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Les "enfants du maïs" adorent un étrange avatar d'une divinité précolombienne, qui exige des sacrifices humains. Si l'on fait abstraction de cette donnée de la nouvelle, on reconnaît une préoccupation des sociétés "post-modernes" : le développement des sectes, qui font vivre leurs adeptes dans un monde clos, coupé de la société, soumis à des règles de morale aussi bizarres que strictes. Les traits essentiels des mouvements sectaires sont repris dans le recit de Stephen King : on y trouve le goût de l'uniforme, qui assure la cohésion du groupe et confirme sa singularité, puisque les jeunes gens portent des vêtements semblables à ceux des Quakers, le rejet du monde moderne et de ses distractions jugées perverses - et même l'orgue de l'église baptiste n'échappe pas à la sainte fureur des vandales - la soumission totale, jusqu'à la mort, à un chef vénéré, élu par une divinité exigeante, caricature grotesque du Dieu de la Bible.

La "conquête de l'espace" a tout d'abord été stimulée par l'affrontement entre le "monde libre" et le "bloc communiste", à l'époque de la guerre froide. Après les premiers pas de l'homme sur la lune, et l'effondrement de l'Union soviétique, la NASA a dû lutter contre les restrictions budgétaires imposées par des sénateurs soucieux de ménager les contribuables américains. Comme une passerelle évoque les efforts des chercheurs pour obtenir des crédits, mais ne se contente pas de cet aspect. En effet, l'espace devient une menace, une forme de vie terrifiante et hostile risque d'envahir la Terre. Loin des "soucoupes volantes traditionnelles", les extraterrestres sont plutôt des virus, qui envahissent l'organisme d'un astronaute, et le conduisent à la mort. A notre époque où la biologie a connus des progrès immenses, mais où des maladies nouvelles et des pandémies comme le SIDA exercent des ravages, on peut comprendre que le sujet de la nouvelle éveille des échos chez le lecteur.