrie sucrière (à Richard Toll près des cultures de canne à sucre), produits pharmaceutiques (deux usines en plus de Rhône Poulenc permettent aux sénégalais d'avoir des médicament de haute qualité à un prix dérisoire), les Grands moulins de Dakar font des farines de blé (importé évidemment) et de maïs, les industries du bâtiment et de travaux publiques font depuis plusieurs années un énorme travail de construction.
C'est dans la presqu'île du Cap Vert que sont implantées la plupart de ces entreprises : 86% des industries y sont concentrées. Néanmoins, quelques exemples de délocalisations réussies sont encourageantes : usine de pile à Thiès, usine de traitement du coton à Vélingara ou Kédougou, raffinerie d'huile à Kaolack ou Ziguinchor, etc... Photo à droite: la cimenterie de Rufisque.

Voir le site du Club des Investisseurs Français au Sénégal : CIFAS www.cifas.sn
Voir aussi la page sur la publicité et le marketing au Sénégal
  Voir aussi les pages l'agriculture

o LE TOURISME

Le tourisme de masse a véritablement débuté avec l'installation du Club Med au Cap Skirring. Il s'agissait auparavant de quelques curieux découvrant une Afrique nouvellement indépendante. Depuis, le Sénégal est entré dans le peloton de tête des pays africains recevant des touristes après l'Egypte, le Maroc et le Kénya. Le nombre d'hôtels et de groupes hôteliers internationaux a explosé en vingt ans. Mais un tourisme parallèle a montré un essor non moins important. Un tourisme s'adressant principalement à des jeunes en quête d'authenticité, mais aussi de sport, de tranquillité et de culture. Les fameux Campements Ruraux Intégrés en Casamance ou les campements touristiques, qui sont de véritables gîtes, s'adressent à eux.

Aujourd'hui le tourisme constitue la deuxième ressource du pays après la pêche avec 120 milliards de CFA de recettes en 2000 et 123 milliards de CFA en 2001. Plus de 700 000 touristes ont foulé le sol sénégalais en 2001. Mais il semble que, grâce aux revenus indirects, il apporte en fait la principale source de devises.
Des «villages» entiers se sont créés autour du tourisme. C'est le cas de Cap Skirring, de Nianing ou de Saly.
La plaque tournante et le centre économique qu'est Dakar apporte aussi une grande quantité de touristes d'affaire occidentaux et africains. De nombreux français vivent au Sénégal et on voit chaque été arriver des membres des familles de ces mêmes français. Enfin, les Sénégalais émigrés en France, si leurs revenus le permettent, retournent en vacances au pays aussi souvent que possible.

Les personnes déçues d'un séjour au Sénégal sont rares. Beaucoup le conseille donc à leurs proches et y reviennent eux-mêmes. Les investissements sont nombreux même si le potentiel touristique reste globalement inexploité.

  Voir la page sur les potentialités touristiques au Sénégal, classées par région et par ville.
  Voir l'article sur le tourisme dans le bulletin n°19 de Senegalaisement.com.
  Voir la page sur le tourisme équitable au Sénégal.

& Hôtes et touristes au Sénégal : imaginaires et relations touristiques de l'exotisme de Didier Masurier

o LES RICHESSES NATURELLES

Le Sénégal est malheureusement plutôt pauvre dans ce domaine. La principale ressource vient des phosphates dont il est le dixième producteur mondial avec 1800000 tonnes/an (phosphate de calcium à Taïba et phosphate d'aluminium près de Thiès). L'essentiel de la production est racheté par un producteur indien de phosphate désirant contrôler le cours des marchés.

Chercheuses d'or de la FaléméLes prospections ont montré la présence d'or au Sénégal oriental mais pour le moment pas grand-chose n'est exploité. Seuls quelques orpailleurs cherchent le précieux métal jaune dans la rivière Falémé (photo à droite). Un peu de marbre (carrière d'Ibel, près de Kédougou produisant un beau marbre vert) et de fer apportent également quelques richesses. Un gisement de pétrole off-shore a été décelé au large de la frontière Sénégalo-bissau-guinéenne. Un jugement devant la commission de l'ONU en a attribué une grosse partie au Sénégal très récemment. Mais la qualité de ce pétrole étant mauvaise, les perspectives d'extraction sont pour le moments assez floues.

  Voir aussi les pages l'agriculture
  Voir aussi la page sur les ressources minières du Sénégal réalisée par l'ORSTOM

o INFRASTRUCTURES

o Infrastructures routières

La route de Toubab Dialaw Dialaoo Les routes : Ce sont environ 3000 kilomètres de route bitumée qui permettent des voyages rapides entre les différentes capitales régionales du pays. Cependant certaines sont dans un tel état de délabrement (ex: Kaolack-Amdalai), que les véhicules préfèrent rouler sur les pistes pour charrettes qui les longent ! La plus belle route est sans aucun doute le tronçon Tambacounda-Kedougou goudronné en 1994. Les quelques kilomètres d'autoroute qui relient Dakar à Rufisque sont très empruntés et en 2002 les travaux continuent toujours pour faire de cet axe unique de sortie de la presqu'île du Cap Vert une voie fluide.
C'est l'affaissement du sol sous le goudron durant la saison des pluies qui est à l'origine du mauvais état de certaines routes. Chaque année, fin novembre des ouvriers se contentent de reboucher les nids de poule avec un peu de goudron. Durant la saison des pluies ce sont les gamins des villages longeant la route qui espérant quelques pièces des automobilistes reconnaissants rebouchent les trous avec de la latérite. Photo: la route de Toubab Dialaw

 Voir également la carte IRD au format PDF des différentes voies de communication au Sénégal
 Voir la page sur les transports

La piste de Kédougou à Salématao Les pistes : c'est le réseau routier le plus dense et le passage obligé pour se rendre dans la plupart des villages ruraux. Près de 20 000 km de pistes vous permettent d'accéder au moindre hameau. Nous vous en faîtes pas une mauvaise idée avant de les avoir vues. En effet elles sont le plus souvent en très bon état et leur épaisseur de latérite les rend plus solides et plus durables que les routes bitumées. C'est la route africaine par excellence qui pendant la saison sèche soulève à chaque passage de véhicule d'immenses nuages de poussière rouge-orangé. Elles sont petit à petit recouvertes de goudron (ex: la route Tambacounda-Kédougou refaite récemment). Quelques exceptions néanmoins au Sénégal oriental (pistes défoncées par exemple entre Kédougou et Salémata) et dans la région de Saint Louis (pistes ensablées).
Depuis 5 ans, le gouvernement a changé sa politique de transport en faveur des pistes qui coûtent moins cher à la construction et à l'entretien et qui devant la pénurie de finance sont finalement plus utilisables que des pistes goudronnées parsemées de nids de poule. La mort des pistes en Afrique n'est donc pas pour demain ! Photo : la piste de Samecouta

 Voir également la carte IRD au format PDF des différentes voies de communication au Sénégal
 Voir la page sur les transports

o Infrastructures portuaires

o Ports de pêche : les ports de pêche traditionnels existent depuis de nombreuses années et, avec l'apparition du moteur, ils se sont considérablement développés. De Saint-Louis au Cap Skirring, une quinzaine de ports ayant une activité significative (c'est à dire accueillant plus d'une cinquantaine de pirogues) rapportent chaque années des centaines de tonnes de poissons : Saint-Louis-Ndar, Mboro, Kayar, Yoff, Ngor, Soumbédioune, Yarakh, Rufisque, Mbao, Mbour, Joal, Djiffer, Kafountine, Elinkine, Ziguinchor, et Cap Skiring. C'est dans ces petits ports que 80% des poissons du marché intérieur sénégalais sont pêchés. Ces ports ne sont en fait que des plages de sable. L'activité commerciale y est énorme : outre la vente du poisson, on y réalise également sa préparation (conditionnement à Yoff, séchage à Joal ou Saint-Louis, fumage à Mbour ....) et les petits commerçants ravitaillant les pêcheurs en nourriture ne manquent pas. Grossistes et restaurateurs viennent également y chercher le meilleur poisson frais.

o Ports de commerce : Il y en a quatre au Sénégal qui font de l'import-export de marchandises autres que le poisson : Saint-Louis, Dakar, Kaolack et Ziguinchor.
Dakar sert particulièrement pour l'importation de riz, de bois tropical, de blé, de voitures et de marchandises diverses et pour l'exportation des phosphates et de l'arachide. Kaolack ne fait pratiquement que de l'exportation d'arachide. Ziguinchor exporte de l'arachide, des mangues et autres fruits tropicaux, des crevettes, de l'huile d'arachide, des noix de cajou. Saint-Louis n'a aujourd'hui qu'un rôle anecdotique après les années fastes du début du siècle.

o Ports de tourisme : Le Sénégal compte très peu de marinas accueillant des bateaux de plaisance. On peut néanmoins citer la Marina d'Hann. Les autres appartiennent le plus souvent à des hôtels pour leur usage personnel ou à des bases nautiques : c'est le cas du club nautique de Katakalousse (en Casamance) ou des petites marinas de Saly, des Almadies ou de Ngor.

o Infrastructures aéronautiques

Pour ceux qui voyagent exclusivement avec leur avion ou plus simplement louent à Dakar un petit avion de tourisme avec pilote (ce n'est pas aussi cher qu'on pourrait le croire et à trois personnes c'est même très intéressant, d'autant plus que l'Afrique survolée à basse altitude est un spectacle féerique) de nombreux petits aéroports ou aérodromes sont disséminés dans le pays. Les aéroports internationaux permanents ou internationaux saisonniers sont Dakar, St Louis, Cap Skirring et Ziguinchor. Les aéroports nationaux sont Tambacounda, Kolda, Kédougou, Kaolack et Richard Toll. Vous trouverez également de nombreux aérodromes comme à Simenti, Matam, Bakel, Linguère ou Podor. Ils peuvent s'avérer très utiles en cas de rapatriement d'urgence.

Voici un extrait du Soleil en date du 6 mai 2001 :
Kédougou : Le gardien de l'aérodrome sert en même temps d'aiguilleur. LA CAMPAGNE ELECTORALE A SORTI L'AERODROME DE KEDOUGOU de son oubli. Elle a été une période de traite pour les employés l'aérodrome de Kédougou qui ont reçu les candidats de l'Afp et de la Coalition Sopi. La Première Dame, Mme Viviane Wade a aussi atterri à Kédougou pour se rendre au village de Niné Fisha. Propriété de l'Etat sénégalais, l'aérodrome souffre du manque d'équipement de sécurité. L'adjoint au commandant Mbaye nous a annoncé qu'il n'y avait pas de radio BLU qui sert à la transmission des données météo. La communication avec les avions qui doivent atterrir est impossible. Les appareils VHF utilisés dans ce genre de communication n'existent pas dans cet aérodrome. Les pilotes se contentent des données que leur communiquait la tour de contrôle de Dakar. Le téléphone est mis en gescompte. Les crédits sont épuisés depuis longtemps. C'est à l'occasion de l'arrivée de Moustapha Niasse, que le commandant adjoint a utilisé le portable d'un des responsables de l'Afp pour se renseigner sur l'heure d'atterrissage. Le gardien fait office d'aiguilleur à cause de l'insuffisance du personnel. La piste latéritique est néanmoins en bon état, mais elle n'est pas électrifiée. C'est pourquoi les avions sont obligés de décoller avant 19 h. D'une longueur de 2800m, la piste de l'aérodrome de Kédougou accueille des Transalls, des Hercules C160 de l'armée française, des Fockers de l'armée l'Air et des avions privés. Depuis l'accident de Tamba, il n'y a plus de vols réguliers entre Dakar et Kédougou. à 6km de la ville, l'aérodrome dispose d'un groupe électrogène. Le chef de station qui vit avec sa famille à l'aérodrome est confronté à un manque d'eau chronique. Le puits, la seule source d'eau potable, est presque tari. MBAYE S DIAKHATE

 Voir également la carte IRD au format PDF des différentes voies de communication au Sénégal

o L'eau courante

Pas de panique ! L'eau du Sénégal n'est pas empoisonnée et vous n'attraperez pas de vilaines maladies en buvant l'eau du robinet. Tout au plus une bonne diarrhée qui de toute façon serait venue. Donc autant boire tout de suite et sans aucune appréhension l'eau du robinet (sauf pour les bébés à qui il vaut mieux donner de l'eau minérale ou stérilisée). De nombreuses villes sénégalaises sont équipées de robinets d'eau courante : toute la région de Dakar, Mbour, Joal-Fadiouth, Saint-Louis, Fatik, Kaolack, Touba, Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Sédhiou, Kolda, Ziguinchor, Oussouye, Cap Skirring, Bignona, Diouloulou, Matam, Podor, Richard-Toll, Bakel, Louga, Djourbel, Thies, Tivaouane et bien d'autres distribuent une eau claire potable et d'assez bonne qualité ( y compris bactérienne depuis la privatisation de la Sénégalaise des Eaux rachetée par Vivendi). Le m3 d'eau coûte aux alentours de 600CFA. Dans les zones rurales, les puits sont privés ou appartiennent à la communauté villageoise. Beaucoup d'ONG construisent des puits dans les villages pour éviter aux femmes de faire plusieurs kilomètres pour trouver de l'eau. Dans certaines régions, l'eau étant rare et profonde, il faut creuser très profond et stabiliser le puit. De tels travaux coûtent hélas chers et seules des ONGs peuvent fournir l'argent nécessaire. La responsabilité de l'état est néanmoins mise à contribution. En effet, il est du ressort du Ministère de la Santé via ses brigades sanitaires, de traiter préventivement les puits contre les parasites et autres maladies présentes parfois dans les puits. La SDE facture le m3 d'eau à 180CFA soit 0,27 euros.

o L'électricité

Le réseau électrique au SénégalVous pourrez utiliser au Sénégal les mêmes prises et même appareils qu'en France puisque les normes sont les mêmes. Toutes les villes et grands villages sont électrifiés en 220 volts, et un nombre grandissant de villages a accès à une ligne électrique. Les coupures sont en règle générale assez rares. Comme la Sénégalaise des Eaux, la compagnie nationale d'électricité (Sénélec) a été privatisée récemment pour être rachetée par un groupe québécois qui fait durant l'été 1999 de gros travaux pour moderniser le réseau électrique sénégalais. Entre juillet 1999 et septembre 1999, de longues coupures de courant dues au changement de matériel ont perturbé l'alimentation électrique au Sénégal. (voir à droite la carte du réseau électrifié du Sénégal). Le groupe Hydro-Québec ayant jeté l'éponge, c'est une nouvelle fois Vivendi qui a raflé l'affaire. Aujourd'hui des coupures sont rares et le plus souvent très courtes. Graphique à droite : les réseau électrique au Sénégal en 2001. Cliquez pour agrandir.

o COMMUNICATION / MEDIAS

o Presse : Il existe de nombreux quotidiens au Sénégal ainsi que plusieurs hebdomadaires. La liberté de la presse est toute relative. Pour un pays africain on peut estimer que le Sénégal est bien loti. Des journalistes sont néanmoins déjà allés en prison pour des crimes de lèse-majesté. La qualité de la presse est très moyenne hélas.
Parmi les quotidiens, on peut citer Walfadjiri (l'Aurore), qui ne fait aucun cadeau au gouvernement et se veut plutôt moderne. Les articles sont en outre d'assez bonne qualité. Le Soleil, premier quotidien national est devenu au lendemain de l'élection présidentielle de mars 2000 le quotidien du pays le plus vendu et le plus complet. Grâce à des financement internationaux, c'est le premier à avoir une «une» en couleur. Il est hélas souvent peu objectif, les journalistes se contentant d'aller dans le sens du poil du gouvernement. Le retournement de veste au lendemain de la victoire d'Abdoulaye WADE a été assez risible pour ce journal qui a été le porte-voix de l'ex-président DIOUF. Sud Quotidien fait également partie du trio de tête des quotidiens sénégalais. Il est plutôt du côté de l'opposition sénégalaise même depuis la victoire d'Abdoulaye WADE. D'autres quotidiens très mauvais vendent également quelques journaux: le Matin, le Témoin, etc... Pour les hebdomadaires on peut citer le Cafard Libéré, mauvais plagiat de notre Canard Enchaîné. Des journaux internationaux imprimés en France tels que Jeune Afrique ou Amina et Diva (magazines féminins) sont aussi très vendus. Enfin, les programmes télévisés hebdomadaires recensant toutes les chaînes disponibles au Sénégal (Canal+, TV5, CFI, MCM, MTV, CNN, RTS, 2M, etc...), ainsi que les journaux de turfistes (pour les joueurs de PMU), sont dans la plupart des kiosques.

 Venez lire ces journaux au jour le jour sur la page Infos/Médias de Senegalaisement.com.

o Radio : plusieurs radios de partagent les ondes au Sénégal. La quasi totalité du territoire reçoit les programmes de radios FM ou Grandes Ondes. Dakar est bien-sûr la mieux fournie. En FM, on peut citer Nostalgie Dakar (filiale du groupe français) qui diffuse de la variété internationales mais aussi de la musique africaine jeune. C'est sûrement la meilleure radio du Sénégal. également SUD FM, (filiale du journal SUD Quotidien), d'assez bonne qualité, Radio DUNYIA, qui se contente pour un grosse part de son programme de retransmettre les prières et chants religieux mourides, Walfadjiri (Filiale du journal Walfadjiri), la deuxième meilleure radio du pays, Africa N°1, radio panafricaine émettant en FM à Paris et depuis Paris et Libreville qui permet d'être en permanence au courant de l'actualité africaine et des musiques noires, RFI (Radio France International), radio d'information du service public français, l'idéale pour être au courant de l'actualité française et internationale.

o Télévision : Il n'existe qu'une chaîne nationale au Sénégal. De piètre qualité elle ne fait l'écho que des opinions du régime. Le journal télévisé de la RTS devient donc très vite lassant. Quelques bons films passent néanmoins de temps en temps mais en règle générale c'est assez minable. Heureusement pour les habitants fortunés des grandes villes sénégalaises, on peut avoir Canal Horizons (chaîne cryptée filiale de Canal +) pour 16000CFA/mois. De plus grâce à une antenne spéciale qui coûte 60000CFA on peut recevoir gratuitement toute une floppée de chaînes françaises et internationales: TV5, CNN, MCM, MTV, 2M, CFI, etc... Pour capter des chaînes telles que TF1, France2, M6 etc... il vous faudra vous connecter à Canal Satellite (avec une antenne plus grande que celles que nous utilisons en Europe. Si vous êtes en dehors du Sénégal, vous pourrez suivre par satellite les programmes de la chaîne nationale RTS (la couverture de Intelsat 801 est hémisphérique, on peut donc recevoir la RTS sur tout le continent africain, dans une bonne partie de l’Europe et de l’Asie).

Un téléspectateur se trouvant dans la zone de couverture d’ Intelsat 801, disposant d’une antenne parabolique d’au moins 3.5 mètres de diamètre, munie d’un récepteur satellite numérique, pourra recevoir les programmes de la Télévision Sénégalaise ; il lui suffit de pointer sa parabole sur le satellite Intelsat 801 qui est à 328.5° Est, et de programmer les informations techniques (voir réglage récepteur). Par exemple une personne résidant au Gabon (longitude 9.76 E, latitude 0.79 N) doit orienter sa parabole avec les coordonnées suivantes : Angle d’azimut : 269.13° - Angle d’élévation : 42.34°.
NB : La vidéo et l’audio étant codés en MPEG-2, il faut un récepteur adéquat (capable de décoder ces signaux numériques).
STATION : DKR- 03F2 SATELLITE:IS- 801 (328.5) degEST (Intelsat 801) LNB freq low 5150 MHZ (universa)
Transponder 03718 MHZ
Symbol Rate 04881 Ksps Polarisation RIGHT
Vidéo PID 00033 Audio PID 0034 Per PID 08190
Un récepteur satellite audio peut vous permettre de recevoir les signaux de la Chaîne Internationale et de la Chaîne Nationale sur les fréquences suivantes :
Fréquence de la chaîne nationale : 3721.4250 MHZ, fréquence de la chaîne internationale : 3721.8175 MHZ

o Téléphone : le téléphone est en pleine expansion au Sénégal si bien qu'aujourd'hui on peut téléphoner de toutes les villes et grands villages du Sénégal. La compagnie exploitant le réseau téléphonique national est la SONATEL, privatisée il y a peu et rachetée par des investisseurs français (France Télécom en majorité). Le réseau est d'assez bonne qualité et offre toutes les possibilités des pays riches (transpac, numéris, etc....). Grâce aux nouvelles technologies, des petits villages n'ayant pas encore le courant peuvent accéder au téléphone. Les lignes ne permettent néanmoins pas de bonnes connections à Internet (28800bps au Sénégal contre 50000bps en France). La Sonatel propose de nombreux services à ses utilisateurs : messagerie, carte contact (pour 5000CFA/an soit 7,6€ sans aucun frais d'inscription vous bénéficiez d'un numéro personnel vers lequel vos correspondants pourront laisser des messages sur votre répondeur, ), téléphonie mobile, etc....Le code international du Sénégal est le 221, ce qui signifie que pour appeler un correspondant il vous faut faire de France le 00221+XXX XX XX. A savoir : les numéros de téléphone au Sénégal ont 7 chiffres, ceux commençant par 6 sont généralement des portables, sont commençant par 8 sont dans la presqu'île du Cap-Vert (Dakar, Rufisque, Ngor, Ouakam, banlieue, etc..). Les numéros des provinces du Sénégal commencent quand à eux par 9.

o Téléphonie mobile : Deux opérateurs concurrents proposent abonnements et carte libre pour les téléphones cellulaires. Le premier est la Sonatel (filiale de France Telecom). Son abonnement Alizé (10000CFA/mois et un pack à 100 000CFA avec le téléphone) et ses cartes rechargeables Diamono (à 5000 et 10 000CFA) sont les plus utilisés. Depuis avril 1999, un l'opérateur SENTEL s'est lancé dans la téléphonie mobile avec des abonnements et des cartes rechargeables. La couverture de la Sonatel reste légèrement plus importante que celle de Sentel (Dakar, Mbour, Ziguinchor, Saint-Louis, Tamba, Kédougou, Joal, Thies, Touba, Kaolack, etc.. et les axes reliant ces villes pour la Sonatel contre Dakar et Mbour pour Sentel). Les accords de roaming entre la plupart des opérateurs européens (SFR, Orange, Belgacom, etc...) et les deux opérateurs sénégalais vous permettront dans tous les cas de vous connecter à l'un et l'autre. Les options internationales de Bouygues Telecom et SFR permettent également d'appeler au Sénégal. A noter: les numéros de portable au Sénégal commencent par 6.



Couvertures SONATEL et SENTEL au 1er Avril 2004
(cliquez les cartes pour les agrandir)

o Internet : L'Internet n'en est au Sénégal qu'à ses balbutiements. Ce média se développe néanmoins d'une manière dynamique. Une dizaine de providers se partagent le marché depuis 1995, année qui a vu la naissance du Métissacana, premier cybercafé d'Afrique de l'Ouest. Ce dernier est d'ailleurs devenu un temps le principal fournisseur d'accès du pays. Aujourd'hui c'est la Sonatel avec son abonnement SENTOO qui attire le plus d'abonnés. Ils proposent tous gratuitement une connexion Numéris à 64000bps. Sur les lignes normales leur débit est de 56000bps. Mais de votre domicile vous arriverez rarement à plus de 35000bps. Tous les tarifs sont proches de 10.000CFA par mois en connexion illimitée en tarif local sur tout le territoire sénégalais (1200CFA/heure). Les frais d'inscription tournent autour de 25 000CFA. Plusieurs cybercafés vous permettront en outre de vous connecter pour 1500-2000CFA/heure (Métissacana, Café Ponty, Cyberbusiness etc... voir la page SORTIR A DAKAR pour avoir les adresses). A SAVOIR : L'abonnement Icare disponible depuis août 2000 permet aux internautes de réduire leur consommation téléphonique. Le coût d'abonnement est de 3600 CFA par bimestre qui vous permet de bénéficier d'un tarif de 15CFA l'unité de 2 minutes ou 450CFA de l'heure (au lieu de 60CFA les 2 minutes ou 1800CFA de l'heure) lorsque vous vous connectez sur Internet la nuit de 22h a 8h. Cet abonnement téléphone est disponible auprès des agences de téléphone de la Sonatel. A 4,50FF l'heure de communication, le Sénégal se place donc dans le peloton de tête des pays les moins chers pour la connexion. : mars 2003 a marqué l'arrivée de l'ADSL au Sénégal. La propagation va se faire dans le pays dans les mois qui viennent. Pour le moment c'est à Dakar que les heureux internautes pourront souscrire des lignes ADSL à des prix raisonnables. Des offres classiques à 512ko et 256ko sont proposées (47.200CFA / 70€ par mois pour une 256).L'ADSL 1Mo est proposé à 309.000CFA par mois (450€) .

o LE MARCHE DU TRAVAIL

o Le secteur informel : C'est une des données économiques fondamentales en Afrique puisque ce marché informel draîne la majeure partie de l'argent dans ces pays pauvres. On parle de marché informel lorsqu'on décrit un marché du travail fluide mais sans aucun contrôle étatique, statistique ou social. Les petits boulots, les femmes vendant quelques arachides, les pêcheurs de métiers ou occasionnels constituent ce marché informel qui malgrè tous ses défauts fait la vitalité, le dynamisme de l'Afrique. Plutôt que de combattre le marché informel, le nouveau gouvernement a choisi de l'encourager. Il ne nuit en effet à personne tant qu'il s'agit d'activités non-réglementées (santé, assurance, enseignement, etc... sont soumis aux lois et réglementations) puisque de toute façon aucune taxe ne pourrait être reçue de l'Etat dont le Ministère des Finances se résume à presque rien.

& Sénégal : le secteur informel de Dakar de Peter Van Dijk Meine
& Développer le secteur non structuré à Dakar de Peter VAN DIJK MEINE
& Les opérateurs économiques au Sénégal (1930-1996) de Laurence Marfaing

o Les salariés : être salarié est le rêve de bien des Sénégalais. La sécurité, la modernité et la durée d'un tel statut sont recherchés par ces centaines de milliers de chômeurs et de travailleurs précaires qui au jour le jour tentent de gagner quelques CFA. Le salariat véritable bénéficie au Sénégal des mêmes avantages qu'en Europe : couverture maladie, assurance chômage, cotisation pour la retraite, droit syndical, etc... Les industries, l'administration et les multinationales sont hélas les seules à proposer ce type de travail fixe à leurs employés. L'immense majorité des travailleurs sénégalais, même s'ils sont employés, travaillent de manière non déclarée hypothéquant ainsi leurs vieux jours. Le réflexe de déclaration est loin d'être entré dans les mœurs. C'est particulièrement le cas pour les centaines de milliers d'employés de maison, de jardiniers, de couturiers, de maçons, de soudeurs, de plombiers, de boutiquiers, de mécaniciens, de chauffeurs, d'apprentis, de manutentionnaires qui sont la force vive du pays. Les salariés sont donc de rares privilégiés. Leur situation stable leur permet, même si le salaire est faible, d'obtenir des prêts bancaires et ainsi de faire construire une maison, d'acheter un véhicule ou d'investir dans une affaire. En outre, la plupart des pays occidentaux exigeant des fiches de salaire pour l'obtention d'un visa, on comprends que les travailleurs du secteur informel aient d'énormes difficultés à se rendre à l'étranger. La tendance au salariat déclaré est néanmoins à la hausse et chaque année une petite partie du secteur informel passe au salariat.

 Voir aussi la page sur la réglementation et la rémunération du travail au Sénégal
 Voir aussi le code du travail sénégalais

& Ajustement structurel et emploi au Sénégal de B. Fall
& Sénégal syndical et participation responsable de M. Lo
& L'état et la question syndicale au Sénégal M. Fall

o LES BANQUES

De nombreuses banques nationales et internationales sont représentées au Sénégal. Certaines sous un nom bien sénégalais cachent des filiales de banques françaises. Elles proposent désormais des cartes internationales et certaines offrent la possibilité de gérer les comptes sur internet :

o BICIS : retrait avec la carte VISA seulement, à tous les guichets du pays et aux distributeurs automatiques de la Place de l'Indépendance, de Mbour et de Saly. La banque filiale de la BNP est représentée dans tout le pays et même en Gambie. La BICIS propose à ses clients des cartes VISA ce qui est une première en Afrique. www.bicis.sn
La banque CBAO à la Médinao CBAO : retrait avec la carte Eurocard Mastercard aux distributeurs automatiques de Pompidou, de l'aéroport et de la Place de l'Indépendance et aux guichets de toutes les autres agences du pays). Attention, il faut 500000CFA (762euros) pour ouvrir un compte courant, 1 000 000CFA (1524euros) pour une entreprise. La CBAO a le meilleur réseau bancaire du pays après la BICIS.
o Crédit Lyonnais : filiale sénégalaise de la très fameuse (!) banque française, elle s'adresse au Sénégal principalement aux entreprises françaises installées sur place. Il y est néanmoins possible de changer et de retirer de l'argent. Il n'y a qu'une seule agence dans tout le Sénégal située entre la Place de l'Indépendance et la Poste Principale. www.creditlyonnais.sn
o Société Générale (SGBS) : retrait avec carte VISA et Eurocard Mastercard. Filiale des Sociétés Générales de France et de Belgique. Plusieurs agences à Dakar dont les deux principales sont avenue Roume et avenue Lamine GUEYE. www.sgbs.sn
o Banque Tunisienne : le siège est situé sur l'avenue Pompidou, près du marché Sandaga
o BHS : C'est la Banque de l'Habitat du Sénégal. Elle est la principale source de prêts immobilier en direction des fonctionnaires et salariés au Sénégal. La banque lance en outre plusieurs projets immobiliers. www.bhs.sn
o Citibank : la banque américaine préférée des dirigeants africains pour planquer à l'étranger l'argent du peuple et les pots de vin des pétroliers.
o Banque Nationale du Koweit
o La Banque Islamique du Sénégal

Ces banques sont présentes sur l'ensemble du territoire. En plus de Dakar et sa banlieue, vous pourrez en trouver dans les villes suivantes (retrait d'argent, travellers chèques) : St-Louis, Mbour, Tambacounda, Ziguinchor, Kaolack, Touba, Thies, Rufisque, Djourbel.

De plus, il est bon de savoir que la Poste gère également des comptes-chèque postaux garantis par l'état. A Dakar, si vous possédez un CCP en France vous pouvez même retirer de l'argent à la poste (si vous êtes munis d'un chéquier, d'une carte et d'un document d'identité). ATTENTION: cette dernière information est à prendre avec précaution. C'était le cas il y a plusieurs années. Les accords entre les postes des pays changeant souvent, je vous conseille de ne pas compter uniquement sur votre compte postal pour vous payer vos chaussures en crocodile au Sénégal !

 Voir la page sur le franc CFA, monnaie du Sénégal
 Voir aussi l'article sur la floraison de mutuelles bancaires au Sénégal pour les exclus des banques

o LES ASSURANCES

Les Sénégalais et les entreprises sont globalement sous-assurées au Sénégal. C'est évidemment un énorme problème puisque les sinistres, quels qu'ils soient ne sont pas couverts. S'ensuivent souvent des drames familiaux dues aux décès, aux dettes, aux accidents etc... C'est un des défits nationaux que de faire adopter les assurances par les Sénégalais. Déjà, au niveau scolaire, l'assurance est désormais obligatoire. Elle ne coûte que quelques francs et est censée protéger les élèves des dégâts qu'ils pourraient causer à leurs camarades ou au mobilier publique. Une polémique sur la mauvaise gestion de cette assurance scolaire a contribué à discréditer l'image de l'assurance dans l'esprit des parents et plus généralement dans l'esprit du pays entier. L'assurance automobile est également obligatoire (au tiers). Ainsi toutes les voitures, y compris les clandos doivent payer chaque année leur cotisation à l'organisme d'assurance de leur choix. Le système fonctionne tant bien que mal même si les délais de remboursement atteignent parfois plusieurs mois suite à des litiges entre les conducteurs. Les gros efforts doivent maintenant se focaliser sur l'assurance habitation (moins d'1% des Sénégalais assurent leur habitation contre les dégâts et contre le vol), sur l'assurance aux entreprises, sur l'assurance-chômage privée, sur les retraites complémentaires, et sur le «tout-risque» automobile. L'état doit également veiller à assainir le marché des assurance en élimant les petits organismes pas assez solides et en permanence au bord de la faillite. De grands groupes tels qu'AXA, Gras Savoy ou CGU sont représentés au Sénégal.

o L'Influence économique internationale

Le Sénégal est le géant économique de la sous-région au même titre que l'est la Côte d'Ivoire ou le Nigéria dans leurs secteurs respectifs. La zone d'influence économique du Sénégal concerne tous les pays frontaliers : Gambie, Mauritanie, Mali, Guinée et Guinée-Bissau. Hommes, services et marchandises franchissent les frontières quotidiennement. Ces mouvements sont surtout au bénéfice des pays plus modestes. En effet, nombreux sont les immigrants venus de l'extérieur pour trouver un travail à Dakar ou vendre des produits de leur terroir. Les Peulhs de Guinée ayant fui une Guinée dévastée par Sékou Touré et une haine ethnique à leur endroit ainsi que les Maures Mauritaniens, nomades de nature sont les plus nombreux. Ces derniers, émigrent la plupart du temps en célibataire et exercent la profession de petit boutiquier dans les zones urbaines et rurales. Les Peulhs de Guinée sont eux plus polyvalents même si on les retrouve souvent dans des fonctions de coiffeur, de taximan, de boutiquier ou de marchant ambulant. Les maliens quand à eux sont la plupart du temps des marchands ambulants, des dockers ou des manutentionnaires. Dans les zones frontalières ainsi que dans les grandes gares routières du pays, il n'est également pas rare de voir des maliens itinérants vendant des produits peu chers du Mali : noix de kola, beurre de karité, etc... Les gambiens immigrants sont principalement des petits commerçants. Les Bissau-guinéens n'immigrent pratiquement que chez leurs frères casamançais ou dans le Siné-Saloum. Nombreux sont les cueilleurs de palme et les riziculteurs. Le Sénégal est donc globalement un pays d'immigration. Néanmoins, nombreux sont les Sénégalais émigrants dans les pays frontaliers pour y monter un petit commerce ou rejoindre un membre de la famille. Le marché sénégalais de Bissau (Guinée-Bissau) ou Serrekunda (en Gambie) en témoignent. Plus rares sont ceux qui décident de partir en Guinée, au Mali ou en Mauritanie. Concernant les marchandises, les échanges frontaliers portent sur le bétail (venant du Mali), les produits cosmétiques et vêtements (venant de Gambie), les bijoux et le poivre (venant de Mauritanie), les balais traditionnels et les alcools traditionnels venant de Guinée-Bissau, les tissus (venants du Mali et de Gambie) et les produits traditionnels (noix de Kola, beurre de Karité, peaux et accessoires magiques, cacao, etc...). Seulement 2 pays sur 3 (le Mali et plus récemment la Guinée-Bissau) font partie de la zone franc ce qui limite considérablement les échanges. Le Sénégal exporte peu malgrè l'absence de droits et taxes entre les pays membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest dont font partie de Sénégal, la Guinée-Bissau, le Mali et la Mauritanie). Cela est dû sans doute à l'extrême pauvreté des pays de la sous-région et au prix relativement élevé des denrées sénégalaises.

 Voir également la carte IRD au format PDF sur les frontières du Sénégal et les relations de ce pays avec ses voisins

o LA CONTREBANDE

La contrebande est un phénomène banal au Sénégal et plus généralement dans toute l'Afrique. La multiplicité des nombreuses frontières incontrôlées font que le transport de marchandises de toutes tailles et de toutes valeurs s'effectue quotidiennement sans aucun problème. Au Sénégal les marchandises de contrebande s'échangent principalement avec la Gambie qui a un régime fiscal privilégié. Il s'agit surtout de textile (rouleau de tissu, vêtements, etc...) . Mais les taxes douanières perdues ne sont rien comparées aux millions perdus à cause de marchandises achetées par des diplomates de toutes nationalités exonérés de déclaration en douane et qui au lieu d'être utilisées sont immédiatement revendues pour en tirer profit. Certaines associations dites caritatives profitent également allègrement de ces avantages et privilèges. L'immense corruption des douaniers fait également perdre au pays de précieuses devises. On estime les marchandises taxées à 49% des produits importés. Si les diplomates et les entreprises fraudent sur des sommes énormes, la petite contrebande est également généralisée. Malheureusement la plupart des douaniers laissent passer contre un petit dédommagement. Cela va de cigarettes de Guinée Conakry vendues dans la région frontalière de Kédougou au tonneau de rhum bissau-guinéen ramené à Ziguinchor pour la famille. Il est clair qu'un énorme effort doit être entrepris pour réguler toutes ces fraudes. Les villes frontalières telles que Kaolack (avec la Gambie), Kédougou (avec la Guinée), Ziguinchor (avec la Guinée-Bissau), Tambacounda (avec le Mali) sont des réservoirs de contrebandiers. Touba, la ville des Mourides, grâce à son statut particulier est également source de nombreux trafics.

  Voir également l'article sur la contrebande gambienne à Kaolack dans le bulletin N°21