|

| |
| 1. INTRODUCTION Le sport,
comme la science, est approximativement né durant la brillante période de
lAntiquité. A lépoque, les deux navaient absolument aucun contact. Les
scientifiques pensaient et les athlètes sadonnaient à la culture physique. Muscles
et cerveau étaient deux choses bien distinctes.
Ce raisonnement a traversé les siècles sans pour autant se modifier.
La science ne prêtait aucune importance aux activités sportives, quelle
considérait comme purement physiques, avec éventuellement un rôle de détente sur le
plan moral. De leur côté, les sportifs ne lui portaient guère plus dattention. |

Donovan Bailey, nédaillé d'or du
100m à Atlanta 1996 |
Ce nest que durant ces 20-30 dernières années que le fossé séparant ces deux
domaines commence à se combler. Mais alors, comment expliquer cet intérêt subit des
scientifiques pour les sportifs et vice-versa ?
Une des premières raisons paraît évidente, il sagit des sports
mécaniques, la Formule 1, par exemple. Dans ce cas, les deux sont indissociables. Le
sportif et les scientifiques (ingénieurs) des grandes écuries ne peuvent êtres
séparés. Les uns recherchent des nouveaux moteurs plus puissants, des formes plus
aérodynamiques, des pièces plus légères, etc.., alors que les autres pilotent les
engins mis à sa disposition. Dans ce sport de pointe, les deux domaines sont pour ainsi
dire devenus complémentaires.
Les autres sports concernés plus au moins directement, sont tous les
sports qui nécessitent un quelconque accessoire : le cyclisme avec le vélo,
laviron et ses embarcations, le tennis et ses raquettes, etc.. Dans toutes ses
disciplines, on retrouve à un certain stade une intervention des savants et des
chercheurs de ce monde.
Les cyclistes vivent pratiquement avec leur médecin et leur
mécanicien personnels. Les ateliers de recherche des grandes marques ( LOOK par exemple)
engagent des ingénieurs pour concevoir des machines toujours plus performantes.
Les canotiers, ainsi que les tennismen, dépendent également de la
science. Les embarcations et les raquettes sont luvre des chercheurs
spécialisés dans la fibre de carbone, qui elle-même fut découverte
Restent alors les sports ne nécessitant aucun accessoire particulier,
lequel aurait suscité des centaines de remises en question. Je pense ici aux sports de
force (haltérophilie, poids, etc.) et aux sports de stade (course à pied, saut en
hauteur, etc.).
Contrairement à ce que lon pourrait croire, la science sest également
infiltrée ici. Des docteurs analysent la condition physique des athlètes, ainsi que
leurs mouvements musculaires durant leffort, alors que dautres, plus farfelus,
se passionnent pour laérodynamie des coureurs de 100 mètres ! |

Michael et Markus Gier, médaillé
d'or en aviron par équipe de deux aux Jeux Olympiques d'Atlanta 1996 |
Actuellement, le sport et la science sont quasiment mariés, alors quil y a tout
juste trente ans, les liens les unissant étaient très minimes. A mon avis, cela
sexplique de la manière suivante : pour moi, une chose est sure, aucun des
deux nest allé vers lautre, mais ils se sont rejoints petit à petit.
La science sintéresse toujours plus à certains détails qui
pouvaient paraître ridicules il y a encore quelques années. Ce phénomène
sexplique par le nombre croissant de personnes qui étudient. Donc, peu à peu, de
nouvelles branches se sont dirigées vers le sport, qui de son côté ne lui était pas
entièrement indifférent.
En effet, les compétitions modernes deviennent de plus en plus
exigeantes. Le public réclame des records, des exploits, ce pousse les sportifs à se
surpasser un peu plus chaque jour. Jusquà ce quils atteignent leurs limites.
Cest précisément ici que la science va entrer en jeu. Le monde du sport va lui
demander des solutions pour aller encore plus loin. Les universitaires, toujours plus
nombreux, vont sempresser de lui fournir des réponses pour la plupart très
satisfaisantes. Cest ainsi quà mon avis le mariage à pu voir le jour.
Actuellement on peut se poser la question suivante: " est-ce
que ce mariage, qui à lorigine avait de bonnes intentions, apporte de bonnes
solutions au sport ? "
Oui et non ! Les avantages sont certainement nombreux dans toutes
les disciplines, on peut citer les meilleurs suivis médicaux qui évitent les
dégradations physiques et psychologiques chez le sportif, lamélioration des
accessoires qui permet de pratiquer dans de meilleures conditions de confort. Mais
jai plutôt envie de tourner lattention sur un immense désavantage qui
naurait su naître sans laide de la science : le dopage !
Ce dernier nexisterait sûrement pas si des biologistes et des
chimistes mal intentionnés nauraient pas cherché la solution pour modifier
lorganisme. Le dopage, que lon pourrait appeler " le cancer des
fédérations sportives " est un des résultats négatifs dun mariage qui
naurait jamais eu lieu durant lAntiquité, lépoque où le sport était
encore sain.
Ce fléau est-il la conséquence dun mariage contre nature
|
|