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TPE sur : "La
question de la légitimité de la peine de mort, un débat juridique et
social"
La
presse (La
chanson, le
cinéma, la
BD)
La presse a toujours
suivi l’actualité de la peine de mort et des exécutions bien qu’elle
ait souvent été bâillonnée par la censure.


Article
du quotidien ‘’Nice Matin’’ datant du 13 février 2002
La
chanson française
De
nombreux chanteurs ont intégré dans les textes de leurs chansons leurs
opinions sur la peine capitale. Ce fut notamment le cas de Julien Clerc et
Michel Sardou qui ont écrit des chansons sur cet épineux sujet. Le
premier fait une critique de ce châtiment dans ‘’L’assassin
assassiné’’ alors que le second s’identifie au père d’un
enfant assassiné criant, comme l’indique le titre de la chanson : ‘’Je
suis pour’’.
L’Assassin
Assassiné
(…)
Le matin même, à la Santé
Un homme... un homme avait été
Exécuté...
Et nous étions si tranquilles
Et j'ai pensé à ce salaud
Au sang lavé sur le pavé
Par ses bourreaux
(…)
Ils sont venus à pas de loup
Ils lui ont dit d’un ton doux
C’est le jour… C’est l’heure
Il les a regardés sans couleur
Il était à moitié nu
Voulez-vous écrire une lettre
Il a dit oui… il n’a pas pu
Il a pris une cigarette…
(…)
Messieurs les assassins commencent
Oui, mais la Société recommence
Le sang d'un condamné à mort
C'est du sang d'homme, c'en est encore
C'en est encore...
Chacun son tour, ça n'est pas drôle
On lui donne deux trois paroles
Et un peu... d'alcool...
On lui parle, on l'attache, on le cache
Dans la cour un grand dais noir
Protège sa mort des regards
Et puis ensuite... ça va très vite
Le temps que l'on vous décapite
(…) ce souvenir me hante
Lorsque le couteau est tombé
Le crime a changé de côté
Ci-gît ce soir dans ma mémoire
Un assassin assassiné
Assassiné...
Julien Clerc/Jean-Loup Dabadie –
1988
Tu
as volé mon enfant
Versé le sang de mon sang
Aucun Dieu ne m'apaisera
J'aurai ta peau tu périras
Tu m'as retiré du coeur
Et la pitié et la peur
Tu n'as plus besoin d'avocat
J'aurai ta peau tu périras
Tu as tué l'enfant d'un amour
Je veux ta mort
Je suis pour
Les bons jurés qui s'accommodent
Des règles prévues par le code
Ne pourront jamais t'écouter
Pas même un Christ à tes côtés
Les philosophes les imbéciles
Parce que ton père était débile
Te pardonneront mais pas moi
J'aurai ta tête en haut d'un mât
Tu as tué l'enfant d'un amour
Je veux ta mort
Je suis pour
Tu as volé mon enfant
Versé le sang de mon sang
Aucun Dieu ne m'apaisera
J'aurai ta peau tu périras
C'est trop facile et trop beau
Il est sous terre tu es au chaud
Tu peux prier qui tu voudras
J'aurai ta peau tu périras
Tu as tué l'enfant d'un amour
J'aurai ta mort
Je suis pour
Michel
sardou
‘’La
vieille’’ – 1975
‘’L’Olympia’’
– 1976
"Le
bal des Lazes" de Polnareff (‘’Je serais pendu demain’’)
et ‘’Le condamné’’ de Pagani sont aussi deux chansons abordants le
thème de la peine de mort. Dans l’une comme dans l’autre l’artiste
chante qu’il attend son exécution.
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Le
cinéma
Le cinéma Français a, à
plusieurs reprises, mis en scène la peine de mort.
Francis Girod
consacra, en 1980, un film éponyme à Lacenaire (guillotiné en 1836), dans
lequel se dessine une période de l'histoire, ‘’la terreur’’ associée
à l'image de la Guillotine.
Le film de Claude
Chabrol ‘’Une affaire de femme’’,
datant de 1988, soulève le problème de l’avortement. Pendant
l’occupation, en France, une femme, mère de famille (Isabelle Huppert),
pratiquait ce genre d’intervention pourtant interdite. Elle fut condamnée
à mort et guillotinée pour
avoir été ce que l’on appelée ‘’une faiseuse d’ange’’.
Mais ‘’Les
Chouans’’ de Philippe Broca
(1988), ‘’Christophe Colomb, 1492’’
de Ridley Scott (1992), ‘’Nous
sommes tous des assassins’’ d’André
Cayatte ( 1952) abordent plus ou moins directement le sujet de la peine
capitale.
Le cinéma, comme la
littérature, tient à dénoncer cette peine maximum. Les films sont aussi
un témoignage probant de l’évolution des mentalités.
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La
bande dessinée
‘’Il
ne faut pas confondre pâle capitale et peine capitale’’.
Dessin d’André Franquin (1924-1997) qui dénonce dans Idées
noires l’absurdité du crime d’Etat
qu’est, à ses yeux, la peine capitale.
Cette
caricature veut prendre la justice à son propre piège soulignant le
paradoxe de la loi cautionnant le meurtre officiel mais punissant gravement
le meurtre privé. A cela Saint-Augustin avait répondu qu’ ‘’il y
[avait] des cas où l’on peut donner la mort sans péché (…)
lorsqu’un juge prononce la peine capitale contre un criminel.’’

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