Plusieurs théories mystiques se basent sur la relation qui aurait existé entre la Pyramide Occidentale (ainsi nommée par les Arabes) et les "mystères égyptiens". Se fondant sur le rôle incontestable joué dans la construction des pyramides par un clergé d'initiés seul détenteur de la science de l'époque, les théoriciens appartenant généralement à des sectes théosophiques, établissent que la clé du problème de la Grande Pyramide se trouve dans ces "mystères".
Jonard écrit dans ses Remarques et recherche sur les Pyramides d'Egypte : "Il n'y a rien d'invraisemblable, sans doûte à penser que dans un tel édifice, on célébrait des mystères, ou peut-être qu'on pratiquait des initiations dans les salles inférieures, et en général, des cérémonies du culte, des rites religieux."
Edouard Schuré, dans son ouvrage Les Grands Initiés, écrit à son tour : "Les rois d'Egypte avaient leur sépulture ailleurs. La structure intèrieure et bizarre de la pyramide de Khéops prouve qu'elle qu'elle devait servir aux cérémonies de l'initiation et aux pratiques secrètes des prêtres d'Osiris. On y retrouve le Puit de la Vérité, l'escalier montant, la salle des arcanes... La Chambre du roi, qui renferme le sarcophage était celle où l'on conduisait l'adepte la veille de sa grande initiation..."
Mme H.P. Blavatsky, autre théosophe connu, soutient des idées analogues : " Extèrieurement", écrit-elle, "la Pyramide symbolise les principes de géomètrie, mathématiques, astrologie et astronomie. Intèrieurement elle était un temple majestueux, dans les sombres recoins duquel s'accomplissaient les mystères, et dont les murs avaient été témoins de scènes d'initiations de la famille royale. Le sarcophage de parphyre que le professeur Piazzi Smyth, astronome royal d'Ecosse, rabaisse au rôle d'un coffre à grains, était les "fonts baptismaux", d'où le néophyte surgissant renaissait à nouveau et devenait un "adepte"..."
Le même auteur dans un second ouvrage, The Secret Doctrine, expose de façon plus précise son idée sur le rôle dévolu à la pyramide de Khéops dans les rites d'initiation, autrement dit les mystères égyptiens :
"L'initié adepte, qui avait passé avec succès par toutes les épreuves, était attaché, non cloué, mais simplement lié sur une couche en forme d'un "Tan"... et plongé dans un profond sommeil (appelé le "sommeil de Siloam" jusqu'à ce jour parmi les initiés d'Asie Mineure, en Syrie, et même plus haut en Egypte). Il devait rester dans cet Etat trois jours et trois nuits, durant lesquels son Moi spirituel était censé s'entretenir avec les dieux, descendre dans l'Hadès, l'Amenti ou le Pâtâla (suivant le pays), et accomplir des oeuvres charitables envers les êtres invisibles, âmes humaines ou purs esprits; son corps restant tout le temps dans la crypte d'un temple ou une cave souterraine. En Egypte, il était placé dans le sarcophage de la Chambre du Roi de la pyramide de Khéops, et porté, durant la nuit précédent le troisième jour, à l'entrée d'une galerie où, à une certaine heure, les rayons du soleil levant frappaient en pleine face le candidat en extase, qui s'éveillait pour recevoir l'initiation d'Osiris et de Thot, le dieu de la sagesse..."
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