Hyperactif ou simplement vif?
Mon enfant est hyperactif


Texte tiré d'un article de Tom Bloomer, président de l'Association suisse romande de parents d'enfants avec déficit d'attention et/ou d'hyperactivité (ASPEDAH)

 
 
David n'arrive pas à rester tranquille. Il bouge, change constamment d'activité et saute du coq à l'âne tant dans ses conversations que dans ses actes. Cependant, quand quelque chose attire son attention, comme un jeu vidéo ou un nouveau jouet, il peut rester captivé pendant longtemps.

Il vit dans un état d'intensité émotionnelle constante: quand tout va bien c'est la joie débordante, mais quand les choses tournent mal, c'est le désastre total.

Il vit difficilement les changements et les surprises, il faut qu'il soit préparé longtemps à l'avance.
Il est impulsif et impatient au-delà des normes de son âge.
Il a une imagination sans limites, une créativité débordante.
Il est très sensible à l'injustice, et souvent rempli de compassion.
Il est très verbal, pour ne pas dire prolixe.
Il a beaucoup de peine à comprendre et à respecter les normes de comportement et de la parole.

David présente plusieurs caractéristiques des enfants hyperactifs.

En raison de leur comportement, les enfants de la trempe de David sont souvent qualifiés de tourbillons, de mal élevés, de cas psychiatriques. Il arrive même qu'on propose de les interner. Les contacts sociaux, même avec la famille élargie, sont sérieusement limités. Certaines autorités scolaires ne veulent pas les accepter dans leur établissement. Les parents sont critiqués et se culpabilisent profondément. Les frères et soeurs sont soumis à des pressions insupportables, à cause du regard des autres, et parce que l'enfant hyperactif focalise toute l'attention de ses parents.
Des études récentes ont mis en évidence que beaucoup d'enfants présentant ces troubles sont atteint du THADA (troubles d'hyperactivité avec déficit d'attention). Pour ces dernier, l'équilibre chimique du cerveau a été troublé dès la naissance ou même avant, ce syndrome étant héréditaire. Leurs neurones de transmissions responsables de la concentration de fonctionnent pas.
Malheureusement, il est très difficile de diagnostiquer cette maladie. Par exemple, ces enfant sont facilement impressionnés par l'autorité masculine et par des situations nouvelles; ainsi de nombreux parents ont été dépités de voir leur "p'tit affreux" sage comme une image face au pédiatre! D'autre part, certains enfants, surtout les filles, peuvent souffrir d'un déficit d'attention sans pour autant être hyperactifs. Ces enfants captent tous les signaux sensoriels simultanément sans pouvoir les trier comme il faut. Ils ont l'air distraits, dans la lune, etc. Certaines filles ont même été qualifiées d'attardées mentales; mais, après avoir été traitées pour le déficit d'attention, elles on pu dépasser la moyenne de leurs classes.
On estime que 5 à 10 % des enfants (certains médecins américains vont jusqu'à 20%) sont atteint du THADA. La cause de leur comportement dérangé (et dérangeant!) est physique et non pas psychologique ou spirituelle. Bien sûr, quand l'enfant commence à comprendre qu'il est différent des autres, qu'il dérange, qu'il n'est pas invité comme ses copains d'école, quand il vit des échecs et des rejets presque tout les jours, cela entraîne des conséquences psychologiques et parfois même spirituelle.
Traitement

L'hyperactivité en elle-même peut avoir plusieurs causes, par exemple d'ordre neurologique ou psychologique. Ainsi, le divorce ou la mort d'un proche peut gravement déséquilibrer le comportement d'un enfant. C'est pour cela que le pédiatre de l'enfant, et parfois un pédopsychiatre, devrait normalement être consulté, avec les parents et éventuellement les enseignants. Une fois que les possibilités de troubles psychologiques et neurologiques sont écartées, et si le diagnostic du THADA est établi, un traitement multidimensionnel doit être mis sur pied. Ce traitement inclut parfois des médicaments, mais doit également englober une aide de la part du personnel enseignant, des proches, et surtout des parents. Tous ceux qui ont à faire avec l'enfant doivent comprendre qu'il n'est pas simplement "caractériel", ou "difficile", mais qu'il à un syndrome physique que l'on peut appaiser par des stratégies concrètes à l'école et à la maison

Il n'y a pas encore de thérapies pour soigner le THADA, mais des traitements palliatifs. Pour certains enfants, un régime alimentaire strict proscrivant les phosphates peut s'avérer très utile. Pour d'autres, il existe un traitement à base de Ritaline qui élimine la plupart des symptômes pendant une période limitée
Dès la page suivante, vous en saurez plus sur le régime sans phosphates.