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LES TRANSPORTS INDIVIDUELS
Voir
également la carte IRD au format PDF des différentes voies de communication au
Sénégal
Voir
également la page distance pour connaître les distances exactes par la route entre
toutes les villes et tous les villages du Sénégal
Voir
les prix des transports de ville à ville au Sénégal
o LES TAXIS
Dés
votre arrivée à l'aéroport, vous pourrez voir les taxis dakarois. Impossible de
les rater ! Jaunes et noirs et souvent dans un état lamentable, ils seront sûrement
vos compagnons durant votre séjour dans la capitale et probablement dans certaines
grandes villes du Sénégal. En effet, leur prix permet de les prendre pour faire
des trajets de 500 mètres et ainsi éviter soit la pluie diluvienne soit le soleil
de midi. Les villes accueillant des taxis sont Dakar
et toute la presqu'île du Cap Vert (Ngor, Pikine,
Rufisque, Ouakam, etc...), Ziguinchor,
Kaolack, Saint-Louis,
Touba, Tambacounda, Thiès
et Fatick. Occasionnellement vous pourrez en trouver ailleurs mais n'y comptez
pas trop ! Soyez néanmoins assurés que lorsqu'il n'y a pas de taxi, les clandos
ou les charrettes sont là pour combler le vide. Photo à droite : un taxi dakarois
"presque neuf".
La seule ville du Sénégal où les taxis ont un compteur est Dakar (et ses alentours).
Les prix sont fixés réglementairement et assez peu de compteurs sont trafiqués.
Évitez donc de marchander sur le prix d'un trajet car vous y perdrez. Le
prix au compteur est dérisoire. Profitez-en ! Pour vous donner une idée, un trajet
du centre-ville de Dakar (place de l'Indépendance) jusqu'à Ngor, Yoff ou Ouakam
ne dépasse jamais les 2500CFA au compteur (<4€). En centre ville, une
course ne peut pas dépasser 1000CFA (10FF - 1,5€). Bref, n'hésitez pas !
Vous gagnerez un temps fou et profiterez du paysage et d'une discussion avec le
taximan. Attention, prévoyez systématiquement de la monnaie car rares sont les
taximen ayant de la ferraille sur eux. Si vous ne vous promenez qu'avec des billets
de 5000 ou 10.000CFA sur vous, annoncez-le d'entrée au chauffeur pour qu'il fasse
tout de suite du change dans une station service ou auprès d'un collègue ! Dans
les régions, la situation est différente : il n'y a pas de compteur et le prix
de la course est forfaitaire. A Ziguinchor, Saint-Louis ou Kaolack, vous pourrez
parcourir toute la ville pour un montant compris entre 250 et 400CFA (entre 0,4
et 0,6€).
Depuis deux ou trois ans, une nouveauté révolutionne l'activité à Dakar : les
taxis-radio. On les croirait inutiles compte-tenu de la densité et de l'omniprésence
des taxis dans la capitale sénégalaise. Cependant, sachez que dans de nombreux
quartiers de Dakar (notamment les quartiers résidentiels et périphériques), ils
peuvent être rares de jour comme de nuit. Il vous faudra parfois marcher sur une
longue distance afin de vous retrouver sur un axe plus fréquenté. Les nouveaux
taxis-radio vous évitent ce désagrément. Vous pouvez donc sur simple appel téléphonique
faire venir en 5-10 minutes un taxi à votre domicile, devant votre hôtel ou à
la plage etc... Le prix est égal à celui des taxis normaux.
Deux compagnies de taxis-radio ont ouvert leurs standards :
Allo Taxi : 823 4404
Dakar Taxi : 823 483
Voir
la page sur les problèmes de transports urbains à Dakar.
o LES LOCATIONS
DE VOITURES
Louer une voiture au Sénégal est cher. Comptez au minimum
15.000CFA par jour auxquels vous pourrez ajouter 150CFA par kilomètre et 5000CFA
par jour pour la suppression de franchise. Bref, si vous ne roulez pas beaucoup,
comptez 200.000CFA par semaine pour une petite voiture climatisée (genre Clio
ou Saxo). C'est néanmoins intéressant pour ceux qui voyagent à plusieurs ainsi
que ceux qui veulent bouger beaucoup et ne veulent pas perdre de temps dans les
transports en commun.
Vérifiez impérativement l'état complet de la voiture, le fonctionnement de la
clim., les niveaux du moteur et l'état des pneus avant de prendre les clés. Attention
aussi avec les voitures à essence : l'état des routes et les mauvais réglages
du moteur peuvent rapidement vous coûter un plein par jour de route. Et l'essence
est aussi chère au Sénégal qu'en France !
Notre coup de coeur :   Assurcar
à l'embarcadère de Gorée. Loue toutes sortes de véhicules (y compris boîtes automatiques)
: de la Corolla au Pajero en passant par la 406, toutes sont climatisées. Accueil
chaleureux et possibilités de marchander le prix. Tél : 823-7250 Fax : 823-7251

o Les compagnies internationales
et les loueurs sérieux :
Avis Sénégal (823.33.18 / 821.21.83), Budget (822.25.13 / 822.25.06), Europcar
(821.38.49), Hertz (821.56.23 / 821.17.21), Dakar Auto-Service (821.59.15), Africar
(822.18.50 / 821.06.90), Senecartours(822.94.54 / 821.83.06), Noprola (821.73.11/
822.01.39).
o Les autres compagnies....
: Sahel Auto (822.85.88), Sarr & Frères (820.17.34), Senelauto (822.53.96
/ 821.21.83), Sotrica (822.89.35), Teranga Location (822.59.99), Touba Location
(821.59.09).
Voir
également la page distance pour connaître les distances exactes par la route entre
toutes les villes et tous les villages du Sénégal
LES TRANSPORTS EN COMMUN
o LES
GARES ROUTIÈRES
Les
gares routières et les moyens de transport qui y stationnent sont une des curiosités
africaines. Qui n'a jamais entendu parler des taxis-brousse ou des cars rapides.
L'exode rural fait qu'au Sénégal les transports en commun sont très utilisés et
quatre véhicules sur cinq sont destinés à cet usage. Chaque ville, chaque village
a sa propre gare routière qui fonctionne 24h/24. Un chiffre pour montrer l'importance
des gares routières : la gare routière dite «des Pompiers» (car elle
est située près de la caserne !) enregistre chaque jour plus de 10.000 personnes
à l'arrivée ou au départ. A la veille des fêtes telles que la Korité,
ce nombre peut doubler voir tripler. On peut estimer, sans craindre d'exagérer,
que sur l'ensemble de la région de Dakar, 700.000 à 1.000.000 de personnes empruntent
quotidiennement les transports en commun ! C'est dire leur importance. Les gares
routières sont donc des lieux grouillants toute la journée, des «microcosmes
cosmopolites» où Sénégalais et étrangers arrivent, partent, transitent,
dorment, vendent, se promènent et débattent ! Certes, toutes les gares routières
ne sont pas comme celle de Dakar mais chacune est un lieu privilégié pour le commerce.
En effet, les Dakarois rentrant dans leur village achètent au dernier moment des
cadeaux pour la famille ou des marchandises bon marché qu'ils pourront revendre.
Photo à droite : la gare routière de Kolda.
Voir
la page sur les problèmes de transports urbains à Dakar.
Voir
les prix des transports de ville à ville au Sénégal
Voir également
la page distance pour connaître les distances exactes par la route entre toutes
les villes et tous les villages du Sénégal
Les
voyages étant parfois très longs (par exemple un trajet de Dakar
à Kédougou peut prendre jusqu'à 24
heures) des provisions pour la journée sont nécessaires et donc disponibles. L'animation
est également présente grâce aux éternels marchandages et petites disputes entre
voyageurs, chauffeurs et coxers, chacun cherchant évidemment son propre intérêt.
Il faut savoir, pour comprendre l'acharnement de chacun à gagner 50CFA de plus,
que chauffeurs et coxers sont des professions très précaires. En effet, les chauffeurs
sont 80% du temps de simples salariés qui travaillent pour le compte du propriétaire
du véhicule - le plus souvent un marabout mouride - et que chaque litre d'essence
consommé en trop est débité de son salaire. On comprend donc le marchandage sur
les marchandises lourdes, car le voyageur, en plus du prix du trajet, devra payer
pour le transport des gros bagages. Les coxers sont ceux qui vous rendront réellement
la vie difficile au Sénégal, et pas du fait de votre «touristicité»
car les Sénégalais sont également les premiers à en souffrir. Leurs rôles sont
très divers. A votre arrivée à la gare (et parfois même avant), ils vous assaillent
pour vous demander votre destination et vous emmener vers un véhicule soit disant
plein et prêt à partir. Ne vous laissez jamais piéger par ces allégations et vérifiez
par vous même que le véhicule est presque plein. Tous les stratagèmes seront bons
pour vous duper : des faux passagers, des faux démarrages du moteur ! Les coxers
ne sont pas salariés et leurs seuls revenus proviennent des petits services qu'ils
vous rendent à vous ou au chauffeur. Car oui, ils peuvent réellement vous aider
sans problème si vous restez fermes et méfiants. Le premier service est de vous
réserver les meilleures places, c'est-à-dire en ce qui concerne les taxis-brousse,
celle à côté du chauffeur et celles près de la fenêtre sur la banquette du milieu.
Quatre places sont absolument à éviter : les trois places de la banquette arrière
- vous y serez compressés comme des sardines (même pire si vous vous retrouvez
entre deux fortes mamans), et la place centrale de la banquette du milieu où vous
devrez supporter pendant tout le trajet l'inconfort de la couture ou de l'espace
central. Pour une bonne place et pour éviter de longues discussions 500CFA glissés
discrètement au coxer après son accord devraient tout arranger. En tant qu'étranger,
ne comptez pas attendre la prochaine voiture vide pour y prendre une bonne place
sans payer de bakchich car ces places sont justement réservées auparavant par
les coxers. Leur seconde source de revenus vient des chauffeurs qui leur laissent
le soin de marchander le prix du transport des bagages. Enfin, dans les gares
routières telles que Mbour ou Ziguinchor, ils vous «accompagneront»
chez un «cousin» hôtelier ou restaurateur . Refusez tout de suite
et tout net si vous ne voulez pas à avoir à lui payer de sacrés honoraires et
vous faire détrousser ! Ces gares routières sont les lieux où vous désirerez rester
le moins longtemps possible et ces coxers sont les gens que vous devrez absolument
éviter ! Photos à droite : deux jeunes "apprentis" accrochés à un car
rapide. Le métier d'apprenti dans les transport en commun est aussi précaire que
celui de coxer.
En
ce qui concerne les véhicules qu'on trouve dans les gares routières, vous vous
apercevrez très vite qu'ils se résument aux 404 et 504 break pour les taxis-brousse.
Il existe même une 405 break qui fait tâche au milieu des autres, mais les chances
que vous la voyiez sont faibles ! Concernant les cars rapides, il s'agit de camionnettes
Mercedes (photo à droite), de minibus Volkswagen et d'antiques camionnettes Renault
Goélette. Dire que tous ces véhicules tombent en ruine serait loin d'être vrai.
De nombreuses voitures sont ainsi, malgré leur âge, en très bon état et effectuent
leurs trajets vite et sans aucun problème mécanique. C'est le cas de l'immense
majorité des voitures. Le cas des cars rapides est différent. Les pannes ne sont
pas rares: crevaisons, essieux décrochés (!!!), moteurs cassés ...etc. font que
vous aurez parfois à pousser pour arriver à destination. Mais vous y arriverez.
Sachez qu'en cas de panne insoluble, un coxer ira chercher en stop un autre car
rapide qui vous emmènera à destination gratuitement.
Quand à leur vitesse, ne croyez pas au miracle. A titre indicatif, un Dakar-Ziguinchor
peut mettre plus de quinze heures. Cela est dû au fait que certains passagers
n'effectuent qu'une partie du trajet pour arriver dans leur village et que la
devise du car rapide est «toujours plein». Le car ne repartira pas
tant que la place libérée ne sera pas remplie par un autre voyageur. Vous comprendrez
que lorsqu'une personne descend à deux heures du matin dans son village de 65
habitants, il y a peu de chance qu'un autre habitant de ce village ait à partir
vers la destination du car ! Mais tout s'arrange toujours et vous n'aurez pas
à râler puisque les autres passagers le feront largement pour vous ! Ces attentes
interminables ne se font pas en taxi-brousse : si une personne descend avant la
destination finale, le chauffeur repartira aussitôt.
Pour terminer, sachez que le prix du transport est fixe (on ne vous arnaquera
jamais sur le prix du transport) mais vous aurez à marchander le cas échéant le
prix de vos sacs à dos trop gros pour tenir sur vos genoux. Ce prix dépend de
la taille du bagage, de la longueur du trajet, mais surtout du chauffeur et du
coxer. N'hésitez pas avant de payer quoique ce soit à demander aux autres passagers
le prix qu'ils ont payé pour leurs bagages. En règle générale et pour un bagage
de taille raisonnable du type sac à dos ne dépassez jamais 10 % du prix du billet.
L'ensemble des localités du Sénégal possèdent leur gare routière,
appelée le plus souvent «garage». Ainsi, même le plus petit village
du pays, qu'il soit au bord d'une route ou d'une piste cahoteuse sera joignable
en transport en commun. Si dans la plupart des localités les liaisons sont nombreuses
(des dizaines et des dizaines de départs du matin jusqu'au soir en direction ou
en provenance de Mbour, Joal, Kaolack, Thiès, Saint-Louis, Touba, Fatick, etc...),
les villages des régions les plus rurales telles que ceux autour de Kédougou,
Bakel, Velingara (bref, tout l'Est du pays) ne voient souvent qu'un transport
hebdomadaire pour le marché de la semaine.
A Dakar, les gares routières sont les suivantes
:
o
Les Pompiers : c'est la gare routière "officielle" de Dakar.
C'est aussi la plus grande. Elle offre un nombre de destinations nationales et
internationales stupéfiant. Le choix des véhicules est également le meilleur :
taxis sept places, minibus, cars 35, 45 ou 55 places. Située à la sortie du centre-ville,
elle vous permettra d'éviter les gigantesques embouteillages de Lamine Gueye ou
Blaise Diagne. De nombreux petits commerçants vendent de quoi assurer vos besoins
dans l'attente du départ et pendant le voyage : boissons fraîches, biscuits industriels,
biscuits faits «maison», eau minérale, eau en sachet, fruits tels
que bananes, mangues... arachides, journaux, piles pour votre walkman et autres
babioles. Pensez, si vous voyagez loin, à prendre ce qu'il vous faut. Sachez cependant
que lors des différents arrêts (ravitaillement en essence, pause pipi, pannes
...), vous aurez l'occasion d'acheter de quoi boire et manger. Question coxers,
la gare des Pompiers n'est pas la pire. Vous risquez néanmoins avant même votre
entrée dans la gare proprement dite d'être embêté par ces jeunes. Surtout, ignorez-les
dès le début et s'ils vous demandent où vous allez répondez «nul part»
sans quoi vous ne serez jamais tranquille et vous risquez de devoir leur donner
un pourboire non mérité. Vous n'aurez de toute façon pas besoin d'eux car la gare
est pourvue de panneaux indiquant la destination des véhicules. La première partie
de la gare est pour les cars et minibus et la seconde est réservée aux 504 et
404. Si malgré tout vous trouvez le moyen de ne pas trouver votre destination,
le mieux est de demander à un commerçant qui vous indiquera l'endroit recherché.
A l'instar de la gare de Colobane, celle des Pompiers est adjacente à l'autoroute.
Dès votre sortie vous vous retrouverez sur cet axe fluide. Début mars 2002, le
préfet de Dakar a ordonné un grand nettoyage de cette gare routière. Déchets enlevés,
marchands chassés (pour quelques heures...), épaves de taxis enlevées, etc...
La station est devenue méconnaissable ! Pour finir, certaines destinations peuvent
nécessiter un changement en fonction des vacances ou des fêtes religieuses. Comme
toutes les gares situées au nord de la Gambie, ne comptez surtout pas voyager
un jour de Korité, de Tabaski et surtout de Magal
: vous ne trouveriez aucun véhicule car la plupart des chauffeurs sont de fervents
Mourides. Photo à droite : la gare des Pompiers par M. Clément.
o Colobane : C'est la deuxième
et dernière véritable gare routière de Dakar. Elle se situe juste à côté du marché
du même nom et du côté du pont surplombant l'autoroute. Vous n'y trouverez pas
de taxis-brousse mais seulement des cars rapides entre 35 et 55 places. Les destinations
sont également moins nombreuses. L'avantage de cette gare routière est qu'elle
propose des tarifs plus intéressants (de 10 à 30 % moins chers). Tout dépend donc
de l'endroit où vous vous trouvez à Dakar car Colobane étant plus excentrée, le
taxi peut vous coûter l'économie faîte sur le transport.
o Grand Yoff : Grand Yoff
est un des quartiers dakarois (avec les Parcelles Assainies) comptant le plus
de Casamançais. C'est pour eux que des transporteurs se sont installés à Grand
Yoff. Il ne s'agit en fait pas d'une gare routière mais plutôt de transporteurs
ouvrant chacun leur arrêt. C'est le long de la rue du marché de Grand Yoff que
vous verrez de nombreuses pancartes avec parfois un car garé devant proposant
diverses destinations casamançaises aux meilleurs prix. Si vous devez vous rendre
en Casamance en car rapide, nous ne saurions que trop vous conseiller de les prendre
à Grand Yoff. Devant chaque pancarte, et tout au long de la journée, vous pourrez
acheter vos billets au vendeur de ticket qui vous dira l'heure du départ. Vous
ne perdez donc pas de temps à attendre. La différence avec les gares routières
traditionnelles est que le chauffeur n'attendra pas que le car soit plein pour
partir. Il comptera sur les passagers éventuels qu'il trouvera sur la route. Un
autre avantage qui n'est pas moindre, est l'absence de coxers vous pourrissant
l'existence.
o Ouakam : Comme Grand Yoff
il ne s'agit pas vraiment d'une gare routière mais de cars occasionnels. Réservez
à l'avance vos places car il y en a peu (deux ou trois par semaine contre plusieurs
quotidiennement à Grand Yoff).
o Parcelles Assainies Unités 26
: entre l'école Dior et l'Église des Parcelles, un car rapide part
quotidiennement vers Ziguinchor (3800CFA) vers 21h00. Hyper pratique pour ceux
qui résident à Ngor, Yoff ou aux Parcelles Assainies. L'immense avantage est qu'il
part à heure fixe et que vous pouvez réserver votre billet dès le début de l'après-midi
pour revenir attendre le car vers 21h00. Au moins vous n'aurez pas à patienter
des heures. De plus, comme il ne s'agit pas d'une véritable gare routière (vous
verrez, il y a juste une paillote pour discuter, s'asseoir et attendre le car
ainsi qu'un panneau indiquant la destination Ziguinchor), vous ne serez pas embêtés
par les vendeurs, le monde, les coxers, la pollution, l'attente interminable etc...
Si vous allez à Zig, c'est donc d'ici qu'on vous conseille de partir ! Plusieurs
autres mini-garages tout aussi tranquilles à destination de la Casamance (toujours
de nuit ce qui a l'avantage de vous faire économiser la journée pour arriver tôt
le matin à Ziguinchor) sont éparpillés aux Parcelles Assainies et à Pikine. Demandez
aux commerçants, ou mieux, à un Casamançais, de vous indiquer les adresses.
o
Les rapides
C'est bel et bien le symbole du Sénégal. Il y en a deux types
: les orange et bleu (de marque Renault) dans un état lamentable. On les appelle
les «rapides» (mais aussi les cercueils volants !). Ils sont utilisés
pour les trajets urbains et les courts trajets ruraux. Le deuxième type s'appelle
le Ndiaga Ndiaye, du nom du plus grand transporteur du Sénégal. En effet, El Hadji
Ndiaga Ndiaye est aujourd'hui l'homme qui possède le plus de rapides (de marque
Mercedes et de couleur blanche). Les Ndiaga Ndiaye (photo à droite) sont eux utilisés
autant pour les trajets urbains que pour les grandes traversées nationales.
o Les Dakar Dem
Dik (DDD)
Depuis
mi-2001, la SOTRAC est enfin en faillite et c'est la société Dakar Dem Dick (dem
dick signifie aller/retour) qui a repris la desserte de la société mourante ainsi
que son parc de véhicules. Les arrêts sont mieux répartis, les bus plus fréquents
et plus confortables. Mais aux dernières nouvelles de septembre 2002, 30% du parc
des DDD seraient déja en panne.... Bref, ce sont des bus tels que nous les connaissons
en Europe. Ils sont bleus et leurs arrêts sont signalés par des panneaux
circulaires ronds. Ils ont le monopole de la desserte du centre-ville (Pompidou,
place de l'Indépendance, Plateau, etc...) et c'est sûrement leur seul avantage.
Les étudiants, travailleurs et fonctionnaires bénéficient d'abonnements avantageux
impossibles à mettre en place dans la jungle des transports privés
"ndiaga ndiaye"..
Voir
la page sur les problèmes de transports urbains à Dakar.
o Les taxis
clandestins (clandos)
Ces voitures banalisées n'ont pas de licence pour transporter
des personnes. Tous les modèles de voitures peuvent être clando. Pour un prix
modique, ils vous emmènent souvent dans les lieux non desservis par les autres
modes de transport. Ils convoient généralement cinq passagers (deux devant à côté
du chauffeur et trois derrière) mais vous pouvez également vous faire transporter
seul après un marchandage. Ils sont présents dans toutes les grandes villes sénégalaises
et ont parfois le monopole des transports dans les zones rurales.
Durant l'été 2000, de nombreux transporteurs déclarés ont fait grève pour protester
contre la présence des clandos qui mangent le marché sans payer les taxes et licences
que les taxis et transports réguliers payent. C'est un grand dommage car le clando
est pour beaucoup le seul moyen de faire des petits trajets à des prix raisonnables.
Ils n'auraient en effet pas assez d'argent pour s'offrir le taxi.
A Dakar, plusieurs lignes de clandos sont très intéressantes :
-Patte d'Oie - aéroport (100CFA)
-HLM Gd médine - Eglise des Parcelles Assainies (50CFA)
-Eglise des Parcelles - ICOTAF Pikine (150CFA)
Voir
la page sur les problèmes de transports urbains à Dakar.
o Les occas'
C'est le terme générique pour tout transport que l'on ne paye
pas. Il n'a pratiquement cours que dans les régions les plus rurales. Les transports
en commun étant souvent rares dans la brousse, lorsqu'une voiture passe dans ces
contrées, elle se fait un devoir de prendre les «marcheurs» qui parfois
devront faire des dizaines de kilomètres à pied pour atteindre leur destination.
Les principaux pourvoyeurs "d'occas" sont les coopérants, les missionnaires
catholiques et dans une moindre mesure les sous-préfets des chefs-lieux de canton
de brousse. L'occas' est ainsi devenue une institution dans des départements tels
que ceux de Kédougou, Bakel, Kidira, Linguere, ou Médina Gounass. De nombreuses
localités n'ayant même pas un téléphone, c'est souvent de ces occas' que vient
le salut d'un grande malade ou d'une maman en train d'accoucher. Cette solidarité
nécessaire dans ces régions les plus reculées vous permettront sans doute d'économiser
une semaine d'attente d'un transport en commun improbable ou vous sauveront peut-être
la vie en cas de fièvre jaune ou de morsure de cobra !
o LE RESEAU ROUTIER
o
Les routes
Ce
sont environ 3000 kilomètres de routes bitumées qui permettent des voyages rapides
entre les différentes capitales régionales du pays. Cependant certaines sont dans
un tel état de délabrement (ex. : Kaolack-Karang-Banjul), que les véhicules préfèrent
rouler sur les pistes pour carriole qui les longent. La plus belle route est sans
aucun doute le tronçon Tambacounda-Kédougou récemment refait et peu emprunté.
Les quelques kilomètres d'autoroute qui relient Dakar à Rufisque sont très utilisés.
C'est l'affaissement du sol sous le goudron durant la saison des pluies qui est
à l'origine du mauvais état de certaines routes. Chaque année, fin novembre, des
ouvriers se contentent de reboucher les nids de poule avec un peu de goudron.
Durant la saison des pluies ce sont les gamins des villages longeant la route
qui, espérant quelques pièces de conducteurs reconnaissants, rebouchent les trous
avec de la latérite. Photo : la route de Toubab Dialaw
 Voir
également la carte IRD au format PDF des différentes voies de communication au
Sénégal
Voir
les prix des transports de ville à ville au Sénégal
Voir également
la page distance pour connaître les distances exactes par la route entre toutes
les villes et tous les villages du Sénégal.
Photo à gauche : une route défoncée par
les pluies près de Bakel.
o
Les pistes
C'est
le réseau routier le plus dense et le passage obligé pour se rendre dans la plupart
des villages ruraux. Près de 20.000 km de pistes vous permettent d'accéder au
moindre hameau. Ne vous en faîtes pas une mauvaise idée avant de les avoir vues.
En effet, elles sont le plus souvent en très bon état et leur épaisseur de latérite
les rend plus solides et plus durables que les routes bitumées. C'est la route
africaine par excellence qui, pendant la saison sèche, soulève à chaque passage
de véhicule, d'immenses nuages de poussière rouge-orangé. Elles sont petit à petit
recouvertes de goudron (ex. : la route Tambacounda-Kédougou refaite récemment).
Quelques exceptions néanmoins au Sénégal oriental (pistes défoncées par exemple
entre Kédougou et Salémata) et dans la région de Saint-Louis (pistes ensablées).
Depuis plusieurs années, le gouvernement a changé sa politique de transport en
faveur des pistes qui coûtent moins cher à la construction et à l'entretien et
qui devant la pénurie de finances sont finalement plus utilisables que des pistes
goudronnées parsemées de nids de poule. La mort des pistes en Afrique n'est donc
pas pour demain ! Photo à droite : piste de Bandafassi à Salémata.
Voir
également la carte IRD au format PDF des différentes voies de communication au
Sénégal
o LE TRAIN
Le
train est le mode de transport à l'abandon au Sénégal. Deux lignes fonctionnent
néanmoins : Dakar-St Louis et Dakar-Bamako (Mali). On peut ainsi se rendre en
train des villes telles que Thies, Kaolack, Tambacounda, Louga, Kaffrine, Djourbel
etc... Le train est surtout utilisé pour le fret mais voyager avec ce mode de
transport est très agréable bien que plus onéreux et plus lent que le taxi-brousse.
Les pannes et accidents sont fréquents. Depuis plusieurs années la ligne Dakar-Saint-Louis
est interrompue. Des travaux récents préparent la remise en service. Quand au
Dakar-Bamako, il connaît chaque année des problèmes. Cela dit, les accidents sont
rarissimes et, vu la vitesse du train (vous pouvez presque courir derrière !),
le déraillement n'est jamais mortel. Les arrêts sont très fréquents, même en dehors
des gares. Comme dans les cars rapides, les passagers demandent au chauffeur de
s'arrêter parfois en pleine brousse pour descendre au village. N'hésitez en tout
cas pas à prendre ce transport en commun pittoresque qui offre des places en première
classe très confortables. Photo de droite : Une locomotive à Kaolack.
Voir
également la carte IRD au format PDF des différentes voies de communication au
Sénégal
o LES CARS
MOURIDES
C'est la révolution au niveau des transports en commun. En
effet, depuis environ cinq ans, un moyen de transport nouveau se développe au
Sénégal devant la carence de l'offre du gouvernement. Sous l'impulsion des richissimes
marabouts, sont nés les cars mourides. Il s'agit de cars tels que nous avons l'habitude
d'en voir en Europe (des vieux modèles cependant). Les cars mourides accomplissent
plutôt les transports sur de longues distances et sur des lignes régulières. L'immense
révolution est l'horaire fixe et la possibilité de réservation. Si le car doit
partir à 9h00 il partira exactement à cet horaire là. De plus, il est préférable
de réserver à l'avance car les places sont rares. Plus confortables que les cars
rapides ou les taxis brousse, ils sont souvent plus rapides et proposent les prix
les plus bas du marché. Il y a pour le moment que peu de cars mourides, et malheureusement
cela reste un mode de transport marginal. Mais le phénomène ne peut que de développer.
o Les bateaux
au départ de Dakar
o Vers les îles
de la République du Cap Vert
Beaucoup s'interroge sur les possibilités de joindre les îles du Cap Vert à partir
de Dakar. Sachez qu'aucun bateau de transport de passagers n'effectue cette liaison.
Mais vu le tarif exhorbitant des liaisons aériennes (plus de 180.000CFA aller/retour),
il peut-être intéressant de prendre un bateau de machandises bien que cette solution
soit assez aventureuse. Pour tenter le coup, demandez aux dockers du port qui
vous indiqueront les navires en partance pour Praïa. En discutant avec l'équipage,
vous aurez une chance de partir avec eux. Prévoyez néanmoins large niveau temps
pour le retour car vous pouvez facilement rester une semaine sans avoir de bateau,
autant dans un sens que dans l'autre.
o Le Joola (le
Diola)
Le Joola a coulé au large de la Gambie dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002
faisant plus de 1800 morts. Il assurait la liaison Dakar-Ziguinchor depuis une
dizaine d'années. Manque de rigueur et économies de bouts de chandelles ont eu
raison de ce navire qui était devenu une institution pour les Casamançais pour
qui il constituait un moyen sûr et bon marché pour aller à Dakar sans passer par
la Gambie et ses multiples tracasseries. Un Titanic à l'Africaine qui a privé
Ziguinchor et sa région de nombreux étudiants qui rejoignaient l'Université et
de nombreuses mères de familles parties faire une petit commerce sur le port de
la capitale. Drame casamançais qui s'ajoute aux milles tueries perpétrées par
l'armée sénégalaise et les indépendantistes dans cette région martyre, le naufrage
du Joola restera sans doute longtemps dans les cauchemars des habitants du Sud.
Photo à droite : le Joola au port de Ziguinchor.
o L'Omega
C'est
aujourd'hui le seul navire assurant la liaison Dakar-Ziguinchor (depuis le naufrage
du Joola). Il s'agit néanmoins d'un navire commercial qui gère avant tout le fret.
Le transport de passagers est cependant possible. La liaison se fait deux fois
par semaine dans chaque sens avec un arrêt à Diogué (embouchure du fleuve) et
le traditionnel arrêt à Carabane. Le départ de Dakar se fait au Mole 1, dans le
port autonome de la capitale.
Photo : l'Omega au port de Dakar.
Voir
la page de l'Omega avec les photos du navire
o La Chaloupe de Gorée
Il existe depuis le 10 juin 2001 une nouvelle chaloupe remplaçant la chaloupe
Blaise Diagne qui commençait deux jours avant sa retraite à avoir de sérieux problèmes
mécaniques. Renseignements au 823-4545. Les horaires sont les suivants :
- Du lundi au samedi :
- départ du port de Dakar à 6h15, 7h30, 10h00, 11h00, 12h30, 14h30, 16h00, 17h00
(sauf le samedi), 18h30, 20h00, 22h30 et 00h30
- départ de Gorée: 6h45, 8h00, 10h30, 12h00, 14h00, 15h00, 16h30, 18h00 (sauf
le samedi), 19h00, 20h30, 23h00, et 1h00
- Le dimanche et jours fériés :
- départ du port de Dakar à 7h00, 9h30, 10h00, 12h00, 14h00, 16h00, 17h00, 18h30,
19h30, 20h30, 22h30 et dernière chaloupe à 00h30 le dimanche ou 00h45 si c'est
une veille de jour férié.
Tarifs : 5000CFA pour les étrangers et 3000CFA pour les sénégalais.
& L'intégration du transport
artisanal dans un service public de transport urbain : le cas de Dakar
de Pierre Teurnier, Béatrice Mandon-Adolehoume  |