Pt2 La Rome antique

Sport et science

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2. LA ROME ANTIQUE ET LE SPORT

Contrairement aux idées reçues, pour la plupart fixées par Pierre de Coubertain (organisateur des premiers jeux olympiques de l’ère moderne), le sport de haut niveau est né à Rome et non pas en Grèce. Il serait donc presque plus judicieux, au niveau historique, de faire venir la flamme olympique de Rome plutôt que d’Olympie, où des jeux se déroulaient réellement tous les quatre ans.

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Mosaïque romaine


En effet, les Grecs pratiquaient bien du sport mais uniquement dans un but guerrier. C’était pour eux une manière de garder un corps sain et de s’entraîner au combat. D’ailleurs, les stades grecs ne comportaient aucun gradin pour le public.

Par contre, à Rome, le sport ressemblait déjà plus au moins à celui que l’on connaît aujourd’hui. On y trouvait des organisations sportives avec des couleurs propres, des compétitions organisées qui attiraient des milliers de spectateurs et les athlètes gagnants recevaient de coquettes sommes d’argent, en plus de la palme et de la couronne de lauriers honorifiques.

L’histoire des cirques romains est liée aux gladiateurs sanguinaires et aux massacres en masse des Chrétiens. Certes, ils servaient occasionnellement à de telles pratiques, mais la plupart du temps, on y organisait des compétitions purement sportives.

Le Cirque Maxime à Rome pouvait accueillir jusqu’à 150 mille personnes dans ses gradins, il mesurait 620 mètres de long et 180 mètres de large. Ce fut le plus grand édifice de spectacles jusqu’à l’ère contemporain. A titre de comparaison, la France ne compte aucun stade pouvant contenir 100 mille supporters.

 

2.1. Les compétitions

Les courses de chars étaient le spectacle favori des Romains. Ces dernières se déroulaient de la manière suivante : des chars attelés à quatre chevaux étaient entraînés à un rythme endiablé autour du stade ; la distance parcourue était de sept tours soit environ cinq kilomètres. Ce genre de courses a été magnifiquement recréée dans le film BEN HUR.

Deux chevaux étaient attelés sous le joug à un timon et deux autres reliés directement à la caisse par une courroie. Le cocher, debout dans le char, avait les guides nouées autour de la taille. Ce procédé, lui laissant les mains libres, s’avérait très dangereux en cas de chute.

Les meilleurs cochers étaient alors considérés comme de véritables stars, c’était en quelque sorte les " Ronaldo " de l’époque. Ces personnes qui, au départ, étaient le plus souvent de vulgaires esclaves, connaissaient subitement la fortune et la gloire. Moyennant compensation, ils pouvaient être transférés d’une faction (sorte de club de l’époque) à une autre. Leurs exploits étaient gravés sur des pierres dans les moindres détails.

De nombreuses mosaïques montrent également l’intérêt porté sur les sports athlétiques, tel la boxe, la lutte, le disque, le saut en longueur, etc. Certaines laissent également apparaître des ballons que l’on pourrait croire confectionnés pour la prochaine coupe du monde de football.

Chez les Romains, le sport n’était pas seulement pratiqué par des professionnels. Tous les citoyens qui en avaient les moyens pratiquait un sport ou plutôt de la culture physique.

Les Romains ce retrouvaient aux thermes, où ils faisaient un peu de gymnastique avant d’aller se délasser dans les différents bains.

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Mosaïque romaine


Pour conclure, sachez que le sport est né il y a environ cinq mille ans dans le brillant pays des pharaons : l’Egypte. Mais " l’invention " du sport professionnel revient sans aucun doute aux Romains ; certaines mosaïques laissent même apparaître des sacs d’or et d’argent aux pieds des vainqueurs. Avec le dopage, en plus les athlètes romains n’auraient rien eu à envier aux nôtres.


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Mosaïque romaine


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