Les méthodes de prise en charge et d'accompagnement
Le Packing
Définition du Packing Hydrocution vs hypothermie Origines de la pratique Bases scientifiques Etude Clinique Enrôlement dans cette prise ne charge Risque pour les patients dans d'autres pays ?
Contradictions Délire d'interprétation Torture ? Qui doit-être soigné ? Droits de l'enfant Packeurs Victimes L'histoire de la souris autiste... 1 an après la première édition de cette page Essais cliniques (annexe)
Certains "professionnels", peuvent m'en vouloir d'avoir écrit cette page et au moins un me l'a fait savoir (anonymement) sur mon livre d'or que j'ai du nettoyer après coup. Certaines disent même que je suis péremptoire et pas objectif, j'ai d'ailleurs pu lire cela sur un forum de psys :)
Ils n'aiment pas non plus quand j'emploie les mots maltraitance et torture. Cependant je ne fais pas cela sans argumenter , ni sans citer la littérature faisant la promotion du packing. Ces textes ne sont pas tirés de la "Planète des Singes" de Pierre Boule mais bien de leur presses et de leurs sites internet...même si pourtant la ressemblance est parfois inquiétante. Mes sincères salutations au Docteur Zaius...
Ces dernières années dans le monde francophone, l'informations sur l'autisme et les autres troubles envahissants du développement se sont bien répandues et les gens sont de mieux en mieux aux faits de ce qu'est l'autisme et comprennent de mieux en mieux que la théorie de la psychogenèse de l'autisme n'est qu'une "construction de l'esprit".
On aurait donc pu croire qu'en France, les améliorations de la prise en charge et l'accompagnement des personnes autistes suivrait. En réalité, on peut constater que les processus (réussis) d'éducation, d'insertion et d'intégration des personnes handicapées et en particulier des personnes autistes est le résultat du travail du monde associatif et non pas des pouvoir publics.
Je vais vous parler du Packing, c'est la dernière pratique en vogue dans certains établissements typiquement français qui basent encore leur travail sur les théories "psycho dynamiques". Je vous écrits ici pour vous exposer ce qu'est le "packing", quel est le discours officiel de ses promoteurs et ce qui se passe en réalité.
1) Selon Pierre Delion : "Il s’agit d’envelopper le corps dénudé du patient dans des linges trempés dans l’eau froide et d’être-là avec lui au cours du réchauffement, attentif à ce que cette situation particulière va lui permettre d’évoquer, de revivre."
C'est ce packing là avec les des linges trempés dans l’eau froide, qui doit être dénoncé. Car le pack sec est totalement inoffensif si il est fait avec le consentement de la personne concernée et par une assistance responsable et qualifiée.
A propos des risques d'hydrocution et d'hypothermie.
Les draps mouillés sont mis dans un réfrigérateur (on peu descendre la température d'un frigo à 5 ° c-a-d la température de l'eau au pôles , bien qu'essoré le drap sort à une température d'environ 15° C. Le choc thermique ( et l'accident ) est possible.
http://www.pomms.org/qu-est-ce-que-l-hydrocution--113.html
L'hypothermie c'est autre chose :
http://www.sisl.ch/technique/hypothermie.htm
|
Brassière de sauvetage |
Position du naufragé |
Température de l'eau |
||
|
4°C |
10°C |
16°C |
||
|
sans |
noyé flottant |
1h 05 |
1h 26 |
2h 16 |
|
sans |
marche dans l'eau |
1h 28 |
1h 58 |
3h 04 |
|
avec |
debout immobile |
1h 58 |
2h 37 |
4h 07 |
|
avec |
position HELP |
2h 52 |
3h 48 |
5h 58 |
Les trois premières lignes du tableau ci-dessus résument les temps estimés de survie d'une victime (dans les conditions les plus courantes d'une chute dans l'eau) pour les trois principales positions, à trois températures d'eau différentes. La durée de survie augmente si les sujets sont plus grands ou plus gros que la moyenne et diminue pour des individus maigres et petits.
Il convient cependant d'admettre, que pour qu'il y aie un vrai risque d'hypothermie que le corps soit immergé dans l'eau, dans le cas du packing l'eau absorbée par le tissu va être rapidement saturée par le transfert de chaleur...pour autant que les indications données pour le packing soient respectées.
Je tiens donc sur ce point à rassurer les parents sur les risques qui ne sont pas ceux que l'on croirait quand on évoque l’idée de linges trempés dans de l’eau glacée. Attraper un sérieux refroidissement pourquoi pas, quand on va sous la pluie froide tout habillé sans imperméable ni parapluie on peut attraper quelque chose et dans le cas du packing on a quand même un choc thermique (et pas l'hypothermie) du à la différence de température.
Pierre Delion est en France un psychiatre de premier plan il lui arrive de passer à la TV. Il a formé énormément de monde et plusieurs décennies d’expérience, psychiatre (et donc diplôme de l’école de médecine). Il complète son approche de l’autisme par la psychanalyse, ce qui est classique en France. Il a cependant écrit des écrits « très psy », voyez ces liens pour comprendre ce que je veux dire par « très psy » :
http://institutions.ifrance.com/pages_textes/anciens_numeros/institutions_n14/le%20loup%20anal.htm
http://www.carnetpsy.com/Expositions/Delion/p1.htm
Vous verrez que ce type de « logorrhé»e est présent dans les textes de certains promoteurs du packing que je cite plus bas dans cette page. Geneviève Haag a aussi écrit sur le sujet en collaboration avec Delion.
2) Selon Delion : Il est hors de question de pratiquer cette technique sans avoir obtenu l’accord des parents de l’enfant.
Delion se contredit dans le journal "The Lancet"
Il apparaît que ce qui se passe au point 2 est faux, il n'est pas difficile de trouver des témoins pour attester que la pratique se fait souvent sans l'accord des parents et mais aussi à leur insu. Et lorsque les parents sont au courant, il apparaît selon des témoignages qu'on leur refuse d'assister à la séance de packing de leur enfant. Cependant Pierre Delion n’est pas responsable de cet état de fait.
Suite au tollé suscité par l'émission "pro-packing" passée sur France 5, des praticiens utilisent plus souvent le mot "enveloppement", cela pourrait avoir l'air moins barbare dans l'appellation, mais dans les faits ça le reste tout autant si l'on parle du pack mouillé.
Réaction au reportage sur France5
Il est vrais que des praticiens pourraient se retrancher derrières le code de la santé publique en particulier l'article suivant , mais il faut lire ce dernier complètement :
L. 1111-5 « le médecin peut se dispenser d’obtenir le consentement du ou des titulaires de l’autorité parentale sur les décisions médicales à prendre lorsque le traitement ou l’intervention s’impose pour sauvegarder la santé d’une personne mineure, dans le cas où cette dernière s’oppose expressément à la consultation du ou des titulaires de l’autorité parentale afin de garder le secret sur son état de santé. ».
La partie soulignée est très importante !
J'ai souligné volontairement "le médecin", car il est vrais que le psychiatre ( et non pas le psychanalyste) est un médecin. Il a donc des droits et des devoirs de médecin. Pour autant que je comprenne les données qui m'ont été fournies, les autres personnes impliquées dans cette pratique ne le sont pas. Nous verrons plus loin ce qu'impliquent les droits et devoirs du médecin.
Origines de la pratique et de son arrivée en France.
Ceci est expliqué par Delion au cours d'un chat en 2000 à propos de son livre :
"Le packing est arrivé en France par le biais de Woodburry un psychanalyste américain qui est venu faire un passage dans le XIIIe arrondissement de Paris."
Selon Delion , M.A Woodburry aurait développé cette pratique dans les années 60/70. En réalité, pour des adultes violents, pas pour des enfants autistes.
En réalité il s'agit d'un recyclage de vieilles pratiques qui avaient déjà cours des hôpitaux psychiatriques du 19eme siècle. (N’y voyez pas un dénigrement de ma part si j’insiste sur ce point, d’ailleurs les « pros » packing revendiquent cet héritage )
C'est très simple, jusqu'ici il n'y en a pas. Tout est basé sur des théories psychanalytiques, je vous invite à regarder le chapitre suivant de cette page concernant les essais cliniques. La psychanalyse n'est pas une science , c'est même une pseudo-science. On peut donc toujours continuer à se poser la question du pourquoi d'une cohabitation en France de ces pratiques dans le monde médical ( il paraît que les français sont cartésiens... ).
Citations :
"Elle est toujours là, la psychanalyse : bon pied, bon oeil à travers tous ses boniments et même qu'elle jouit d'un effet de prestance tout à fait singulier, si l'on songe quand même à ce que c'est les exigences de l'esprit scientifique." J.Lacan in Place, origine et fin de mon enseignement, conférence, Hôpital du Vinatier, Bron, 1967.
"Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué. (...) Du point de vue éthique c'est intenable, notre profession; c'est bien d'ailleurs pour ça que j'en suis malade, parce que j'ai un surmoi comme tout le monde. (...) Il s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse." J.Lacan. Conférence de Bruxelles, 26 fev. 1977.
Cette page n’est cependant pas un réquisitoire contre la psychanalyse, mais il n’est pas superflu de dire que la France et L’argentine sont les rares pays ou l’on pense que les syndrome de Kanner de Asperger sont des psychoses ou des formes infantiles de schizophrénies et que partout ailleurs dans le monde on s’accorde à dire que la théorie psychanalytique de même que celle de la « psychogenèse de l’autisme » (il faut distinguer les 2) sont des erreurs.
Les promoteurs du Packing ( Pierre Delion mais aussi David Cohen ) ont essayé de défendre leur pratique en faisant l'analogie avec ce que fait Temple Grandin au moyen de sa machine à serrer.
Il faut savoir que Temple Grandin ne s'enveloppe pas dans des draps mouillés et glacés et qu'elle est entièrement au commande de sa machine, ce qui n'est pas le cas des enfants subissant le packing. Les explications de Temple Grandin comme celle d'autres autistes en mesure de s'exprimer sur ce sujet est la recherche de sensation de serrement qui ont trait à des aspects sensoriels tels que la proprioception. Je n'ai vu nul part Temple Grandin parler ou écrire à propos de draps ou de package mouillés.
David Cohen qualifie le packing de valeur ajoutée dans la prise en charge mais il dit lui même dans "The Lancet" qu'en raison des autres traitements simultanément suivi par l'enfant il est impossible de juger si les progrès de l'enfant sont attribuable au packing.
He regards it as a valuable adjunct therapy, and he says there is no need to evoke psychoanalytic concepts to account for the “dramatic improvements” he sees in children who have received it. Rather, he says, packing should be viewed as a form of “bodily mediation”, like massage, which relaxes the child while he receives psychotherapy. He admits, however, that using it simultaneously with other treatments makes it impossible to judge whether any observed improvements can be credited to the packing. According to Delion, current interpretations of the mechanism of action of packing are academic.
Mais David Cohen, en 10 ans, n'en a réalisé qu'une douzaine (de packs mouillés) dans trois indications principales, je le cite d'après un échange que j'ai eu avec lui : "les troubles du comportement avec auto et hétéro agressivité dans l’autisme résistant aux autres thérapeutiques, les syndrome catatoniques résistants, et les conduites suicidaires itératives chez des adolescents abandonniques.". C'est loin d'être systématique.
Si David Cohen parle de Temple Grandin, ce n'est pas pour détourner malhonnêtement ses propos.
D'ailleurs si vous voulez justement apprendre quelque chose de la sensorialité des autistes, lisez Temple Grandin. Les descriptions sont certes très personnelles mais montrent les grandes lignes des problèmes sensoriels chez les autistes, les psy..machin en sont eux aussi conscients même si ils ont une vision et une interprétation du problème qui laissera perplexe les gens non habitués à leur sociolecte…
Du côté des promoteurs du packing, les arguments ayant attrait au "contenant de l'autiste", à sa "deuxième peau","son morcellement","l'émergence de ses angoisses archaïques enfin contenues par l'enveloppement recréé "sont tous d'une logique parfaite" - ou plutôt parfaitement tautologiques.
Cependant. Aucune spécificité sensorielle ou neurologique des TED's n'est mentionnée car le packing, impuissant, perdrait tout son sens. La pratique n'est, pour l'instant, ni encouragée par les autorités médicales à ce jour mais fait l'objet d'un promotion de la part de Délion et ses collègues.
Elle est dénoncée comme inadaptée, inefficace et dangereuse par toutes les associations sérieuses de parents d'enfants avec autisme.
Les adeptes et promoteurs du Packing prétende que leur pratique est soumise à une étude - je cite le magazine "The Lancet" du mois de Juin 2007 :
In June, a small clinical trial got underway in Lille—the first to try to hone in on the therapeutic effects of packing. In 120 children, the investigators will compare one group wrapped in dry sheets with one wrapped in wet, cold ones, on a battery of clinical, electrophysiological, and other measures. Later, Delion hopes to identify a neurophysiological mechanism underlying the technique, which he speculates may involve temperature sensors in the brain.
Dans cette étude ils veulent comparer la différence des effets entre l'enveloppement dans des draps mouillés et dans des draps secs.
Nous sommes au moment ou j'inclus ce paragraphe le 17/05/2009 :
Le protocole de l'étude prévoit de mesurer
l'efficacité à trois mois du packing auprès de 162 enfants de plus de 5 ans,
répartis en trois groupes (rispéridone avec enveloppements humides initialement
froids, rispéridone seule, rispéridone avec enveloppements secs). Les enfants
doivent présenter un syndrome autistique, un syndrome d'Asperger ou un trouble
envahissant du développement (TED) non spécifique avec des troubles graves du
comportement (auto- ou hétéro-agressivité, auto-mutilations, instabilité
psychomotrice sévère, stéréotypies graves et envahissantes).
Chaque enfant doit être sous rispéridone depuis au moins un mois car ce
médicament est le seul possédant une autorisation de mise sur le marché (AMM)
pour les troubles du comportement chez l'enfant autiste de plus de 5 ans. Cette
condition a été posée pour qu'il n'y ait pas de perte de chance pour le patient
dans l'étude.
Un patient a été recruté et deux autres sont en pré-inclusion, a indiqué le
Dr Goeb. Le recrutement ne se fait pour l'instant que dans le
Nord-Pas-de-Calais, même si l'étude prévoit la participation de deux autres
services, le service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CHU de
Caen (Pr Jean-Marc Baleyte) et celui du CHU d'Amiens (Pr Christian Mille).
"Le protocole de l'étude est lourd à mettre en place, ce qui rend le recrutement
difficile. Mais cela ne nous empêche pas de faire bénéficier des enfants du
packing, sans qu'ils soient inclus dans l'étude", indique le Dr Goeb.
hm/cb/APM polsan
redaction@apmnews.com
HMMD3003 06/04/2009 15:58 ACTU
©1989-2009 APM International.
La mise en place de cette étude sera très difficile:
Il est important de savoir comment est supposé se dérouler une étude clinique sérieuse et vous verrez immédiatement ou sont les problèmes pour une potentielle étude sur le packing:
· Premier problème évident : Les enfants qui sont soumis à ces pratiques sont tous très jeunes et non-verbaux pour la plupart, bien entendu mineurs et les promoteurs du packing prétendent expliquer à l'enfant en lui montrant la scène reproduite avec une poupée sensé le représenter. Les enfants ne sont bien évidemment pas en mesure de donner leur consentement éclairé ! Vous verrez dans des témoignages fournis par ces même adeptes que non seulement ce consentement éclairé est impossible mais qu'en plus les possibilité d'oppositions de l'enfant sont très réduites.
· Deuxième problème , la notion de conflit d'intérêt. Les personnes qui mènent cette étude sont juges et parties, elles qui gagnent leur vie en mettant en place ces modes de prise en charge, elle ont un parti pris théorique, idéologique.
· Troisième problème , les critères d'inclusion et de recommandation.
· Quatrième problème, Les risques cliniques de la pratique avec les draps mouillés et froids , pensez vous que les enfants sont en mesure de les comprendre si on leur explique ? Dire qu'il n'y en a pas pose déjà un problème, mais c'est aussi une des raisons pour laquelle on fait des essais clinique. On veut démontrer l'efficacité et découvrir d'éventuelles contre-indications...
· Cinquième problème l'étude clinique ne se fait au départ que sur Lille (même si...voir citation plus haut), il n'y est donc pas encore franchement question d'étude franchement multicentrique
· Sixième problème : Il n'est pas question d'étude en double aveugle dans le cas de cette étude, l'enfant se rend bien compte qu'on l'enveloppe avec des draps humides et froids et les personnes impliquées dans le processus sont juges et parties, ceux qui administrent le packing, savent ce qu'ils font. (à moins que je me méprenne sur le sens de « double aveugle »)
Mécanismes d'enrôlement dans cette prise en charge
Il y a d'abord ce que dit Pierre Delion :
« L’annonce aux parents et à l’enfant est indispensable. Elle se fait la plupart du temps après que l’équipe soignante ait pensé à cette indication de soin d’une façon approfondie. Le pédopsychiatre référent de l’enfant propose l’idée aux parents. Souvent, dans mon expérience, les parents voient très vite de quoi il est question et ils parlent souvent à cette occasion d’une expérience qu’ils ont faite ou à laquelle ils ont pensé, qui repose sur les mêmes prémisses. Une fois les parents d’accord, nous présentons la technique à l’enfant, soit par la parole, soit par des gestes, soit à l’aide d’une poupée. Chaque équipe trouve les moyens de présenter aux enfants qu’elle connaît la première séance, et souvent en s’appuyant sur les conseils des parents. Il est hors de question de pratiquer cette technique sans avoir obtenu l’accord des parents de l’enfant. Mais cette problématique reste formelle, car il s’agit souvent d’enfants pour lesquels les parents et les soignants ensemble peinent à trouver une solution pour sortir l’enfant de graves auto-mutilations, de comportements hyperviolents et hétéro-agressifs, voire quelques fois de troubles anorexiques très préoccupants. »
Mais en réalité le praticien décide déjà pour vous c'est un mécanisme kafkaiën qui se met en route.
Je cite P.Delion dans "The Lancet" :
[...]children who cannot speak—which accounts for most of the recipients of packing—cannot withhold their consent for a procedure that they do not enjoy. For Delion, this is not an issue, “If a child is in a road accident”, he says, “you do not wait to ask his consent to give him a blood transfusion”. He believes it a case of doing what is best for the child in a situation in which the child cannot help himself, and he emphasises that parents' consent is always sought. Usually, once the parents have agreed, a psychiatrist explains to the child what is going to happen, sometimes with the help of a doll. If the idea seems not to upset the child too much, the packing goes ahead. A child who declines to enter the pack is never forced.
Traduction des passage en vert : "Pour Delion, cela est secondaire, « Si un enfant a un accident de voiture, vous n’attendrez pas son consentement pour lui faire une transfusion sanguine n’est ce pas?".
Nous verrons de nouveau au travers du témoignage écrit de ses adeptes que l'affirmation de Delion disant qu'un enfant refusant le pack ne sera jamais forcé est tout simplement fausse. Il ne peut pas surveiller tous les praticiens se réclamant de lui mais je lui reproche quand même son discours parfois trop ambigu sur la question , notamment dans « The Lancet ».
L'enfant "packé" n'a pas nécessairement de troubles graves de comportement.
- Ensuite il y a l'odieux chantage imposé aux parents que je vous ai évoqué plus haut . Actuellement un médecin psychiatre à le droit de faire un signalement pour "refus des parents à pratiquer des soins nécessaires au bon développement de l'enfant", même si ce "soin" est principalement du packing. Il arrive souvent aussi que la scolarisation d'un autiste soit conditionnée par un passage à temps partiel à l'hôpital de jours.
Voici un exemple de menace subie par un parent et la mise en action de ces menaces en 2005 (histoire vraie)
Risques pour les patients en Belgique et d'autres pays.
Le risque, n'est pas négligeable sachant que 1/4 des étudiants au DU de Delion viendraient de Belgique. Des parents pour échapper entre autre au système de (non) prise en charge qui a eu cours jusqu'ici en France ont été contraints de justement envoyer leur enfant en Belgique pour échapper notamment au packing et pouvoir suivre un véritable processus de scolarisation qui si il est bien loin d'être optimal dans ce pays, a le mérite d'exister et posséder des structures scolaires dédiées aux personnes handicapées . Si la pratique du packing parvenait à prendre pied en Belgique, pour les parents et les enfants cela s'appellerait "passer de Charybde en Scylla"
Vous avez vu la contradiction dans le même article du journal "The Lancet" de la part du promoteur principal du packing et ce n'était encore que sur le plan théorique, je vais maintenant vous donner quelques extraits d'un texte publié par des "packeurs" et qui s'intitule : Regards croisés de soignants à propos d'une médiation thérapeutique de "packing" pour un enfant autiste à l'hôpital de jour de Vauvert. On y constate des dérives qui (à mes yeux en tout cas) ne sont pas acceptables.
Le délire des adeptes du Packing vs la réalité médicale
Commençons par mettre en évidence la méconnaissance des protagonistes de ce texte en matière de TEDs en général et autisme.
Citation :
|
Mais revenons à Jean, et à l'indication du packing. Jean est un enfant autiste de huit ans. Son développement semble s'être déroulé de manière habituelle durant sa première année de vie si l'on en croit le discours parental et rien dans les images vidéos que les parents nous ont permis de visualiser sur cette première année, n'a pu être considéré comme significatif. Ce n'est qu'ensuite que sont apparus les troubles de la communication, des interactions sociales et du comportement, caractéristiques du syndrome autistique. |
Que dit la littérature spécialisée en ce qui concerne l'autisme ? Que l'enfant commence à montrer des "anomalies" dans son développement au alentours de 18 mois que ce n'est que un an plus tard, c'est à dire à 30 mois qu'on peut avoir une confirmation des soupçons posé à partir de 18 mois.
Voici ce que dit le DSM IV :
|
Critères diagnostiques du F84.0 [299.00] Trouble autistique B. Retard ou caractère anormal du fonctionnement,
débutant avant l'âge de trois ans, dans
au moins un des domaines suivants : |
Voyons l'introduction de leur texte.
Citation :
|
"Pour commencer, quelques mots afin de vous rappeler ce qu'est le packing : il s'agit d'une technique thérapeutique dit d'enveloppements humides. Elle consiste à saturer les récepteurs de la sensibilité cutanée en enveloppant le corps du patient avec des draps préalablement mouillés à l'eau froide. Au travers du saisissement, de l'hyperstimulation créée par le réchauffement du corps grâce à des couvertures, cette technique a pour objectif de permettre une forme de prise de conscience de protoreprésentation corporelle, et d'ouvrir la voix (voie ?) à des émergences émotionnelles ou communicationnelles et langagières. Afin d'entrer dans le vif du sujet qui nous préoccupe, je vous reverrai aux écrits de Paul DELION pour ceux d'entre vous qui souhaiteraient davantage d'éléments concernant cette médiation thérapeutique." |
En fait en terme de saisissement et d'hyperstimulation, nous avons en réalité affaire à un choc thermique, vous en connaissez plusieurs exemple courants , tels que l'hydrocution :
Une hydrocution est un arrêt cardio-ventilatoire du à la différence de température entre un liquide (le plus souvent de l'eau, d'où le préfixe "hydro") et la peau. Un tel choc peut provoquer une perte de connaissance et donc une noyade. Selon les Éditions Larousse, le terme est récent: 1953, et vient de "électrocution", lui-même, terme anglais, fabriqué à partir de "électro-" + le "-cution" de "exécution". Je parlerai plus loin du choc termique.
Dans le cas de l'hydrocution lorsqu'il fait chaud, les vaisseaux sanguins situés sous la peau sont très ouverts (vasodilatation) afin de favoriser la circulation périphérique qui permet d'évacuer la chaleur. Le rythme cardiaque augmente également afin d'accélérer ce refroidissement.
Si l'on entre brutalement dans de l'eau froide, la peau se refroidit très vite, et les vaisseaux vont se contracter rapidement (vasoconstriction). Ceci fait refluer le sang périphérique vers l'intérieur du corps, et provoque une augmentation de la pression artérielle.
Pour lutter contre cette hypertension, le cœur va ralentir (action du système nerveux parasympathique). De ce fait, le cerveau va être moins bien irrigué, et le déficit d'approvisionnement en dioxygène qui s'ensuit provoque la perte de conscience. Pas étonnant que le bambin aie des réactions violentes au départ puis se calme - en réalité il ne se calme pas , il est entrain de perdre connaissance.
Les "adeptes" du Packing : comment pratiquer la torture en ayant bonne conscience ?
J'aimerais croire que ces personnes sont de bons père et mère de famille qui ne feraient "pas de mal à une mouche."
Les adeptes du packing ont tout les signes visibles devant leur yeux pour se rendre compte qu'ils maltraitent cet enfant mais refusent de voir la vérité en face, nous verrons d'ailleurs qu'ils administrent bien le packing contre le gré de l'enfant :
Citation :
|
En effet,
malgré toutes les précautions prises par notre équipe auprès de l'enfant, de
la famille et du reste de l'équipe de l'hôpital de jour, les premières
séances sont très difficiles : Jean crie, hurle, se débat… Il refuse le
pack, veut s'échapper, sortir de ses draps, de sa prison, de sa contention.
Le mot est lâché… En reprise, nous ressentons tous un malaise, une
culpabilité… sommes-nous vraiment dans le soin… que sommes-nous en train de
faire ? Ce sont des regards de souffrance que m'adresse Jean
(enfin des regards !) d'une telle intensité que c'est moi qui me détourne.Ce
sont les remarques de membres de l'équipe, hors synthèses ("mais qu'est-ce
que vous faites avec lui, on l'entend hurler ?"). [...] Le pack débute en novembre 2001. Lors des premières séances, Jean manifeste une résistance à l’enveloppement ; il crie, se débat. Beaucoup d’angoisse. Celle-ci nous renvoie à une culpabilité. Beaucoup de paroles défensives de notre part. On console, on caresse. Le pack nous renvoie dans ces premiers temps à une idée de contention, de contenus violents. L’aspect sadique du pack, la question du pouvoir, nous gênent. Ces pensées vont céder au fur et à mesure des séances, au profit d’un bien-être partagé. |
Je re-cite la phrase "Ces pensées vont céder au fur et à mesure des séances, au profit d’un bien-être partagé." car elle a un aspect particulièrement répugnant. C'est en effet le genre de phrase que disent des délinquant sexuels pour justifier leur délits. En disant par exemple il/elle était consentant(e), ou intéressé. Ceci ajouté aux allusions au sexe faite dans ce texte, il y a de quoi en vomir. Même si techniquement il n'y a pas de viol, pour l'enfant c'est pareil.
Malgré tout , les paqueurs continuent tout en s'abandonnant à leur interprétations. Pendant ce temps l'enfant est mort de frayeur et complètement en crise.
|
"Puis des
comportements de destruction, d'hétéroagressivité qui apparaissent chez
Jean… Il réduit à néant le castelet institutionnel, distribue des coups de
pied, arrache les lunettes. "Il régresse" disent certains…(attaque du corps
de l'institution ?) ou tentative de reprendre la maîtrise, le pouvoir là où
il doit, pendant le packing, s'abandonner à l'autre ? Nous traversons des périodes de clivages institutionnels bien connus par tous ceux qui travaillent en hôpital de jour auprès d'enfants psychotiques… Les bons et les mauvais soignants… Mais qui sont les bons, qui sont les mauvais ? Qui est coupable de quoi ? Qui agresse qui ? Cette question a-t-elle seulement un sens ? Nous la travaillons en reprise. Et bientôt les choses évoluent : Jean, progressivement, nous montre une palette d'émotions ; il discrimine. Aux moments de colères, de hurlements, s'ajoutent pendant les packs des moments de tristesse, de vrais pleurs. Ainsi qu'une émergence de langage : des "mamans" sont lancées, des "assez", des regards aussi… Jean vérifie que chacun des adultes est bien à sa place : Sabine aux pieds, Andrée à la tête, moi à distance avec mon cahier, prenant des notes." |
Donc, sous prétexte de réduire des comportement d'automutilation, il provoquent eux même des crises allant crescendo.
Mais le phénomène étrange la presque totalité de ce blabla concerne les sensations et pensées des packeurs et non pas celles de l'enfant :
citation :
|
"Nos
représentations aussi évoluent… Aux images mortifères initiales de
linceul d'enfant mort, de pietà pour ceux qui aiment les références
catholiques, ou de prisonnier hurlant, succèdent dans nos têtes des
images de maternage, de petit bébé choyé, de douceur, de calme…" [...]Puis Jean semble soudain se désintéresser de moi. Lorsqu'il revient à ma rencontre, c'est pour me monter dessus afin d'atteindre des objets. Je me sens nié, instrumentalisé. J'ai l'impression de passer pour lui du statut de référence masculine à celui d'objet. Me voici confronté à une autre forme d'agression de la part de Jean, et je me sens plus menacé que lorsqu'il me donne des coups de pieds ou m'arrache les lunettes. Des associations apparaissent : des odeurs de gel dans les cheveux de Jean font associer un soignant avec l'odeur de gel de son fils… Un moment de regard de Jean vers le haut (où le soignant se trouve), à travers l'association avec une révulsion oculaire, amène à une association mortifère (accident de la voie publique pour l'enfant de l'un des soignants), ou encore l'association entre l'absence de slip de rechange pour Jean et la possibilité de ramener un slip de son propre fils pour ce même soignant. |
A un moment il commencent à se poser la question de la nécessité de faire la "pack mouillé" mais ils ne savent pas se mettre d'accord il y a 2 camps. Il faut dire que si c'était sec ce ne serait plus le pack au sens ou l'entend Délion.
Citation :
|
Et puis voilà qu'à nouveau Jean émet des résistances à l'entrée dans le pack. En fait, c'est le drap mouillé qu'il ne veut plus. Alors un pack à sec, puis un autre , et voici de nouveau les soignants confrontés à un grand malaise. L’un voudrait imposer à nouveau le pack mouillé, l’autre ne se le sent pas… Nécessité de se re-coordonner constamment. Nous passons de la construction à la déconstruction, à la reconstruction, encore et encore. |
Celui qui doit être soigné n'est pas celui que l'on croit.
|
Pour nous soignants, la charge émotionnelle est intense dans cette proximité corporelle. On touche, on regarde, on sent, on associe avec notre propre vécu des packs que nous avons pratiqués sur nous-mêmes |
J'ai bien trouvé à la même source ce document relatée par un packeur ayant expérimenté lui même. Notez la grotesque poésie en début de page, cette dernière paradoxalement atteste que ces personnes savent les souffrances et frayeurs infligées à l'enfant : Le Packing: entre sensorialité et contenance psychique
On peut se demander quelle était la température des packs qu'ils se sont appliqué eux même , de toute façon, il l'ont fait volontairement, ce n'est pas le cas de l'enfant - pour que l'expérience soit réellement "empathique" il faudrait que le praticien soit :
1) Enlevé et emmené dans un endroit qu'il ne connaît pas car c'est comme cela que l'enfant perçois l'évènement, et si je ne me trompe pas dans une pièce sombre à la lumière tamisée :
|
Nous débutons toujours la séance avec le même rituel. Nous fermons les rideaux, éteignons le néon et allumons faiblement l’halogène, et nous énonçons toujours une petite phrase pour signifier le début de ce temps. |
2) Pour corser le tout les opérateurs doivent parler dans une langue inintelligible. ( il est vraisemblable que l'enfant ne comprennent qu'une très petite proportion (si pas nulle) des mots échangés entre les adultes )
3) Compte tenu du fait que le corps d'un adulte est plus volumineux que celui d'un enfant, la perte de chaleur est moins rapide, les draps pour produire un effet comparable à celui produit sur l'enfant doivent être beaucoup plus froid.
4) Pas de dispositif de réanimation prévu.
Sans ces 4 points, ils ne ressentirons ni les effets cliniques ni la terreur infligée en connaissance de cause à cet enfant.
Violation des droits humains et de l'enfant.
La mise en place et l'exécution de la pratique du packing ainsi que les autres formes de maltraitances infligées à l'enfant contreviennent de plusieurs manière aux articles de la convention internationale des droits d'enfant
En particulier l'article 37
a) Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants: ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de 18 ans;
Il faut se souvenir que cette pratique est répétée encore et encore sur l'enfant, de manière organisée, c'est la même terreur et les mêmes souffrances physiques qui sont organisées
Les adeptes du packing pourraient se retrancher derrière le code de la santé publique ou encore derrière l'articles 24 de la charte des droits de l'Enfant (intérêt supérieur de l'enfant)
Mais cet article ne peut être opposé à l'article 37.
Il existe par ailleurs une sécurité supplémentaire dans la déclaration universelle des droits de l'Homme dont découlé celle des droits de l'enfant l'article :
Article 30Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. |
Comment expliquer un tel aveuglement ? L'esprit humain recèle bien des mystères , on peut toutefois dans cette affaire retrouver le phénomène qu'a essayé de mettre en évidence Stanley Milgram.
L'expérience de Milgram vise à estimer à quel
niveau d'obéissance peut aller un individu dirigé par une autorité qu'il juge
légitime et le processus qui mène à et maintient cette obéissance, notamment
quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.
C'est de 1960 à 1963 que le psychologue américain Stanley Milgram mène une série
d'expériences, avec plusieurs variantes, permettant d'estimer à quel point un
individu peut se plier aux ordres d'une autorité qu'il accepte, même quand cela
entre en contradiction avec son système de valeurs morales et éthiques. Ses
résultats ont suscité beaucoup de commentaires dans l’opinion publique, mais la
méthode utilisée a fait naître critiques et controverses chez les psychologues
et les philosophes des sciences.
L'objectif réel de l'expérience est de mesurer le niveau d'obéissance à un ordre même contraire à la morale de celui qui l'exécute. Des sujets acceptent de participer, sous l'autorité d'une personne supposée compétente, à une expérience d'apprentissage où il leur sera demandé d'appliquer des traitement cruels à des tiers sans autre raison que « vérifier les capacités d'apprentissage ».
Dans son expérience de soumission à l'autorité, il amène des gens normaux à infliger des chocs électriques de plus en plus forts à un autre sujet (en fait un compère, c'est-à-dire un expérimentateur qui prétend être un sujet de l'expérience) qui supplie d'arrêter l'expérience puis crie et se tait, comme s'il était victime d'un malaise.
La majorité des variantes comporte trois personnages :
Milgram a qualifié à l'époque ces résultats « d’inattendus et inquiétants ». Des enquêtes préalables menées auprès de collègues psychologues et d'adultes des classes moyennes avaient établi une prévision d'un taux d'obéissance de 0% et un niveau moyen des chocs atteints situé entre 120 V et 140 V. Aucune des personnes interrogées n'avaient envisagé des tensions dépassant les 300 V.
Lors des premières expériences menées par Stanley Milgram, 62,5% (25 sur 40) des sujets menèrent l'expérience à terme en infligeant à trois reprises les électrochocs de 450 volts. Tous les participants acceptèrent le principe annoncé et, éventuellement après encouragement, atteignirent les 135 volts. La moyenne des chocs maximaux (niveaux auxquels s'arrêtèrent les sujets) fut de 360 volts. Toutefois, chaque participant s'était à un moment ou à un autre interrompu pour questionner le professeur (comportement analogue à celui des packeurs). Beaucoup présentaient des signes patents de nervosité extrême et de réticence lors des derniers stades (protestations verbales, rires nerveux, etc.).
Les enfants et les parents qui à plusieurs reprises voient certains de leur droits élémentaires bafoués, de même le "traitement" est infligé en réalité sans distinction entre les différents types d'autisme sans tenir compte des dangers inhérents à la pratique du packing. A la lecture des données publiées dur le packing, voici l'avis qui m'a été donné par un médecin et je ne m'était pas trompé en évoquant l'hydrocution :
Le choc thermique peut provoquer une réaction vagale intense conduisant à une bradycardie, à un malaise, voir dans les cas extrême à un "arrêt cardiaque vagal", c'est exactement le même mécanisme que dans l'hydrocution. Je pense qu'aucune mesure n'est faite pour prévenir ce genre de choses lors du Packing, pas de monitoring, pas de chariot de réanimation dans les services, pas d'atropine ou d'adrénaline à dispostion immédiate. Il existe donc réellement un risque vital, même si il est faible, il n'est pas nul, ceci d'autant plus si le patient est dejà médicamenté (neuroleptiques,...). Je pense même qu'il n'y a pas toujours un médecin à proximité lors des séances.
Qu'en est t'il des personnes porteuses d'un syndrome connu pour des complications cardiaque - je pense notamment à la trisomie 21 et le syndrome de Williams qui, pour autant que je me souvienne associe une dysmorphie dite faciès d'Elfe, un retard mental et une sténose supravalvulaire aortique.
De plus, à court, moyen , ou long terme le danger est là. A partir du moment ou est provoqué à répétition la désoxygénation du cerveau par le mécanisme d'hydrocution, des séquelles cumulatives telles que celles que subissent les jeunes pratiquant le "jeux du foulard" ne sont pas écartées.
Citation tirée de Regard croisé [...]
|
C’est la conjonction de deux parcours :- une démarche personnelle de la part des soignants (acteurs du pack), en quête de nouvelles aventures afin de nourrir leur pratique, |
Qu'est ce qui caractérise un aventure (mot utilisé à plusieurs reprises dans le texte) ? Réponse : le fait de ne pas savoir ou on va. En médecine cela est interdit, et cela s'appelle l'incompétence. On doit savoir ce qu'on fait et qu'elle sera la conséquence d'un acte aussi anodin soit-il...
On peut s'interroger sur la légalité et la légitimité de cette pratique, attendu :
· Qu'il n'y a aucune base scientifique solide.
· Qu'il n'y a aucune étude valable et pertinente. Bien qu'en 2008 on apprend qu'une étude est (enfin ?) acceptée par le Comité consultatif de protection des personnes
· Que les essais cliniques pertinents sont peut-être compromis pour les raisons intrinsèques qui sont explosée plus haut dans cette page.
· Que l'encadrement de cette pratique par un personnel médical compétent (notamment en ce qui concerne l'autisme) est "fantomatique", et que l'équipement pour parer au danger de cette pratique n'est pas là.
· Que le prétendu "traitement" se fait contre le gré des parents ( ou que le gré est obtenu via une forme de chantage ).
· Que l'enfant n'a dans la pratique aucun moyen de s'opposer à la pratique et qu'il n'est pas tenu compte de sa réprobation avant, pendant et après.
· Que des souffrances physiques et morales sont infligées à l'enfant.
L'enfant est la victime non consentante du délire d'interprétation des packeurs.
|
L'Enfant n'est pas un animal de laboratoire, or tout ce que je vois - que ce soit en ce qui concerne packing ou d'autres types d'expérimentation - c'est des praticiens qui se passent très volontiers de l'accord des parents et en fait se contrefichent bien de celui l'enfant. On peut se passer du consentement de l'animal ... et encore, ce n'est pas si simple. Les associations de défense des animaux ont permis d'épargner aux animaux des choses que l'on (a ?) fait aux autistes au cours du 20eme siècle et d'autres qui se poursuivent toujours au 21eme. Des psychanalystes voudraient faire croire qu'ils sont meilleurs que les comportementalistes en disant que l'enfant est un être humain ( enfermé en lui même selon eux ) mais pour ce qui est de leur approche envers les autistes (ou enfants psychotiques, selon eux) dans les faits ils sont plus inhumains encore que les comportementalistes qu'ils disent dénoncer. |
Petit histoire humoristique. La souris autiste et le psychiatre :
Il était une fois un psychiatre qui étudiais la propagation de toxines chez une souris de laboratoire (ce qui n'est pas si incongru vu qu'un psychiatre est aussi un médecin)
La particularité de cette souris outre le fait qu'elle était sujet d'expérience, est qu'elle était supposé savoir parler grâce à sa spécificité de souris de laboratoire côtoyant des psychiatre, mais ces derniers parlant une langue incompréhensible du reste de l'espèce humaine, c'était sans succès vu que leur langage usuel n'a aucune valeur de communication et que ces gens ne parlent qu'à eux même d'eux même.
Depuis longtemps , de nombreuses expériences avaient été tentées afin de la faire parler. Après une période de tranquillité ou elle avait d'ailleurs l'occasion de temps à autre d'observer et écouter des humains normaux , la souris tomba de nouveau entre les mains du psychiatre d'obédience psychanalytique qui entrepris de lui injecter une toxine.
Il commence par la patte avant droite de la souris, attend un peu, note les réactions apparentes. La souris après tout ce qu'elle a enduré est néanmoins coriace. Le pauvre animal cependant, luttait avec opiniâtreté et courage pour se dégager du dispositif qui la maintenant fixée sur place.
Puis le même procédé est répété avec l'autre patte avant, puis les pattes arrières et même les oreilles pour faire passer la toxine plus vite dans le cerveau de la pauvre souris.
Enfin il fait une dernière piqûre dans l'appendices caudal du pauvre animal mais à peine la moitié de la dose injectée, un bruit retenti, ou plutôt un cri : "Là…là…là… Merde ! Maintenant ça suffit , j'en ai plein le cul !" Le psychiatre reste un moment stupéfait, puis note :
"L'expérience a eu un effet inattendu, la souris autiste s'est, suite à l'injection, mise à parler avec un langage coprolalique dont j'ai toutefois pu saisir quelque bribes. je crois qu'elle a voulu m'aider en me signalant que la toxine est entrain de se concentrer dans le colon."
1 an après la publication de cette page:
Un an après la publication sur mon site de cet articles les données sont un peu différentes, mais l'histoire n'est pas terminée :
1) Il y a une étude en train de se mettre en place :
Le protocole de
l'étude prévoit de mesurer l'efficacité à trois mois du packing auprès de 162
enfants de plus de 5 ans, répartis en trois groupes (rispéridone avec
enveloppements humides initialement froids, rispéridone seule, rispéridone avec
enveloppements secs). Les enfants doivent présenter un syndrome autistique, un
syndrome d'Asperger ou un trouble envahissant du développement (TED) non
spécifique avec des troubles graves du comportement (auto- ou hétéro-agressivité,
auto-mutilations, instabilité psychomotrice sévère, stéréotypies graves et
envahissantes).
Chaque enfant doit être sous rispéridone depuis au moins un mois car ce
médicament est le seul possédant une autorisation de mise sur le marché (AMM)
pour les troubles du comportement chez l'enfant autiste de plus de 5 ans. Cette
condition a été posée pour qu'il n'y ait pas de perte de chance pour le patient
dans l'étude.
Un patient a été recruté et deux autres sont en pré-inclusion, a indiqué le Dr
Goeb. Le recrutement ne se fait pour l'instant que dans le Nord-Pas-de-Calais,
même si l'étude prévoit la participation de deux autres services, le service de
psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CHU de Caen (Pr Jean-Marc Baleyte)
et celui du CHU d'Amiens (Pr Christian Mille).
"Le protocole de l'étude est lourd à mettre en place, ce qui rend le recrutement
difficile. Mais cela ne nous empêche pas de faire bénéficier des enfants du
packing, sans qu'ils soient inclus dans l'étude", indique le Dr Goeb.
2) Le Docteur Jean-Louis Goeb admet certaines dérives dans certains services psychiatriques :
"Notre service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CHU de Lille a une vision pluridisciplinaire de la prise en charge de l'autisme, avec un volet éducatif, thérapeutique et pédagogique. Je ne nie pas que le packing peut être pratiqué dans des services de psychiatrie ou dans des instituts médico-éducatifs sans méthodologie précise mais je ne défends pas du tout cette approche", a déclaré à l'APM le Dr Goeb.
2) Fait "amusant" il apparait on apprend que Pierre Delion sera bientôt le seul à n'avoir jamais expérimenté le packing sur lui même...:
"Pierre DELION : LETTRE OUVERTE 15 mai 19:37, par pierre delion
Madame, je tente de répondre rapidement à vos questions. non je n’ai pas expérimenté le pack sur moi mais ai observé (grâce à un capteur)sur les personnes à qui je l’ai indiqué, et parlé avec ceux qui pouvaient en dire qqch. Les deux réponses me montrent que cela est rapide et que la sensation de saisissement du début est rapidement suivie d’une sensation de réchauffement qui procure du bien-être sinon du plaisir. Je crois difficile de comparer nos expériences sensorielles avec celles d’un enfant autiste auto-mutilateur et si cela peut aider certains de faire l’expérience sur eux, je leur laisse la possibilité de l’essayer, car chacun est libre de trouver les représentations de ses "outils" comme il le souhaite. Par ailleurs une des premières personnes adultes autiste avec qui je l’ai réalisé, après trois mois de traitement, allant bcp mieux, nous a proposé d’aller déjeuner un midi dans un restaurant végétarien, et ce qu’elle nous a dit pour expliquer ce choix, c’est que pour elle le packing était une méthode écologique . Voilà qqs débuts de réponses. Pierre Delion "
Amusant sans être totalement étonnant en ce qui concerne "les avancées" de la psychiatrie, après tout on imagine mal le docteur Walter Freeman, l'inventeur de la lobotomie frontale, se faire lobotomiser lui même pour faire progresser la science, ni l'inventeur de l'électroconvulsothérapie dont la base théorique s'est plus tard révélée incorrecte, se faire provoquer des crise d'épilepsies à répétition (avec les risques jadis de perte de mémoire partielles mais parfois définitives), idem pour Ivar Ole Lovaas avec son système initial de punition (Décharges électriques, plus tard des cris et des baffes).
(source : ici )
Un essai clinique est une étude réalisée en médecine, pour déterminer l'efficacité d'une méthode diagnostique ou thérapeutique. Le Comité international des rédacteurs de revue médicales en donne la définition suivante :
Tout projet de recherche qui affecte de façon prospective des sujets humains à des groupes d'intervention et de comparaison afin d'étudier la relation de cause à effet entre un acte médical et l'évolution d'un état de santé.
La fiabilité de ces études repose sur une méthodologie rigoureuse, afin d'éviter des erreurs d'interprétation des résultats.
Éthique
Des critères d'éthique sont indispensables dans tout essai clinique. Les participants doivent être informés et donner leur consentement éclairé à l'inclusion dans l'essai. Ils doivent être avertis des risques éventuels de façon exhaustive.
En France, l'avis d'un CPP ( Comité consultatif de protection des personnes ) est obligatoire. Ce comité rendra son avis en vérifiant l'intérêt scientifique et médical de l'étude, son rapport risque éventuel/ bénéfice attendu, la conformité aux bonnes pratiques de la méthodologie notamment en ce qui concerne le promoteur et l'investigateur principal de l'étude et la présence d'une assurance permettant d'indemniser les participants à l'étude en cas de dommages.
Les liens financiers entre les investigateurs et les promoteurs de l'étude, quand ils existent doivent être annoncés. Les conflits d'intérêt doivent être évités.
Étude prospective
Un élément de qualité d'un essai clinique est d'être prospectif. Il s'agit de définir avant le début de cet essai :
· la population qui sera étudiée avec les critères d'inclusion et d'exclusion ;
· les différents paramètres qui seront étudiés ;
· les critères de sortie d'essai.
À l'inverse, une étude dite rétrospective s'intéressera à la recherche de liens entre un état de santé présent et un événement antérieur. Elle repose sur l'exploitation de documents dont la fiabilité ne peut être garantie et expose à des biais de sélection.
Étude contrôlée
Un groupe contrôle est indispensable pour valider l'efficacité d'une procédure. En effet si une étude sur un médicament montre 90% de guérison , une approche hâtive pourrait conclure à une efficacité spectaculaire. Si, par contre, dans le groupe témoin non traité, le taux de guérison est de 100%, la conclusion sera inverse.
Le groupe contrôle peut être composé soit de sujets ne recevant qu'un traitement inactif, soit de sujets recevant un traitement de référence.
Dans tous les cas, les compositions des différents groupes doivent être similaires sur des critères de base (âge, sexe, taille, poids etc.) mais également sur la sévérité de l'affection, le stade de leur maladie afin qu'à la fin de l'étude les différences éventuelles ne puissent être attribuées qu'au traitement.
Étude randomisée
La répartition entre les deux groupes ne peut être effectuée que par tirage au sort. On parle alors d'étude randomisée. Toute autre méthodologie induisant des biais de sélection.
En aveugle
Il est préférable, lorsque cela est possible, que le sujet ignore à quel groupe il est assigné et s'il reçoit, par exemple une molécule active ou un placebo. On parle alors d'un simple aveugle. Lorsque l'expérimentateur ignore également à quel groupe est assigné le sujet, on parle d'étude en double aveugle. Le respect de ces critères permet d'éviter des biais d'interprétation en fonction de « l'intime conviction » des protagonistes. Ce n'est qu'à la fin de l'étude, lorsque l'ensemble des observation est complété, que les compositions des groupes sont révélée afin d'effectuer le traitement statistique.
Lorsque le patient et l'expérimentateur connaissent tous deux l'appartenance au groupe, on parle d'étude ouverte.
Étude multicentrique
Le caractère multicentrique, c'est-à-dire le fait que l'étude se déroule simultanément dans plusieurs lieux différents, est également un caractère de qualité, permettant l'étude d'un plus grand échantillon et limitant des biais de sélection géographiques, climatiques ou ethniques.
Étude en intention de traiter
Tous les participants à l'étude restent étudiés dans le groupe auquel ils ont été assignés, même s'ils n'ont pas entièrement achevé le protocole, afin d'éviter un biais d'attrition, c’est-à-dire une « disparition » de l'étude de sujets ayant arrêté le protocole pour des raisons, notamment de tolérance. Dans le cas inverse où les patients sont exclus de l'analyse lorsque le protocole initial n'est pas totalement respecté, on parle d'analyse per protocole.
Les résultats d'une étude peuvent être donnés à la fois en intention de traiter et per protocole, la première analyse s'approchant le plus de la réalité, la seconde d'une étude dans des conditions idéales.
Un biais est une cause d'erreur d'une analyse statistique liée à la méthodologie de l'expérimentation.
Biais d'attrition
Ils sont dus à des différences entre les groupes initiaux et les groupes finaux, liés à des sorties d'essai ou des interruptions de traitement.
Par exemple, soient 2 groupes égaux de 100 participants initialement, le groupe A traité, le groupe B recevant un placebo. Dans le groupe A on compte 50 sorties d'essai pour intolérance, 25 améliorations, 25 stagnations, dans le groupe B, 0 sorties, 25 améliorations, 75 stagnations. Si on n'analyse pas les patients sortis d'essai, on a 50% d'amélioration dans le groupe A contre 25% dans le groupe B. En revanche si on analyse en intention de traiter, on n'observe plus de différence.
Biais de confusion
Le biais de confusion est lié à une erreur d'appréciation entre les effets de la thérapeutique étudiée et les conséquences de la maladie traitée. Le risque de biais de confusion est supprimé par l’utilisation d’un groupe contrôle.
Biais de sélection
Il est lié à une différence de composition entre le groupe traité et le groupe témoin. Si le groupe témoin est, par exemple constitué de patients de l'année précédente, il y a toutes les chances que la prise en charge médicale ait évolué entre les deux groupes. D'autre part, si la sélection se fait sur des critères objectifs (date de naissance, jour de consultation etc.), l'expérimentateur pourra deviner à quel groupe appartient le patient et le double aveugle n'est plus possible. La randomisation, ou tirage au sort est le seul moyen pour éviter un biais de sélection.
Biais de suivi
Il est lié à des différences de prise en charge au niveau du groupe traité et du groupe témoin. Par exemple, si le double aveugle n'est pas respecté, il est probable que l'expérimentateur ne suivra pas de la même façon les effets secondaires manifestés par le patient recevant le placebo.
Un essai clinique se déroule le plus souvent en quatre phases bien distinctes.
Étude de phase I
Une étude de phase I est le préliminaire à l'étude d'efficacité d'un médicament. Elle a lieu après la phase d'expérimentation animale. Il s'agit d'évaluer la tolérance et l'absence d'effets secondaires chez des sujets le plus souvent volontaires sains, rémunérés pour cela. Parfois ces essais peuvent être proposés à des patients en impasse thérapeutique, pour lequel le traitement étudié représente la seule chance de survie.
Cette phase permet également d'étudier la cinétique et le métabolisme chez l'homme de la substance étudiée.
Les groupes étudiés sont le plus souvent de petite taille (20 à 80 participants).
Étude de phase II
Elle consiste à déterminer la dose optimale et de contrôler les effets secondaires. Cette phase fait appel à des groupes de 20 à 300 participants.
Étude de phase III
Est l'étude comparative d'efficacité proprement dite. Elle compare le traitement soit à un placebo, soit à un traitement de référence. Les groupes sont de taille importante, souvent plusieurs milliers de participants. Il s'agit de programmes extrêmement onéreux, payés par les compagnies pharmaceutiques. Compte tenu des enjeux financiers, certaines dérives éthiques ont été dénoncées
Étude de phase IV
Il s'agit du suivi à long terme d'un traitement et de dépister des effets secondaires rares ou des complications tardives.
Différents tests statistiques sont utilisés afin d'exploiter les résultats bruts des essais, en fonction de la nature des paramètres étudiés (variables discrètes ou continues), de la taille des échantillons et de l'objet des études. L'emploi de tests adaptés est fondamental, un test inadapté pouvant fournir des conclusions complétement erronées.
Le résultat est en général une comparaison entre les groupes avec un p (lire « petit p ») donnant le risque de conclure à tort à une différence. Par exemple si l'on dit que « Dans le groupe traité la survie est significativement supérieure (p < 0,01) », cela signifie que la différence entre les deux groupes a moins d'une chance sur cent d'être due au hasard. Un p supérieur à 0,05 doit faire rejeter le caractère significatif de la différence, mais ne permet pas non plus de conclure à l'absence de différence. On parle alors de différence non significative.
La pertinence d'une étude clinique va, en croissant:
· présentation de cas : un cas isolé intéressant par sa rareté ou par une réaction particulière.
· séries de cas : étude en général rétrospective, basée sur l'analyse de cas cliniques, sans comparaison avec des témoins.
· étude de cas-témoins : étude rétrospective entre deux groupes, l'un présentant une maladie et l'autre groupe indemne.
· étude de cohortes : comparaison entre un groupe de sujets non malades mais exposés à un risque à un groupe non exposé
· essai contrôlé randomisé en double aveugle : comparaison prospective entre deux groupes répartis au hasard, l'un recevant le traitement à étudier, l'autre un placebo ou un traitement de référence.
· méta-analyse : reprise d'un ensemble d'études comparables et analyse globale au moyen d'outils statistiques adaptés
· Centre investigateur : lieu de l'étude. Il peut s'agir d'un établissement hospitalier public ou privé, d'un cabinet médical, etc.
· Coordinateur : investigateur désigné par le promoteur qui coordonne la réalisation de l'essai lorsqu'il existe plusieurs centres investigateurs.
· Échantillon : nombre de participants à une étude.
· Essai non interventionnel : essai dans lequel un médicament est utilisé strictement dans le cadre pour lequel il possède une autorisation de mise sur le marché. Aucune procédure supplémentaire n'est appliquée.
· Expérimentateur ou investigateur : médecin surveillant la réalisation de l'étude.
· Participant : personne participant à l'essai qu'il reçoive ou non un traitement.
· Promoteur : personne physique ou morale prenant l'initiative de la réalisation d'une étude.
· Protocole : document rédigé avant le début de l'essai comportant un exposé des objectifs, de la méthodologie, du plan d'expérience, du traitement statistique et des étapes de l'essai.
· Une étude sur le bénéfice de la prise d'aspirine en prévention des accidents cardiaques a été arrêtée avant son terme, les résultats intermédiaires montrant une telle amélioration dans le groupe traité que la poursuite de l'étude aurait privé d'une chance sérieuse de survie les patients recevant le placebo.
· Une étude clinique en mars 2006 sur le TGN1412 en phase I, censé guérir "la leucémie, la polyarthrite rhumatoïde ou la sclérose en plaques", a engendré un accident quelques minutes après en provoquant un syndrome de défaillance multiviscérale chez six volontaires. Le médicament avait auparavant été testé sans problème sur des macaques mais le rapport d'enquête a établit que si des tests in vitro avaient été pratiqués auparavant, on aurait pu observer que le corps humain ne réagit pas comme celui des singes. La société TeGenero qui avait élaboré le médicament a mis la clef sous la porte
Les méthodes de prise en charge et d'accompagnement