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Prends
ma belle
prends le temps
de graver ton rire
sur le ventre des pierres
là
dans l'épaisseur
du chant des dieux
qui oscille doucement
entre chêne et genêt
écoute
le souffle des voix
glisse dans le vent
des grandes landes
les ajoncs crépitants
s'accouplent
aux timides bruyères
et la nuit hurle
dans les roches
son brame d'amour
joue fillette
joue encore à la marelle
à monter au ciel
s'en viendront
les chevaux de l'infini
et nous irons un jour
plus loin que lumière
en cet avenir
où brûlaient nos étoiles
sur la bouche de Dieu
nous boirons à la source
et du fond des puits humains
jaillira la force
Herminose
Ce poème est extrait du site de Pier
de Lune
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Mots du coeur

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