Généralités, marchandage, art, artisanat, police
 
  Journaux n forum n météo n vidéos n petites annonces n livre d'or n cartes postales n chatroom n billets d'avion n SMS n Agenda  
 
Chargement...

Accueil
Dakar
Régions
Economie
Ethnies
Parcs Nationaux
Histoire
Religions
Transports
Index des pages
Travailler
Sport-Loisirs
Société
Géographie
Généralités
Formalités
Billets d'avion
Santé
Associations
Culture
Jeux
Médias-Presse
Agenda
Mailing liste
Liens
Contact

Liste des mots-clé
Recherche

Inscrivez-vous à Senegalaisement
Email:
SENEGALERIE

Photos : 1568
Photos vues : 660338
Visionnez Ajoutez

Page mise à jour le
28.09.2004
Généralités

n Les salutations

 Wolof : Les salutations chez le wolof est un des apects qui marquent le visiteur dès son arrivée. Le rituel des salutations, même s'il se perd de plus en plus au profit du "bonjour , ça va", reste très présent. Ainsi, n'ayez pas peur de saluer plusieurs fois la même personne dans la journée à partir du moment où vous vous êtes quittés. Et puis après tout c'est marrant. La tradition Wolof, étendue au Lébous, et dans une moindre mesure aux Sérères, veut que l'on répète lors des salutations le nom de son interlocuteur. Par exemple, si vous (Boris Eltsine) disctuer avec Abdoulaye GUEYE, les salutations ressembleront à celà :

Boris Eltsine :            Bonjour, ça va ?
Abdoulaye Gueye :     Ca va ! Nangadef ?
Boris Eltsine :    Mangui fi rek !
Abdoulaye Gueye     Sa yaram jam ?
Boris Eltsine :    Jamm rek !
Abdoulaye Gueye :     Eltsine
Boris Eltsine :
    Gueye Gueye
Abdoulaye Gueye:     Eltsine
Boris Eltsine :
    Anawa Keurgueu ?
Abdoulaye Gueye :
    Niouga fa !
Boris Eltsine :
    Gueye
Abdoulaye Gueye :
    Elstine etc...

Le serrage de main est également très important. On serre la main aux hommes comme aux femmes. Ne vous étonnez pas si on vous tient la main un certain temps. On peut serrer la main durant toute la durée des salutations. Voila donc pour le wolof. Mais il pourra être très important pour vous de connaître les salutations basiques dans les différentes langues du pays :

 Diola
-Kassumay
-Kassumay Kep (ou Kassumay Lamm chez les Diola Karoninka, Kassumay Balé pour les Diola Floups)
-Saafi (pour une seule personne) ou  Saafoul (pour plus d'une personne)
-Massoumay
-Catindo (ou catasindo ou katabo)
-Kookobo
 Bassari
-Mocciendé
-Ayetou (ba kéow)
 Sérère
-Nafio (pa)
-Méhémène
 Crioulou (créole de Guinée-Bissau)
-Bom Dia
-Bou chtà Bom !
-Chtà Bom
 Peulhs (Fulani, Haal-Pulaar, Peul-Fouta) :
-Nialéé djiam
-Diamtoum

A SAVOIR : Le "Salam Aleykoum - Maleykoum Salam" musulman est omniprésent sauf en Casamance. N'hésitez pas à l'employer au maximum ! C'est la clé d'entrée du Sénégal. Que vous abordiez un taximan, un boutiquier, que vous rentriez dans une maison, en villa ou à la campagne, que vous vous adressiez à un homme, une femme, un vieux, Salamaleykoumez à outrance !

 Voir la page ethnies où l'ensemble des méthodes de langue des différentes communautés du Sénégal sont disponibles.

n Le marchandage

Comme dans la plupart des pays en voie de développement, le marchandage est courant au Sénégal. Encore faut-il le pratiquer à bon escient et en toute sagesse. On ne marchande par exemple pas dans les "boutiques" qui vendent des produits de fabrication industrielle (dentifrice, biscuits, huile savon, sucre, café etc...) car les prix sont fixés soit par l’État (sucre, riz, huile ...) soit par le marché. Personne n’aurait l’idée de marchander ces tarifs. Sachez enfin que le boutiquier n’augmente pas le tarif en fonction de la nationalité de son client ! Le prix des transports en commun est également fixe et ne supporte aucun marchandage. Le dernier des principaux cas est le prix de l’Unité dans les télécentres (il est en général affiché à l'entrée et oscille entre 70 et 100CFA l'unité). En dehors de ces exemples précis tout se marchande. C’est le cas principalement de l’artisanat touristique, des objets d’occasion, du prix des taxis, des fruits et légumes, des locations de pirogue, des vêtements, chaussures et objets de consommation (montres, radio, etc...). Même les loueurs de voitures qui ont pignon sur rue peuvent baisser leurs prix " officiels " ! Le prix d’une amende de police se marchande également. Le nouveau venu au Sénégal doit être au courant de tout cela car il est vrai que durant les premiers jours on a toujours la hantise de se faire plus ou moins arnaquer. Sachez donc que s’il y a arnaque (le Sénégalais n’appréhende pas vraiment le terme " arnaque " car il part du principe que le juste prix d’un bien est le prix que l’acheteur est prêt à donner. Si vous achetez donc une statuette 6000F alors qu’elle en coûte 1000F c’est que le prix de 6000 francs vous satisfait. Ce raisonnement n’est d’ailleurs pas dénué de bon sens puisque finalement c’est la loi de l’offre et de la demande adaptée à la sénégalaise ! ! !), vous l'aurez méritée.

Pour finir sur le marchandage, sachez qu’il faut finalement le considérer comme un jeu. Personnellement je n’aime pas marchander le prix d’un bien ou d’un service mais lorsque je passe deux mois d’affilée au Sénégal, mon emploi du temps me permet au contraire de m’amuser à marchander. LE GROS CONSEIL POUR LE MARCHANDAGE : DISCUTEZ LE PRIX AVEC UN COMMERÇANT ET LORSQU’IL NE VEUT PLUS BAISSER, DITES LUI QUE SON PRIX SEMBLE INTÉRESSANT MAIS QUE VOUS ALLEZ VOIR SI SES CONCURRENTS FONT MIEUX. ARRIVE CHEZ CES CONCURRENTS DÉBUTEZ LE MARCHANDAGE AU PRIX OU S’EST ARRÊTE LE PRÉCÉDENT. VOUS VERREZ LE SYSTÈME EST INFAILLIBLE ! ! !

n La police, la gendarmerie et l'armée

Ces trois corps se distinguent facilement les uns des autres . Physiquement par une tenue identifiable : les militaires sont en vert ou en tenues camouflées, les gendarmes sont en bleu et la police est en beige. Leur niveau de corruption et de sympathie diffèrent également beaucoup.

Militaire sénégalais  Les militaires sénégalais ne sont pas corrompus du tout et attirent la sympathie. Cela est peut-être dû au fait que leur majeure partie est constituée de jeunes effectuant simplement leur Service National. Ils vous aideront avec plaisir et désintéressement et pourront vous être d’un précieux conseil. Néanmoins, la disparition des 4 français en 1995 leur ayant apporté beaucoup de problèmes vous devrez comprendre qu’en Casamance ils vous empêchent parfois certains déplacements qu’ils jugent (souvent à tort) dangereux.
>>> Voir la page sur l'armée sénégalaise

  Les gendarmes sont rares et vous en rencontrerez peu. Comme en France ils dépendent du ministère de la défense. Assez peu sympathiques ils sont parfois corrompus.

  Les policiers enfin sont les plus désagréables personnes qu’on peut rencontrer au Sénégal. Ils sont extrêmement corrompus et en cas de problèmes et pour ne pas passer plusieurs jours au poste, mieux vaut faire preuve d’un grande diplomatie. Ils peuvent également exercer en civil. Soyez toujours en règle au niveau de vos papiers et ne vous énervez jamais!
Plusieurs choses à savoir cependant avec ces policiers (et uniquement avec eux) : ne leur donnez jamais votre passeport mais faites-les le consulter devant vous , sauf en cas d’arrestation ou par la force des choses vous devrez leur donner tout objet en votre possession. Et deuxième règle importante à Dakar et en Casamance, si vous vous faîtes fouiller la nuit en sortant d’un café ou d’un night-club (je vous rassure ça n’arrive qu’une fois sur mille !) vérifiez les mains de votre "fouilleur" avant la fouille car nous avons entendu parler à deux reprises de policiers mettant du cannabis dans les poches de la personne fouillée pour ensuite l’accuser de fumer !

n Les O.N.G.

Elles sont omniprésentes au Sénégal et font pour la plupart un travail précieux et constructif. Deux catégories d’ONGs se côtoient : les ONGs de terrain principalement catholiques et les ONGs internationales agissant plus généralement. Chacune a ses intérêts et ses inconvénients. La plupart des ONGs sont françaises. Quelques unes étrangères sont cependant à noter : le Peace Corps américain dont peu de monde voit l’intérêt (y compris les sénégalais). Sous un prétexte de proximité il doivent apprendre avant de venir le dialectes de l’ethnie dominante de la région dans laquelle ils vont transmettre leur savoir ! C’est justement un des problèmes qui causent les conflits ethniques en Afrique ! Grâce au français et à l’anglais et au portugais comme langue officielle des pays d’Afrique Noire, aucune ethnie n’a imposé son dialecte comme langue officielle d’un pays. Ainsi même si la langue est étrangère elle assure une certaine égalité devant les institutions ! La volonté de ces jeunes du Peace Corps d’apprendre une langue dominante sur place est plus qu’absurde elle est dangereuse ! Un exemple concret : Au Sénégal Oriental, dans le village Bassari de Samécouta, les volontaires parlent à la population Bassari en Peulh car c’est l’ethnie dominante dans la région. Les Bassaris déjà peu reconnus au niveau national ne se sentent qu’encore plus lésés ! D’autant plus que grâce aux missions catholiques, la plupart parlent très bien le français !

Des pères piaristes espagnols ont également fondé des ONGs à Dakar, à Sokone dans le Saloum et en Casamance (Mlomp, Oussouye, Diembereng)

En dehors de ces quelques exemples étrangers, les ONGs sont françaises ou internationales mais gérés par des français. Où que vous alliez, vous pourrez ainsi voir les 4x4 des chercheurs de l’ORSTOM qui étudient entre autres le paludisme ou la trypanosomiase. Caritas, Enda Tiers-Monde, Village d’enfant SOS, Volontaires du Progrès, Médecins du monde, Médecins sans Frontières, la Croix Rouge, Ordre de la Croix de Malte, la Fondation Raoul Folereau, et bien d’autres font partie de ces noms célèbres qui accomplissent un travail de longue haleine qui depuis des années a toujours montré son efficacité.

A côté de ces ONGs, des organisations gouvernementales apportent au Sénégal l’aide qu’il mérite du fait de sa démocratie exemplaire sur tout le continent : AIDS (américain), Centre Culturel Francais, Mission Française de Coopération, ..... 

  Voir la page des associations

n Les guides

La situation des guides au Sénégal semble s'améliorer avec la création de plusieurs license et formation pour que ce métier en devienne véritablement un. Jusqu'ici il ne s'agissait que de quelques jeunes qui tentaient à droite à gauche de gagner trois sous. De nombreuses arnaques ont d'ailleurs découragé de nombreux visiteurs. Ce n’est donc pas grâce à eux que vous allez visiter le pays. Le problème avec les guides c’est que vous pouvez tomber sur le pire comme sur le meilleur. Méfiez-vous surtout des cartes ou badges de guide "officiel" de telle organisation car c’est avec ceux-là que vous aurez des problèmes. Dans tous les cas préférez si vous en avez réellement besoin des guides que des amis ou que votre hôtel vous auront conseillés. Surtout réglez dès le début le problème du prix. Si vous prenez un guide-traducteur (voir guide-traducteur-chauffeur) pour plusieurs jours posez-vous la question du logement et des repas qui est très importante ! A titre indicatif, un guide pour visiter un lieu bien précis ne demandera pas plus de 1000 CFA. Si la visite dure une journée complète ne comptez pas plus de 3000 CFA. Pour plusieurs jours tout dépendra des repas et du logement. Demandez-vous surtout si vous en avez réellement besoin (souvent les "guides" n’en savent pas plus que les touristes avec leur Lonely Planet !). A notre avis, l’intérêt d’un guide est surtout d’avoir la paix avec les autres guides et petits marchands qui ne viendront pas vous embêter ce qui est d’ailleurs une chose importante ! Si vous comptez faire des achats avec un guide en le laissant négocier soyez sûr de son honnêteté car la plupart du temps, un marchandage s’établit en Wolof avec le commerçant et le guide repassera en fin de journée prendre sa part de bénéfice chez le vendeur à qui il aura fait faire "une belle vente" aux dépends du touriste! Ma très longue expérience me pousse à vous déconseiller les guides trop jeunes ou trop vieux. Les plus honnêtes et les plus efficaces ont entre 18 et 24 ans ! A vous donc de juger. La solution que je choisis le plus souvent pour trouver un lieu que je recherche est de demander à un jeune habitant les environs de m'y guider. Une fois le lieu trouvé, la somme donnée ne sera pas un salaire mais bel et bien une récompense correspondant au service rendu en fonction du temps et de l’argent économisé.

n L'art

Le Sénégal est un pays à majorité musulmane. L’art dans sa forme figurative est donc proscrit. Les seules oeuvres que l’on pourrait qualifier d’artistiques sont d’inspiration ou d’utilité religieuse et on ne les trouve que dans les ethnies résiduelles du Sénégal Oriental. En effet seuls l’animisme est source d’art dans ce pays multi-ethnique. Partout néanmoins des échoppes exposent des objets dit "d’art" qui sont en fait des réalisation de bonnes qualité mais qui sont l’oeuvre répétée mille fois d’artisans plus ou moins talentueux.

L’art de la sculpture est inexistant. Seuls les masques religieux montrent une réelle création. C’est le cas des masques Bassaris, Tendas-Bandés Coniaguis ou Malinkés.

On pourrait néanmoins citer comme artistes ces quelques créateurs qui réalisent des toiles dont les couleurs sont faites de toutes les nuances de sables du Sénégal. Ces toiles sont souvent d’un grande qualité et montrent un réel talent.

Enfin comment ne pas parler de ces innombrables apprentis-décorateurs qui grâce à leur peinture naïves décorent les façades de boutiques de paysages ou de portraits de Marabouts !
  Visitez enfin la page culture pour voir différentes oeuvres d'artistes sénégalais prestigieux.

n L'artisanat

Artisanat sénégalaisLa généralisation des produits industriels étant récente, de nombreux objets d’utilisation quotidienne et même la totalité en milieu rural sont des objets d’artisanat. Les ustensiles de cuisine sont évidemment les plus fabriqués par les artisans du pays. Ces ustensiles étant utilisés chaque jour par les ménagères, ils sont de bons souvenirs tout en étant utiles et bon marché. Vous trouverez ainsi, couverts en tek, dessous de plat en bambou, saladiers en courge vidée et séchée, mortiers et pilons en fromager. Les outils de travail quotidien des métiers traditionnels font aussi de très beaux objets d'artisanat. Je pense particulièrement au kadiandou, l'immense pelle longiligne qu'utilisent les Casamançais pour cultiver les champs de riz. Mais l'artisanat passe aussi par la teinture traditionnelle des tissus (Indigo surtout pratiqué en Guinée), la fabrication d'instruments de musique (djembés, dabars, etc...), la fabrication de meubles et d'objets en bronze, de bijoux comme ceux que vous voyez à droite (photo JM Brunois).
  Voir la page artisanat, avec les photos et la description des objects d'artisanat les plus répandus
  Voir la page musique de Senegalaisement.com avec les instruments sénégalais