Ce site hébergeait autrefois un travail portant sur « Les modes de subjectivation dans Ecce Homo ». Ce travail a fait l’objet d’une publication papier, aux éditions l’Harmattan, collection Ouverture Philosophie, sous le titre :
« Nietzsche, le sujet, la subjectivation. Une lecture d’Ecce Homo ».
Il n’est donc plus proposé gratuitement sur ce site. Si vous le désirez, vous pouvez vous procurer cet ouvrage sur le site de l’éditeur, ici :
http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=27746
Ou sur Amazon, ici :
Ou encore sur alapage.com :
Nouveau : la sortie du livre a été signalée sur le site actu-philosophia, ici :
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?breve184
Enfin, afin de vous donner une idée du contenu du livre, voici la quatrième de couverture, ainsi que la table des matières détaillée.
Quatrième de couverture :
Nietzsche est souvent perçu comme un philosophe de la critique
du « moi », qui entreprend d’évacuer le sujet souverain pour en faire
un simple effet des rapports entre les volontés de puissance.
L’ambition de ce livre est de montrer qu’une telle vision est
incomplète. Il y a dans l’oeuvre de Nietzsche, et particulièrement
dans son dernier livre, Ecce Homo, une forte pensée de l’individu
et du rapport à soi qui, loin d’éliminer le problème de la subjectivité,
le pose à nouveaux frais.
Ce livre procède en deux temps. Tout d’abord, il revient sur
l’ensemble du corpus nietzschéen afin de distinguer les différentes
critiques que Nietzsche adresse aux notions de « moi », d’individu,
de sujet, et fait apparaître les perspectives ainsi ouvertes. Il
s’intéresse ensuite plus particulièrement à Ecce Homo. En
convoquant les pensées d’auteurs comme Foucault, Deleuze ou
Simondon, il interprète ce dernier ouvrage comme l’effectuation
d’un mode de subjectivation inédit : une nouvelle manière de se
rapporter à soi et d’en faire le récit. Il tente alors d’analyser ce
« moi » spécifiquement nietzschéen, et d’en repérer tant le mode
d’apparition que le régime d’action et d’existence.
Plan de l'ouvrage :
Introduction.
Un préjugé répandu.
Le problème d’Ecce Homo.
Chapitre 1 : La critique nietzschéenne du « sujet ».
Les prémisses de la critique nietzschéenne du sujet
La critique du « moi » pensant
La critique du moi voulant
Critique de l’égoïsme.
Le corps comme lieu véritable de l’unification vitale.
Chapitre 2 : Vers la subjectivation : critiques et perspectives.
Quelle place pour la subjectivité ?.
Du critère épistémologique au critère généalogique.
L’évaluation généalogique et pragmatique du mode de subjectivation métaphysique.
Vers de nouveaux modes de subjectivation.
Les modes de subjectivation dans Ecce Homo.
Chapitre 1 : Considérations préliminaires.
Le statut d’Ecce Homo.
Ecce Homo, ou la subversion du genre autobiographique.
L’étude des modes de subjectivation dans Ecce Homo : programmatique.
Chapitre 2 : Détermination de la substance éthique ; la définition du « Soi » corporel
Ecce Homo, ou le décentrement autobiologique.
Le statut du corps dans Ecce Homo.
La compréhension modale du « Soi », ou le corps comme organisme.
L’écriture du « Soi » modal
Conclusion sur la substance éthique.
Chapitre 3 : Mode d’assujettissement ; l’invention d’une morale diététique.
Vers la morale diététique.
L’importance des « choses mineures ».
Morale diététique et « grande santé ».
L’autodéfense vitale.
La nouvelle forme de l’individualité.
Conclusion sur le mode d’assujettissement
Chapitre 4 : Travail éthique ; le jeu du récit, de la vérité et des masques.
Le partage entre connaissance et ignorance dans le mode de subjectivation nietzschéen.
Mécompréhension de soi et usage des masques.
L’art des masques dans l’auto-compréhension passée.
Le récit de soi dans Pourquoi j’écris de si bons livres.
La retranscription des atmosphères : des ½uvres décrites comme des évènements.
La critique des deux histoires substantialistes.
Pourquoi j’écris de si bons livres : vers l’histoire intempestive.
Conclusion sur le travail éthique.
Chapitre 5 : Téléologie du sujet moral : le moi comme évènement
Le statut de Pourquoi je suis un destin.
Le rassemblement perspectif des forces, ou le moi comme évènement
L’épuration des masques au profit de leur condition de possibilité, et l’avènement de Dionysos.
Dionysos, contre-idéal du Crucifié.
La nouveauté de cette conception du moi, et le caractère ponctuel de sa production.
La destruction du mode d’être-destin : « chaque nom de l’histoire, c’est moi ».
Conclusion.
François Kammerer
(email)


