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Dernières nouvelles du pays touareg et du Sahara central

 

Cette page vous donne quelques nouvelles récentes du pays touareg et du Sahara central. Elle est actualisée aussi souvent que possible en fonction de l'actualité, mais aussi des moyens que nous avons pour accéder à l'information. Information puisée dans les sources classiques ou collectés à travers nos propres réseaux

 

 

 

Niger : Décembre 2000

Arrivée du "jobaria" au musée national

Panafrican News Agency

December 6, 2000

Niamey, Niamey

Le "jobaria", une espèce de dinosaure de type sauropode, découvert   sur le site de Gadafawa, région d'Ingall (nord du pays), a été   reconstitué et remis dimanche aux autorités nigériennes par l'équipe   du PR Paul Sereno du département de biologie des organismes et   anatomie de l'Université de Chicago (Etats-Unis).

Selon le PR Sereno, cette découverte est le fruit de dix années de   recherche sur le site.

C'est la deuxième espèce de "jobaria" en Afrique, après celui   découvert au Maroc.

Vieux de 135 millions d'années, le "jobaria" fait parie des plus   grandes espèces de dinosaures jusque là découvertes. Il mesure 20   mètres de long et 8 mètres de hauteur.

Selon le DR Maga Abdoulaye, chercheur à l'Institut de recherches en   sciences humaines (IRSH), cette découverte, tout en participant à   l'état des connaissances, contribue à l'enrichissement du patrimoine   culturel nigérien.

La restitution de "jobaria" a fait l'objet d'une cérémonie   officielle, présidée par les ministres de la Culture, du Tourisme et   de la Recherche.

De source proche du Musée national, indique-t-on, le "jobaria" attend   la construction d'un pavillon susceptible de l'accueillir.

On rappelle que le "jobaria" représente la troisième espèce   découverte sur le site. Les deux premières sont: l'"Afrovenetor" de   type théropode, reconstitué et déposé au Musée national, et   le "suchominus tenerensis", reconstitué et exposé en septembre   dernier au cours de la cérémonie de la "Flamme de la Paix à Agadez".

Selon des observateurs, la mise en valeur et l'exploitation du   gisement des dinosaures de la région d'Ingall sont devenus un enjeu   économique et culturel, aussi bien pour les populations locales que   pour les agences de tourisme d'Agadez et les grands musées   occidentaux, soucieux de compléter leurs collections.

 

 

 

Mali : Décembre 2000

Un militaire malien tué et quatre autres enlevés par des bandits   armés

BAMAKO, 4 déc (AFP) - 16h39 - Un militaire malien a été tué et quatre   autres enlevés lors d'une attaque perpétrée dimanche par "des bandits   armés" contre un groupe de militaires escortant dans le nord du pays   une équipe mobile de vaccination, apprend-on lundi de source sûre à   Bamako. Cette attaque s'est déroulée dans la localité de Tin-Sako, dans la   région de Kidal, et intervient deux semaines après une   opération "sécurité des populations dans le nord-Mali" organisée par   les forces de l'ordre maliennes.

"C'est un geste désespéré de ces bandits armés dont la base venait   d'être démantelée", a déclaré à l'AFP un officier supérieur de   l'armée malienne.

Selon des sources militaires maliennes, l'armée a démantelé,   après "plusieurs jours de traque, le repère d'une redoutable bande   armée dirigée par un ancien soldat de l'armée, qui avait transformé   cette zone, située près la frontière algérienne, en "un no man's   land".

L'ex-militaire, le caporal Ibrahim Bahanga, considéré comme le "chef   de la bande", est un ancien rebelle touareg qui avait été intégré   dans l'armée malienne à la fin de la rébellion touarègue en 1996. Il   l'avait désertée un peu plus tard pour créer dans le nord du pays une   bande armée soupçonnée d'être responsable de l'insécurité   (enlèvements et vols de véhicules) dans cette région.

L'année dernière, l'ex-caporal Bahanga et ses hommes avaient enlevé   trois responsables d'un bureau de vote et des urnes dans la localité   de Ménaka le jour même des élections communales, pour protester,   selon eux, contre la politique de décentralisation.

"Bahanga n'a visiblement aucune revendication politique", a expliqué   à l'AFP sous couvert de l'anonymat un responsable d'une organisation   non gouvernementale (ONG) installée dans le nord du pays.

C'"est plutôt un chef de bande, qui prend des otages pour négocier   par la suite leur libération, ou qui organise des razzias pour   survivre", a-t-il ajouté.

Depuis la fin officielle de la rébellion touarègue, il existe dans le   nord du Mali une insécurité qualifiée par les autorités "de   banditisme résiduel".

 

 

 

Mali : Novembre 2000

 

Renfort de l'armée malienne contre les bandes armées dans le nord du pays 

 

BAMAKO, 21 nov (AFP) - 21h17 - L'armée malienne, qui a engagé depuis quatre jours "une vaste opération" dans la région de Kidal, au nord du pays, a envoyé mardi "un renfort de troupes pour encercler une dangereuse bande armée", a-t-on appris de source militaire à Bamako.

"Plusieurs centaines de militaires maliens sont sur le front", a confié à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, cette source qui accuse "un ancien caporal malien et ses hommes" d'avoir transformé cette zone située vers la frontière avec l'Algérie "en no man's land". 

"Ils sont actuellement encerclés et tentent sans succès de se défendre", a-t-il ajouté. 

Ibrahim Bahanga, ex-rebelle touareg réintégré dans l'armée malienne avec le grade de caporal à la fin de la rébellion touarègue, a déserté un peu plus tard, avant de créer dans le nord du Mali, un groupe armé "fortement soupçonné" d'être à l'origine de l'insécurité, d'enlèvements et de vols de véhicules. 

L'année dernière, l'ex-caporal et ses hommes avaient enlevé, le jour des élections communales, trois responsables d'un bureau de vote et des urnes dans la localité de Ménaka, pour "protester" contre la politique de décentralisation qui rattachait des villages à de nouvelles communes. 

Des sources concordantes ont affirmé à l'AFP avoir vu des "blessés du front" ramenés dans un centre hospitalier de la ville de Kidal, sans pouvoir préciser s'il s'agit de militaires ou de civils. 

"Aucun civil n'est pris pour cible et nous contrôlons la situation plus qu'hier", a déclaré à l'AFP de son côté un officiel malien qui "préfère toujours attendre" la fin des opérations "avant de faire un bilan". 

Depuis plusieurs mois des patrouilles militaires maliennes sillonnent les "zones d'insécurité" pour démanteler les "poches du grand banditisme". 

Ces bandes armées, qui font "souvent usage de leurs armes" volent des véhicules et autres produits et, selon des informations concordantes, se réfugient généralement dans des grottes, une fois leur forfait accompli.

 

 

 

Niger : septembre 2000

 

Une article du journal nigérien Alternative. 15/09/2000

 

Santé publique à Agadez : Le calvaire des populations

 

Il n'y a pas que des dunes sablonneuses, de luxuriantes oasis et une mosquée séculaire à Agadez. L'existence tranquille que mènent les populations dans cette région magnifique, cache de réels problèmes de santé publique, de ressources humaines, d'infrastructures et de logistique. Dans ce vaste décor hautement touristique, des populations souffrent dans le silence. Elles sont en proie à des maladies diverses. 

En tête de celles qui tiennent le haut du pavé figure le paludisme avec 33.897 cas en 1999, soit 31,61%. Il est talonné par les affections pulmonaires qui représentent 24.575 cas, les maladies diarrhéiques 9.200 cas, les traumatismes divers 12.919 cas. A cela s'ajoutent les affections dermatologiques, digestives, ophtalmologiques, les affections oto-rhino-laryngologies (ORL) et les affections buccodentaires. Pour lutter contre la prolifération de la malaria, la Direction départementale de la Santé applique, depuis peu, une politique qui s'inscrit dans une démarche panafricaine de lutte contre la malaria dénommée Roll Back Malaria, initiée par les chefs d'Etat africains à Abuja (Nigeria). C'est dans ce cadre que, parallèlement, une vaste campagne de sensibilisation des activités telles que la vente et ou l'imprégnation des moustiquaires, a été initiée dans tous les districts sanitaires et les grandes agglomérations de la région. 

Outre cela, les populations ont été initiées à l'identification des cas de malaria à domicile. Des schémas thérapeutiques ont été mis à la disposition des agents de santé pour leur permettre de traiter, de manière efficace, les affections. Toutefois, les moyens demeurent insuffisants, voire dérisoires pour mener à bien une politique sanitaire à la hauteur des problèmes qui minent la région.«Nous avons besoins de bailleurs de fonds qui puissent soutenir conséquemment nos efforts. Ici, il n'y a que le projet FAC (Fonds d'Aide de Coopération) qui intervient dans un seul et unique district sanitaire : celui de Tchirozerine. Ainsi, la Direction départementale de la Santé et les autres districts sanitaires demeurent amorphes au plan financier, organisationnel, infrastructurel et logistique», souligne l'adjoint du Directeur départemental de la Santé, M. Djadi Dan Baki. Faute de moyens financiers, la formation de l'équipe cadre et l'élaboration du plan de développement sanitaire attendent toujours. Or, c'est de la résolution de ces deux problèmes que dépendra la fin de l'improvisation en matière de santé. Cinq heures de route pour sauver une vie… au sommet du Bagazam ! 

Sur le plan logistique, les populations d'Agadez sont victimes de l'immensité de la région, son caractère inhospitalier avec des zones difficiles d'accès (oasis montagneuses, villages situés en altitude, tel le cas du district sanitaire de Bagazam, vaste étendue de dunes). Pour sauver une vie humaine, dans le centre de santé du Bagazam situé à plusieurs mètres en altitude, il faut monter pendant cinq (5) heures de temps pour atteindre le premier village. En dehors du Bagazam, il y a d'autres localités très enclavées où la vie humaine semble à tout point de vue impossible, tant la zone est aride et difficile d'accès. Au nombre de ceux-ci, il faut noter Fachi, Dirkou et Bilma. Par exemple, pour acheminer d'urgence un malade de Bilma à Agadez, Il faut parcourir sept cent soixante dix (770) kilomètres. Pour une évacuation sanitaire de ce genre, le malade souffre énormément lors de la traversée du désert même si l'ambulance est en bon état. 

Dans les centres de soin, il n'y a presque pas d'ambulance en activité sur toute l'étendue de la région et là où il en y a, elles sont dans un état qui requiert des réparations régulières. Selon la Direction départementale de la Santé, il n'y a que les districts sanitaires de Tchirozerine et de Bilma qui disposent d'ambulances dignes de ce nom. Les districts sanitaires de In Gall, Aderbisnatte et d'Iférouane, bien que très enclavés, ne disposent pas d'ambulance en bon état. Au delà de l'exotisme…la triste réalité !

Dans la région d'Agadez, rares sont les localités qui sont dotées de moyens logistiques adéquats. Avec le manque d'une seule pièce (vis platiné, courroie, pompe d'injection, etc.) un véhicule d'une formation sanitaire peut rester garé jusqu'à son amortissement total sous l'effet des aléas. Cela est inquiétant pour la population qui n'a d'autres moyens que le chameau et des ânes comme moyens de déplacement. Et ces animaux sont inadaptés pour le transport des malades. 

Le désenclavement de la région s'impose comme une nécessité impérieuse dans la redéfinition de la politique sanitaire de la région. Pour y remédier, il faut des ambulances en bon état, de la pneumatique, des pièces de rechange et des moyens de communication (bande latérale unique (BLU), téléphone, radio émetteur et des talkie-walkie) pour relier des zones très enclavées les unes des autres. Cela facilitera sans doute le travail des agents de santé de la région et soulagera en même temps les souffrances des populations. 

Le manque de moyens logistiques adéquats a un impact négatif sur la qualité des prestations. Assez souvent, c'est plutôt des cadavres qu'on achemine vers les centres de soins pour ensuite demander aux personnels de santé de réaliser le miracle de la résurrection. Cela pourrait être évité grâce à la sensibilisation, une activité à laquelle l'Etat s'est soustrait. Sur le plan infrastructurel, le cas du centre hospitalier départemental d'Agadez est à l'image des vestiges du passé glorieux de la région. 

Limité au sud par la célèbre mosquée d'Agadez, et au nord par l'ex-office du tourisme et le lit du Telwa, l'hôpital d'Agadez est coincé sur une élévation de terrains pierreux d'Est en Ouest entre les quartiers Katanga et Améréwate. L'hôpital ressemble aujourd'hui à un gros dispensaire. Dans son état actuel, il brille par la vétusté et l'exiguïté de ses infrastructures d'accueil. Situé en pleine agglomération, ce réceptacle de tous les maux dont des maladies très contagieuses, est en contact direct avec les habitations des paisibles citoyens constamment exposés à des maladies diverses. Pour un personnel déterminé à assurer les prestations, il y a, hélas, un manque crucial de locaux et équipements qui puissent leur permettre d'exercer convenablement leur métier. 

A l'unité de chirurgie, le médecin Hassane Attamo témoigne : "le matériel chirurgical n"a pas été renouvelé depuis plus de six ans. Il est ainsi donc en train de s'émousser. Nous ne disposons que d'un seul bloc opératoire lézardé par endroit. Nous sommes obligés de faire toutes les opérations chirurgicales dans ce même et unique bloc. Ainsi, nous faisons dans la même journée, une opération propre et dans la minute qui suit une autre de type sceptique. Dans ces conditions, la vie des patients est mise en danger, malgré toutes les précautions prises par le personnel. 

Par ailleurs, il suffit qu'il y ait concordance d'urgence pour créer un désagrément sans pareil : quand on est en présence de deux (2) cas d'urgence en même temps, on est obligé de prendre en charge un en attendant. Car il n'y a qu'une seule table d'opération". Le problème est d'autant plus sérieux que le seul et unique bloc opératoire sert également à la maternité (logée dans l'enceinte de l'hôpital) et à l'unité de chirurgie. «Cela fait mal d'assister impuissant au décès d'un patient qu'on pouvait sauver. 

Il faut vivement la construction d'un second bloc opératoire et des équipements pour changer cette situation très contraignante", plaide Hassane Attamo, chirurgien chef de l'hôpital d'Agadez. La contrainte à laquelle fait allusion ce médecin est déconcertante, tant les axes routiers Tahoua-Agadez et Zinder-Agadez drainent des blessés graves par dizaine vers l'unité de chirurgie. En cas d'accident des «camions dix roues» qui transportent une centaine de passagers perchés sur des bagages lourds (sacs de céréales, matériel de construction, meubles…), ce sont des blessés polytraumatisés qui sont conduits à la chirurgie. 

Pendant l'année écoulée, nous avons enregistré 640 cas d'accidents de la voie publique. Ces cas récurrents nécessitent des soins intensifs et des séances de réanimation. Et souvent, il faut de grands spécialistes pour sauver la vie de patients plongés dans des états désespérés. C'est la raison pour laquelle la dotation du bloc opératoire actuel en matériel chirurgicale et la constitution d'un autre dans un meilleur délai se présentent comme une nécessité impérieuse. Faute d'équipement et de personnel, cinq centres de santé et une maternité sont fermés. Au niveau de cet hôpital, il y a plusieurs services inexistants dont la prestation est absolument nécessaire. Il va falloir créer un service de psychiatrie, un service ORL (Oto-Rhino-Laryngologie) un service d'urologie, de cardiologie et un service des maladies contagieuses. Atteints par la mesure de retraité anticipée mise en application par le gouvernement, l'ophtalmologue et le radiologue de l'hôpital d'Agadez n'exercent plus. Pourtant, ce vide nécessite d'être comblé. 

Dans la région d'Agadez, pendant que les populations souffrent de manque d'infrastructures sanitaires, il y a cinq (5) centres de santé intégrés (CSI) dont trois (3 ) à Tchirozerine, un (1) à Arlit et un (1 ) à Bilma auxquels il faut ajouter la maternité du centre de santé intégré de Sanbongari (Agadez-Est), demeurent fermés, faute d'équipements et de personnel de santé. Cette situation est inadmissible dans un pays où, au moment ou nous écrivons ces lignes, trente (30) médecins formés au frais du contribuable nigérien sont au chômage. Au niveau de la maternité d'Agadez, Madame Moussa Ramatou infirmière diplômé d'Etat relève : "qu"il y a un déficit de sensibilisation en direction des femmes. Cela crée des difficultés relatives à la réticence des femmes de venir accoucher à la maternité. 

A Agadez, une grande majorité de femmes refusent catégoriquement l'accouchement à la maternité. Elles viennent toujours quand elles n'ont pas le choix, alors elles viennent dans des états désespérés qu'on ne peut pas souvent sauver ici. Les problèmes qui tiennent le haut du pavé sont les avortements (25%) dus au paludisme (70%). Les cas de fibromes viennent en troisième position avec 15% de cas enregistrés. Outre ces cas, nous enregistrons 4% de cas de cystocele, 2% de cas de rectocele, 22% d'infection puerpérale. Ce ne sont pas des maladies à négliger". 

Tout cela prouve que le sort de la femme dans l'Aïr n'est pas du tout enviable, à l'instar de ses autres sœurs du Sahel ; elle paie un lourd tribut dû au manque de moyen, des maternités et autres centres de soins. Quand aux filles de quinze (15)ans donc en âge de procréer, elles font souvent l'objet de césarienne. Aussi, les femmes qui accouchent à domicile ne rendent pas la tâche aisée aux services de santé. Le fait pour elles d'accoucher à domicile les expose à des hémorragies  fatales. 

Le don de sang constitue un autre véritable problème, car les populations sont réticentes, de peur de se faire contaminer par le VIH. Par ailleurs, en matière de santé de la reproduction, l'hôpital ne dispose pas de centre d'accueil de femme fustileuses. Les quatre (4) cas enregistrés ont été référés à l'hôpital National de Niamey. Sida : une situation préoccupante à Agadez Agadez est une région qui draine des migrants venant de plusieurs pays de l'Ouest africain en route vers l'Afrique du Nord. 

Il s'y est développé un comportement sexuel sans pareil, qui ne tient pas compte de l'évolution du sida aussi bien dans les villes minières d'Arlit que certaines localités comme Dirkou, lieu de transit obligatoire des migrants. Les villes minières d'Arlit et Anou Araren drainent une forte population de prostitués (groupe à haut risque). Aujourd'hui, Agadez présente un taux inquiétant de séroprevalence. Cet état de fait nécessite l'initiation d'une vaste campagne de sensibilisation permanente. En ce qui concerne les donneurs de sang, selon le Directeur adjoint de la Direction départementale de la Santé, Monsieur Djadi Dan Baki "en 1999, la ville d'Arlit a enregistré un taux de séroprevalence de 4,6% et 3,4% au centre hospitalier départemental d'Agadez. Dans la catégorie des cas suspects, la ville d'Arlit a enregistré 43% de cas de séroprévalence tandis que le centre hospitalier départemental a enregistré 45%. La situation est vraiment inquiétante. 

Il va falloir prendre des mesures vigoureuses de sensibilisation pour une meilleure prévention. Cela, afin de freiner sinon de faire reculer l'avancée galopante de la pandémie dans cette partie du Niger». Malgré la prolifération des ONG, le problème de santé, entre autres demeure entier. Certes, il est très intéressant d'initier une politique touristique qui fait entrer beaucoup de milliards dans les caisses de l'Etat, tout comme c'est une bonne chose d'œuvrer à la promotion de l'image de marque du Niger à travers des dépliants pittoresques et de belles cartes postales. Mais pas au point d'occulter le calvaire des populations face au manque crucial de soins de santé. 

Maintenant, la preuve est faite qu'à Agadez, il n'y a pas que des sites touristiques, il y a aussi une population qui attend impatiemment des hôpitaux modernes, des maternités bien équipées, un personnel de santé consciencieux et des médicaments en quantité et en qualité. Exit la politique de l'autruche en matière de santé publique ! Exit la non-assistance aux populations en danger. Le pouvoir public doit prendre toutes ses responsabilités.

 

Cissé Souleymane Mahamane

Envoyé spécial

http://www.geocities.com/alterniger

 

 

 

24 personnes meurent d'une maladie non identifiée dans le nord du Niger 

 

NIAMEY, 2 sept (AFP) - 15h23 - Vingt quatre personnes, majoritairement des femmes, sont mortes après avoir contracté d'une maladie non identifiée dans le village de Nadara, dans la région de Tahoua (nord), a annoncé samedi la radio nationale. 

La maladie s'est déclarée le 26 août dernier et se manifeste par d'intenses vomissements puis un coma, a affirmé un envoyé spécial de la radio. 

47 cas sont déjà officiellement recensés dans le village par une équipe de santé dépêchée sur place pour apporter les premiers secours. Un hangar de fortune a été dressé pour isoler les malades.

Les premières analyses n'ont pas permis d'identifier la cause ou la nature de la maladie.

 

 

 

Niger : juillet 2000

Après celle de Tombouctou, le Niger aussi fait sa flamme de la paix. On célèbre la paix retrouvée, mais on ne parle pas des victimes Des différents massacres commis par l'Etat. Les diplomates seront là pour cautionner l'impunité des auteurs de ces tueries. Voici un article du Républicain, qui vous permettra de réagir.

Fin du processus de paix

Après le sabre, la flamme de la Paix

Un peu plus d'un mois après les dernières phases du désarmement des combattants de l'UFRA, duFDR et des FARS, le président de la République vient de signer un arrêté portant création, attribution, organisation et fonctionnement d'un comité ad'hoc chargé de l'organisation de la cérémonie dénommée "Flamme de la Paix". 

A l'image du comité Malien, celui-ci organisera la cérémonie d'incinération des armes à feu de l'ex-résistance armée et des comités d'auto défense. Cette cérémonie symbolique et exceptionnelle qui se déroulera en septembre (en marge des festivités de la cure-salée) mettra un terme définitif à cinq années de rébellion armée au Niger. En 1998 le général Baré avait présidé la cérémonie de la paix retrouvée à Tchintabaraden où un géant sabre avait été planté dans le sol. 

En septembre prochain donc, le président Tandja ou son représentant mettra le feu à la grande flambée d'armes récupérées. Le comité ad-hoc a près de huit semaines pour parachever son oeuvre à Ingall. Le gouvernement profitera certainement de cette grande manifestation culturelle des nomades et en présence des diplomates et des touristes pour célébrer la fête. 

En attendant cela, les derniers ex-combattants sont en formation pour leur intégration au centre de N'Dounga et les fonds prévus pour la réinsertion sociale sont désormais disponibles. Le comité qui a pour président M. Almoustapha Soumaïla, conseiller spécial du Président de la République, peut faire appel à toute personne physique ou morale dont il estime les compétences nécessaires à l'accomplissement de sa mission. Le comité peut créer des sous-comités régionaux et/ou techniques pour l'accomplissement de sa mission.

Le républicain 13 juillet 2000

http://www.republicain-niger.com

 

 

 

Niger : juin 2000

 

Désarmement des derniers rebelles nigériens

 

NIAMEY, 6 juin (AFP) - 17h29 - Les combattants de l'Union des forces de la résistance armée (UFRA, touareg) et ceux du Front Démocratique Révolutionnaire (FDR, toubou) ont été officiellement désarmés lundi sur leurs sites de cantonnement, a-t-on appris mardi de source officielle. 

Les deux cérémonies, qui se sont déroulées près d'Agadez (nord) et dans la région de Diffa (sud-est), ont été marquées par une remise symbolique à l'armée d'une partie de l'arsenal des rebelles. L'UFRA, dirigée par Mohamed Anako, actuel conseiller à la présidence, est composée de trois mouvements qui avaient refusé les accords de paix du 24 avril 1995. 

Le désarmement de ses combattants entre dans le cadre de l'application d'un accord de paix additionnel, signé en 1998 à Alger avec le gouvernement nigérien. La télévision nationale a diffusé les images de la cérémonie d'Agadez, à laquelle assistaient plusieurs personnalités, dont d'anciens chefs de fronts rebelles, l'ambassadeur de France au Niger, Denis Vene, et un diplomate algérien. 

La France, l'Algérie et le Burkina sont les trois pays médiateurs dans le règlement du conflit des touaregs nigériens. Lors de la cérémonie, M. Vene a insisté sur le soutien de la France en vue du parachèvement du processus de paix dans le nord du Niger, par un appui matériel et financier en faveur des ex-rebelles. 

La plupart des mouvements touaregs avaient été officiellementdésarmés depuis 1997 et leurs combattants ont été intégrés dans l'armée, les corps para-militaires et l'administration. La seconde cérémonie s'est déroulée dans l'extrême sud-est, près de la frontière avec le Tchad, et concernait quelques centaines d'éléments du FDR dont le chef, Issa Lamine, est l'actuel ministre des Sports. La France a récemment débloqué des fonds en vue du cantonnement des éléments du FDR.

 BH/so/sba                          

 

 

 

Niger : avril 2000

 

Les Nigériens fêtent le retour de la paix dans le nord

NIAMEY, 24 avr (AFP) - 13h23 - Les Nigériens ont célébré lundi le 5ème anniversaire du traité de paix du 24 avril 1995 entre le gouvernement et les rebelles touaregs, qui a consacré le retour de la paix dans le nord désertique. Cette "journée de la concorde", chômée et payée dans tout le pays, a été instituée après la signature du traité, intervenue sous l'égide de l'Algérie, du Burkina Faso et de la France.

Le conflit qui a opposé l'armée gouvernementale aux combattants touaregs, a duré de 1991 à 1995 et a fait officiellement plus de 150 tués, en majorité des civils.

Des soirées culturelles et sportives ont été organisées dimanche afin de "sensibiliser" les populations aux "vertus de la paix".

Plusieurs anciens responsables de la rébellion ont cependant dénoncé samedi sur une radio privée "la lenteur" de gouvernement à appliquer toutes les clauses du traité de paix.

En 1995, les bailleurs de fonds du Niger avaient promis 18,5 milliards de F CFA (28 millions d'Euros) pour exécuter la totalité des projets prévus par le traité.

Cette aide n'a cependant jamais été délivrée en raison des troubles socio-politiques qu'a ensuite traversé le Niger, avec des coups d'Etat en 1996 et 1999.

Dans un message radiotélévisé dimanche, le président Mamadou Tandja a reconnu que des "dispositions" du traité sont "en souffrance" à cause des "difficultés économiques qui frappent durement" le Niger, un des Etats les plus pauvres de la planète.

Samedi, dans une déclaration devant l'assemblée nationale, le Premier ministre Hama Amadou, a pour sa part assuré que le processus de paix serait "parachevé" avant la fin de l'année.

 

 

 

Mali : mars 2000

 

Au début du mois de mars, la presse internationale a annoncé l'assassinat de trois touristes Néerlandais dans le cercle de Tessalit au nord du Mali. Quelques jours plus tard, la même presse a annoncé l'arrestation de cinq personnes présentées comme les auteurs de ce crime que tout le peuple Touareg juge ignoble et écœurant. Mais ce que les autorités maliennes n'ont pas communiqué à la presse internationale, c'est que ces cinq personnes ont été conduites sur Gao mais n'y sont pas arrivées vivantes. 

A 140 km au Nord de Gao, dans la vallée du Tilemsi, les militaires qui les convoyaient les ont tués en les attachant par les bras et les faisant traîner par un véhicule le long de la vallée jusqu'à ce que mort s'en suive. Les cadavres de quatre d'entre eux ont été retrouvés mais quant au cinquième du nom de Intalla Ag Awinawane sont corps n'a pas été retrouvé et on ne sait toujours pas s'il connu le même sort que ses compagnons ou s'il est vivant. Notons qu'il s'agit de quatre Touaregs maliens et un Algérien.

Nous pensons que même s'ils sont les auteurs de ce crime odieux, ils auraient quand même dû être jugés et ensuite, le lieu et la manière dont ils ont été exécutés nous fait penser que cette action a été accomplie dans le but de jouer sur la sensibilité des touaregs afin de les amener à entreprendre des actions de vengeance et ainsi, l'armé malienne qui a toujours clamé que le pacte national signé en avril 1992 accorde trop de faveurs au nord du Mali aura beau jeu de le dénoncer et de proclamer l'état d'urgence afin de commettre un nouveau génocide à l'encontre du peuple Touareg.

Correspondance particulière

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