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créée le 5 juin 2001
mise à jour du 4 février 2004
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C'est au début
des années 50 que le projet d'une voiture
américaine sportive, destinée à
enterrer les petits roadster anglais, prit forme. Harley
Hearl, chef de projet de General Motors, en fixa les bases
en 1951, et décida que ce qui allait devenir la
Corvette ne serait pas un simple exercice de style, mais
bien une authentique voiture aboutie.
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1953
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Moteur 6 cylindres en
ligne, 150 chevaux,
suspension AV indépendante, essieu AR rigide,
boite automatique 2 rapports.
Couleurs: blanc
Production: 300 ex.
0 à 100 km/ h: 11,5 sec
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C'est ainsi que
naît la Corvette 1953, avec sa carrosserie en fibre de
verre (une première mondiale), sa répartition
des masses qui ferait envie à bien des voitures
encore aujourd'hui, et son six cylindres "blue flame"
hérité de la gamme Chevrolet. Ce moteur est
d'ailleurs son talon d'Achille, car même
retravaillé, il ne fournit que de modestes
performances. Mais l'esthétique, la technologie, et
le comportement, sont tout simplement fantastiques,
comparés aux standards de l'époque.
ci-contre en haut
un
exemplaire au National Corvette
Museum
ci-contre en bas un
exemplaire français à Retromobile
2003
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1954
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Moteur 6 cylindres en
ligne, 3.8 L, 155 chevaux,
suspension AV indépendante, essieu AR rigide,
boite automatique 2 rapports
Couleurs: blanc, rouge, noir, bleu métal
Production: 3.640 ex.
0 à 100 km/ h: 11 s
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Pour sa seconde
année, la Corvette ne reçoit que des
modifications de détail, la plus marquante
étant l'apparition de nouvelles couleurs. Mais l'auto
ne connaît pas le succès escompté, et
les chiffres de production démarrent timidement. La
faute au moteur qui ne satisfait pas les sportifs, mais
aussi au confort, en net retrait par rapport aux autres
modèles de la production U.S.
Un roadster à
l'anglaise, oui, mais pas sans un certain esprit de luxe et
d'agrément à l'américaine... Plusieurs
concepts sont présentés cette année la,
break de chasse, coupé fastback, mais resteront sans
lendemain.
ci-contre
:
roadster capoté
et roadster
décapoté
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1955
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Moteur 6 cylindres en
ligne, 3.8 L, 155 chevaux,
ou V8 4.3 L, 195 chevaux,
suspension AV indépendante, essieu AR rigide,
boite automatique 2 rapports ou manuelle 3 rapports
Couleurs: blanc, rouge, jaune,,bleu métal, cuivre
métal
Production: 674 ex.
0 à 100 km/ h: 8.5 s (V8)
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Conscient qu'il faut
prendre une vraie décision pour assurer la survie de
la Corvette, Chevrolet lui offre ce dont tout le monde
rêvait: 1955 voit l'apparition du premier moteur V8,
conception qui deviendra la signature des utures versions.
L'auto garde son côté petit roadster, mais est
maintenant une vraie voiture américaine. Quelques
améliorations intérieures et
cosmétiques, visant à renforcer la finition et
le confort, ont également lieu, mais la Corvette
reste encore spartiate, ce qui incite le public à la
bouder. Les chiffres de production chutent dramatiquement et
incitent la direction de G.M. à vouloir abandonner
l'aventure. Fort heureusement, c'est cette même
année qu'est présentée la Ford
Thunderbird, concept équivalent, et qui grâce
à un confort infiniment meilleur, connaît un
succès immédiat. G.M., ne voulant pas laisser
le marché à son pire ennemi, décide
alors de poursuivre la construction des Corvette.
ci contre : un
roadster blanc
et un roadster
jaune
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1956
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Moteur V8,
4.3 L, 210, 225 ou 240 chevaux,
suspension AV indépendante, essieu AR rigide,
boite manuelle 3 ou automatique 2 rapports.
Couleurs: blanc, rouge, noir, bleu métal, vert
métal, cuivre métal
Production: 3.467 ex.
0 à 100 km/ h: 7,5 s (V8 240 ch)
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C'est encore
timidement que Chevrolet amorce la deuxième
moitié des années 50. La Corvette n'atteint
pas les objectifs, mais G.M. ne veut toujours en aucun cas
laisser Ford et sa Thunderbird s'approprier le
marché. Alors la Corvette vivra, et devra
s'améliorer pour répondre aux exigences des
acheteurs. Elle commencera à abandonner l'esprit de
roadster anglais pour se tourner vers plus de confort et de
performances.
ci contre, maquette en
bois du modèle 1956 (pas de fiche)
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En cette année,
l'évolution esthétique se fait dans la
continuité. L'auto garde son style de départ,
tout en grandissant quelque peu, et se dote de courbures
concaves sur les flancs, destinées à affirmer
son esthétique. La voiture est toujours aussi
équilibrée, et ses mécaniques on
définitivement évincé le 6 cylindres au
profit du V8, qui se veut l'emblème du modèle.
Les performances sont mises en avant, et commencent
réellement à convaincre. Un hard top est
maintenant proposé en option.
ci-contre, un fameux Roadster
SR-2
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1957
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Moteur V8,
4.6 L, 220, 245, 250, 270 ou 283 chevaux,
suspension AV indépendante, essieu AR rigide,
boite manuelle 3 ou 4, ou automatique 2 rapports.
Couleurs: noir, bleu métal, vert métal, cuivre
métal
Production: 6.339 ex.
0 à 100 km/ h: 6,5 s (V8 283 ch)
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L'année 57 ne
voit que de petites modifications sur les plans
esthétique et confort. Les ingénieurs se sont
concentrés sur la mécanique, et le V8 voit sa
cylindrée augmenter, mais surtout l'apparition de
l'injection, une première sur une voiture de
série. La boite 4 rapports fait également son
entrée. Les puissances et performances montent en
flèche, et certains prototypes de course,
nommés SR-2, commencent à se faire respecter.
Toutes ces évolutions sont très
appréciées par la clientèle, et la
production fait un bon remarquable, confirmant la demande
pour une vraie sportive américaine.
Ci-contre en haut :
un
prototype Corvette SS
Ci-contre en bas : une
Corvette Convertible avec Hardtop
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1958
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Moteur V8
4.6 L, 230, 245, 250, 270 ou 290 chevaux,
suspension AV indépendante, essieu AR rigide,
boite manuelle 3 ou 4 rapports, ou automatique 2
rapports
Couleurs: blanc, rouge, jaune, bleu métal, turquoise
métal, gris foncé métal.
Production: 9.168 ex.
0 à 100 km/ h: 6.6 s (V8 290 ch)
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ci dessus :
Convertible
décapoté
- deux
Convertible -
Convertible
capoté
- Convertible
Hardtop
Alors que Ford baisse
les bras devant l'A.M.A.(American Manufacturers
Association), qui réclame la disparition des voitures
à tendance sportives, et impose l'interdiction aux
constructeurs U.S. de s'impliquer dans la compétition
automobile, transformant son roadster Thunderbird en un
luxueux coupé 4 places; alors que la récession
n'empêche pas les stylistes américains de
déborder d'imagination, la Corvette prise dans cette
tourmente, tente de résister et de conserver ses
valeurs. C'est sans doute pour cela que cette
génération est aujourd'hui la plus
admirée et la plus connue. Elle se situe juste entre
deux esprits, entre frime et performances, et a su prendre
le meilleur des deux.
C'est en 1958 que la Corvette 1ère
génération subit le plus gros changement
esthétique de sa courte histoire. Cédant
à la mode débridée des "late fifties",
elle adopte ce look typiquement américain et
racoleur, avec ses 4 phares, sa calandre vorace et ses
chromes tapageurs. Mais sous cette apparence tape à
l'?il, elle conserve ce qui a fait son succès les
années précédentes: un comportement
routier et des performances de premier plan... ce qui en
fait un cocktail unique sur le marché. Pour plaire
encore plus aux américains, la belle voit sa taille
et son poids augmenter, au profit du confort et de
l'agrément.
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1959
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Moteur V8
4.6 L, 230, 245, 250, 270 ou 290 chevaux,
suspension AV indépendante, essieu AR rigide,
boite manuelle 3 ou 4 rapports, ou automatique 2
rapports
Couleurs: blanc, rouge, jaune, bleu métal, turquoise
métal, gris foncé métal.
Production: 9.670 ex.
0 à 100 km/ h: 6.6 s (V8 290 ch)
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Calme plat pour
l'année 59. La refonte de 58 ayant été
profonde, les améliorations ne portent que sur des
points de détails. Ainsi le style s'affine, en
renonçant aux chromes superflus, et le confort fait
un bon appréciable, grâce à un
intérieur savamment repensé. Les
mécaniques restent inchangées, pour le plus
grand bonheur des sportifs qui encensent les performances de
la Corvette. Un certain Bill Mitchell fait
déjà parler de lui, au volant d'une corvette
Sting Ray prototype dont les résultats en course sont
très honorables.
ci-dessous et de
gauche à droite: convertible
jaune décapoté,
convertible
rouge décapoté
et Coupe
Scagglietti
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1960
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Moteur V8
4.6 L, 230, 245, 270, 275 ou 315 chevaux,
suspension AV indépendante, essieu AR rigide,
boite manuelle 3 ou 4 rapports, ou automatique 2
rapports
Couleurs: blanc, rouge, bleu métal, -vert
métal turquoise métal, argent
métal.
Production: 10.261 ex.
0 à 100 km/ h: 5.9 s (V8 315 ch)
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Pas de
révolution non plus, mais la Corvette reprend sa
course vers l'excellence, avec de petites
améliorations au niveau du châssis, des
moteurs, et des caractéristiques
générales, qui la rendent toujours plus
performante, plus agréable et plus efficace. Les
moteurs atteignent dans leurs versions haut de gamme, des
puissances jusqu'alors réservées aux seuls
engins de compétition, et les versions de base
jouissent d'un esprit grand tourisme convaincant. Les
clients ne s'y trompent pas, et les chiffres de production
dépassent la barre symbolique des 10.000
exemplaires.
ci-contre :
Convertible
capoté
et dessous Convertible
décapoté
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1961
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Moteur V8
4.6 L, 230, 245, 270, 275 ou 315 chevaux,
suspension AV indépendante, essieu AR rigide,
boite manuelle 3 ou 4 rapports, ou automatique 2
rapports
Couleurs: blanc, rouge, bleu métal, -vert
métal, turquoise métal, argent
métal.
Production: 10.939 ex.
0 à 100 km/ h: 5.9 s (V8 315 ch)
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La révolution
esthétique de la Corvette débute cette
année là. Bill Mitchell, qui a prit la
direction du bureau de style de la G.M., met son coup de
crayon sur la voiture. Préfigurant les lignes de
1963, le prototype Stingray fait don de sa partie AR en
premier lieu. Certains voient en cette version la plus belle
des Corvette jamais produites... Ce qui est sur, c'est qu'un
changement radical s'annonçe, et que c'est à
l'avantage de celle qui, en bientôt dix années,
est devenue aussi incontournable que le Coca Cola ou le
Hamburger. Le restyling est donc majeur, et les 4 feux AR
ronds font leur apparition pour la première fois. Ils
ne quitteront plus jamais la Corvette....
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1962
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Moteur V8
5.3 L, 250, 300, 340 ou 360 chevaux,
suspension AV indépendante, essieu AR rigide,
boite manuelle 3 ou 4 rapports, ou automatique 2
rapports
Couleurs: blanc, rouge, beige, beige métal, marron
métal, argent métal.
Production: 14.531 ex.
0 à 100 km/ h: 5,5 s (V8 360 ch)
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Les versions de 1962
marquent la fin de la 1ère génération
de Corvette. Aussi n'évoluent elles que très
peu d'un point de vue stylistique. Elle deviennent plus
sobre, plus racées, en abandonnant les couleurs 2
tons. Ainsi le voulait Bill Mitchell, amoureux de sport
automobile et de performances. Et les performances,
justement, ne cessent d'augmenter, malgré le poids
qui lui aussi est en inflation. Le V8 passe à 5.3 L
et la version la plus puissante sera
chronométrée à 240 km/ h ! Qui oserait
douter que Chevrolet possède alors la meilleure
voiture de sport américaine ?
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