THOMAD'API
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En 1983, mon père m'a fabriqué mes premières ruches...
Vingt ruches que j'ai peuplées avec des essaims fournis par un apiculteur de Brannay, Michel Martin. Pendant les mois d'été, les colonies se sont développées et au printemps suivant, Michel m'a appris comment les utiliser et les diviser pour repeupler d'autres ruches.![]()
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Pendant plusieurs années, j'ai travaillé avec lui. Il m'a légué son savoir... et plus tard, à sa retraite, tout son cheptel. Comment ne pas être séduite par les abeilles, leur extraordinaire organisation ! J'ai appris à élever une colonie, j'ai appris comment l'aider à se développer, comment l'aider à être productive ...
Et puis j'ai aimé le contact avec la nature !
J'ai aimé me lever au petit matin, croiser le renard sur le sentier qui mène au rucher, surprendre une biche, voir détaler le lièvre...
J'ai aimé travailler dans le calme des bois, dans le bruissement des abeilles et les chants des oiseaux.![]()
Ce furent vingt années de bonheur, vingt ans d'une activité qui m'a procuré beaucoup, beaucoup de plaisirs. Plaisirs partagés avec Patrick mon complice et mari qui, enseignant, s'adonnait à l'apiculture pendant ses vacances. Aujourd'hui, nous avons décidé de réduire le nombre de ruches. Les raisons ne manquent pas. Les médias tentent d'expliquer les baisses de production : pollution, climats moins cléments depuis quelques années, manipulations génétiques opérées dans l'agriculture...
Dans les ruchers, les emplacements vides sont légion
et en période de miellée,
le moment de poser la hausse se fait attendre !
Pour nous, ce fut matière à réflexion. Mais d'autres motifs ont largement pesé dans notre décision ... Passé la cinquantaine, il nous fallait un peu plus de temps à consacrer à notre petite fille, un peu plus de temps pour assouvir d'autres passions, pour mettre enfin en place des projets qui nous tiennent à coeur depuis des années...
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