Animaux en cage:souffrance muette
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Animaux en cage:
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Selon les foyers danr lesquels ils n'ont pas choisi de vivrent, ces animaux peuvent être divisés en rois catégories: les chanceux : choyés, dorlotés, soignés, ils sont fort nombreux et nous nous en réjouissons; les malheureux : ceux qui, maltraités, martyrisés, abandonnés, sont la préoccupation permanente des sociétés d'assistance.
Mais il est une autre catégorie, à laquelle personne ne pense jamais, je veux parler des "sans joie". Ce sont surtout et en grande majorité oiseaux de cage, poissons tortues, etc, "parents pauvres" des animaux de compagnie qui n'ont pas la chance de pouvoir exprimer avec autant d'intensité leurs états d'âme, et par là même d'attirer l'attention sur leur détresse.

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Une souffrance muette

Ils sont en effet des dizaines de milliers à tourner inlassablement dans un aquarium rond, bien trop petit et sans aménagement, à être séquestrés dans des cages minuscules accrochées à un volet qui ne verra jamais le soleil, à végéter dans un vivarium, antichambre de la mort...
Qui se préoccupe d'eux ? N'inspirent-ils jamais quelque compassion à leurs maîtres qui, en toute bonne conscience, perpétuent envers eux le premier des crimes: celui de la détention abusive et égoïste dans des conditions indignes, sous prétexte qu'ils les "aiment... En supposant que ces animaux soient l'objet de quelque tendresse ,ce qui est loin d'être toujours le cas, nombre de propriétaires se contentant de les nourrir par la force de l'habitude, sans plus jamais leur accorder aucune attention , en supposant ceci, il reste non moins vrai qu'un oiseau, un poisson, un petit rongeur, seul dans un habitat étroit et triste, éprouve une souffrance muette que les vrais amis des bêtes comprennent et savent éviter.

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L'amour,c'est le respect
Ces petits êtres défavorisés finissent par mourir d'ennui et d'inconfort,de cette mort lente et inaperçue qui peut durer toute leur courte vie. Exemple frappant : les poissons rouges.
Comportons-nous donc en vrais amis : achetons le moins possible d'animaux prisonniers, si dorée notre cage soit-elle. Mais si le "mal" est déjà fait, il sera bon de suivre ces quelques conseils :
Ne jamais laisser un petit animal seul, sans compagnon de son espèce (ceci est aussi valable pour le chat dont le maître est souvent absent, et qui connaît, lui aussi, cet ennui corrosif qui le rend apathique et indifférent). S'il s'agit d'une espèce prolifique, choisir des individus de même sexe (femelles de préférence pour éviter d'éventuelles rixes).
Choisir un animal que l'on pourra sortir de sa cage
Leur offrir des conditions d'existence les meilleures possibles : cage spacieuse (ou mieux volière à l'abri des courants d'air, de la pollution et du froid ; aquarium rectangulaire (bannir les ronds) vaste, bien aménagé et éclairé.
A format égal, choisir de préférence un animal que l'on pourra sortir de sa cage au moins une fois par jour, pour adoucir sa claustration et lui permettre de s'ébaftre (tourterelles, perruches, hamsters, lapins nains, cobayes, etc.).
Souvenons-nous toujours que l'amour réel de l'animal doit passer par le respect absolu de sa personne et de sa nature.Et souvent, la meilleure preuve d'amour qu'on puisse lui donner est de ne pas le posséder. Je songe en particulier aux oiseaux (perroquets par exemple) dont la reproduction en captivité n'est pas encore maîtrisée : prélevés dans leur milieu naturel où ils étaient heureux les neuf dixièmes mourront au cours du voyage, les autres se verront privés à tout jamais de l'usage de leurs ailes et condamnés aux barreaux ou à la chacine à perpétuité. D'ailleurs, même nés en captivité, les petits oiseaux qui, faute de voler, sautillent de perchoir en perchoir, n'en restent pas moins des frustrés permanents.
Pour ce qui est des tortues de Floride sans regret : celles-ci ne sont en effet que des bébés qui mourront à 90 % durant leur première année, les conditions idéales de leur détention étant impossibles à obtenir dans nos appartements citadins. L'alternative est simple : détention responsable et non frustrante ou non-possession choisie et voulue. Il n'y a pas d'autre choix, si l'on veut que cesse un jour le ghetto du mal-être" dans lequel sont reclus encore trop de petits animaux dits "de compagnie".
Y.Olivain

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