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L'AGILITY L'Agility a été inventé en 1977. L'idée de base émane de John Varley, membre du Cruft Dog Show, qui recherchait un spectacle original afin d'animer les temps morts de cette manifestation. Pour la mise au point de son projet, il contacte Peter Meanwelle. Tous deux élaborent les modalités de la première démonstration d'agility au monde, qui à lieu en 1978 dans le cadre du Cruft Dog Show à Londres.
Cette représentation fut exceptionnellement bien accueillie, et dès 1979 l'agility est officiellement reconnu par le kennel Club. A partir de là, et grâce à Peter Lewis en particulier, l'agility eut un développement extrêmement rapide. En 1989, la Fédération Cynophile Internationale (F.C.I.) reconnaît à son tour l'agility. Cette organisation mondiale crée une commission spécifique qui a pour but d'établir un règlement afin d'uniformiser les critères de jugement et les caractéristiques des obstacles. Il sera utilisé au niveau international dès 1991. En 1993 la catégorie MINI agility apparaît; les premiers concours officiels adaptés au chien de petite taille (moins de 40 cm au garrot) ont lieu. L'Agility est une discipline éducative et sportive, qui s'apparente au sauts d'obstacles en équitation. Elle est ouverte à tous les chiens. Elle consiste à faire évoluer l'animal sans laisse ni collier sur un parcours constitué de divers obstacles dans un temps défini. Ce n'est pas seulement une course contre la montre mais aussi une épreuve d'adresse. Toute la difficulté de ce sport vient du fait qu'il faut concilier à la fois vitesse et qualité d'exécution. Il est donc nécessaire au chien de posséder les bases élémentaires d'éducation et d'obéissance. Une fois qu'il les maîtrise parfaitement, on peut alors commencer l'initiation aux obstacles. Ce dressage ne doit pas aboutir à une soumission du chien vis à vis de son maître; au contraire, cela doit renforcer leur relation et développer leur confiance. Le chien doit être équilibré, sociable et parfaitement à l'écoute de son partenaire.
Un sport accessible à tous les chiens Ce sport a l'avantage d'être ouvert à tous les chiens, possédant ou non des papiers, de pure race ou croisé. L'espèce canine est très polymorphe. Lors de compétitions on peut voir de nombreuses races participer. Toutes les morphologies se prêtent à cette discipline : du petit Berger des Pyrénées au Rottweiller. Cependant les races les mieux adaptées sont celles de type médioligne, telles que les races moyennes (Epagneul) à grande (Berger Belge). En outre, l'espèce canine est caractérisée par un grand évantail de taille. Ceci a mené les professionnels à créer différentes catégories. En effet, un chien de 40 cm au garrot ne peut sauter avec la même aisance et surtout sans danger, comparativement à un chien de 60 cm au garrot, une haie de 60 cm de haut. On distingue donc quatre catégories selon la taille de l'animal. Dans chacune d'entre elle, les dimensions des obstacles sont adaptées au format du chien : Catégorie A : adaptée à des chiens mesurant 35 cm au garrot. Les dimensions spécifiques des obstacles sont : - hauteur de haie simple : 30 à 35 cm de haut, - saut en longueur : 60 à 75 cm de long, - haie de rivière : 20 cm de haut, - hauteur de l'axe du pneu est de 55 cm Catégorie B : adaptée aux chiens masurant de 35 à 50 cm au garrot. Catégorie C : adaptée aux chiens mesurant plus de 50 cm au garrot. Pour ces deux catégories intermédiaires, les dimensions spécifiques des obstacles sont : - hauteur de haie : 40 à 50 cm, - hauteur de l'axe du pneu est de 65 cm Catégorie D : adaptée aux grands molossoïdes, aux races lourdes ou peu véloces. Les dimensions spécifiques des obstacles sont : - hauteur de haie simple : 60 à 75 cm, - hauteur de l'axe du pneu est de 90 cm
L'existence de ces catégories a permis d'éviter de nombreux accidents. Les animaux trop fougueux ou trop motivés ne s'arrêtent pas devant un obstacle trop imposant et au contraire déploient toute leur énergie pour le franchir, ce qui favorise l'apparition de traumatismes articulaires ou musculotendineux. Parmi toutes les races rencontées en compétition, certaines prédominent. Il s'agit : - du Border Collie; chien de travail sur troupeau, il représente 80% des participants en Grande Bretagne. - des Bergers belges; ce sont surtout des Tervuerens que l'on peut voir lors des compétitions d'agility. - du Shetland; race la plus représentée lors des concours de mini agility. Terrain et parcours d'agility Le parcours d'agility ne peut être implanté sur n'importe quel terrain. En effet, celui-ci doit mesurer au minimum 20 x 40 mètres. Le sol doit être non accidenté, pas trop glissant, ni top dur. Ceci permet d'éviter des blessures des coussinets ou autres entorses et luxations. Le parcours est constitué de 12 à 20 obstacles choisis parmi ceux qui ont été homologués par la F.C.I. Il existe quatre grands types d'obstacles : - Les obstacles à zones de contact : la zone de contact est un passage obligé pour le chien, sur lequel il doit poser au moins une patte faute d'être pénalisé (ex : passerelle, chapelle, bascule). - Les sauts : - sauts en hauteur : qui ont des dimensions similaires mais différentes dans leur forme; selon la catégorie du chien la hauteur de l'obstacle varie. - sauts en longueur : il s'agit de la rivière et du strict saut en longueur. - Pneu : l'axe du pneu au travers duquel saute le chien est adapté à sa catégorie. - Les cavalletis : obstacle composé de plusieurs sauts de 0.3m mètre de haut. - Les tunnels : souples et rigides. - Les autres types d'obstacles : - la table et la zone d'arrêt. Pour ces deux obstacles le principe est identique; le chien doit conserver pendant 5 secondes une position bloquée (assis, debout, couché), préalablement choisie par le juge. - le slalom où le chien doit slalomer entre les poteaux en débutant toujours par la droite de l'obstacle; c'est un passage imprésionnant qui met en évidence les aptitudes d'obéissance du chien. Tous ces obstacles ont des dimensions précises, certaines d'entre elles varient selon la catégorie du chien. De plus, ils doivent être sans danger et donc posséder des dispositifs de sécurité tels que la présence de : - linteaux au niveau des zones de contact; - un revêtement rugueux sur le plateau de la table. Lors de compétitions, quel que soit le niveau, le parcours doit toujours comprendre au minimum 7 sauts et 2 changements de direction. Il doit s'étaler sur 100 à 200 mètres. Les obstacles doivent être espacés de 5-7 mètres, sauf s'ils constituent une combinaison; dans ce cas, la distance entre les deux est de 3.5 mètres. La difficulté du parcours est liée aux obstacles choisis et à leur disposition sur le terrain. En effet, pour chaque niveau, le règlement préconise l'utilisation de tel ou tel obstacle.
Les épreuves de premier de degré : le chien ne passe qu'au minimum 3 obstacles à zone de contact; la position bloquée sur la table ou la zone d'arrêt est toujours la position couchée. Les épreuves de second degré : le chien pourra passer au maximum quatre obstacles à zones de contact; la position bloquée sera indiquée par le juge avant le début de l'épreuve et elle sera identique pour tous les concurrents. La disposition des obstacles est soumise à certaines règles : - le slalom ne peut être passé qu'une seule fois par parcours; - les obstacles à zone de contact et la zone d'arrêt ne peuvent être placés au départ ou à l'arrivée; - le pneu et le saut en longueur ne doivent pas être mis dans un angle. C'est le juge qui détermine le parcours; il le conçoit de telle façon que le chien doit évoluer sans heurts et avec aisance. Le but est de trouver un juste équilibre entre le contrôle du chien pour éviter la faute et sa vitesse d'exécution Lors de compétition de relais, on trouve sur le terrain deux parcours identiques disposés parrallèlement. Ils doivent être séparés par des barrières et espacés de 10 mètres. Déroulement du concours avant la compétition, le juge qui a établi le tracé du parcours s'assure de : - la conformité des obstacles; - leur installation sur le parcours; - la longueur précise du parcours. Il réunit ensuite les concurrents pour leur communiquer les précisions de l'épreuve, c'est à dire : - le temps du parcours standard (T.P.S.); pour l'établir, on prend comme critère de référence la vitesse en m/s, choisie pour l'évolution du parcours standard. TPS = longueur de parcours/vitesse d'évilution La vitesse d'évolution, et donc le TPS, dépend du niveau de l'épreuve : 1.8 m/s < vitesse dévolution < 3.5 m/s - le temps maximal de parcours (T.M.P.); en général, il est égal au double du T.P.S. Mais il ne peut jamais être inférieur à 1.5 fois le T.P.S. Le juge rappelle ensuite aux concurrents le règlement du concours et les critères de notation. les chiens ne peuvent pas s'entraîner préalablement sur le parcours. seuls les maîtres peuvent faire une reconnaissance du tracé, mais en l'absence du chien. Lorsqu'un concurrent se présente sur le parcours, il doit : - placer son chien en position bloquée (assis, debout, couché) derrière la ligne de départ; - détacher la laisse et enlever le collier; le port de celui-ci est interdit pour des raisons de sécurité; - prendre position où il veut sur le parcours; - donner le commandement de départ à son chien, après avoir reçu l'ordre du juge; dès que le chien a franchi la ligne de départ, le chronomètre est déclenché; - conduire son chien afin qu'il passe l'ensemble des obstacles dans l'ordre prescrit; mais sans jamais toucher un obstacle ou son chien, et sans franchir lui même les obstacles. Lorsque le chien a terminé son parcours et franchi la ligne d'arrivée, le chronomètre est arrêté. Le maître remet son chien en laisse et sort du terrain.
Les épreuves d'agility Les compétitions s'organisent selon le même schéma dans l'ensemble des pays membres de la F.C.I. Dans chacun de ces pays, cette fédération, par le biais de l'organisation cynophile nationale, patronne toutes les épreuves d'agility. LES EPREUVES HOMOLOGUEES Seuls les chiens inscrits au Livre des Origines reconnu par la F.C.I, peuvent participer à ces compétitions. Ils doivent en outre : - être âgés d'au moins 15 mois; - être vaccinés et tatoués; - être menbre d'un club d'une organisation cynophile nationale de la F.C.I. Ils possèdent alors un carnet de travail où seront notés tous les résultats des concours. Ces épreuves comptent pour l'obtention du Brevet d'Agility, et donnent accès aux épreuves nationales et au Championnat d'Europe de la F.C.I. Elles comprennent trois classes : - classe de premier degré; - classe de deuxième degré; - classe de troisième degré. Un chien qui arrive pour la première fois dans la compétition va d'abord participer à des épreuves de premier degré, afin qu'on lui attribue son Brevet d'Agility. Pour cela, il doit obtenir deux Excellent ou deux Très Bon à deux épreuves officielles de premier degré. Si le chien obtient au cours de trois concours officiels de deuxième degré trois Excellent ou trois Très Bon, il aura alors accès aux épreuves de troisième degré, et de ce fait aux Championnats Régionaux. S'il y parvient et qu'il obtient au cours de ce concours un Excellent ou un Très Bon, il pourra participer au Championnat National. Il existe depuis 1997 un championnat du monde de la spécialité, présentant une épreuve d'agility standard et une épreuve de "jumping". LES EPREUVES NON HOMOLOGUEES Tous les chiens peuvent y participer. Ces épreuves sont très variées car elles dépendent de l'initiative de chaque pays. Certaines d'entre elles sont très connues car patronnées par de grandes marques d'aliments pour chien (Master Royal Canin, Slalom d'or...). Dans les clubs canins, des épreuves libres sont parfois organisées, intéressantes à évoquer : - Le jumping : on le rencontre aussi lors de compétitions homologuées; il est caractérisé comme son nom l'indique, par la présence quasi exclusive de sauts. - Le K.O. ou épreuve par élimination : deux chiens s'élancent sur des parcours identiques et disposés parallèlement. Celui qui réussit l'épreuve se qualifie pour le tour suivant. - Epreuve du spéculateur : sur le terrain les obstacles sont disposés sans ordre de passage défini. Il sont classés par famille et à chacune d'entre elles est attribuée une valeur. Les chiens ont 60 secondes pour franchir convenablement le plus d'obstacles possible. - Epreuve par équipe : il s'agit d'équipes de quatre chiens qui concourent sur un tracé de jumping ou de second degré; l'équipe victorieuse est celle qui enregistre le meilleur score au cumul des pointages de chaque chien. - Le relais : par équipe de deux chiens ou plus qui réalisent successivement un parcours d'agility ou de jumping.
Discipline canine sportive en plein essor,l'agility répond parfaitement à l'attente de tous les propriétaires de chiens qui souhaitent donner à leur compagnon les bases élémentaires d'obéissance et de sociabilité indispensables à leur intégration harmonieuse dans la vie de tous les jours. Au fil des années, ce sport atteint un niveau de performance de plus en plus remarquable.
Membres du club sur un parcours
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