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1 000 personnes pour une terre

SIERRA NEVADA DE
SANTA MARTA

n monde à part
Au nord de la Colombie, à 45 km de la mer des caraïbes, la Sierra Nevada de Santa Marta est l'un des massifs les plus étranges de notre planète. Selon l'altitude et l'orientation aux vents alizés, chacun de ses trois versants abrite une étonnante variété de climats et d'écosystèmes offrant un éventail quasi complet des milieux naturels d'Amérique tropicale.

KOGUIS, ARUACOS, ARSARIOS

éritiers des Tayronas
C'est là que vivent les Koguis, les Aruacos et les Arsarios, derniers héritiers des Tayronas, l'une des plus brillantes civilisations du continent sud américain. Des 500.000 habitants dénombrés au XVe siècle, on ne compte plus aujourd'hui que 25.000 représentants, répartis sur les contreforts de cette montagne perdue. Le problème majeur des habitants de la Sierra Nevada de Santa Marta, c'est la terre. Leur vision du monde ne leur permet pas de faire la distinction, que nous faisons nous, entre propriété et usage de la terre d'une part, et l'homme d'autre part. Pour les Koguis et les Aruacos, la terre ne peut supporter tous les outrages. C'est un ensemble complexe dont il faut en permanence maintenir les grands équilibres. Or aujourd'hui, acculés dans les parties hautes du massif, ils ne peuvent plus maintenir cet équilibre, ce qui compromet leur survie et la cohérence de leur univers.

MILLE PERSONNES


. Le projet
A travers l'opération "1000 personnes pour une terre", il s'agit de recueillir suffisamment de fonds pour aider les habitants de la Sierra Nevada à acquérir les territoires, en terres chaudes, nécessaires pour préserver l'équilibre de leur univers.

. L'objectif
Acheter 2 terrains dont le coût total est évalué à 200.000 F, soit 1000 parts à 200 F l'unité. Une première opération de souscription a déjà permis l'acquisition d'un terrain de 50 hectares.

POURQUOI EST-IL IMPORTANT DE PARTICIPER AU

otre culture est construite autour du principe d'équilibre entre les extrêmes.
Aujourd'hui, nous sommes acculés
dans les hauteurs de la Sierra, vers les terres froides. 
haut, la vie est difficile nous ne pouvons plus maintenir cet équilibre : qu'il s'agisse d'un équilibre spirituel, alimentaire ou de préserver l'environnement ...

Vous les petits frères, vous ne voyez que les choses matérielles. 
Cela fait très longtemps que vous transformez la matière en y consacrant beaucoup d'énergie ... et aujourd'hui vous êtes arrivés
très loin. 
Pour nous, la terre c'est la vie.  Si nous continuons à construire un monde artificiel, la terre va mourir. 

Peut-être qu'économiquement nous ne sommes pas riches, mais nous avons une vie spirituelle forte, respectueuse du monde et des êtres vivants.
Si nous voulons retrouver et préserver notre territoire, ce n'est pas pour en retirer un avantage ou un profit, mais pour le
protéger, et à travers la Sierra, pour protéger le monde et la vie."


Mama Cuncha - Nabusimake, juillet 1996


" Ce qui meut le monde est l'interaction
des différences, leurs attirances et leurs répulsions.
La vie est pluralité, la mort est uniformité.
En supprimant les différences et les particularités,
en éliminant des civilisations et des cultures,
le progrès affaiblit la vie et favorise la mort,
nous appauvrit et nous mutile.  Toute conception
du monde qui s'éteint, toute culture qui disparaît
diminue une possibilité de vie."
Octavio PAZ