L'éditorial du Trader Fou sur la bourse et l'économie, http://membres.lycos.fr/tradefou

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EDITORIAL



06/02 - Trackers contre OPCVM indiciels, un combat perdu d'avance !
Les trackers ont traversés l'Atlantique en changeant de nom car ETF (Exchange Traded Funds) c'était pas très vendeur. De l'autre coté de l'océan, c'est un produit courant. Chez nous, c'est difficile. De mémoire de Trader Fou, on avait pas vu cela depuis les débuts poussifs des warrants au milieu des années 90. Sauf que les warrants avaient peu de concurrents au Monep près.
Les trackers sont une nouvelle forme d'OPCVM indiciel avec des nuances qui méritent d'être examinées dans un combat sans pitié.
Les Trackers est un produit du marché Euronext arrivé en 2001 négociables sur le compartiment NextTrack. Ce sont des fonds indiciels cotés à la bourse de Paris et négociables de la même manière que les actions. Ils représentent des portefeuilles diversifiés d'actions conçus pour répliquer très précisément la performance d'un indice ou d'un panier d'actions. Mais quels sont les éléments qui les différencient des OPCVM indiciels ?
1. Flexibilité : les trackers sont cotés en continu à la bourse de Paris ce qui n'est pas le cas des OPCVM dont la valorisation est au mieux quotidienne. Les trackers sont en plus majoritairement éligibles au SRD ce qui implique notamment la possibilité de jouer les effets de levier jusqu'à 5 fois suivant les intermédiaires financiers. Les premières possibilités de vente à terme commencent à apparaître aussi.
2. Frais de gestion et de transaction : les trackers sont légèrement moins chargés avec des taux de frais de gestion souvent inférieurs à 0.5 % contre 1 % dans la plupart des cas pour les indiciels. L'écart se creuse si l'on considère les droits d'entrée des OPCVM prochent de 2 % pour des frais de courtage à l'entrée et à la sortie pour les trackers. Certains intermédiaires ne font que partiellement payer les frais de transaction pour un aller/retour dans la journée.
3. Fiscalité : la fiscalité est la même que pour les produits de gestion collective (si l'on néglige le problème de distribution des dividendes induit dans la gestion des ETF et imposés au taux marginal). Néanmoins les promoteurs de trackers ont fait preuve d'ingéniosité en proposant des produits éligibles au PEA mais dont l'indice de référence n'a rien à voir avec la France ou l'Europe (Global Titan 50, MSCI USA Technology).
4. Diversité : c'est là que le bas blesse ! Les chiffres magiques sont 40/30 pour les ETF contre 140/50 pour les OPCVM, soit à peine plus d'une quarantaine de trackers sur moins d'une trentaine d'indices de référence. C'est en cela que l'histoire nous replace lors des premières émissions de warrants. A cette époque les leaders étaient là : City Group et Société Générale. Aujourd'hui il en est de même avec State Street (leader d'outre Atlantique), Lyxor Asset Management (alias Société Générale) et AXA Investment Manager. Tout porte à croire qu'il ne fait pas bon être gérant de fonds indiciels, à moins qu'un contre un égal à deux. Seule l'histoire (encore elle) pourra nous le dire.

05/02 - Les génériques : une menace pour l'industrie pharmaceutique ?
Et d'abord ... qu'est-ce qu'un médicament générique ? Un médicament générique est une copie conforme d'un médicament original (même molécule = même principe actif). Selon les accords de l'OMC, le médicament générique ne peut être commercialisé que lorsque le brevet de fabrication du médicament original (le Princeps) est tombé dans le domaine public. Le prix des médicaments génériques est donc 25 à 30 % moins cher puisqu'il n'inclut pas les frais de recherche nécessaire à l'élaboration d'un médicament original.
Globalement, le secteur des génériques est inégalement développé. Par rapport aux médicaments de marques, sa part de marché est encore réduite. La France est particulièrement en retard avec une part de marché de 4 %, contre 18 % en Allemagne et 13 % en Angleterre. On prévoit cependant qu'il se développe rapidement, notamment sous l'impulsion des pouvoirs publics. En France par exemple, le décret du 12 juin 1999 autorise les pharmaciens à substituer aux médicaments prescrits des médicaments génériques.
Actuellement, les acteurs de ce secteur sont répartis en deux groupes :
- D'une part les petits laboratoires indépendants : On peut citer parmi eux la société CLL PHARMA, fondée en 1995, qui met aujourd'hui 50 produits génériques sur le marché. D'autres laboratoires tels que NiCox, coté au NM, et Elaiapharm possèdent un segment d'activité consacré à ce secteur.
- D'autre part les filiales de grands groupes pharmaceutiques : Ainsi Merck generics, dont l'entité française a été fondée en 1996 à Lyon, est la filiale du groupe américain Merck. Merck Generics est actuellement le leader mondial du médicament générique. Les Laboratoires GNR-pharma, spécialiste du générique en France, font partie du groupe BASF. Enfin Bayer a créé en 1997 Bayer Classics, exclusivement dédié aux médicaments génériques. Les géants de l'industrie pharmaceutique investissent donc ce nouveau marché et ne sont pas en reste.
Mais même si les grands groupes ne subissent pas de concurrence extérieure réelle, ils se sentent malgré tout menacés et tentent de reconduire leur monopole pour quelques années. La FTC, autorité américaine de la concurrence, a dénoncé en 2000 et 2001 des accords contractés entre fabricants visant à retarder l'introduction sur leur marché de versions génériques de leur princeps. Ainsi Schering-Plough est soupçonné d'avoir versé 90 millions de dollars à deux fabricants de génériques (Upsher-Smith et ESI Lederle) afin de repousser la mise en vente d'une version générique du K-Dur 20. Aventis, Abbott Laboratories et Bayer auraient également été impliqués dans des affaires similaires.
Le marché des génériques, bien qu'encore peu développé, représente en définitive un potentiel énorme. Les grands groupes reculent aujourd'hui les échéances afin de travailler à la réorganisation de leurs activités. Ils devront désormais disposer de deux segments distincts :
- Le secteur de pointe des Princeps, premier métier des grands groupes, qui repose sur la recherche et restera protégé par les accords de l'OMC sur la propriété intellectuelle.
- Le secteur naissant des génériques, amené à devenir l'activité de masse du secteur.
Selon les régions du monde, l'industrie pharmaceutique va devoir redéfinir ses stratégies :
- Dans les pays en voie de développement, les médicaments génériques permettront aux grands groupes de conquérir un marché qui jusqu'ici n'avaient pas les moyens de s'offrir les produits qu'il proposait. Les petits laboratoires indépendants risquent d'avoir peu de moyens de s'imposer contre la capacité d'implantation et de réduction des coûts de géants tels que Glaxosmithkline.
- Dans les pays développés les géants pharmaceutiques risquent par contre de voir leurs profits réduits, du fait de la substitution progressive des Princeps par les génériques. Ceci alors même que les frais de recherche et développement sont croissants. Ils devront sans doute trouver des solutions marketing, afin que leurs marques s'imposent face à celles de leurs concurrents.

03/02 - L'approche géographique de la gestion n'apporte plus de valeur ajoutée
L'absence d'intérêt de la diversification géographique est de plus en plus avancée par les gérants de fonds. C'est pourtant depuis longtemps un des piliers de la diversification de la gestion. Trois zones étaient visées : Europe, Amérique du Nord et Japon. Le principal argument concerne l'interconnection des économies mondiales et donc leur corrélation de cycle ainsi que les entreprises de plus en plus globales (développement hors des frontières).
Le détail des arguments pour une approche sectorielle en quatre points :
1. le pays de domicile influence de moins en moins les sociétés pour cause de globalisation (sauf pour beaucoup de petites et moyennes sociétés).
2. la corrélation entre les secteurs est inférieure à la corrélation entre les pays. Tous les secteurs n'évoluent pas dans le même sens suivant les périodes économiques et les anticipations, cependant les pays ont une tendance dans leur homogénéité de cycle.
3. euro a fait disparaître une grande partie des problèmes d'allocation du risque monétaire au sein de la zone.
4. les indices boursiers des pays sont hétérogènes et souvent déséquilibrés dans leur composition sectorielle. Ce rapprocher d'un indice dans sa gestion équivaut à introduire un biais sectoriel.
L'approche sectorielle rend de moins en moins intéressante les approches growth ou value car le style de gestion et les indicateurs sont déterminés par le secteur d'appartenance de la société et non son pays d'appartenance.
Ceci renforce complètement l'approche sectorielle tout azimut. Cela tombe bien pour nous petits porteurs qui n'avons pas les moyens d'acheter sur toutes les places boursières mondiales. Néanmoins certaines valeurs parmi les plus intéressantes ne sont pas forcément cotées sur nos places habituelles, quel dommage ! Reste aussi les contraintes locales comme les taux d'imposition, les règles comptables et les évolutions de devise qui réduisent ou augmentent la compétitivité de certains pays.

01/02 - Le PEA nouveau est arrivé - révolution ou placebo ?
Visiblement notre gouvernement est à la recherche de nouveaux moyens pour financer les entreprises. L'un des axes est la réforme du PEA (pour en savoir plus) avec augmentation des plafonds et l'extension aux FCPR et FCPI.
Jusque là tout va bien sauf que l'ensemble des entreprises européennes deviennent éligibles au PEA. Progressivement dans le temps mais quand même. C'est de l'évasion fiscale ou je m'y connais pas. On donne un avantage fiscal pour financer l'ensemble de l'économie européenne. Bruxelles aurait-il fait les gros yeux ?
C'est en tout cas tout bénéfice pour nous même si l'élargissement aux FCPR et FCPI n'a pas d'intérêt puisque ce sont déjà des véhicules de défiscalisation à part entière. La diversification de notre allocation pourra enfin sortir de l'hexagone sans subterfuge et éviter les soucis rencontrés avec Dexia, Euronext ou EADS.
Le Trader Fou milite pour une nouvelle approche de la fiscalité des actions en dehors du PEA. Une fiscalité dégressive en fonction de la durée de détention des titres pour privilégier une stabilité de l'actionnariat des entreprises européennes. Il faut travailler à l'harmonisation de la fiscalité européenne et j'espère que le grand monsieur de Bercy entendra des voix pour aller dans ce sens.

01/02 - Un an après la modification des indices MSCI, quels sont les pays perdants ?
Retour en arrière sur la modification des indices MSCI par la prise en compte du seul flottant (plutôt que la capitalisation boursière) en début d'année dernière. Les grands pays perdants sont ceux où le rôle de l'Etat est traditionnellement important (participations croisées, actionnaires de référence...).
Et oui nous faisons partie des élus avec l'Allemagne, le Japon et l'Italie. Et comme partout quand il y a des perdants, il y a des gagnants (par ordre décroissant) : Etats-Unis, Grande-Bretagne, Suisse, Pays-Bas et Espagne.
Le coté positif c'est le retrait partiel de certains gros fonds américains très utilisateurs de ces indices dans leur gestion. Ce qui permet d'avoir des bourses européennes où un peu moins de la capitalisation est possédée par des fonds étrangers.
C'est du qui perd gagne !

12/01 - Evolutions démographiques, croissance boursière et compagnies d'assurance vie
La principale évolution démographique à mettre en avant est le vieillissement de la population européenne (voire OCDE). Cette évolution démographique nous intéresse sous l'angle du taux d'épargne et du patrimoine financier (la théorie du cycle de vie et de l'épargne). Il faut néanmoins distinguer l'effet stock de l'effet flux :
1. L'évolution démographique exercera une influence globalement positive sur le stock de patrimoine financier des ménages jusqu'en 2010.
2. Les flux auront une incidence négative sur le taux d'épargne à partir de 2005.
Pour résumer, le stock va soutenir le taux d'épargne qui sera progressivement dégradé par les flux. Ceci a une incidence directe sur le chiffre d'affaire des assureurs vie car la majorité de cette épargne est placée sous forme d'assurance vie. Et ces flux sont de plus en plus nombreux (contrats multi supports) à être investis dans des actions soutenant ainsi les places boursières. L'activité globale de l'épargne soutient elle la valorisation des assureurs cotés (AXA, AGF, Allianz...).
Mais au final ? Au final, l'activité de l'épargne dont les assureurs vie sont un bon indicateur sera jusqu'en 2005 un facteur de soutien des places boursières (l'évolution démographique ne va pas soutenir en terme de flux les places boursières).
Conclusion, seule une réforme de la fiscalité de l'épargne, une nouvelle législation sur les fonds de pension (qui tarde malgré un antécédent célèbre chez les fonctionnaires sous le nom de Préfon depuis des siècles) et les innovations des assureurs et gestionnaires d'actifs permettront de soutenir la vigueur de nos places boursières.
Faites vites messieurs les puissants et les génies, notre monde de la finance est en danger !!!

11/01 - Nouvelles normes comptables et incidences
L'union européenne souhaite une harmonisation des normes comptables. Cette harmonisation aux standads IAS (International Accounting Standards) concerne 7 000 sociétés du vieux continent avec une échéance en 2005. Ceci concerne les sociétés cotées. Vous me direz : mais quel peut bien en être l'intérêt ? Ici ce n'est pas l'intérêt qui prime mais les conséquences sur les résultats et les bilans des entreprises obligées d'appliquer ces méthodes. La principale divergence concerne le traitement des restructurations et rapprochement.
Il faut dire que ces dernières années, les sociétés cotées ont fait preuve d'une grande activité en terme de restructuration notamment. Le bilan des courses pour les participants peut être vraiment asymétrique : une augmentation du résultat pour Glaxosmithkline (de 6.8 MdE à 8.5 MdE) ou France Telecom (de 3.6 MdE à 5.1 MdE), une baisse du résultat allant jusqu'à la perte pour Alcatel (de 1.3 MdE à -0.5 MdE) ou encore une augmentation des fonds propres pour Total (de 32.4 MdE à 73.3 MdE).
Comme quoi les traitements comptables peuvent donner une autre vue de la performance des entreprises du vieux continents avant et après le big bang. Affaire à suivre...

05/01 - Lapalissade de la nouvelle économie
La vieille économie brûlée sur le bûcher sur la nouvelle économie renait de ses cendres comparablement au Phoenix. Les acteurs inconnus de la nouvelle économie n'arrivent pas à s'imposer et donc à grignoter suffisamment de parts de marché pour être rentables. En revanche, les sites de la vieille économie se sont imposés très facilement sur la toile. Les exemples qui me viennent en tête sont fnac.fr, Laredoute.fr, airfrance.com, accorhotels.com... Et la liste est longue. Il faut dire que les acteurs traditionnels type vépécistes maîtrisent totalement la chaîne logistique. A croire que le marketing de la nouvelle économie se heurte à la réalité physique du commerce et par là même au point mort.

05/01 - La valse des benchmarks, la révolution MSCI
La société Morgan Stanley Capital Investment (MSCI) vient d'annoncer la modification de la méthode de calcul de ses indices. En effet, les nouvelles pondérations seront fondées sur le flottant des entreprises. La gamme des indices paneuropéens (Dow Jones Stoxx) a effectué sa réforme en septembre 2000 (voir l'éditorial de décembre 2000 sur les changements de base de calcul de certains indices).
Par flottant, il faut comprendre la part du capital qui n'est pas contrôlée. Seront exclus du calcul de capitalisation les participations détenues par l'Etat et par les investisseurs stratégiques (famille ou management). Seconde sanction, toute société dont le flottant sera inférieur à 15 % ne pourra faire partie des indices.
Vous me direz : "Et alors ?"
Et bien, il faut savoir que les indices MSCI servent de benchmark (référence de gestion / performance) pour environ 1 500 sociétés de gestion soit environ 4 000 milliards de dollars d'actifs. Les indices MSCI couvrent la plupart des places boursières et secteurs économiques mondiaux. Qui dit changement de pondération dans ces indices de référence, dit changement dans l'allocation d'actif des fonds gérés par ces 1 500 sociétés, et donc des achats et des ventes massives pour coller au benchmark et éviter l'accroissement de la tracking error.
Qui sont les gagnants ?
Les gagnants sont de deux types : d'une part les pays où les flottants sont historiquement élevés, cad les USA et l'Angleterre ; d'autre part les sociétés aux capital très libre (la liste est un peu longue) dont Aventis, Alcatel, BNP-Paribas et Total Fina mais aussi Shell, BP, Vodaphone, Glaxo SmithKleine et Cable & Wireless.
Les perdants selon la même dichotomie : les 4 favoris sont la France (Etat), l'Allemagne (Banquindustrie), l'Italie et le Japon ; les sociétés les plus touchées sont France Telecom, LVMH, L'Oréal, Sanofi-Synthelabo et ST Microelectronics mais aussi Allianz, Deutsche Telekom, Munich Ré et Telecom Italia Mobile. Des entrées dans les indices sont également envisagées comme Vivendi Environnement ou Castorama jusqu'à présent absents.
La réforme complète des indices MSCI se fera en 3 étapes. La première a déjà eu lieu, la seconde est pour le 30 novembre 2001 et la touche finale sera effectuée le 31 mai 2002.
Mais Morgan Stanley n'est pas toute seule, devrait suivre le FTSE (marché de Londres) et peut être un jour Euronext. En attendant ne négligez pas dans vos investissements ces changements majeurs (cad le flottant des sociétés) même si dans la gestion d'actifs les gestionnaires peuvent choisir de surpondérer une valeur en raison de ses qualités intrinsèques décorélées des benchmarks.

04/01 - EDGE / UMTS : le choix entre une mort lente ou une mort rapide.
Qui n'a pas entendu parler de l'UMTS et de ses milliards ? La plus récente (voire la plus prométeuse) des techniques de transmission pour cellulaires.
Petit rappel sur ces techniques, de la moins à la plus performante avec entre parenthèses leur capacité de débit : GSM actuel (10 Kb/s), GPRS (20-50 Kb/s), EDGE (60-150 Kb/s), UMTS ou norme WCDMA (384 Kb/s). Les trois premières font partie du même standard, le GSM. Le passage d'une à l'autre a donc un coût réduit voir nul. D'autant plus que le GPRS est déjà installé sur les réseaux des opérateurs mais les terminaux (votre téléphone) ne sont pas encore disponibles. Le passage à l'EDGE, simple évolution du GPRS par modification du codage offrant un triplement du débit, aura lui un coût mais bien faible par rapport à l'UMTS.
En effet, l'UMTS oblige à la fois à l'achat d'une licence (hors de prix) et à l'installation d'un nouveau réseau différent du GSM fort cher. Pour l'EDGE, il suffit de changer les récepteurs/émetteurs des relais ou stations de base mais les performances sont bien moindres.
Encore faut-il savoir ce qu'on veut faire passer dans les tuyaux ! Le but final est le multimédia mobile, le même qui a fait flamber le cours des équipementiers téléphoniques en 2000. Le débit actuel du GSM permet seulement la transmission de voix. Le GPRS annonce le début de la transmission par paquets (données) différent de la communication de circuits (voix). Petit rappel sur ce qu'on veut transmettre sur vos terminaux et le débit nécessaire entre parenthèses : Voix et SMS (5 Kb/s), infoservices transactionnels par messages (12-25 Kb/s), browsing www intranet téléchargement (25-50 Kb/s), audio streaming (50 Kb/s), video streaming video telephony (50-100 Kb/s).
L'UMTS offre une meilleure qualité de services multimédia et l'utilisation d'une bande supplémentaire de fréquence donne à l'opérateur une plus grande capacité de trafic. Tout ceci néglige l'évolution des protocoles de compression type MP3 vers le MP4 ou les technologies flash d'Internet. Moins gourmandes en bits, auront-elles besoin de l'UMTS ou se contenteront-elles de l'EDGE ?
Mais les équipementiers focalisés sur l'UMTS ont pris beaucoup de retard sur les terminaux GPRS et encore plus sur l'EDGE. L'espoir peut venir des Etats-Unis où l'absence de disponibilité de la norme UMTS implique un repli des opérateurs (AT&T, WS) sur l'EDGE et donc un marché potentiel important pour les équipementiers.
Alors finalement le choix de Bouygues de s'orienter vers l'EDGE en annulant sa candidature à une licence UMTS, mort lente ou mort rapide ? Bouygues n'avait pas les moyens de financer l'UMTS et cela aurait annoncé une mort rapide de l'opérateur. Pour autant, le choix de l'EDGE n'est pas annonciateur d'une mort lente. Cependant ce n'est pas la stratégie d'un futur leader mais Bouygues n'a jamais voulu être leader, juste une bonne rentabilité.
Ceux ayant choisi l'UMTS auront gagné un endettement bien fort (Orange de France Telecom, SFR de Vivendi Universal) et la possibilité de rester ou devenir leader.

04/01 - Logistique et e-commerce
La vente sur Internet paraissait toute simple : une grosse opération markéting, un site avec une charte graphique attractive, une gamme de produit suffisamment large pour satisfaire tout public...
Mais le produit n'est toujours pas arrivé chez le client. C'est là qu'intervient la logistique (la partie de la commande à la livraison chez le client) et c'est un métier bien à part. De nombreux sites se sont cassé la figure sur ce maillon ou sont encore à la recherche de la chaîne logistique idéale.
L'impact sur la logistique n'est pas nulle, l'e-business nourrit la réflexion.
En voici les conclusions : le client final est au coeur du process, impossible de s'affranchir de points relais (magasins de proximité ou zones de retrait), la nécessité de la gestion des commandes en temps réel, le dimensionnement du référencement (la multiplication des références = du nombre de produits complique la tâche) à la contrainte logistique, la future nécessité de facturer le service de livraison suivant le délai demandé...
Il semble intéressant de regarder un peu plus les valeurs de la logistique qui vendront leurs services même aux enseignes de distribution car ce métier est un métier à part : Toupargel par exemple.

03/01 - Trackers et fin des OPCVM
Avec Euronext est arrivé en janvier de cette année les Trackers. Ces produits sont ni plus ni moins que des fonds indiciels. Cependant, ils ont plusieurs avantages par rapport aux OPCVM qui en font des ennemis. Le premier avantage correspond à la fréquence de quotation, et oui ces petits bijoux sont cotés en continu. Le second correspond à un non avantage des OPCVM représenté par le fameux cours inconnu (j'achète une OPCVM en J au prix inconnu de J+1). Enfin, les frais sont réduits puisque sont appliqués les frais standards pour le marché actions. Allez encore un dernier. Ces produits n'appartiennent pas à un réseau de distribution spécifique et de ce fait aucun problème de frais complémentaires.
Ceci annonce la mort de nombreuses OPCVM (particuliers), celles qui se bornent à reproduire des indices sont aisément concurrençables par ces nouveaux produits. Les Killer Trackers sont là. De nombreux acteurs majeurs du marché sont en train de monter des Trackers qui représentent un nouvel enjeu et un possible axe de redistribution des parts de marché en gestion collective. Cependant l'avantage est aux américains qui gèrent ce type de produit depuis 1993.

03/01 - Rhodia, Schneider Electric, Thomson Multimedia, et Usinor créent KeyMRO, une société commune pour les achats via Internet.
Dédiée aux achats de biens et services généraux et industriels, c'est-à-dire hors production, cette nouvelle société couvrira dans un premier temps l'Europe et les Etats-Unis, puis étendra son activité sur le reste du monde courant 2002. C'est la première fois que des industriels créent pour des industriels une société qui négociera leurs achats hors production via Internet sans pour autant créer une place de marché. Cette première mondiale fera des quatre sociétés fondatrices des "market makers" fédérant les relations entre les opérateurs e-business, les clients et les fournisseurs. KeyMRO est une entité totalement autonome disposant de sa propre équipe de direction. Sa capitalisation initiale s'élève à 4 millions d'euros.

12/00 - De nouveaux changements dans les indices boursiers souvent utilisés comme benchmark des fonds (merci boursier.com)
Alors que les indices Euro Stoxx sont passés cet automne au mode de calcul basé sur le flottant et que MSCI pour sa part a donné un peu de mou à son calendrier en fixant la première échéance à novembre 2001, tout le monde se tourne maintenant vers Euronext- Paris en s'interrogeant sur le devenir du célèbre CAC40.
Euronext Bruxelles vient en effet de franchir le pas en ajustant les capitalisations du Bel20 à ce nouveau mode de calcul. Amsterdam en avait fait de même il y a peu, Euronext Paris se retrouve donc seul contre tous à maintenir le calcul du CAC40 sans tenir compte du flottant des groupes inscrits dans le célèbre indice.
Il faut dire que l'enjeu est de taille vu l'importance de la position de l'Etat et de certains actionnaires majoritaires au sein des groupes français, ce qui réduit considérablement le flottant des sociétés cotées. Pour un analyste, "l'affaire est hautement politique, la prise en compte du flottant pourrait en effet réduire le poids du CAC de l'ordre de 20%. Le CAC40 est plus qu'un thermomètre qui mesure la température boursière, c'est un indice de richesse qui représente le pays tout entier".
Parmi les grands perdants d'un ajustement du CAC en fonction du flottant figure en tête de liste France Télécom bien sûr mais aussi PPR, L'Oréal, LVMH et Sanofi-Synthélabo. Pour les opérateurs, la décision sera de toutes les façons prise avant l'avènement de l'Euro, dans le courant de l'année 2001.

10/00 - Discussion du café du commerce autour d'Air France avec Bertrand de Madrid
TF : Pour Air France je ne suis pas très positif....imagines le prix du carburant !!!
B : Je comprends que la hausse du pétrole ne soit pas un bon facteur pour une compagnie aérienne, mais la politique d'achat de ce carburant (qui reste le nerf de la guerre pour les différents acteurs) accompagnée par une hausse modeste (concurrence) mais effective du prix des billets passagers et du transport de fret pourrait aider AF à passer un hiver moins "rigoureux" que les autres européennes. L'hiver n'est pas un bon mois pour le transport aérien :o)
D'autre part, le hub de Roissy (même s'il n'est pas encore pleinement efficace) s'avère un redoutable argument commercial pour faire grossir l'alliance SkyTeam qui comptera CSA (compagnie tchèque) et TAM (compagnie brésilienne) dans ses rangs d'ici peu. Le cas de CSA est intéressant car SkyTeam disposerait alors de hubs à Paris, à Prague, à Séoul, à Mexico et bien évidemment à Atlanta.
TF : Cela fait bien longtemps qu'on a pas eu une belle et grande grêve ?
B : Les greves ne sont plus réellement d'actualité à AF, ce qui pourrait changer, je te l'accorde. Le Personnel Navigant Technique a obtenu son ARTT sans avoir à y recourir, le Personnel Navigant Commercial a fait deux jours de greve pour ce meme ARTT mais les vols ont été conservés sur le long courrier, et les autres vols furent sous-traités. Le Personnel Sol a fait quelques greves épisodiques pour denoncer la politique de surbooking de la compagnie, qui génère un CA supplémentaire de 900 millions de francs annuels. La Maintenance a également connu quelques jours de greve pour la RTT. La politique de renouvellement de son personnel à permis à AF de calmer les ardeurs syndicales pour un moment. Il reste les emplois de complaisance... mais ceux ci ne font pas greve ;o)
Le Revenu Management de la compagnie semble faire ses preuves et les previsions de vente de sièges anticipées de 6 à 12 mois.
TF : Les résultats de fin d'année vont être difficiles ?
B : Les résultats seront sans doute plombés par le pétrole et il n'y aura pas de revenus exceptionnels cette année (cession sur Amadeus l'an dernier, si mes souvenirs sont bons) mais la comparaison aux autres grandes compagnies mondiales pourrait faire reconnaitre une politique cohérente de la direction d'AF..?!?
TF : Des progrès ont été faits mais l'attaque de Swiss Air sur le marché national c'est précisée, et à l'internationale il y a tous les autres ?
La grande question est de savoir si la compagnie nationale (aye, toujours l'Etat aux commandes!) gardera l'attrait de sa politique commerciale aupres des passagers, alors que la concurrence est féroce (notamment Lufthansa).
Je pense que la valeur va retrouver à CT sa résistance à 17.7? pour ensuite rebondir fin octobre début novembre autour de 20, et ensuite tenter un rally haussier vers 24 si les resultats s'avèrent bons.

10/00 - La COB s'inquiète de l'information diffusée en ligne = Le Trader Fou va-t-il aller en prison ?
Voici la partie langue de bois : devant "la généralisation de certaines pratiques sur des sites internet consacrés à l'information financière ou au conseil boursier, et sur des forums de discussion", la COB souhaite "rappeler certaines règles relatives à l'information financière et à l'établissement des cours"
A quelle réglementation sont soumis ces sites : "celle relative à la diffusion des informations financières (...) et à celle relative au démarchage portant sur des produits financiers"
Les menaces pour les forums : "le fait, pour un prestataire de services, d'inciter à la divulgation d'informations privilégiées sur le site internet qu'il gère peut constituer une infraction pénale"
Les souhaits : "préciser l'origine des informations données" (là je suis en faute) et "les liens hypertextes doivent porter la mention du site vers lequel ils renvoient" (là c'est bon)
Conclusion : Le Trader Fou n'ira qu'à moitié en prison et de toute façon son forum n'accueille que des gens sérieux qui ne cherchent pas à influencer les cours comme sur Boursorama. Il y a même un petit malin qui se fait passer pour moi sur le forum.

10/00 - Le pourquoi comment des acquisitions des SSII :
1 - acquisition de compétences
2 - acquisition d'ingénieurs qualifiés

10/00 - Comparaison Neueur Markt et Nouveau Marché :
Beaucoup de places boursières européennes ont un compartiment valeurs technologiques : le Nouveau Marché en France, le Neuer Markt en Allemagne, le Nuovo Mercato en Italie...seule la Grande Bretagne n'a pas de compartiment mais pense à en créer un.
Les deux plus développés sont ceux d'Allemagne et de France. Avec une date de création assez proche, leur niveau de développement n'est pourtant pas le même quelque soit le critère choisi, au désavantage du Nouveau Marché.
Nombre de valeurs cotées : 300 sociétés contre 150.
Capitalisation boursière : 220 MdE contre 30.
Nombre de sociétés étrangères : 50 contre moins d'une 15n.
La frébilité des TMT et la volonté de Louis Thannberger de créer un nouveau compartiment (Euroclass) réservé aux PME/PMI d'Europe pour se démarquer du Marché Libre ne va pas arranger le flux d'introductions sur le Nouveau Marché.

10/00 - En quoi la hausse des taux doit inquiéter :
Les sociétés fortement endettées (FT, Vivendi Environnement, Rhodia) ou réalisant de gros investissements réguliers (Air Liquide) subissent une hausse des coûts financiers.
Autres valeurs concernées : les valeurs financières en raison d'un applatissment de la courbe des taux (taux court terme proche du niveau des taux de long terme) qui implique une diminution de la marge de transformation (des ressources court terme en placements ou crédits long terme).
Que ce soit du coté des charges ou du coté des produits l'incidence à la baisse sur ces valeurs doit être considéré.

10/00 - L'éco-taxe affecte surtout les cimentiers !
Le gouvernement a annoncé une nouvelle éco-taxe dans le cadre du Budget 2001, destinée à collecter environ 4 Mds de francs. Cette taxe se calculerait sur le montant de la consommation d'énergie. La ponction sur les entreprises françaises représenterait environ 1% de leur BN total. L'argent collecté est destinée au financement des 35 heures Il sera donc réinjecté dans les comptes des entreprises. Il s'agit d'un transfert depuis les entreprises les plus consommatrices d'énergie vers les entreprises les plus consommatrices de main-d'oeuvre.
Le projet d'Ecotaxe ressemble à une majoration du prix de l'énergie pour les industriels les plus consommateurs. Ce renchérissement pourrait être de 5 à 10% quand l'énergie représente environ 25% du prix de revient du ciment. Premières estimations de l'impact par entreprises : Air Liquide : insignifiant (0.2% du RN) ; Rhodia : proche de 1% du RN ; Saint-Gobain : insignifiant ; Pechiney : insignifiant.
Pour les cimentiers la facture est plus lourde : Lafarge : 2 % du RN, Ciments Français : 4 % du RN.

10/00 - Confusion économique :
Le ralentissement économique, c'est la réduction de la croissance économique = de la production dans une zone déterminée.
Le profit warning, c'est quand une entreprise annonce qu'elle ne réalisera par les résultats annoncés en début d'année ou dans son business plan = alerte sur les résultats futurs.
De nombreuses entreprises annoncent des profits warning an ce moment aux USA. Les marchés assimilent profit warning et ralentissement économique.
C'est une confusion des genres. Les entreprises ont été obligées d'annoncer pour satisfaire les marchés (surtout en 1999 et 2000) des prévisions de plus en plus difficiles à remplir. Si ces prévisions sont proche de l'irréalisme et qu'il est finalement censé de l'annoncer, qu'en est-il de la responsabilité de la croissance économique dans les profits warning ?
Alors, s'il vous plaît arrêtez de mélanger profit warning et ralentissement économique !

10/00 - Plateforme financière :
Alliance de 4 banques pour proposer une plateforme financière pour entreprises (PME à grands comptes).
Les 4 partenaires : BSCH, Commerzbank, Royal Bank of Scotland, Sanpaolo IMI.
Sortie prévisionnelle : printemps 2001.
But : proposer des produits et services de trésorerie et de marché de capitaux de l'ensemble des partenaires.

10/00 - Le GPRS en 2002 en France (bien avant en Asie) :
C'est la technologie de seconde génération après le GSM et avant l'UMTS.
Cette technologie annonce la facturation au débit. Récupérez des images ou des données coûtera plus cher que la voix.

10/00 - Pourquoi les créateurs de jeux développent des plateformes de jeux ?
1 - assure une récurrence de revenus à l'abri de la dépendance de l'évolution des nouvelles consoles de jeux
2 - rentabilisation des jeux plus rapide
Les valeurs jeux ont souffert en septembre de l'annonce par Sony de la diminution des prévisions de production de la Play Station II en raison d'une pénurie de composants = retard dans la vente des jeux pour cette nouvelle plateforme et du dopage des ventes.

10/00 - Parts de marché des courtiers en ligne (une vingtaine en France) :
E-Cortal avec 16% de part de marché
Fimatex, 12% de part de marché
Self Trade, 11% de part de marché
Consors France, 7% de part de marché
CPR-E Trade, 4% de part de marché
Faites vos jeux : le sixième en terme de parts de marché s'introduit le 11/10/00, Direct Finance.


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