Nous connaissons mieux la mythologie grecque. Celle-ci s'est beaucoup inspirée des mythes mésopotamiens ; par exemple, les mythes de Vénus et d'Adonis, ainsi que celui de Déméter et Perséphone (la renaissance du printemps) sont inspirés de celui d'Ishtar et de Tammuz.
Ishtar aimait la Terre ; elle y envoya donc son fils, qui avait le don d'embellir la nature. Partout où il passait les plantes verdoyaient, les récoltes étaient abondantes, les oiseaux chantaient. Les hommes l'honoraient pour ses biens faits. Mais le bonheur ne dura pas : Tammuz fut tué par un sanglier ! Il descendit dans l'Aralu (l'enfer), le domaine d'Ereshkigal. Tammuz mort, la Terre fut triste. Pire les récoltes pourrissaient, le bétail mourait. Alors les hommes implorèrent Ishtar pour qu'elle leur rende Tammuz. Ishtar entendit leurs prières et vit que la Terre se désolait. Elle aimait Tammuz et se rendit compte des dégâts que sa disparition avaient engendrés.
Ishtar se rendit aux enfers, chez sa soeur Ereshkigal. Lorsqu'elle arriva aux portes de l'Aralu, Ereshkigal ordonna au gardien de la traiter selon "l'ancienne loi". Cette loi voulait que toute personne pénétrant dans l'Aralu soit nue. Ishtar fut donc obligée de retirer chaque ornement et vêtement qu'elle portait.
Pendant qu'Ishtar était aux enfers, la Terre dépérissait, ses habitants oubliaient les arts et l'amour. La population diminuait rapidement, et les dieux remarquèrent une diminution du nombre d'offrandes. Pris de panique, ils ordonnèrent à Ereshkigal de libérer sa prisonnière. Ishtar refusa la liberté, tant que Tammuz ne lui serait pas rendu. Une fois tous les deux à la surface, la Terre retrouva sa gaïeté. Cependant, Ereshkigal voulut que Tammuz passe chaque année six mois dans l'Aralu, en échange de sa liberté. C'est ainsi que six mois par an, la Terre est morne, c'est l'hiver.