Algerie : chronique de la violence






[an error occurred while processing this directive]


Mise à jour : 3 janvier 2008
©Pascal Holenweg, Geneve, 2008


Chronique de la violence 1991-1998

Terrorisme, banditisme et répression au fil des jours

Les émeutes de 2001 en Kabylie
Chronique des groupes armés


Cliquez ici pour souscrire a notre liste de diffusion (informations, débats) sur l'Algérie

"Le terrorisme naît de la solitude, de l'idée qu'il n'y a plus de recours, que les murs sans fenêtres sont trop épais, qu'il faut les faire sauter"
(Albert Camus)

(Reuters 22.3.2005) Selon le Premier ministre Ouyahia, 17'000 membres de groupes armés islamistes ont été tués par les forces de sécurité algériennes de 1992 à mars 2006.

(Liberté, L'Actualité, El Watan 27.10.2002) Selon le général Maïza, chef d'état-major de la Ière Région militaire, le nombre de victimes du "terrorisme" en Algérie de 1992 à 2000 serait de 37'000 personnes tuées et 30'500 blessées. Ces chiffres, sensiblement plus bas que ceux évoqués par la plupart des autres sources (y compris le président Bouteflika, qui évoquait il y a deux ans le chiffre de 100'000 morts) ne comprendraient pas les membres, réels ou supposés, des groupes armés tués par les forces de sécurité (15'200 selon le général Maïza) ni évidemment les civils tués par ces mêmes forces de sécurité. Pour le général, le "pic de nuisance" des "actes terroristes" a été atteint en 1996, lorsque les groupes armés s'en sont pris "aux populations dans les zones semi-urbaines ainsi que dans les faux barrages, commettant des massacres collectifs".

(MAOL 9.5, AFP 11.5.2002) Selon le MAOL (Mouvement algérien des officiers libres), le nombre de victimes de la violence en Algérie depuis dix ans "tourne autour des deux cent cinquante mille".

De 1992 à 1994, 128 attentats à la bombe ont été enregistrés.
En 1995, 1096 attentats à la bombe fait 176 morts et 778 blessés.
En 1996, 922 attentats à la bombe ont fait 324 morts et 1697 blessés.
En 1997, 1385 attentats à la bombe ont fait 259 morts et 1126 blessés.
En 1998, 2864 attentats à la bombe ont fait 575 morts et 2289 blessés.
En 1999, 1346 attentats à la bombe ont fait 226 morts et 1120 blessés.
En 2000, 559 attentats à la bombe ont fait 240 morts et 941 blessés.
En 2001, 245 attentats à la bombe ont fait 72 morts et 494 blessés.

(Quotidien d'Oran 25.10.2000) De 1994 a mi-2000, date de leur création, les gardes communales auraient eu 1207 de leurs membres tués et 2025 blessés.

Selon Habib Souaidia, le nombre de morts de janvier 1992 à la mi-1995 a été d'environ 50'000, dont plus de 40'000 civils, dont le plus grand nombre auraient été tués par les forces de sécurité. Pendant ces trois ans et demi, les forces de sécurité auraient perdu 4000 hommes et les groupes islamistes armés environ 2000.

(AFP 27.6.99) Le président Bouteflika a déclaré le 26 juin à Crans-Montana que la violence en Algérie avait fait 100'000 morts depuis 1992, ce qui correspond aux estimations des ONG mais dément les chiffres officiels donnés jusque là par les autorités algériennes, qui s'en tenaient à 30'000 tués. Depuis l'élection d'Abdelaziz Bouteflika, mi-avril, plus de 250 civils et militaires auraient été tués. (Canard Enchaîné 21.6.2000, CSSI) Selon le "Canard Enchaîné", le président Bouteflika, répondant à une question posée lors d'une rencontre "en petit comité", le 16 juin, avec "la fine fleur de la presse française" (Jean-Pierre Elkabbach, Catherine Nay, Michèle Cotta, Bernard Guetta, Hervé Bourges, notamment), aurait déclaré que "le bilan du terrorisme n'est pas de 100'000 morts, comme lui-même l'avait dit, "mais de 150'000", ajoutant que "les services de sécurité n'aiment guère que j'en parle".

(Reuters 22.1, AFP 23.1) Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a déclaré le 21 janvier 1998 que la violence avait fait 26'653 morts ("civils ou membres des forces de sécurité", sans compter donc les membres des groupes armés islamistes ou réputés tels), et environ 21'500 blessés, de 1992 à 1997. C'était la première fois depuis janvier 1992 que le gouvernement algérien avançait un bilan chiffré du conflit. Selon le Premier ministre, qui s'exprimait au Parlement lors d'une séance extraordinaire, le nombre d'attaques terroristes a fortement diminué depuis 1995 et les chiffres donnés par les milieux diplomatiques étrangers et les organisations internationales des droits de l'Homme (de 65'000 à 120'000 morts selon les sources) sont exagérés.

(DW, Le Matin du Maroc 26.2) Le Président Bouteflika a évalué, dans un discours devant des cadres de la centrale syndicale UGTA, à 150'000 le nombre des victimes du "terrorisme" en Algérie depuis 1992, et à 30 milliards de dollars le coût des dégâts sur les infrastructures économiques et sociales. Le dernier bilan évoqué par le président Bouteflika date de plusieurs années, et faisait état de 100'000 morts et de 20 milliards de dollars de dégâts.

(Le Quotidien d'Oran 3.11.2003) Selon le ministère français des Affaires étrangères, qui se base sur les informations publiées dans la presse algérienne, 634 personnes (dont 163 civils, 190 membres des forces de sécurité et 282 terroristes présumés) ont été tuées en Algérie dans le premier semestre 2003 dans des actes de violence impliquant des groupes armés ou les forces de sécurité. Pour 2002, les chiffres donnés par le Quai d'Orsay sont de 1562 personnes tuées, dont 633 civils, 278 membres des forfces de sécurité et 651 terroristes présumés; pour 2001, de 2238 tués, dont 769 civils, 381 membres des forces de sécurité et 1088 terroristes présumés; pour 2000, de 2920 tués, dont 1103 civils, 640 membres des forces de sécurité et 1177 terroristes présumés.

(Liberté 14.1.2002) Selon un bilan officiel établi par la wilaya de Blida, Plus de 3000 personnes y ont été victimes du terrorisme en dix ans (1981-1991), 187 équipements publics ont été détruits (essentiellement des écoles), 490 installations de voies de communication (ponts, gués etc...) endommagés ou rendus inutilisables, une soixantaine d'entreprises publiques ou privées détruites et 2000 logements saccagés. Le montant des dégâts de cette décennie de violence est estimé à plusieurs milliards de dinars.

En 1994, 142 enseignants, 350 syndicalistes (dont 22 dirigeants) et 84 hommes du culte musulman ont été assassinés.

De 1994 au 15 août 1996, 19 religieux chrétiens, dont 15 Français, ont été tués.

De 1992 à la mi-1996, 149 magistrats et membres du personnel de la Justice ont été assassinés.

De mai 1993 à la mi-1996, une soixantaine de journalistes et plus d'une vingtaine d'employés et de cadres d'entreprises de presse ont été assassinés.

Du 1er octobre 1993 au 7 janvier 2001, 129 étrangers ont été assassinés (dont 41 Français et plus d'une dizaine d'Italiens)

Selon Abdennour Ali Yahia, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme, la violence politique aurait fait en Algérie depuis 1992 entre 80'000 et 100'000 morts.


Les principaux attentats visant des personnalités politiques

29 juin 1992
Assassinat à Annaba du Chef de l'Etat, 
Mohammed Boudiaf

14 mars 1993
Assassinat à Alger de Hafid Senhadri, 
membre du Conseil consultatif national. 
Plusieurs membres du CCN, puis du CNT 
qui a pris sa suite) seront assassinés.

16 mars 1993
Assassinat dans les environs d'Alger de 
Djilalli Lyabès, ancien ministre 
de l'Enseignement supérieur.

21 août 1993
Assassinat à Alger de Kasdi Merbah, ancien Premier ministre
et ex-chef de la Sécurité militaire.

février 1994
Assassinat de l'ex-maire (FIS) de Lakhdaria.

28 septembre 1995
Assassinat à Alger de l'ancien ministre de l'Intérieur,
Aboubakr Belkaid.

4 novembre 1995
Assassinat à Alger de Embarek Mahiou, membre de la
direction du Front des Forces Socialistes.

4 mai 1996
Assassinat dans la banlieue d'Alger de Mohammed Hardi,
ancien ministre de l'Intérieur.

28 janvier 1997
Assassinat à Alger du Secrétaire général de l'UGTA,
Abdelhak Benhamouda


Chronique de la violence

De 1991 à 1997

Les émeutes de 2001, 2002 et 2003 en Kabylie et ailleurs

1999

1er-2 janvier Une famille nomade d'éleveurs de bétail de 22 personnes a été massacrée par un groupe armé à Oued el-Atchane, près d'El Bayadh. Les corps de trois personnes enlevées à El-Hassania, dans la région d'Aïn Defla, ont été retrouvés dans la même région. 3 janvier Les forces de sécurité "combinées" (armée, police, milices) assiègent une centaine d'islamistes armés dans la forêt de Tafrent, dans la région d'Aïn Defla. Des hélicoptères de combat ont bombardé la forêt et une quarantaine d'islamistes armés auraient été abattus. 4 janvier Un soldat a été tué par de présumés islamistes armés dans le secteur de Koléa. 5 janvier Trois personnes (dont un garde communal et un enfant de neuf ans) ont été tuées à Oued El Abtal, dans la région de Mascara, lors d'une attaque attribuée à un "groupe terroriste". Un membre de la milice anti-islamiste locale de Kerdjan, dans la région de Sétif, a été tué. 6 janvier Dix islamistes armés auraient été tués lors de la destruction de leur refuge dans les monts d'El Kaddous, près de Tlemcen, par les forces de sécurité. Trois présumés islamistes armés ont été abattus à Bou Messaoud, près d'Aïn Defla, dans une embuscad tendue par la gendarmerie et les gardes communaux. Un présumé islamiste armé a été tué à Tazoult, près de Batna par les forces de sécurité. 6-7 janvier Cinq membres de la milice anti-islamiste locale ("patriotes) ont été tués dans une embuscade tendue à Haouch Tourbi, dans la commune d'Ahmeur El Aïn, près d'Oued Djer. 7 janvier Trois membres de la milice anti-islamiste (Groupe de légitime défense) de Medjdel, dans la région de M'sila, ont été assassinés à la hache. 7-8 janvier Un soldat a été tué dans un attentat à la bombe au passage d'une patrouille militaire à Bordj Tahar, dans la région de Jijel. L'armée a ensuite déclenché une opération de ratissage lors de laquelle au moins deux islamistes armés auraient été abattus. 8 janvier Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu à Aomar, dans la région de Bouira. Dans la même région, un jeune soldat a été assassiné. Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" dressé à Bouroumi, près de Mouzaïa, dans la région de Blida. 9 janvier Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu à Lakhdaria. Un homme venant de terminer son service militaire a été abattu à Bechloul, près de Bouira. Deux présumés islamistes armés ont été abattus à Chevalley (Alger). Un policier a été abattu au marché Clauzel, à Alger. Deux membres de la milice anti-islamiste locale ont été tués à Krakib, dans la périphérie de Bouira, lors d'une embuscade tendue par un GIA. 10 janvier Neuf islamistes armés ont été abattus par les forces de sécurité dans deux opérations distinctes, à Chlef (trois tués) et Chorfa, dans la région de Mascara (six tués). Un garde communal a été tué dans un attentat à la bombe à Ouled Belfhodil, près de Bouira. Quatre personnes ont été enlevées dans un douar voisin. 11-12 janvier Six personnes, toutes de la même famille, dont deux adolescentes, ont été massacrées et mutilées par un groupe armé à Theniet Ben Djellal, dans la commune de Ridane, près de Bouira. 13 janvier Un islamiste armé a été abattu à Constantine par les forces de sécurité. 14 janvier Le chef de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") d'Aïn Beida a été abattu. 15 janvier Un attentat à la bombe a fait au moins un mort à Tiaret. 16 janvier Un membre de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") de la région d'Aït Messaoud (Kabylie) a été abattu près de Tizi Ghenif, dans la région de Tizi Ouzou, par un groupe armé- Quatre bergers ont été assassinés au Douar Hamzat, dans la région d'Aïn Defla, par un groupe armé. 16-17 janvier Sept militaires ont été tués près de Tagtemp, à Tiaret, dans une embuscade tendue par un groupe armé. Deux personnes ont été assassinées à Bouaïche, près de Bouria, après avoir été interceptée par un "faux barrage". Un garde communal a été tué à Sendjas, près de Chlef, par un groupe armé, lors d'une embuscade. 17 janvier De quatre à neuf militaires (selon les sources) ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à un convoi de l'armée à Mazer, près de Tigzirt entre Tizi Ouzou et Dellys. Neuf islamistes armés ont été tués ensuitelors d'un accrochage. 17-18 janvier Deux jeunes hommes ont été abattus à Tazrout par un GIA de la région. Quatre "patriotes" (membres de la milice anti-islamiste locale) ont été tués lors d'un accrochage avec un groupe armé à Boufarik, dans la Mitidja. 18 janvier Deux gardes communaux ont été tués sur le col de Chréa, près de Beni Ali, dans la région de Blida, après avoir été interceptés par un "faux barrage". Deux militaires ont été tués dans un attentat à la bombe à Moussadek, dans la région de Chlef. 18-19 janvier Deux membres de la milice anti-islamiste de Boufarik ont été égorgés. 20 janvier Deux personnes (une viellle femme et une fillette) ont été tuées dans un attentat à la bombe commis dans le cimetière de Sidi Bouadjena, à Moussadek, dans la région de Chlef. 21-22 janvier 4 membres de la milice anti-islamiste locale (GLD) et une personne de 62 ans ont été abattues par un groupe armé à Sidi el Kebir, dans la région de Blida. 22-23 janvier Deux jeunes gens voyageant à bord d'un taxi ont été assassinés par un groupe armé qui avait dressé un "faux barrage" à Rodha, en Kabylie. 24 janvier De 3 à 19 islamistes armés, selon les sources, auraient été tués dans une offensive de l'armée dans les monts de Mirzana et de Sidi Ali Bounab. En outre,lLes forces de sécurité mènent depuis le 22 janvier une opération contre un GIA retranché dans la forêt de Beni Amrane et une dizaine d'islamistes armés auraient été tués. 26 janvier Sept personnes (un chauffeur de taxi et ses six passagers) ont été égorgées par un groupe armé à un "faux barrage" près de Lakhdaria 27 janvier Sept militaires ont été tués dans une embuscade entre Oued Essalem et Kenanda, près de Relizane. 27-29 janvier Deux islamistes armés auraient été tués à Bab Ezzouar, dans la banlieue d'Alger, deux autres (dont une femme) à Ouled Yaïch, près de Blida, deux le 28 à Tadmaït (Kabylie) et sept le 27 près de Kadiria, dans la région de Lakhdaria. 28 janvier Au moins un militaire été tué dans une embuscade tendue par plusieurs dizaine d'islamistes armés à Beni Rached, près de Gouraya, dans la région de Tipaza. Deux islamistes armés ont été tués dans l'affrontement. 29 janvier Quinze islamistes armés auraient été abattus dans les maquis de Belefgaâ, dans la région de Tiaret, trois à Mizrana (Kabylie) et deux à Dergana (Algérois). 29-30 janvier Cinq personnes (des enfants et des adolescents qui gardaient des moutons) ont été assassinées à Bekhaitia, dans la région de Chlef) par un groupe armé. 30 janvier Un paysan a été égorgé à Lektab, dans la commune d'Ouled Fares (région de Chlef). Deux islamistes armés ont été abattus à Smiha, près de Dellys, lors d'une embuscade tendue par des gardes communaux. 31 janvier Deux présumés islamistes armés ont été abattus par des gardes communaux près de Rahouia, dans la région de Tiaret. Une quarantaine d'islamistes armés auraient été abattus dans la région de Bouira à l'issue d'une vaste opération ayant duré une douzaine de jours et s'étant terminée fin janvier, entre Draâ El Mizan, Lakhdaria et le sud-est de la wilaya de Boumerdès. 1er fevrier Quatorze personnes ont été massacrées à El Merdja et six personnes à Saharidj, deux localités de la commune de Sidi Abderrahmane, près de Ténès, dans la région de Chlef, par un ou plusieurs groupes armés. La plupart des victimes, de jeunes bergers dont une dizaine d'enfants et d'adolescents, ont été égorgées. Au moins trois femmes ont été enlevées par les auteurs des massacres. Une quarantaine de présumés islamistes armés auraient été abattus dans la région de Bouira. Leur base aurait été prise d'assaut par plus de 1400 soldats soutenus par de l'artillerie lourde et des hélicoptères d'attaque. Quatre présumés islamistes armés ont été abattus lors d'un accrochage avec les forces de sécurité à Oued Slam, dans la région de Rélizane. 1-2 fevrier Un policier à la retraite a été assassiné dans la banlieue d'Annaba. 6-7 fevrier Sept personnes ont été massacrées par des inconnus armés à El Gheicha, dans la région de Laghouat. 8 fevrier Un présumé islamiste armé a été abattu lors d'un accrochage avec les forces de sécurité à Alaouache, près de M'chedallah. 9 fevrier Un charnier a été découvert par les forces de sécurité dans un puit désaffecté à Ouled Allel, dans la Mitidja. Le puit contiendrait des dizaines de corps. 12 fevrier Six islamistes armés auraient été abattus lors d'une l'opération de ratissage contre le maquis de Sidi Ali Bounab, dans la région de Draâ El Mizan. 13 fevrier Deux islamistes armés auraient été abattus à Lakhdaria, par une patrouille militaire. 20 fevrier Un charnier contenant 70 corps aurait été découvert près d'Oued Allel, dans la banlieue d'Alger. 23 fevrier Un attentat à la bombe a fait au moins trois morts à Khemis Miliana. Trois "terroristes" auraient été abattus par les forces de sécurité à Aït Chelmoun, près de Tadjmaït (Kabylie). 25-26 fevrier Neuf personnes, toutes membres d'une même famille (dont quatre femmes et quatre enfants) ont été massacrées par de présumés islamistes armés à Barbouche, dans la région d'Aïn Defla. Onze gardes communaux et un militaire ont été tués dans des actions conduites par des groupes armés présumés islamistes à Drag, près de Médéa. Une dizaine de villageois ont été elevés par les assaillants. 27 fevrier Deux présumés islamistes armés ont été abattus par l'armée entre Bouhanifia et Sidi Bel Abbès, dans un ratissage de la forêt de Stamboul. Un garde communal et un militaire ont été tués à Dellys. 1er mars Une personne (un sexagénaire) a été assassiné à Chlef et un milicien anti-islamiste ("patriote") abattu à un "faux barrage" près de Bouira. 2-3 mars Cinq jeunes gens ont été assassinés à Skikda. Deux voyageurs ont été assassinés à Larbatache (Fondouk). 3 mars L'un des auteurs présumés de l'assassinat de Matoub Lounès, Mahjeddine Boudjenah, qui serait l'"émir" du GIA de Hassan Hattab pour Tizi Ouzou, a été abattu par les forces de sécurité près de Oued Aïssi, dans la région de Tizi Ouzou. 3-4 mars Sept personnes dont deux membres de la garde communale ont été massacrées après avoir été interceptées par un "faux barrage" à Sidi Rached, dans la région de Tipaza. 4 mars Trois bergers ont été assassinés dans les montagnes de Sidi Ameur. 5 mars Trois islamistes armés ont été abattus dans la région de Chlef. 6 mars Six bergers ont été massacrés à Taougrite, dans la région de Chlef. Les corps de quatre bergers ont été retrouvés près de l'Oued Taria, dans la région de Saïda. 7 mars Seize militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un GIA entre Bordj Oukhriss et Souk El Ghozlane, près de Bouira, dans une zone d'implantation du GIA de Hassan Hattab. Au moins un membre du GIA a été abattu dans l'affrontement. Un homme a été égorgé à un "faux barrage" près de M'chedellah (Maillot) 8 mars Un islamiste armé a été abattu lors d'une opération de ratissage menée dans la région de Refafsa, près de Mascara. 8-9 mars Le directeur de l'administration et des finances de Constantine, L. Abdelwaheb, a été abattu. 9 mars Un attentat à la bombe près d'une école a fait au moins trois morts, dont un enfant, à Khemis Meliana, dans la région d'Aïn Defla. Un islamiste armé a été abattu lors d'une opération de ratissage à El Ghanicha, près de Bordj Menaïel. Trois islamistes armés ont été abattus dans un ratissage mené près de Moulay Slissen, dans la forêt d'El Mihrta, près de Sidi Bel Abbès. 10 mars

(Le Matin 11.3) Deux militaires ont été tués dans le djebel Stamboul et deux autres à Djabaïli, dans la région de Mascara. Cinq bergers ou bûcherons ont été tués à Krachiche, près de Tiaret. Deux islamistes armés ont été abattus à Alger par les services de sécurité, place Mauretania. 10-11 mars Un homme a été assassiné à Tebessa par un groupe armé. Trois membres d'une même famille (un homme, son fils de 2 ans et sa fille de 10 mois) ont été assassinés par un groupe armé, qui a enlevé la mère de famille, à Sidi Abdelkader, près d'El Khemis. Quatre personnes ont été assassinées à un "faux barrage" à Bouharoun, dans la région de Tipaza, après l'interception d'une ambulance, dont les deux occupants ont été égorgés. 11 mars Un ancien garde communal a été égorgé à un "faux barrage" entre Draâ El-Mizan et Isser, dans la région de Tizi Ouzou. Un homme, membre du RCD, a été assassiné à Aomar, dans la région de Bouira. Un islamiste armé a été abattu à Sidi Mabrouk par les forces de sécurité. 12-13 mars Six personnes, dont trois enfants, ont été assassinées par un groupe armé à Attatba, près d'El Affroun. Deux personnes ont été enlevées. 14 mars Deux militaires et un membre de la milice anti-islamiste locale ("patriote"), par ailleurs vice-président de l'APC (Conseil municipal) de Souk el Khemis, ont été tués, et onze soldats et "patriotes" blessés lors d'un accrochage avec un GIA près d'El Djeridat et Aïn Bessam, dans la région de Bouira. Un membre du GIA a été tué dans l'accrochage. Selon "Le Matin", il s'agirait de l'"émir" régional" du GIA, Mohammed Yarari. Trois islamistes armés auraient été abattus à Annaba, et trois autres à Médéa. 15 mars Six personnes ont été égorgées et mutilées, puis brûlées, et une jeune fille de 16 ans enlevée, lors de l'attaque par un GIA du village de Sidi El-Kebir, près de Blida. Selon des habitants, les victimes étaient toutes membres de familles de miliciens anti-islamistes ("patriotes"). 16 mars Un homme a été assassiné par balles à El Mkadid, près d'Aomar. 16-17 mars Deux jeunes ont été assassinés après avoir été enlevés, à Didouche Mourad, dans la région de Constantine, par un groupe armé. 18 mars Dix personnes, dont un adolescent, un policier et un garde communal, ont été massacrées à Mouilah, près d'El Khemis,dans la région d'Aïn Defla, lors de l'interception de trois taxis par un "faux barrage". Deux femmes ont été enlevées. Deux membres d'un GIA ont été abattus pat les forces de sécurité dans la forêt de Bouksir lors d'un ratissage. 18-19 mars Dix personnes ont été massacrées #224; un faux barrage à Bordj Bir Khaled, dans la région d'Aïn Defla, par un groupe armé, et deux femmes ont été enlevées. Selon des habitants de Aïn Défla, au moins deux membres des forces de sécurité figurent parmi les victimes. 19 mars Une personne a été assassinée à un "faux barrage" à la sortie de Lakhdaria, dans la région de Bouira. 20 mars Deux militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire près d'El Aouana, dans la wilaya de Jijel. Quatre agriculteurs ont été égorgés à un «faux barrage» sur la route entre Frenda et Takhemert, dans la région de Tiaret 20-21 mars Trois commerçants ont été tués à un "faux barrage" sur une route nationale, à Ain Mâabed, près de Djelfa. Trois islamistes armés ont été tués dans une embuscade des forces de écurité à Attatba, près de Tipaza. Un islamiste armé a été abattu à Bou Ismail (ex-Castiglione). Quatre islamistes armés ont été tués par l'armée dans les monts d'El-Aouana, près de Jijel. 21 mars Un islamiste armé a été tué à Adni, près de Tizi-ouzou, alors qu'il s'apprêtait à commmettre un attentat. 19-22 mars Des troupes d'élite de l'armée algérienne ont abattu 46 islamistes armés dans une opération de ratissage déclenchée dans la région de Bouira à la suite du meurtre de 17 soldats, tombés dans une embuscade au début du mois. 22 mars Huit islamistes armés ont été tués dans les monts deTimezrit, près de Bordj-Ménaiel. Ils auraient fait partie du GIA de Hassan Hattab. 23-24 mars Neuf personnes membres de deux familles (dont une mère et ses deux enfants de 2 et 3 ans) ont été assassinées dans le village de Bouamrous, près de Blida. Deux jeunes femmes ont été enlevées. 24 mars Deux personnes, dont un sous-officier de marine, ont été assassinées à un "faux barrage" entre Tagdemt et Tiaret. 25 mars Quatre personnes ont été tuées à Chabet Lahdar, près de Tiaret, dans une embuscade tendue par un groupe armé à un convoi de véhicules privés transportant des personnes se rendant à un marché aux bestiaux. 25-27 mars 18 islamistes armés auraient été abattus par les forces de sécurité dans une opération de ratissage en cours depuis trois semaines dans la région de Bouira, entre Bordj-Khriss et Sour el Ghozlane. 12 islamistes armés auraient été abattus dans les régions de Thénia et Timezrit, près de Boumerdès. 28 mars Deux des principaux lieutenants de Hassan Hattab, chef du "Groupe salafiste pour la prédication et le combat", auraient été abattus par les force de sécurité dans un accrochage dans la forêt de Magtaâ Kheira, dans la région de Tipaza. Les deux responsables islamistes abattus seraient Mourad Haddad, alias Khalid, et un certain "Salim". Au moins trois islamistes armés auraient été abattus dans le massif de Tazerout, près de Draâ El Mizan, où sévit le GIA de Saïd Mekkaoui. 29 mars Un attentat à la bombe a fait un mort (un enfant) dans un cimetière d'El Hsasna, dans la région de Saïda. 30-31 mars Trois voyageurs ont été assassinés à un "faux barrage" entre Hatatba et Sidi Rached, dans la région de Tipaza. Les forces de sécurité (armée, police et milice anti-islamiste locale) ont déclenché une opération contre le GIA responsable de l'embuscade. Douze islamistes armés, deux militaires et un milicien auraient trouvé la mort dans des affrontements à Sidi M'hammed Ben Aïch, près du "Tombeau de la Chrétienne". 31 mars Un policier a été tué par un GIA après que l'autobus qui les transportait ait été arrêté à Cheikh Elaft, dans la région de Bouira. Un islamiste armé a été tué à El Attaf, dans la région d'Aïn Defla. 2-3 avril Deux islamistes armés auraient été abattus près d'Afir, dans la périphérie de Dellys, lors d'une embuscade tendue par l'armée. Un troisième islamiste armé aurait été abattu à Khemis el Kechna. 3-4 avril De sept à quinze (selon les sources) militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un GIA dans le hameau de Melaha, près de Blida. Les renforts militaires appelés à la rescousse après l'embuscade auraient abattu de sept à dix-sept (selon les sources) islamistes armés. 4 avril Un islamiste armé a été abattu lors d'un accrochage à Aït Mansour, dans la région de Bouira, entre de présumés membres du GIA de Hassan Hattab et un groupe de miliciens ("patriotes". Huit islamistes armés auraient été tués dans les derniers jours dans une importante opération de ratissage engagée dans la région de Tebessa. Trois bergers ont été égorgés dans la région de Sidi bel Abbès. Une patrouille militaire a abattu un islamiste armé à Aït Romana, près de Blida. 19 islamistes armés ont été tués lors d'une opération de l'armée sur les monts de Hamman Melouane, dans la région de Blida. Parmi les islamistes tués figure, selon les services de sécurité, Abdelkader Rahmouni (Abou Souraka), bras droit d'Antar Zouabri. 7 avril Un enseignant à l'Université de Bejaïa, Sadi Djaâtri, a été assassiné dans l'enceinte de l'Université. 9 avril Un islamiste armé a été abattu dans un ratissage opété par les forces de sécurité près d'Ighil Azougagh, dans la région de Drâ Ben Khedda. 9-10 avril Quatre militaires ont été abattus dans une embuscade tendue par un groupe armé dans une forêt près de Chlef. 10 avril Deux jeunes hommes ont été assassinés par un groupe armé à Constantine, dans le quartier de Ben Tellis. Les deux victimes venaient d'achever leur service militaire. Un militaire et un policier ont été blessés dans des embuscades tendues par des groupes armés à Kadiria et Draa-El Mizan. 11 avril Un homme a été assassiné à Boghni, dans la région de Tizi Ouzou. 12 avril Deux islamistes armés ont été abattus à Ouled Yaïch près de Blida par les forces de sécurité alors qu'ils s'apprêtaient à commettre un attentat. 12-13 avril De dix à treize personnes, selon les sources, ont été assassinées à un "faux barrage" tendu à Guergour, près de Zelamta,dans la région de Mascara. Le groupe armé auteur de l'embuscade a également enlevé quatre ou cinq personnes. 14-15 avril Deux personnes (un couple d'octogénaires) ont été assassinées à Titi-Oucheikh, dans la région d'Aïn Defla. 15 avril Quatre personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe à Taouerga, au passage d'un véhicule transportant des gendarmes et des civils allant voter à l'élection présidentielle. Un présumé islamiste armé a été abattu par les forces de sécurité près de Mascara. 16 avril Un attentat à la bombe a tué une personne à Hizer, près de Bouira. 16-17 avril Trois présumés islamistes armés ont été abattus par les forces de sécurité à Tipaza.

(El Watan 21.4) Un homme a été assassiné à Tenina par de présumés islamistes armés le 17 avril.

18 avril 14 membres du GIA d'Antar Zouabri auraient été tués dans une opération des forces de sécurité contre l'une de ses bases dans les monts de Timixi, près de Saïda. 18-19 avril Cinq personnes ont été égorgées à Ouled Brahim, dans la région de Médéa, par un groupe armé de vingt à trente personnes. Cinq membres du groupe armé et un soldat ont été tués dans la fusillade qui a suivi l'attaque, puis l'intervention des forces de sécurité. 19 avril Quatre présumés islamistes armés auraient été tués dans la région de Sfisef, près de Sidi Belabès, dans une opération des forces de sécurité. Quatre membres du GIA "Katibat El Tabat" ont été abattus dans la forêt d'Aïn Aden (région de Sidi Bel Abbès), lors d'une opération de ratissage. Un militant du RCD, membre de la milice anti-islamiste (GLD) d'Iboudrarène a été assassiné lors d'un "faux barrage" à Takhoukht (Kabylie.) Un garde communal a été assassiné à Kerkra, près de Skikda. L'accrochage qui a suivi a fait deux morts (un présumé islamiste armé et un civil. 21 avril Deux gardes communaux ont été blessées dans un attentat à la bombe commis à Sidi Youssef, près de Saïda. 22 avril Cinq éleveurs de Sidi Naâmane, dans la région d'Aïn Defla, ont été massacrés à la hache et décapités. 23 avril Cinq bergers, dont un enfant de dix ans et un adolescent de quatorze ans, ont été égorgés et mutilés par un groupe armé à Aïn Lechiakh. 25 avril Deux présumés islamistes armés ont été abattus à Alger, près de la mosquée Errahma, dans un bref affrontement avec les forces de sécurité. 26 avril Deux personnes (une septuagénaire et une enfant de six ans) ont été assassinées à Aïn Benian, dans la région de Khemis Miliana. Un soldat a été tué et un autre blessé dans l'explosion d'une mine dans le maquis de Maâmoura, dans la région de Saïda. Un garde communal a été tué dans un accrochage avec un groupe armé à Ouled Saber, près de Dellys. Quatre membres d'une même famille -le père, la mère, le fils et une parente- ont été égorgés par un groupe armé à Tazgich (ou Tizrich), près de Tiaret. Deux personnes ont été tuées dans l'explosion d'une bombe artisanale sur la route près de Laouidja, dans la région de Laghouat Un garde communal a été assassiné à Afir, dans la région de Boumerdès. 26-27 avril Cinq personnes ont été assassinées à Tizrich, dans la région de Ksar Chellala, par un groupe armé. 27 avril Deux islamistes armés ont été tués dans le massif du Fergoug, près de Relizane. Un attentat à la bombe à fait un mort à El Aouidja, près d'Aflou, dans la région de Laghouat. 28 avril Cinq islamistes armés ont été abattus dans la région de Ksar Chellala Un islamiste armé a été abattu lors d'un ratissage opéré par les forces de sécurité près de Hessasna, dans la région de Saïda, et un autre à Aflou, dans la réfion de Laghouat. 1-2 mai Neuf personnes (six enfants, deux hommes et une femme) membres de familles de bergers, ont été massacrées et quatre femmes, dont deux jeunes filles de 14 et 16 ans, ont été enlevées par un GIA au douar Ghasmi dans la région de Tiaret. 2 mai Cinq militaires et deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un GIA probablement affilié aux GIA de Hassan Hattab à El Ansar près de Tadmait, dans la région de Tizi Ouzou. 8 mai Cinq islamistes armés auraient été abattus lors d'une importante opération des forces de sécurité contre les maquis islamistes de Sidi Ali Bounab, tenus par le "Groupe salafiste pour la prédication et le combat" de Hassan Hattab. 9 mai Trois militaires ont été tués et un grièvement blessé dans un attentat à la bombe au passage de leur véhicule à Texenna, près de Jijel. 12 présumés islamistes armés auraient été abattus lors d'une importante opération des forces de sécurité dans le massif de Sidi Ali Bounab, qui surplombe Tadmaït (Kabylie). 11 mai Un charnier aurait été découvert par les forces de sécurité à Haouch Volloni (Fallony), près de Larbâa. Une cinquantaine de corps y seraient enterrés. Une fosse commune a en outre été découverte près de Sidi Djilali, dans la région de Tlemcen, comprenant les corps d'au moins cinq femmes, probablement enlevées dans le village de Khelil en juillet 1998. Une opération de ratissage menée dans la région a enfin permis de découvrir un cimetière où étaient inhumés des corps de présumés islamistes armés, probablement abattus lors d'une opération des forces de sécurité en qoût 1998. Trois corps en état de décomposition avancée ont été retrouvée dans une ferme à Tlayhia, dans la banlieue sud-ouest d'Alger des Eucalyptus. 13 mai Deux présumés islamistes armés ont été abattus à Asseblou, près de Texenna, dans la région de Jijel. 13-14 mai L'"émir" du GIA "Katiba Thabat", Temimi Mokhtar, a été abattu par les forces de sécurité et plusieurs de ses hommes blessés dans la région de Stamboul, lors d'une embuscade tendue par l'armée. 15 mai Cinq militaires ont été tués dans un attentat à la bombe au passage de leur véhicule entre OUled Taffer et Hamza près de Jijel. Deux membres de la milice anti-islamiste locale de Lahdjedjena, près d'Aïn El Biya, ont été assassinés par un GIA. 16-19 mai Sept islamistes armés auraient été abattus lors d'une opération des forces de sécurité dans le secteur d'Iferhounène (Kabylie) et quatre autres tués, d'un ratissage aux abords de la forêt de Belefgâa, dans la région de Tiaret. Huit "terroristes" ont été abattus lors du ratissage de la région du col de Tirourda, dans le Djurdjura, par les forces de sécurité. 17 mai Deux jeunes hommes ont été grièvement blessés dans un attentat à la bombe à Oued Zéboudj, près d'Aïn Defla. 18-19 mai Sept personnes, dont six enfants, ont été massacrées par de présumés islamistes armés à Béni Souka (Bekkar), dans la région de Médéa. Trois jeunes filles, dont la plus jeune a 12 ans, ont été enlevées. Les corps de deux présumés islamistes armés ont été retrouvés à Djrah, dans la région de Bouzegza. 19 mai Une personne aurait été tuée, et une vingtaine blessées dans un attentat à la bombe commis devant un cinéma de Bab-el-Oued. Les corps décapités de 18 personnes (dont des femmes et des enfants) ont été découverts à Chbika, près de Djelfa, dans une fosse commune. Il pourrait s'agir des victimes d'un massacre perpétré en 1998, lors d'un mariage. Deux paysans ont été assassinés, puis décapités, par de présumés islamistes armés près de la forêt de Toumiat, dans la région de Sidi Bel Abbes. 21-22 mai Dix personnes ont été tuées lors de l'attaque par un GIA d'une vingtaine de membres d'un hameau proche du douar d'Aïn Mouleb, près de Si Mahdjoub, dans la région de Médéa. 23-24 mai Quatre personnes, membres de deux familles, ont été égorgées, mutilées et décapitées à Fedj Moussa, près de Skikda. 24-25 mai Une "incursion terroriste" a fait sept morts (trois habitants et quatre assaillants) dans le hameau de Rouaissia, près de Berrouaghia, dans la région de Médéa. 25 mai Un berger a été égorgé, ses trois fils enlevés et son troupeau volé par un GIA retranché dans une forêt de la région de Médéa. Un attentat à la la bombe a fait, selon les sources, de un à trois morts à Alger, près du Commissariat central. L'explosion de deux bombes artisanales placées sur une route menant de Hassasna à Aïn Lahdjar, dans la région de Saïda, a fait un mort (civil). Un présumé "terroriste" a été abattu à El-Khemis, dans la région d'Aïn Defla. Un attentat à la bombe a fait un mort (un adolescent) sur la plage Kouâli, à Tipaza. Deux hommes ont été assassinés près du douar Esserhane, dans la région de Tipaza, lors de l'interception de leur véhicule par un "faux barrage". 19 islamistes armés, dont plusieurs "émirs", ont été abattus lors de deux grandes opérations menées par l'armée dans les régions de Biskra et de Batna. 27 mai L'"émir" d'un GIA de la région de Thénia, Rachid Boutiche, alias Abou Houdheifa, a été abattu, ainsi que l'un de ses lieutenants, par les forces de sécurité lors d'une opération contre le maquis islamiste de Mahrène. 29 mai Une adolescente a été abattue par un policier à la Bridja, près de Staouéli. 30 mai Un attentat au colis piégé a fait au moins un mort à Bouzareah, dans la périphérie d'Alger. Six membres d'une milice anti-islamiste locale (groupe d'autodéfense) ont été tués dans une embuscade tendue par de présumés islamistes armés à Had Sahari, près d'Aïn Oussera, dans la région de Djelfa. 31 mai Les corps de 7 présumés "terroristes" ont été retrouvés par les forces de sécurité après une opération de ratissage menée dans les monts de Ouastili, dans la région de Batna, opération dont le bilan total se monterait à 24 ou 25 islamistes armés abattus (aucun bilan des pertes dans les rangs des forces de sécurité n'est disponible). Neuf membres d'un GIA auraient été abattus dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité depuis la mi-mai à Sidi Selhane, près de Bouinan, dans la région de Blida. Une personne a été tuée dans un attentat à la bombe à Dir El-Hessien, près de Boualem. 1er juin Deux présumés islamistes armés ont été abattus le par l'armée dans le Djebel Ouastili, près de Batna, lors d'une opération de ratissage. 2 juin Trois femmes ont été assassinées par balles à Lâalam, près de Béjaïa, par un groupe armé qui a aussi kidnappé un jeune homme. Deux femmes ont été assassinées et un vieillard enlevé à Iamaren, dans la région de Bejaïa, aux limites de la wilaya de Sétif, par un groupe armé Deux paysans sexagénaires ont été assassinés à Béni Amrane, près de Miliana, par un groupe armé Un garde communal et un civil ont été tués dans la région de Chlef. Un présumé islamiste armé a été abattu près de Hassi el Ghella, dans la région d'Aïn Temouchent. 3 juin Deux hommes ont été assassinés à Kosni, près de Nadora, dans la région de Tiaret 4 juin Un officier de l'armée à la retraite a été assassiné à Aïn Beïda, dans la région d'Oum el Bouaghi. 4-5 juin 22 personnes (19 selon les services de sécurité), dont quatre femmes, sept enfants et un bébé, toutes de la même famille (Hadj Mokhtar), ont été massacrées et un jeune homme enlevé à Sidi Ahmed Drouni, près de Bou Hanifia, dans la région de Mascara, fief des GIA de l'ouest. 6 juin Cinq personnes, dont deux "patriotes" (membres de la milice antiislamiste locale) ont été tuées à un "faux barrage" près de Birtouta. 8-9 juin Trois islamistes armés, dont l'"émir" Adda Mohammed, alias "Nouh", chef d'un GIA de Tiaret, ont été abattus lors d'une opération de l'armée à Aouket Rahab, dans la région de Tiaret. Sept islamistes armés ont été abattus lors d'une opération de ratissage déclenchée par l'armée à Ouastili dans la région de Batna, contre le GIA de l'"émir" Sahraoui, qui aurait perdu 34 membres depuis lée début du ratissage. 9 juin Un homme a été assassiné à Constantine par de présumés islamistes armés. 10-11 juin Au moins 14 personnes ont été massacrées et deux jeunes filles enlevées à Sidi Naâmane, dans la région de Médéa. Toutes les victimes faisaient partie de la même famille. 16 juin Quatre militaires auraient été tués dans un attentat à la bombe près de Keddara, dans la région de Boumerdès, et trois membres du groupe armé responsable de l'attentat, dont l'"émir" Chaouch Omar, alias Abou Khaled, adjoint de "Dichou", émir des GIA de Hassan Hattab, auraient ensuite été abattus par les forces de sécurité. 17 juin Deux présumés "terroristes" ont été abattus par les forces de sécurité à Kouba. 18-19 juin Un présumé islamiste armé a été tué près de Damous, dans la région de Tipaza, par les forces de sécurité. 19 juin Quatre membres de la garde communale ont été tués à Ighzer Oumezian, près de M'chedallah, dans l'explosion d'une bombe artisanale à leur passage. 20 juin Deux personnes (une personne âgée et le chauffeur du véhicule) ont été tuées dans une embuscade tendue à leur véhicule à Aït Saâdallah, entre Tiama et Erraguène. 21-22 juin Un jeune homme a été assassiné à Mechta Safia Ezzergua, près de Guelma, par de présumés islamistes armés, vraisemblablement pour le "punir" d'avoir fait son service militaire. 23 juin Un islamiste armé a été abattu à la suite d'une embuscade tendue par un GIA près de Sfisef. 24 juin Lors d'une opération de ratissage déclenchée par les forces de sécurité dans la région de Tlemcen, l'"émir" de la katibat El-Khadra (GIA-Zouabri), Sebdou, aurait été abattu à Tafsra, près de Beni Snous. Trois personnes ont été tuées à Constantine par de présumés islamistes armés. L'"émir" d'un GIA de Sfisef, actif entre Bouhanifia, Sfisef et Sidi Bel-Abbès, Mohammed Sarno, a été abattu par les forces de sécurité dans une opération de ratissage. 24-25 juin Un civil armé, vraisemblablement un milicien anti-islamiste ("patriote") a été assassiné à Tiguemounine, près de Tizi Ouzou. 25 juin Un "patriote" (milicien anti-islamiste) a été abattu à Tiguemoumine (Kabylie) par un groupe armé. 26 juin Le cadavre d'un homme mutilé a été retrouvé près d'Aïn Bessem. 27 juin Un soldat a été tué dans une embuscade tendue près d'El Aouana par un GIA, qui a également eu un tué dans ses rangs, et serait dirigé par l'"émir" Makhlouf, un ancien gendarme. Un policier a été assassiné à Tala Athmane, dans la région de Tizi Ouzou, par un groupe armé présumé islamiste qui rackettait les consommateurs d'un café 30 juin-1er juillet Trois présumés islamistes armés, dont un émir local, ont été abattus dans la forêt de Belefgâa, dans la région de Tiaret. 1er juillet Un civil a été tué par un groupe armé près d'Annaba. Selon des habitants du quartier, une centaine de jeunes élèves de l'Académie militaire de Cherchell, armés de gourdins et de couteaux ont attaqué un quartier de la ville, blessant des habitants, dont au moins deux jeunes filles, et saccageant des magasins et des habitations 3 juillet Un attentat à la bombe a fait au moins trois morts (dont deux fillettes, sur une plage d'Aïn Tagouraït, près d'Attatba. Un paysan a été tué dans l'explosion d'une bombe placée dans son champ à Djebahia, près de Bouira. Deux islamistes armés, l'un membre de l'AIS et l'autre d'un GIA, ont été tués dans un affrontement entre AIS et GIA dans la forêt de Fergoug, près de Mascara. 4 juillet De quatre à six militaires ont été tués dans une embuscade tendue à Tifraouane, près d'El Aouana, dans la région de Jijel, par un GIA. Un homme a été enlevé, torturé puis assassiné le 4 juillet entre Aïn Barbar et Chetaïbi, dans la région d'Annaba. Dans la même région et à peu près à la même date, un "terroriste" a été abattu à Chabbia, un jeune ayant récemment fait son service national a été assassiné à Aïn Berda et deux hommes égorgés à Chahoui, dans la région d'El Tarf. 5 juillet Quatre présumés islamistes armés qui avaient tenté une incursion dans le hameau d'Azaza, près de Tebessa, ont été abattus par les forces de sécurité. 8 juillet Deux membres des forces de sécurité ont été abattus à Dellys par trois membres présumés d'un groupe armé. Un garde communal a été tué dans un accrochage avec un GIA à Ouled Aïssa. 8-9 juillet Deux "terroristes" ont été abattus par les forces de sécurité près de Zaouïa, dans la région de Dellys. 9-10 juillet Un homme a été assassiné à Zentout, près de Souk el Tenine, dans la région de Béjaïa, par un groupe armé. 11 juillet Un islamiste armé "repenti" qui s'était rendu aux autorités en 1995 et avait bénéficié de la loi de "rahma" (clémence) a été assassiné par balles à Relizane. Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Sidi Djilali, près de Tlemcen. 11-12 juillet Au moins quatre islamistes armés, membres du "Groupe salafiste pour la prédication et le combat" de "Dichou", ont été abattus lors d'opérations de ratissages entamées après une tentative d'attaque par un GIA d'un village de la région d'Oued el Khal. 13 juillet Un présumé islamiste armé a été abattu à Sidi Djilali, dans la région de Tlemcen. 13-14 juillet Deux personnes ont été tuées dans l'explosion de deux bombes dans la région de Larbâa. Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été tué près de Sidi Djilani, dans la region de Tlemcen. Une opération de ratissage menée par l'armée et les "GLD" (milices anti-islamistes locales) dans les monts de Guerrouche (résion de Jijel) a été marquée par un accrochage faisant deux morts (un soldat et un milicien). 14 juillet Deux islamistes armés présumés ont été abattus à Sidi Naâmane, dans la région de Tizi Ouzou, près du village de Bordj Sebaou. 19 juillet Un officier de police a été assassiné à Tizi Ouzou 19-20 juillet Neuf personnes ont été assassinées à Sidi Rabie, près de Médéa. 26 juillet Cinq personnes ont été tuées dans deux attentats imputés aux islamistes armés, à Djelfa et Bouira. 30 juillet Sept membres de la milice anti-islamiste locale (GLD) ont été tués dans un attentat à la bombe à El-Mlihia, dans la région de Djelfa. Un policier a été tué dans l'attaque d'un commissariat à Boghni, dans la région de Tizi Ouzou. 1er aout Au moins dix militaires ont été tués (quatorze selon certaines "sources) dans un attentat à la bombe au passage d'un véhicule militaire entre Batna et Aïn Touta. Un jeune homme venant d'accomplir son service militaire a été égorgé le 1er août à El Milia par un groupe armé. 2 aout Trois enfants de quatre à six ans ont été tués au Douar Banetou, près de Mascara, lors de l'explosion d'un obus de 60 mm datant de la Guerre d'Algérie. 2-3 aout Une personne a été assassinée à Bouguirat, entre Abou el Hassen et Ghebal, dans la région de Chlef, par un groupe armé non identifié. 3 aout Un membre de la milice anti-islamiste locale (GLD) de Taourirt, près d'Aït Mansour, dans la région de Bouira, a été abattu par un groupe armé. Deux gendarmes ont été enlevés et égorgés à Tidjelabine, près de Thénia, dans la région de Boumerdès.
3-4 aout Onze présumés islamistes armés auraient été abattus par les unités de l'armée dans une opération menée sur les monts de Ousatili, dans la région de Batna. Selon "El Watan", quatre "émirs" du GSPC de Hassan Hattab figureraient parmi les islamistes abattus. 4 aout Un groupe armé a abattu neuf personnes à Tidjelabine en attasquant un marché automobile se tenant à l'entrée de la ville. Un jeune homme a été égorgé à Ouled el Hadj, près de Bouira. 5 aout Au moins six personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe sur un marché de Hassi Bahbah, dans la région de Djelfa. Un membre de la Garde républicaine a été égorgé à Tidjelabine, dans la région de Boumerdès, par un groupe armé. 6 aout Un homme a été assassiné à un faux barrage dressé au col de Tirourda, près d'Aïn El Hammam, dans la région de Tizi Ouzou. 6-7 aout Un attentat à la bombe devant un immeuble a fait deux morts (un couple) à Boufarik. Deux présumés islamistes armés ont été tués lors d'un accrochage à Oum Arbaïn, près de Bouira. 8 aout Un policier a été assassiné à Dellys par un groupe armé. Un militaire a été tué à Leghia, près de Bouira, dans l'explosion d'une bombe au passage d'un camion militaire. Un militaire en permission a été égorgé à un "faux barrage" sur la route nationale 5 Un militaire a été tué dans un attentat contre un barrage de l'armée, à Smiha. 9 aout Sept bergers ont été assassinés par des groupes armés dans les régions de Boumerdès et d'Aïn Defla : quatre à Aïn Soltane, près d'Aïn Defla, et trois à Bouberak, dans la région de Boumerdès. Un attentat à la bombe commis à Alger, avenue Pasteur, a fait au moins trois morts. 9-10 aout De huit à dix militaires, selon les sources, ont été tués dans l'attaque de leur campement, par un groupe armé présumé islamiste près d'Alwa Bwaman, dans la région de Boumerdès. 10 aout Deux militaires et un garde communal ont été tués à Ouled Aïssa, en Kabylie. Un membre de la milice anti-islamiste locale (GLD) et un appelé du contingent ont été tué dans la région de Chlef. Trois personnes ont été tuées par balles par un groupe armé à Telagh, dans la région de Sidi Bel Abbès. Le corps d'une femme égorgée a été retrouvé à Djelfa Un paysan a été abattu par balles à Médéa. 10-11 aout Trois ou quatre militaires, selon les sources, ont été tués dans une embuscade tendue entre Baghlia et Naciria. 12-13 aout Deux commerçants ont été égorgés dans leur magasin, dans la Casbah d'Alger. 13 aout Un attentat à la bombe au passage d'un convoi funèbre se dirigeant vers le cimetière Sid Ahmed, dans la périphérie de Tebessa, a fait quatre morts. Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été assassiné entre Chabet El Ameur et Timezrit, près de Bordj Menaïel. 14 aout Un attentat à la bombe au passage d'une patrouille militaire entre El Aardja et Benouali, près de Cap Djenet, dans la région de Boumerdès, a tué un militaire. 14-15 aout Vingt-neuf personnes ont été massacrées par un groupe armé à un "faux barrage" à Bouaich, près de Beni Ounif, dans la région de Bechar. 10 femmes, dont une adolescente, ont été enlevées. Trois des victimes du massacre ont été égorgées, les 26 autres tuées par balles. 15 aout Cinq soldats ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille militaire dans la région de Boumerdès. Dans les quinze premiers jours d'août, au moins 100 personnes, dont 27 militaires, ont été tuées dans des attaques et des attentats attribués aux groupes islamistes. 16-17 aout Une personne a été tuée à un "faux barrage" à Gaagaa, dans la région de Tebessa. Un militaire a été tué à un faux barrage à Bouira. 17 aout Les cadavres de trois hommes, tués depuis une dizaine de jours, égorgés et ligotés, ont été découverts près de Bechar. Cinq personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe au passage d'un taxi à Marsat, dans la région de Tebessa. 18 aout Deux présumés islamistes armés qui avaient pris en otage une famille dans le quartier des Planteurs, à Oran, ont été abattus par les forces de sécurité. 18-19 aout Un jeune militaire a été retrouvé assassiné à Aïn Bessam, dans la même région. 19 aout Un jeune homme a été assassiné à El Adjiba, dans la région de Bouira. personne a été tuée à l'arme blanche à Oued Roumane, deux autres à El Guelta et une personne a été enlevée à Sidi Ali, le tout dans la région de Ténès. 19-20 aout Une femme a été égorgée et une jeune fille de 24 ans enlevée à Sidi Ali, près deTénès, dans la région de Chlef. Quatre personnes, dont deux femmes, ont été assassinées à un "faux barrage" à Boufarik, près de la gare d'El Khroub. Un homme a été assassiné à Ali Boudhar, près de Si Mustapha, dans la région de Boumerdès.
20-21 aout 17 personnes, dont au moins cinq enfants (quatorze selon certaines sources) et quatre femmes, ont été massacrées à Ouezra, près de Médéa, par un groupe armé 21 aout Sept "patriotes" (membres de la milice anti-islamiste locale) ont été tués près de Lakhdaria, au cours d'une embuscade tendue par un groupe armé sur la RN 5, et d'un attentat à la bombe à l'entrée de Lakhdaria. 21-22 aout Quatre jeunes hommes ont été exécutés dans un bidonville de Constantine par un groupe armé d'une dizaine de membres. Deux policiers ont été tués dans deux attentats commis dans à Dellys et Collo. 23 aout Un "terroriste" a été abattu par les services de sécurité à Tadmaït, dans la région de Tizi Ouzou. Un gendarme a été tué dans l'explosion d'une bombe enfouie dans une piste de la région de Hassasna, près de Saïda. 23-24 aout Deux gardes communaux ont été abattus dans une embuscade tendue par un groupe armé à Azrou, près de Dellys. 24 aout Une femme et ses deux enfants ont été massacrés à Béni Saf par leur mari et père des enfants, membre de la milice anti-islamiste locale. Le motif du crime est crapuleux Un homme a été retrouvé égorgé à El Guelta, dans la région de Ténès. 25 aout Un attentat à la bombe dans un bus a fait, selon les sources, trois ou quatre morts sur la route de la Chiffa, à hauteur de Sidi el Madani, entre Médéa et Blida. Un homme a été assassiné à un "faux barrage" sur la route de Béni Douala, dans la région de Tizi Ouzou. 25-26 aout Un homme, membre de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") a été assassiné à Tabia, près de Maaded. 26 aout Un attentat à la bombe a fait deux morts (dont une femme de 91 ans) à El Khemis, près du mausolée Sidi Maâmar. 28-19 aout Quatre personnes ont été assassinées lors d'une incursion d'un GIA dans le village de Aïssaouia, dans la région de Tablat. 30 aout Trois militaires et deux islamistes armés ont été tués dans un accrochage au Djebel Karsout, entre Saïda et Mascara, où l'armée encercle un GIA. Un berger a été assassiné à Chlef. 1er septembre Un berger a été retrouvé égorgé près de Sidi Abderrahmane, dans la région de Ténès. 3 septembre Un attentat à l'explosif a fait deux morts à Mouley El Arbi (Wagram). Une embuscade tendue par un GIA à des soldats en mission de reconnaissance a fait deux morts parmi les militaires, à Tikdja, dans la région de Bouira. 4 septembre De trois à neuf personnes, selon les sources, ont été tuées à un "faux barrage" routier érigé par un GIA près de Draa el Mizan, en Kabylie. Un ratissage déclenché après le massacre par les forces de sécurité dans la forêt de Boumahnia aurait abouti à la mort de quatre islamistes armés les 5 et 6 septembre. Un accrochage entre des "patriotes" (milices anti-islamistes) et des islamistes armés a fait sept morts (deux "patriotes" et cinq islamistes) à M'Chedellah, dans la région de Bouira, où l'armée a lancé une opération de ratissage lors de laquelle neuf autres islamistes auraient été abattus. 5 septembre Un policier a été retrouvé égorgé à Essamar, près de Relizane. Un "patriote" a été tué dans un accrochage avec un GIA dans la région de Sidi Bel Abbes. 7 septembre Un ancien garde communal a été assassiné à Taouarga, dans la région de Boumerdès, par un groupe armé. 8 septembre Un gendarme a été tué par un groupe armé à Draâ el Mizan, dans la région de Tizi Ouzou. Quatre militaires, dont deux officiers, et un "repenti" (islamiste armé s'étant rendu aux autorités) ont été tués à Khemis el Khechna, dans un attentat à la bombe. 8-9 septembre Quatre militaires, dont un capitaine, ont été tués dans une embuscade tendue à un convoi de militaires et de policiers, à Oued-Boughiel, près d'El-Attaf, dans la région d'Aïn Defla. 9-10 septembre Sept personnes, membres de la même famille, ont été massacrées par un groupe armé à Hassi Bahbah, près de Djelfa, selon "Essahafa" 10 septembre Deux islamistes armés ont été abattus dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité dans la région de Stamboul. 12-13 septembre Trois personnes, des commerçants selon certaines sources, des agriculteurs selon d'autres, ont été assassinées à Attatba, dans la région de Tipaza, lors d'un "faux barrage". 15 septembre Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un GIA à El Aouana, dans la région de Jijel. Un jeune homme a été assassiné dans son commerce de Bab el Oued. Un homme a été brûlé vif au lance-flamme à Aït Ouaâbane, près de Tizi Ouzou. par un groupe armé d'une quinzaine de personnes. 16 septembre Le président de l'APC (Maire) de Sidi Bayazid, dans la région de Djelfa, Bachir Toumi, a été tué dans un attentat à la bombe. 18-19 septembre 17 islamistes armés auraient été tués au cours d'une opération (avec artillerie et hélicoptères) des forces de sécurité à Aïn Qadouz, dans la région de Mascara 20 septembre Deux gardes communaux ont été tués dans un attentat à la bombe commis par un GIA affilié au GSPC de Hassan Hattab, à Sellala, près de Kadiria, dans la région de Bouira. 21 septembre Une vaste opération de ratissage a été déclenchée par les forces de sécurité dans les monts d'El Maïn et de Tiberkanine, dans la région d'Aïn Defla. Deux islamistes armés auraient été abattus. 21-22 septembre Deux jeunes hommes ont été assassinés à Zouitna, près de Chahna, dans la région de Jijel, par un GIA de 14 membres, dirigé par un ancien parachutiste. 22 septembre Trois islamistes armés auraient été tués dans des oppérations de l'armée en Kabylie, dans les régions de Ouadhias, Iferhounène et Drâa el Mizan. Trois islamistes armés auraient été tuiés dans des opérations des forces de sécurité dans la région de Djelfa. 22-23 septembre Deux présumés "terroristes" ont été abattus par un détachement de militaires au douar Brarat, près de Dellys, alors qu'ils se rendaient au village pour se ravitailler. 24 septembre Le deuxième vice-président de la commune de Larbaâ a été tué dans l'explosion d'une mine artisanale entre Sfiet et Larbâa. Cinq personnes ont été assassinées dans la forêt d'Attatba, dans la région de Tipaza, par un groupe armé. 26 septembre Deux policiers, dont un commissaire, ont été abattus à la sortie de Tebessa, alors qu'ils intervenaient contre un groupe armé qui tentait un hold up contre une station-service. 26-27 septembre Un islamiste armé a été abattu à Djimla, dans la région de Jijel, alors qu'un GIA tentait une attaque contre une mechtah au pied du mont Bouazza. 27 septembre Un attentat à la bombe à Beni Mahboub, à la sortie d'El Milia a fait un mort. 28 septembre Sept personnes ont été assassinées à un "faux barrage" dressé par un GIA dans la périphérie de Berrouaghia. Un jeune homme, membre de la milice locale d'El Aouana, a été assassiné par un groupe armé à la cité Arbir, près d'El Aouana. 29 septembre L'imam de Bord Menaïel, cheikh Ahmed, âgé de 98 ans, a été assassiné par un groupe armé, alors qu'il quittait la mosquée. 29-30 septembre Un commerçant de Tebessa a été assassiné, sans que l'on sache s'il s'agit d'un crime crapuleux ou d'un acte terroriste. 30 septembre Un ancien adjoint au maire (nommé) de Chlef, Zoubir Belmoulay, a été assassiné après avoir été enlevé à El-Hassania. Un homme a été abattu lors de l'interception de son véhicule par un "faux barrage" à Drmala, près de Sidi Abderrahmane, dans la région de Ténès 3 octobre Cinq personnes (dont une enfant et une adolescente), toutes membres de la même famille, ont été égorgées à Hassi Bahbah, dans la région de Djelfa. Quatre policiers ont trouvé la mort dans un attentat à la bombe près des Issers, dans la région de Boumerdès. Quatre islamistes armés auraient été abattus près de la forêt de Stambouil, dans la région de Mascara, lors d'une opération de ratissage des forces de sécurité, 4 octobre Un commerçant a été assassiné à Chettia, près de Chlef, par un groupe armé. Une jeune femme a été tuée dans l'explosion d'une bombe au douar Achiba, près du col de Benchicao, dans la région de Médéa. 4-5 octobre Trois membres de l'AIS se rendant coupable de racket de la population locale auraient été abattus près du douar Echarra, dans la région de Relizane, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. 6-7 octobre Un garde communal et son épouse ont été assassinés à Afir, dans la région de Dellys. Un "terroriste" a été abattu par les services de sécurité à Makouda, dans une ambuscade tendue par la police communale. 7 octobre Un colonel de la marine et un officier des douanes ont été assassinés à Timizart Leghbar, près de Tizi Ouzou, par un groupe armé. Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu pat un groupe armé dans les gorges de la Chiffa, en Kabylie. 7-8 octobre Huit personnes, toutes de la même famille, dont cinq enfants, ont été massacrées à l'arme blanche à Douaouda, dans la région de Tipaza. 8 octobre Deux personnes ont été assassinées (dont un ex-garde communal) et une a disparu lors de l'interception de deux bus par un "faux barrage" près de Boghni, en Kabylie. 9 octobre Deux présumés islamistes armés ont été abattus entre El Biar et Ben Aknoun, à Alger, par les services de sécurité. 9-10 octobre Un homme a été assassiné par balles à El Wali,près de Sidi Akkacha. 10 octobre Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été abattu par un groupe armé à Oued Sehari (ou Esshari), près d'Arrib, dans la région d'Aïn Defla. 11 octobre Le corps d'un autre jeune berger assassiné a été découvert à Sidi Abdelghani, dans la région de Tiaret. 12 octobre Deux présumés "terroristes" ont été anattus à Kouacem, près de Lardjem, dans la région de Tissemsilt. 13 octobre Un jeune berger a été assassiné à Faïdja, dans la région de Tiaret. 14 octobre Deux présumés terroristes, et/ou à racketteurs, ont été abattus ( dans une embuscade tendue par des "patriotes" (miliciens anti-islamistes) à Bocca Ramlia, près de Chlef. 19 octobre Quatre présumés "terroristes" ont été abattus à Tagrara, près de Lardjem, dans la région de Tissemsilt, dans une embuscade tendue par la milice locale renforcée par l'armée. 14 novembre Six paysans ont été massacrés près de Médéa. 15 novembre 19 villageois (dont 13 enfants) de Ouled Djilali-Benyahia, dans la région de Chlef, ont été massacrés. 16 novembre Un policier a été assassiné près de Chlef. 18 novembre Deux personnes ont été égorgées par un groupe armé à Sidi Akacha, dans la région de Chlef. 20 novembre De quinze à vingt personnes ont été tuées à un faux barrage dressé par un groupe armé sur la route de la Chiffa, près de Blida. Une collégienne a été tuée dans un attentat à la bombe contre un bus scolaire, près de Tamerdjit, dans la région de Béjaïa 21-22 novembre Un homme et trois de ses enfants ont été assassinés à l'arme blanche, et son épouse enlevée, par un groupe armé près de Sougueur, dans la région de Tiaret. Les victimes faisaient partie d'une famille de nomades. 22 novembre

Abdelkader Hachani Abdelkader Hachani, "numéro trois" du FIS, président du Bureau exécutif national provisoire et principal dirigeant du Front en liberté, a été assassiné le 22 novembre à Bab el Oued. Il a été atteint de deux balles dans la tête alors qu'il se trouvait dans la salle d'attente d'une clinique dentaire. Le président Bouteflika a qualifié l'assassinat de tentative des "forces du mal et de la trahison", des "ennemis de la concorde civile, de la concorde nationale et de la réconciliation nationale" de torpiller ses efforts de paix. L'Instance exécutive du FIS à l'étranger, dirigée par Rabah Kébir, et qui avait soutenu la démarche de "concorde nationale" d'Abdelaziz Bouteflika, qualifie de "lâche et criminel" l'attentat commis contre Abdelkader Hachani et exige des autorités qu'elles ouvrent "une enquête sérieuse et rapide" sur cet assassinat, dont elle attribue la responsabilités aux "milieux éradicateurs".Pour sa part, l'aile "radicale" du FIS (le Conseil de Coordination, dirigé par Ahmed Zaoui), dénonce la "coïncidence" de l'assassinat de Hachani et de "l'amplification dans le discours de l'éradication employé par Abdelaziz Bouteflika contre tous ceux qui n'adhèrent pas à la politique exclusivement sécuritaire du régime militaire algérien". Le CC-FIS affirme qu'Abdelkader Hachani avait été sommé par les services spéciaux, trois semaines avant son assassinat, de "renoncer à sa critique de la loi dite de la concorde civile et à sa revendication d'une solution politique globale à la tragédie algérienne", et qu'il était l'objet de multiples "mesures de harcèlement", en étant notamment poursuivis par les services spéciaux "dans tous ses déplacements". Le quotidien "Libération" rapporte qu'en avril 1999, le général Médiène, chef des services spéciaux, confiait qu'il considérait Hachani comme "le seul chef islamiste réellement dangereux". Dans l'ensemble, la presse algérienne accuse le 23 novembre les GIA d'Antar Zouabri et/ou le GSPC de Hassan Hattab d'être responsables de l'attentat, mais le "Mouvement algérien des officiers libres" (MAOL) a affirmé le 22 novembre depuis Madrid que "cet acte lâche" était un "message sanglant de la part des généraux à tous ceux qui espéraient une solution politique en Algérie".

23-24 novembre Deux membres des "groupes de légitime défense" armés par les autorités contre les islamistes ont été abattus près de Keddara 26 novembre Un membre de la milice anti-islamiste de Sidi Akacha ("patriotes") a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale, dans la forêt de Haroul, alors qu'il participait à un ratissage organisé après l'assassinat de deux personnes. 27 novembre Dix personnes (dont deux femmes, quatre enfants et un militaire)ont été massacrées à un "faux barrage" tenu par une quinzaine d'hommes portant des tenues de "patriotes" près de Boufarik. Un policier a été tué à la Grande Poste, à Alger, par deux hommes armés. 28 novembre Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été tué à Ouled Sly, dans la région de Chlef, par un groupe armé. Dessin de Dilem, Dix-neuf personnes ont été massacrées (mitraillées dans leurs véhicules privés ou un autobus, certaines achevées à la hache) à un "faux barrage" à Messisa, près de Boumedfaa, entre Blida et Aïn Defla, sur la RN4 Alger-Oran. Trois gardes communaux ont été tués par un groupe armé aux "Deux Bassins", dans la région de Tablat. Le groupe armé a fait exploser le poste de la Garde communale. 30 novembre Deux personnes ont été tuées dans l'explosion d'une bombe à Beni Merzoug, dans la région de Chlef. 1er decembre 3 militaires ont été tués dans une embuscade tendue par le GSPC de Hassan Hattab, à Sahel Boubarak, dans la région de Dellys. 2 decembre Onze personnes (toute une famille de nomades, y compris les femmes, les enfants et les vieillards) ont été massacrées dans leur campement à Sidi Makhlef, près de Laghouat. 2-3 decembre 16 islamistes armés, dont trois "émirs", ont été tués (quatorze dans un accrochage, deux autres le lendemain) les 2 et 3 décembre dans une opération de ratissage déclenchée par les forces de sécurité à Chorafa, dans la région de Chlef. 3 decembre Un jeune homme a été assassiné dans le quartier Echaly, à Constantine. Un attentat à la bombe près de la mosquée de Dellys a fait un mort (un policier). Après cet attentat, de graves incidents sont survenus : pendant trois heures, des gendarmes et des policiers ont passé à tabac des centaines de personnes, non impliquées dans l'attentat et qui étaient rentrées chez elles, dans les quartiers de Bordj Fnar, El Kous et de la Cité, après la prière. Ces violences policières ont fait des dizaines de blessés, évacués vers les hôpitaux, et un mort, décédé le 6 décembre des suites de ses blessures à l'hôpital d'Aïn Naâdja. 4 decembre Deux militaires et un "patriote" (membre de la milice locale) ont été grièvement blessés ou tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Boumehni, près de Draâ el Mizan. Deux membres du groupe armé auraient été tués. Quatre "terroristes" auraient été abattus par les forces de sécurité à Tissemsilt, et un cinqiuième dans la forêt de Stamboul, dans la région de Mascara. 4-5 decembre Deux présumés islamistes armés ont été abattus par les services de sécurité près de Djebahia, dans la région de Bouira, dans une embuscade. 5 decembre Deux personnes, un policier et un militaire, ont été tuées dans l'interception d'un bus par un "faux barrage" entre Boukhadra et El-Aouinet, dans la région de Tebessa. Un membre du "GLD" (milice anti-islamiste armée par les autorités) de Keddara a été abattu à Keddara. Un jeune policier a été abattu dans le quartier d'Oued el Had, à Constantine. 5-6 decembre Cinq personnes ont été tuées lors d'une incursion d'un groupe armé dans le quartier populaire de Dardara, à Khemis Miliana. 11 decembre Quinze personnes, dont deux enfants et une femme, ont été massacrées à un "faux barrage" établi par un groupe armé à Sidi Madani, entre Blida et Médéa, sur la route de la Chiffa. 12 decembre Cinq militaires ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé lors d'un ratissage opéré par l'armée près de Hammam Righa, dans la région d'Aïn Defla. Deux membres du groupe armé ont également été tués. Un présumé "terroriste" a été abattu au centre ville de Draâ el Mizan. 14 decembre Onze militaires ont été tués près de Chlef, dans une embuscade tendue par un groupe armé. 16 decembre Quinze personnes ont été massacrées, la plupart à la hache et au couteau, à Lampar, près de Bou Ismaïl (Castiglione), à la sortie de la mosquée. 24 decembre Au moins 28 personnes ont été massacrées à un "faux barrage" sur la route Alger-Oran, près de Khemis Miliana. 28 decembre Une famille de nomades de 6 personnes (une femme et cinq enfants), a été massacrée par un groupe armé à Tadjemount, près d'Aïn Mahdi. Un homme a été tué dans une embuscade entre Benaka et Aïn Baâbed, dans la région de Djelfa. 28-29 decembre Quatre présumés "terroristes" ont été abattus dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à un groupe armé entre Koléa et Bou Ismaïl, dans la région de Tipaza. 31 decembre Au moins quatre personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe au centre de Tlemcen 31 decembre-1er janvier Un officier de police a été assassiné à Aomar, dans la région de Bouira, lors de l'attaque par un groupe armé d'un café d'une cité du centre ville.

2000

2 janvier Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Senanine, près de Sidi Daoud. 2-3 janvier Cinq personnes (dont une femme enceinte, une personne âgée et un enfant) ont été tuées à El Amaria, près de Médéa, par un groupe armé d'une dizaine de membres, qui a en outre enlevé une jeune fille.

3-4 janvier bouismai.jpg

Sept personnes ont été tuées et quinze blessées dans le mitraillage par un groupe armé d'un café du douar Medjar (ou Nedjar) M'hamed (Haouch Garnane, ou Germain), près de Bou Haroun, entre Aïn Tagouraït et Bou Ismaïl, dans la nuit du 3 au 4 janvier. Les forces de sécurité ne sont intervenues que deux heures après avoir été contactées, alors qu'elles n'étaient qu'à un quart d'heure du lieu de la fusillade.

4 janvier Les corps de deux membres de la milice anti-islamiste locale (GLD) ont été retrouvés, égorgés dans la région d'Annaba. Ils avaient été enlevés la veille, après être tombés dans une embuscade tendue par un groupe armé à Ingerbar Un militaire, quatre gardes communaux et un membre du groupe de légitime défense local ont été tués dans un accrochage entre un groupe armé de 150 membres, qui serait commandé par Antar Zouabri en personne, et forces de sécurité à Taoulla (ou Oued Douana), près de Sidi Ali Mellal dans la région de Tiaret. Une vaste opération de ratissage a été engagée ensuite par les forces de sécurité autour de Gouassem, entre Tissemsilt, Tiaret et Relizane, et plusieurs "terroristes" abattus. Six personnes (des nomades) ont été égorgées par un groupe armé à Medjedel, dans la région de M'sila L'"émir" d'un GIA local d'En-Gaâda, Aïssa, aurait été abattu au début du mois dans une embuscade tendue par les services de sécurité entre Aflou et Laghouat. 6 janvier Deux gardes communaux ont été abattus dans une embuscade tendue à Corso, dans la région de Boumerdès, par un GIA qui serait dirigé par un certain "Chebab", et affilié au GSPC de Hassan Hattab. 6-7 janvier Trois présumés "terroristes" ont été abattus par des "patriotes" ( milice anti-islamiste locale) à Flafla, dans la région de Harchoune. 7 janvier Le corps d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, égorgé, a été découvert à la périphérie de Medea. 7-8 janvier Un présumé islamiste armé a été abattu à Chahibet, près de Sidi Daoud, dans la région de Boumerdès. 8 janvier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité à Louza, près de Telagh, dans la région de Sidi Bel Abbes, lors d'un accrochage. 10 janvier Un attentat à la bombe a fait un mort à Tafala, près d'El Omaria, dans la région de Médéa 10-11 janvier Un militaire a été tué dans l'attaque au mortier artisanal d'un détachement de l'ANP à Ouled Chiba, près de Sidi Daoud. 12 janvier Deux personnes, dont un ancien garde communal, ont été assassinées à Kerdanti, entre Drean et Besbes, dans la région d'El-Tarf, par le GIA de l'"ömir" Mohamed Lamine Megata Un berger de 17 ans a été retrouvé égorgé le 13 janvier près de M'ghila, dans la région de Tiaret, Il avait disparu depuis 24 heures. 13-14 janvier Aoudjit Bourguiba, alias Abou Oussama, un imam qui servait de médiateur entre Hassan Hattab, chef du GSPC, et l'armée, a été assassiné à El Adjiba, sur ordre de Hattab lui-même selon la presse algéroise. Abou Oussama avait négocié précédemment la reddition d'une cinquantaine de membres du GSPC dans les wilayas de Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou. 14 janvier Quatre gardes communaux ont été assassinés à Aïn Tarek 15 janvier Un policier a été abattu à El Eulma par un groupe armé, dont les trois membres ont ensuite été abattus lors d'un affrontement de plusieurs heures avec les forces de sécurité Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé du GSPC près de Mazer, entre Tigzirt et Dellys. Deux personnes ont été tuées à un "faux barrage" au douar Halouia, dans la région de Blida, par un groupe armé. 16 janvier Trois islamistes armés ont étéabattus lors d'opérations de ratissage déclenchées par les forces de sécurité dans la région de Aïn El Hammam, en Kabylie. 17 janvier Un attentat à la bombe a fait un blessé à Tagouraya, près de Hassasnas, dans la région de Blida. 18 janvier Quatre militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un GIA de la "katibat El Ahoual" à Oued R'hiou, dans la région de Relizane. 19-20 janvier 12 islamistes armés, membres du GSPC, auraient été abattus dans une embuscade tendue par l'armée dans le maquis de Sidi Ali Bounab, entre Naciria et Tadmaït, dans la région de Tizi Ouzou.


tuerie.gif

De violents combats entre l'armée, appuyée par des troupes héliportées et de l'artillerie lourde, et une cinquantaine d'islamistes armés de la "katibat El Ahoual" (des GIA-Zouabri), commandés par Kada Benchiba ont fait au moins 57 morts entre le 18 et le 22 janvier près de Bourabka, dans la région de Relizane : selon les chiffres officiels, 25 militaires et 32 islamistes armés ont été tués, le bilan des tués étant selon "El Watan" et "Le Matin" de 25 militaires, 15 islamistes armés -dont une femme- et une vingtaine de civils, peut-être les membres des familles des islamistes armés massacrés par eux lors de leur retraite. "La tentative de neutraliser le groupe terroriste réfugié dans une casemate a vite tourné au cauchemar", écrit "Le Matin". Les affrontements étaient toujours en cours le 22 janvier, et des renforts militaires ont été acheminés dans la région.

D'importants renforts militaires de troupes, de blandés et d'armements lourds ont été acheminés le 23 janvier dans le village d'Ammi Moussa, près de Relizane, où selon la presse algérienne, une offensive des forces de sécurité aurait abouti à l'élimination d'une septantaine d'islamistes armés, après que la veille une trentaine de membres des GIA du secteur aient déjà été abattus. "Le Matin" annonce que 102 islamistes armés et 25 soldats ont été tués depuis le début de l'offensive dans l'Ouarsenis, où environ 300 islamistes armés (environ cent selon "Liberté" ) des GIA-Zouabri tiendraient tête depuis une semaine aux forces régulière engagées dans l'offensive "Seif El-Hadjadj" depuis le 18 janvier. Citant un officier de l'armée, "Liberté" écrit que "l'opération risque de durer".

Au moins 49 islamistes armés auraient été tués et 22 arrêtés par les forces de sécurité depuis le début de l'opération "Seif El-Hadjadj", le 19 janvier, dans la région de Relizane, selon "El Khabar". "Le Matin" et "El Watan" annoncent qu'une douzaine de "terroristes" ont été abattus dans la nuit du 25 au 26 janvier à Besnes, dans la forêrt de Bouroukba, et que le nombre total d'islamistes armés de la "katibat El Ahoual" abattus atteindrait 52. L'opération des forces de sécurité engagerait près de 5000 soldats appuyés par plusieurs centaines de gardes communaux et de miliciens des GLD, ainsi que par des hélicoptères. Une vaste opération de ratissage a en outre été déclenchée à Khemis Miliana pour "neutraliser" un GIA

22 janvier Deux policiers (un policier et un garde communal ont été tués à un "faux barrage" dressé à Kadiria, dans la région de Lakhdaria, par un groupe armé habillé en tenues de policiers. Lors du ratissage qui a suivi, les forces de sécurité ont découvert quatre cadavres en état de décomposition. 24 janvier De présumés islamistes armés déguisés en militaires ont massacré de onze à treize personnes selon les sources (dont au moins six femmes et une adolescente) et en ont enlevé au moins trois autres (des jeunes filles) à un "faux barrage" tendu à Ouled Douaïche (ou Ouled Benchâabane), près de Miliana, dans la région d'Aïn Defla. Les victimes du massacre étaient toutes employées au Centre d'assistance aux enfants handicapés de Sidi Medjahed 25 janvier Deux soldats (et, selon "Le Matin", un employé de la perison d'El Harrach) ont été abattus à un "faux barrage" tendu par un groupe armé habillé de tenues militaires et dirigé selon "Le Matin" par Boualem Hamza, près du douar Taza, près de Beni Amranel, dans la région de Boumerdès. 26 janvier Deux militaires ont été tués dans une attaque menée par un GIA à Bouchetata, dans la région de Skikda 27 janvier Un policier a été tué dans une embuscade tendue par de présumés islamistes armés à Thenia, près de Boumerdès. L'accrochage qui a suivi, entre le groupe armé et les renforts des forces de sécurité, aurait abouti a la "neutralisation de plusieurs terroristes. Les corps de trois personnes, enlevées le 19 janvier à Lelmaya, dans la région de Laghouat, ont été retrouvés décapités à Kef El-Melh, dans la même région. Une ancienne combattante de la guerre d'indépendance a été victime d'un attentat à Larbaâ Nath Irathen, dans le Djurdjura, et a succombé à ses blessures. 28-29 janvier Un membre du "Groupe de légitime défense" (milice anti-islamiste) de Timezrit, dans la région de Tizi Ouzou, a été enlevé retrouvé égorgé au milieu du village. 29 janvier Une embuscade tendue à des militaires à Tala Toughrast, près de Mazer, entre Tigzirt et Dellys, a fait deux morts, dont au moins un soldat. Un soldat en faction près du pont de Sidi Nâmane, dans la région de Tizi Ouzou, a été tué par des éléments armés circulant à bord d'un véhicule. Un attentat à la bombe au passage d'une patrouille de gardes communaux à Tagdempt, dans la périphérie de Dellys, a tué l'un d'eux. Un policier a été assassiné par des hommes armés qui ont investi leur domicile à Bordj El Kiffan (Alger) Huit présumés islamistes armés ont été tués par les forces de sécurité dans le village de Zaouia (ouest), selon "Liberté" 29-30 janvier Onze membres de la garde communale d'Arris, dans la région de Batna, ont été tués, et quatre enlevés lors de l'attaque de leur caserne par le groupe du GSPC dirigé par Abderrezak. 3 fevrier Un garde communal a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Khemis el Khechna. 5 fevrier Trois personnes ont été enlevées à un "faux barrage" près de Bounouh, dans la région de Tizi Ouzou, après avoir refusé de se laisser racketter. 5-6 fevrier Vingt-trois islamistes armés auraient été tués par l'armée à Oued Safione, près de Sidi Ben Abbes. Une autre opération a été menée par l'armée dans le triangle Relizane-Tiaret-Tissemsilt, contre un groupe armé retranché dans le maquis de Gouassem. Selon certaines sources, cette offensive militaire aurait fait plus d'une centaine de morts dans les rangs islamistes depuis son déclenchement, le 18 janvier. 6 fevrier Quatre membres d'un groupe armé et un soldat ont été tués dans un accrochage au douar El Amra, dans la région d'Aïn Defla. 7 fevrier Deux gardes communaux ont été tués dans un attentat à la bombe à Houch Boudella, dans la périphérie de Médéa. Un homme a été égorgé à Tiqentarth Tabarkant, près de Boghni, dans la région de Tizi Ouzou. 9 fevrier Plusieurs présumés "terroristes" ont été abattus dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité à Merine, dans la région de Sidi Bel Abbès. Trois personnes ont été tuées le 9 février à Tipaza-Village par des membres d'un groupe armé. Sept personnes, dont trois gardes communaux, ont été tuées dans une embuscade tendue par un groupe armé à Lazharia, près de Remka, dans la région de Tissemsilt, où se déroule deèuis trois semaines une offensive des forces de sécurité qui aurait fait 150 morts dans les rangs des groupes islamistes. 9-10 fevrier Un homme a été assassiné dans la cité Oued El-Hadd, à Constantine. 10 fevrier Sept personnes ont été massacrées à un "faux barrage" é à Hammam Salahine, près de Berrouaghia, par un groupe armé d'une dizaine d'hommes. Un jeune homme a été abattu lors de l'attaque, par un groupe armé pour une opération de racket et de vol de produits alimentaire, de la mecha de Ras El-Bour, à la périphérie de Ben Jadjis, dans la région de Jijel. 11 fevrier Cinq personnes (un bébé de huit mois, un enfant de quatre ans, une adolescente de quinze ans, une femme et un homme), ont été massacrées par de présumés islamistes armés à Sidi Brahim, dans la région de Medea. 12 fevrier Un officier de l'armée a été assassiné à la périphérie de Tizi Ouzou, alors qu'il négociait la reddition d'un groupe armé du GSPC de Hassan Hattab. Un homme a été découvert assassiné à l'arme blanche dans la zone industrielle de Bouira. 13 fevrier Deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage d'un camion militaire à Tafala, près d'El Omaria, dans la région de Medea. 13-14 fevrier Un jeune homme a été assassiné à Bordj Thar, dans la région de Jijel, après l'attaque du village par un GIA. 14 fevrier Seize personnes ont été massacrées, dont au moins un enfant, trois femmes et un vieillard, à un "faux barrage" dressé à la sortie de Khemis Miliana, dans la région d'Aïn Defla. En un an, 59 personnes ont été tuées dans la région. Un violent accrochage entre un groupe armé et les services de sécurité à Tala Bounane, dans la région de Tizi Ouzou, a fait au moins un mort dans les rangs du groupe armé. Le responsable de la sécurité du campus universitaire de Tizi Ouzou, un ancien gendarme, a été abattu par un commando armé de quatre personnes, devant le portail de l'université. L'un des membres du commando aurait été abattu par les forces de sécurité. Un brigadier de police a été assassiné dans un bus entre El-Khroub et Constantine, par deux hommes.

Selon un décompte établi à partir des informations données par la presse algérienne, près de 250 personnes, dont une centaine d'islamistes armés, ont été tuées en Algérie depuis le 13 janvier, date d'expiration (du moins théoriquement) de la loi sur la concorde civile. En moins d'une semaine, du 9 au 14 février, au moins 75 personnes (dont au moins 38 civils et 26 islamistes armés) ont été victimes d'attentats, d'embuscades, de "faux barrages", d'assassinats.ou d'affrontements entre les groupes armés et les forces de sécurité.

15 fevrier Un jeune homme a été égorgé par un groupe armé à Fouakes, près de Sig, dans la région de Mascara. 18 fevrier Les corps de six membres de la même famille de bergers, dont deux enfants de quatre et six ans, ont été retrouvée égorgés le 19 février par les services de sécurité à Ammi Moussa, près de Relizane. Les victimes avaient été kidnappées la veille avec une septième personne, une jeune femme de 22 ans, qui n'a pas été retrouvée. 19 fevrier Deux personnes, membres de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") de Khemis el Khechna, ont été assassinées à la sortie de la ville par un groupe armé 20 fevrier Deux bergers sont portés disparus dans la daïra de Gdyel, près d'Oran. Un jeune agriculteur a été tué par l'explosion d'une bombe à Tarzoulz, près de Ténès. 21 fevrier Un jeune berger a été retrouvé égorgé à Mocta Douz, près de Mohammadia. Un attentat à la bombe a fait un mort à Lehdeb, à la périphérie de Bechar. Les corps de quatre femmes, trois calcinées et la quatrième décapitée, ont été retrouvés près d'Aflou, dans la wilaya de Laghouat. 22 fevrier Un officier de police a été assassiné à Tizi Ouzou par un groupe armé. Un attentat à la bombe a fait un mort dans le cimetière de Berradjaâ, à Youssoufia, dans la région de Tissemsilt. 23 fevrier Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste localée) de Beni M'sili, la région de Bejaïa, a été assassiné. 24 fevrier Six jeunes bergers, âgés de 15 à 21 ans, ont été mutilés et égorgés par un groupe armé à Chréa, près de Ben Allel, dans la région de Miliana. Trois gardes communaux ont été tués à un "faux barrage" dressé par un groupe armé près de la Chiffa, au sud d'Alger. Une personne a été tuée dans un attentat à la bombe à Djebel Khenfer, dans la région de Hassasna (Saïda). Un ex-islamiste armé "repenti" a été assassiné, et un autre enlevé, près de Zedine, dans la région d'Aïn Defla. 25 fevrier Deux personnes, dont un policier, ont été tuées entre Gdyel et Negria, près d'Arzew, à un "faux barrage" dressé par un groupe armé Un homme a été tué au cimetière de Youssoufia, près de Tissemsilt, dans un attentat à la bombe. 26 fevrier Cinq bergers (un vieil homme et quatre jeunes filles âgées de 10 à 25 ans) ont été égorgés à Kheraret, près de Remka, dans la région de Relizane. Une sixième personne (un homme de 60 ans) a été enlevée par le groupe armé auteur du massacre. 27 fevrier Un jeune garçon de 12 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe enfouie dans la chaussée près de Moussadek, dans la région de Chlef. Un commerçant a été assassiné là Bab Ezzouar, dans la périphérie d'Alger. 28 fevrier


Massacre à Daâyet Barkat, le 28 février (Reuters, AP 28.2, Liberté, Le Matin 29.2) Au moins vingt personnes (dont un bébé, trois enfants, huit femmes et cinq adolescents) ont été massacrées, et trois (des femmes) enlevées par un groupe armé, dans le village de Daâyet Barkat, près de Brezina, dans la région d'El Bayadh.

29 fevrier-1er mars De douze à vingt-trois (selon les sources) islamistes armés auraient été abattus dans une opération lancée le 28 février par l'armée, appuyée les "groupes de légitime défense" (milices anti-islamistes locales) et des hélicoptères de combat contre le groupe armé supposé être l'auteur du massacre du 27 février. Les corps décapités de quatre personnes ont été découverts par les militaires. 1er mars Un employé de la Sonatrach a été assassiné à Larbâa. 1-2 mars Trois personnes ont été tuées dans l'attaque par un groupe armé, au douar de Gheraïbiya, près de Médéa. 2 mars Deux personnes ont été tuées à un "faux barrage" dressé à El Kandouri, près de Bou Ismaïl, dans la région deTipaza, par un groupe armé. Quatre personnes, toutes de la même famille, ont été assassinées à Ouled Sidi Brahim, dans la région de Médéa, par un groupe armé. 2-3 mars Dix personnes ont été massacrées à Souhane, près de Larbâa, dans l'attaque de leur maison par un groupe armé. Les dix victimes faisaient partie de la même famille, celle d'un homme d'affaire (qui figure au nombre des victimes) 5 mars Un homme d'environ 65 ans a été découvert mort dans le quartier de Stafilia, à Larbâa, quartier où résident de nombreux "amnistiée" de l'AIS. Un garde communal a été assassiné à Souk El-Thenine, près de Maätkas, en Kabylie. Le corps d'un homme originaire de Sidi Tiffour a été découvert à Brezina, décapité. Il aurait été enlevé avec trois femmes, par le groupe armé responsable du massacre de Daâyat Barkat (26 morts).

(AFP 3.3, Reuters 4.3) Depuis la fin de l'application de la loi sur la "concorde civile", le 13 janvier, au moins 380 personnes (dont une centaine de présumés islamistes armés) ont été tuées en Algérie dans des opérations policières, militaires ou des actions de groupes armés, selon les bilans établis par la presse et les autorités.


6 mars
Deux militaires et un civil (le maire d'Aïn Bessam, dans la wilaya de Bouira) ont été tués 
dans l'attaque d'un hôtel de Boghni par un groupe armé.

6-7 mars
Quatorze islamistes armés auraient été tués par les forces de sécurité 
dans deux opérations distinctes, l'une menée près de Metlili, 
dans la région de Ghardaïa (trois morts le 6, cinq le 7), l'autre au centre d'Oran, 
où six éléments du groupe armé de l'"émir" Taha 
ont été abattus le 7 après le siège de l'appartement dans lequel ils étaient 
réfugiés, dans le quartier Saint-Pierre.

7 mars
Un garde communal a été tué et deux militaires blessés dans l'explosion d'une bombe 
au passage d'une patrouille près d'El Arbaâtache, dans la région de Boumerdès.

Deux membres de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") ont été tués 
dans l'explosion d'une bombe à Hassi Ziane, près de Bordj El-Mahache, dans la région de Djelfa. 

Un policier en faction devant l'ambassade du Sénégal a été abattu 
par un groupe armé.

Un affrontement entre un groupe islamiste armé irrédentiste de plus de cinquante membres 
et des ex-membres de l'AIS a provoqué la mort d'un islamiste armé et d'un "tréviste" 
à El-Kerma, près de Tiberkanine, dans la région d'Aïn Defla.
 
9 mars
Un jeune berger a été tué dans l'explosion d'une bombe à la sortie d'Ammi Moussa, 
près de Relizane.

11 mars
Un policier a été assassiné à Hlalmia, dans la région de Boumerdès, 
et le corps d'un membre du groupe de "légitime défense" (GLD, milice locale) 
de Boudouaou a été retrouvé au bord de l'autoroute d'Alger, jeté du haut d'un pont.

12 mars
Un présumé "terroriste" du GSPC a été abattu par les services de sécurité 
à Boumahni, dans la région de Drâa El Mizan.

Un jeune homme de 17 ans a été tué dans un attentat à la bombe 
commis sur le marché d'Abou El Hassen, près de Chlef. 

12-13 mars
Trois personnes, dont un membre de la milice anti-islamiste ("patriotes") de Benchaâbane, 
ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé 
entre Boufarik et Benchaâbane.

Une personne a été tuée par balles par un groupe armé à Oued El Aneb, dans la région d'Annaba.

Quatre soldats tués dans des affrontements avec des islamistes armés ont été inhumés 
à Oran ou dans sa région les 12 au 13 mars : un soldat tué dans la région de Lakhdaria 
lors d'une opération de ratissage menée quelques jours auparavant, 
un soldat tué dans la région de Tissemsilt, et deux soldats dont on ne sait 
où et quand ils ont été tués.

(AP 14.3) Depuis le 13 janvier, date de l'expiration de la loi sur la concorde civile, près de 380 personnes ont été tuées dans des violences en Algérie, selon un décompte partiel établi à partir des informations de la presse privée.

13 mars Quatre militaires ont été tués dans une embuscade tendue près de Draâ El Mizan (Kabylie) par un groupe armé d'une centaine d'hommes. Selon "Liberté", ce serait au contraire l'armée qui sâpprêtait à tendre une embuscade au groupe armé, et qui aurait été surprise par l'arrivée plus tôt que prévu de ce dernier. Un membre de la "kaitbat El Forkane" a été abattu le 13 mars dans une opération des forces de sécurité près de Hammam Bouhadjar, dans la région d'Aïn Temouchent. 13-14 mars Un présumé islamiste armé a été abattu à Bouhenni, dans la région de Sig. Quatre membres de la "katibat Ethabat" ont été abattus dans une opération ratissage menée par les forces de sécurité dans les monts Bousilas, près d'Aïn Fekkan. Un soldat a été assassiné à un "faux barrage" dressé par un groupe armé près d'El Adjiba, dans la région de Bouira. 14 mars Cinq personnes ont été tuées à un faux barrage entre Boufarik et Benchaâbane. Un homme a été décapité à Takhoukht, dans la région de Tizi Ouzou.

14-15 mars Quatre personnes, toutes de la même famille, dont un vieillard, ont été assassinées à Draâ-Smar, dans la région de Médéa, par un groupe armé Onze personnes, dont six enfants et une jeune fille, ont été massacrées à l'arme blanche et par balles dans le hameau de Drimine, à Chaiba, près de Khemisti, par un groupe armé. 15 mars Un membre de la milice anti-islamiste locale ("patriotes) a été abattu lors d'une embuscade tendue par un groupe armé à Ouled Sida, près de Khemis Miliana, Un "patriote" a été abattu à Oued Djemaâ 16 mars Une enseignante a été tuée à un "faux barrage" tendu près de Baghlia. Un jeune appelé a été assassiné et un homme kidnappé près d'El Adjiba, dans la région de Bouira, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé. Un attentat à la bombe dans un cimetière, à Mechraâ Sfa, dans la région de Tiaret, a fait un mort. 18 mars Un militaire a été tué dans un attentat à la bombe entre Oued Djemaâ et Draïgue, près de Khemis Miliana, par un groupe armé. 19 mars Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Asselbou, près de Texenna. L'"émir" de la "Katibat jound Allah", responsable présumée du massacre de 22 nomades en février à l'est de Brezina, aurait été abattu avec six ou sept de ses hommes à Hssassine, près de Metlili, lors d'une opération des forces de sécueité, lors de laquelle au moins un soldat aurait également trouvé la mort. Quinze ou seize autres membres du groupe armé auraient été abattus dans les premiers jours de l'opération des forces de sécurité. 20 mars Deux hommes (deux bergers) ont été assassinés par balles le à Morghade, près de Sidi Ahmed, dans la région de Saïda, par de présumés islamistes armés qui se sont emparés de leur troupeau. Trois personnes (deux femmes et un homme) ont été assassinées, et une femme enlevée, dans l'attaque de la localité de Dar Chouyoukh, au nord de Djelfa. 21 mars Six personnes, dont un soldat et quatre membres des groupes de légitime défense (GLD) armée par les autorités, ont été tuées dans des embuscades tendues par des groupes armés à Grouma, près de Lakhdaria, dans la région de Bouira (quatre GLD et un GIA tués) et dans la montagne de Theleth, dans la même région (un soldat tué). 23 mars Six membres d'un groupe armé ont été abattus dans une opération des forces de sécurité sur les hauteurs de Lakhdaria, opération déclenchée pour retrouver les auteurs de l'embuscade qui a coûté la vie le 21 mars à quatre membres des groupes de légitime défense locaux. Sept islamistes armés ont été abattus lors d'une offensive lancée par l'armée dans la région de Tebessa. 23-24 mars Deux islamistes armés ont été abattus dans un ratissage opéré par les forces de sécurité dans la région de Boumerdès. Trois personnes (une femme et deux enfants) ont été tuées dans un attentat à la bombe commis à Hassi Bahbah, selon "El Youm". 25-26 mars Six membres d'un GIA ont été abattus entre Laghouat et El Bayadh 26 mars Un présumé "terroriste" a été abattu le 26 mars au Figuier, à la périphérie de Boumerdès. 27 mars Six personnes ont été tuées à Guergour, dans la région de Tissemsilt, dans l'explosion d'une bombe au passage d'un tracteur. Un "patriote" (milicien anti-islamiste) de Tircine, près de Hasasna, dans la région de Saïda, a été assassiné alors qu'il assurait la protection de travaux de réfection de l'adduction d'eau potable.

(AP 29.3, Reuters, AP 1.4) Un charnier comprenant plusieurs dizaines (une cinquantaine, selon "Le Matin") de cadavres a été mis à jour le 27 mars lors d'une opération de ratissage dans la région de Tiaret, dans la forêt de Teximi. Les corps seraient ceux de personnes enlevées depuis 1994 par les GIA, qui avaient à l'époque multiplié les attentats et les enlèvements dans la région. Un autre fosse commune a été découverte, selon "El Khabar", dans les forêts autour de Boumerdès. Elle contiendrait les corps de 21 islamistes armés victimes de combats entre groupes rivaux ou d'accrochages avec l'armée. En outre, les corps d'un sous-préfet et de trois militaires auraient été retrouvés dans les forges de Lakhdaria. Ils avaient été enlevés il y a plusieurs mois à de "faux barrages" dressés par des groupes armés. Enfin, 13 cadavres auraient été retrouvés dans un puit désaffecté dans les montagnes de l'Oued El-Abtal, dans la région de Mascara, selon "Liberté", et nouveaux deux cadavres retrouvés enterrés dans la forêt de Teximi.

28 mars Un garde communal a été assassiné à Aït Yahia Moussa, dans la région de Tizi Ouzou. Un jeune berger a été tué dans l'explosion d'ne bombe à Chefka, près de Maâmara, dans la région de Jijel. Un militaire a sauté sur une mine près d'Aïn Adden, dans la région de Sidi Bel Abbes. 29 mars Quatre bergers ont été assassinés à Sidi Naâmane, dans la région de Médéa, par des hommes armés en treillis militaires qui ont volé une partie du cheptel de leurs victimes. 30-31 mars Un homme de 70 ans a été retrouvé mort, calciné, dans son gourbi à Maâtkas, en Kabylie 31 mars Trois membres d'un groupe armé (la katibat "El Ahoual", selon "Le Matin") ont été abattus par les forces de sécurité lors d'un ratissage de la forêt d'El Hassania, près de Chlef.

(Libre Algérie 10.4) Les services de sécurité ont dévouvert deux charniers au début du mois d'avril dans l'ouest, entre Mascara et Tiraret d'une part, sur les monts de Tiaret d'autre part, où une dizaine de cadavres en décomposition ont été retrouvés.


1er avril
Trois membres d'un groupe armé et un soldat de l'armée ont été tués 
lors d'un accrochage de plusieurs heures avec un groupe islamiste d'une dizaine d'éléments, 
près de Ben Allal, dans la région d'Aïn Defla.

Deux membres d'un groupe armé qui a attaqué le commissariat de police de Bir El Ater, 
près de la frontière tunisienne, ont été abattus par les policiers.

2 avril
Quatre gardes communaux et un membre du groupe de "légitime défense" local 
ont été tués à Mérine, près de Sidi Bel Abbes, 
par un groupe armé à un "faux barrage".

3 avril
Deux gardes communaux ont été tués 233;s dans l'explosion d'une bombe artisanale 
à Ouled Haddadj, dans la région de Boumerdès.

Un membre de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") a été tué 
dans l'explosion d'une bombe à Zaoulama, dans la région de Tlemcen. 

Trois bergers et une partie de leur troupeau ont été enlevés par un groupe armé 
à Lourida, près de Djemâa Ouled Cheikh, dans la région d'Aïn Defla.

4 avril
Deux personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe 
sur un marché d'El-Heranefa, dans la région de Chlef.

Six bergers ont été assassinés à Hannacha, près de la forêt de Mezaïa, 
dans la région de Médéa. 

Sept bergers ont été assassinés à l'arme blanche par un groupe armé 
à Ouled Djillali, dans la région de Chlef. 

5 avril
Un homme a été assassiné à Tenira, dans la région de Sidi Bel Abbès. 

Trois membres du groupe de "légitime défense" (GLD, milice anti-islamiste) 
ont été tués dans l'explosion d'une bombe à Telagh, dans la région de Sidi Bel Abbès

6 avril
Cinq personnes ont été tuées dans plusieurs attaques perpétrées 
à Médéa, dans les quartiers Batti (4 morts, un blessé) et Chelaala (un mort, deux blessés).

6-7 ou 8 avril
Un "repenti" de l'AIS (ou, selon certaines sources, un membre du GSPC de Hassah Hattab 
soupçonné de vouloir se rendre)a été tué à leur domicile à Tidjelabine, 
dans la région de Boumerdès.

9 avril
Un membre présumé du GSPC a été abattu dans une embuscade tendue 
par l'armée à Saharidji, près de M'chedellah, dans la région de Bouira

9-13 avril
Six islamistes armés auraient été abattus dans des opérations de ratissage 
déclenchées dans les régions de Tebessa (trois morts), Laghouat (deux morts)  et Aflou (un mort).

11 avril
Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé 
à Tala Ou Mimoun, près de Tigzirt.

Trois jeunes bergers ont été assassinés à Sidi Abderrahmane, 
près de Chlef, par un groupe armé.

12-13 avril
Un présumé "terroriste" a été abattu à Constantine, par les forces de sécurité.

13 avril
Un groupe armé a ouvert le feu sur un marché à Hattatba, près de Tipaza, 
après avoir tendu un "faux barrage" à l'entrée de la ville, 
puis en se repliant a encore ouvert le feu sur les occupants d'un véhicule 
et abattu une personne croisant leur chemin, tuant au total douze ou treize personnes .

Trois bergers (une viellle femme et deux jeunes hommes) ont été découverts égorgés 
à Aïn Kermane, près d'Aïn Soltane, dans la région d'Aïn Defla. 

(AFP 13.4, AP 14.4, Le Matin 15.4) En trois mois, depuis la fin de l'application "théorique" de la loi sur la concorde civile, plus de 500 civils et militaires ont été tués par les groupes armés, et plus d'une centaine d'islamistes armés par les forces de sécurité, selon les bilans les plus modérés, d'autres bilans faisant état de près de 800 tués.


14 avril
Un présumé islamiste armé a été abattu par l'armée 
entre Aidi Ali Bounab et Timezrit, dans la région de Boumerdès.

15 avril
Un présumé "terroriste" a été abattu à la sortie de Tizi Ouzou 
par les forces de sécurité.

16 avril
Un membre d'un groupe armé a été tué par sa propre bombe dans la forêt de Rabta, 
entre Aomar et Kadiria. 

A Kadiria, un groupe armé a donné l'assaut à un cantonnement 
de gardes communaux. 
Un garde communal a été tu&#.

Un soldat aurait été tu&# dans une embuscade entre Draâ el Mizan et Kadiria. 

entre le 16 et le 18 avril
Un homme a été assassiné entre Ogaz et Rass El-Raïn Amirouche, dans la région de Mascara. 

18 avril
Un "repenti" de l'AIS a été assassiné dans le hameau de Benchoud, 
ès de Dellys, alors qu'il rendait visite à sa famille. 

Trois bergers, tous de la même famille, dont une fillette de 12 ans, ont été égorgés 
près de Djebel Saïdi, dans la région de Chlef. 

Un lieutenant de gendarmerie a été tué à un "faux barrage" 
tendu par un groupe armé au Pont Noir, près de Boghni.

18 au 20 avril
Sept à neuf douaniers (sept douaniers et deux "délégués", selon "Le Matin") 
patrouillant dans le secteur désertique d'El Agreb, au sud de Hassi Messaoud (Sahara) 
ont été abattus et égorgés, probablement le 18 avril,  dans une embuscade 
et leurs corps retrouvés le 20 avril près de Hassi el-Kaci, armes et uniformes volés. 
Les autorités ignoraient au moment où elles ont rendu l'information publique, le 22 avril, 
si les meurtriers sont des islamistes armés ou des contrebandiers.
Une soixantaine de cadres et d'agents des douanes ont été assassinés en Algérie depuis 1992. 

19 avril
Une femme a été assassinée et sa fille de 20 ans enlevée à Dahamnia, 
près d'El Marsa, dans la région de Chlef.

Deux hommes ont été tués à la sortie de Tizi Ouzou, dans des "conditions obscures" 
selon "Le Matin", et après avoir été délestés d'une importante somme d'argent.

20 avril
Trois membres d'un groupe armé d'une vingtaine d'éléments ont été tués 
dans une embuscade tendue par l'armée et la garde communale près du douar Teffaha, 
dans le massif de Stamboul, à l'est de Sidi Bel Abbes.

Deux militaires ont été assassinés à un "faux barrage" 
tendu par un groupe armé dans la région de Lakhdaria. 

20 ou 21 avril
Quatre gardes communaux ont été tués dans l'attaque par un groupe armé 
de leur poste au douar Bouliat, dans la région de Tebessa, à la frontière tunisienne.

Le corps décapité d'un homme de 27 ans a été retrouvé le 21 avril 
près de son domicile à Beni MBechir, près de Skikda.

21 avril
Huit personnes de 18 à 30 ans ont été massacrées par un groupe armé 
au douar Ouled Salam, dans la région de Batna. 

22 avril
Trois membres d'un groupe armé ont été abattus par la police après une longue filature, 
à Bordj el-Kiffan (banlieue est d'Alger). 

24 avril
Trois présumés membres du GSPC projetant, selon la presse, de commettre des attentats à Alger, 
ont été abattus à Rouiba par les forces de sécurité. 

Un policier et un militaire ont été abattus à un "faux barrage" 
tendu sur la route Batna-Kenchela.
Une opération de ratissage a ensuite été lancée par les forces de sécurité, 
lors de laquelle un groupe armé a été isolé, et quatre de ses membres abattus. 

Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue  par un groupe armé à Sfisfa, 
près d'El Aouana, dans la région de Jijel. Dans l'affrontement, un membre du groupe armé 
a également été tué.

Les forces de sécurité ont découvert les corps de sept présumés "terroristes" 
és sur le mont Stamboul, dans la région de Mascara. 

25 avril
Deux "patriotes" ont été tués dans une ambuscade tendue par un groupe armé 
de la katibat "El Ahoual" près d'Attatba, dans la région de Tipaza. 

Deux bergers été enlevés près de Mohammadia, dans la région de Mascara, 
et retrouvés mutilés et égorgés dans la forêt de Fergoug.

Quatre bergers ont été enlevés, avec une partie de leur bétail, 
par un groupe armé près de Guertoufa, dans la région de Tiaret. 
Les corps de trois d'entre eux ont été retrouvés, égorgés.

25-26 avril
Un accrochage a opposé dans la nuit du 25 au 26 avril un "important groupe terroriste", 
qui serait l'auteur de l'enlèvement des bergers,  à de gendarmes. Quatre "terroristes" 
auraient été abattus dans les maquis de Mechraâ-Sfa, près d'El Helailia. 

Dix éléments d'un groupe armé ont été tués dans une opération 
déclenchée par les forces de sécurité, dans la nuit du 25 au 26 avril, 
à Mokrani, près de Bouira. 

26 avril
L'explosion d'une bombe au passage d'une voiture fait un mort à Bordj Emir Khaled, 
près d'Aïn Defla. Toutes les victimes dont partie de la même famille.

27-28 avril
Un islamiste armé a été abattu près de Gouraya, dans la région de Tipaza, 
dans une embuscade tendue par l'armée.

Un homme a été assassiné à Sebt, dans la région d'Azzaba, par un groupe armé. 29 avril Cinq éléments d'un groupe armé ont été tués, dans un accrochage avec les forces de sécurité au douar Beni Dahmane, près de Thenia. 29-30 avril Deux "repentis" de l'AIS ont été abattus à Oujdana, dans la région de Jijel, par un groupe armé d'une dizaine de membres. 30 avril Trois islamistes armés ont été abattus par l'armée à Djerah, entre Beni Amrane et Keddara. Parmi les trois personnes abattues se trouverait l'"émir" Noui, de la phalange "El Arkam" du GSPC, bras droit d'Akacha, l'un des lieutenants de Hassan Hattab. Trois islamistes armés auraient été abattus dans un violent accrochage avec les militaires dans la périphérie de Boumerdès ès un attentat à la bombe. Fin avril, date indéterminée Deux militaires ont été tués lors d'une opération de ratissage menée par les forces de sécurité sur le mont Asfor, à la frontière marocaine contre un GIA d'une soixantaine de membres, protégés par des champs de mines. 1er mai Neuf personnes, dont huit enfants et adolescents de moins de 16 ans, ont été enlevées à Zrayeg, dans la région de Tissemsilt, par un groupe armé. Deux gendarmes ont été assassinés à Dellys par un groupe armé de quatre personnes. Deux soldats ont été tués dans l'explosion de plusieurs mines sur le mont Asfor, à la frontière algéro-marocaine, alors qu'ils étaient en opération de ratissage. 2 mai Un policier municipal a été assassiné à Sahel Bouberak, dans la région de Dellys. Deux bergers ont été retrouvés morts à Chenayène, près de Djebahia, dans la région de Bouira. Ils avaient été enlevés la veille par un groupe armé. 2-3 mai Sept membres d'un autre groupe armé ont été tués près de Soul ek Khemis, dans une opération lancée après l'assassinat de deux bergers. 3 mai Trois femmes membres d'un groupe armé ont été abattues par l'armée à Ighzer Oumenchar, dans la région de Tamalaht. Les corps de deux hommes ont été découverts dans une opération de ratissage menés dans la région de Tamelaht, près de Bouira. Le corps d'un membre d'un groupe armé a été découvert à Djebahia, dans la région de Souk el Khemis. Le corps d'un présumé islamiste armé, porteur d'un émetteur radio, a été retrouvé près de Ben Hartoun, dans la région de Bouira. Il aurait été abattu deux semaines auparavant lors d'une opération militaire.


De 19 à 30 personnes, selon les sources, ont été massacrées, et à peu près autant blessées, dont au moins 10 grièvement, le 3 mai à un "faux barrage" dressé par un groupe armé d'une vingtaine d'hommes à Atalli, près de Hamdania, dans les gorges de la Chifa (entre Blida et Médéa), secteur pourtant sous haute surveillance militaire. Les victimes (parmi lesquelles beaucoup d'étudiantes et d'étudiants) se trouvaient dans un autobus et deux voitures particulières. L'autobus a été jeté dans un ravin et incendié par le groupe armé, qui a achevé des blessés à l'arme blanche. Ce massacre s'est produit alors qu'une délégation d'Amnesty International se trouve en Algérie depuis le 2 mai pour enquêter sur les massacres et les disparitions de civils. Le ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbè, rendant visite aux rescapés du massacre, s'éest écrié "Montrez les photos à Amnesty et dites-leur voilà qui tue qui !", faisant allusion aux doutes fréquemment exprimés par Amnesty sur les auteurs réels de certains massacres. Le ministre a ajouté qu'"avec cette tuerie, Amnesty International a eu sa ration alimentaire"... Une opération de ratissage a été lancée rapidement par les forces de sécurité.

5 mai Quatorze membres de la katibat "El Khadra", des GIA ont été abattus dans un assaut lancé par l'armée contre leur base du Djebel Asfour, dans la région de Tlemcen, au terme d'une opération qui s'est achevée le 5 mai et aurait bénéficié de la coopération de l'armée marocaine, qui aurait empêché les islamistes armés de se réfugier de l'autre côté de la frontière. De dix à vingt (selon les bilans) membres de la Da'wa wal Djihad ont également été tués dans une opération de ratissage déclenchée le 27 avril dans la région de Bouira. 5-6 mai Un islamiste armé "repenti" a été assassiné à son domicile, près de Bouira. 6 mai Les dépouilles de neuf personnes (un instituteur, ses cinq enfants et trois proches) ont été découvertes par un "groupe de légitime défense" (milice locale) dans une maison abandonnée d'Ezraïk, près de Tissemsilt. Les victimes, égorgées, avaient disparu le 1er mai alors qu'elles se rendaient à Zrayeg, leur village natal, abandonné par ses habitants à cause des incursions de groupes armés. 7 mai Quatre gardes communaux ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé à Tizi Oune, dans la région d'AïnDefla 8 mai Le gardien d'un domaine agricole, a été assassiné près de Khemis Miliana par un groupe armé. Un membre du "groupe de légitime défense" local, ainsi que son fils et sa fille, ont été assassinés à Souk El Had, dans la région de Relizane. L'un des membres du groupe armé auteur de l'attaque a été abattu. Un attentat à la bombe au passage d'une patrouille militaire a tué un soldat au douar Djebaïlia, dans la région de Mascara, lors d'une opération de ratissage. 9 mai Quatre très jeunes bergers, âgés de 8 à 12 ans, ont été assassinés par balles près de Medea Un garde communal a été tué dans une embuscade au mortier et à la bombe tendue à une patrouille de gardes communaux par un groupe armé à Aïn Bahria Legatat, près de Boumerdès 10 mai Cinq "terroristes" ont été abattus dans une embuscade tendue par l'armée et des "patriotes" (miliciens locaux) à Belefgâa. 11 mai Deux gendarmes ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé dans le douar El Youssoufi, près de Théniet El Had, dans la région de Tissemsilt. Six personnes ont été tuées dans une embuscade tendue le 11 mai à la sortie d'El Khemis. Un jeune homme a été tué dans l'explosion d'une bombe placée à un point d'eau, entre Khemis Miliala et Aïn Soltane. 12-13 mai Une opération de ratissage menée depuis le 9 mai à Belefgâa, dans la région de Tiaret, aurait quant à elle abouti à la mort de sept "terroristes". 13 mai Un homme a été tué dans un attentat à la bombe près de Dellys. 14 mai Cinq personnes ont été tuées par balles dans l'attaque par un groupe armé composé d'hommes habillés en tenues militaires d'un café du quartier de la Cadat, à El-Khemis. 14 ou 15 mai Une femme de 65 ans a été tuée dans l'explosion d'une bombe à Beni Amrane, près d'Aïn Soltane et d'El Khemis. 15 mai Un adolescent de 16 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe près de Doui-Thabet, dans la région de Saïda. 16 mai Une dizaine de présumés "terroristes" ont été abattus dans une opération de ratissage menée sur les massifs de Sidi Khelil et du Djebel Asfour à Sidi Yahia, dans la région de Tlemcen. Un policier a été assassiné à un "faux barrage" entre Aomar et Draâ El Mizan. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une opération de ratissage dans le massif forestier de Mizab. 17 mai Une dizaine d'éléments d'un groupe armé auraient été tués sur les massifs de Sidi Khalil et du Djebel Asfour, dans la région de Tlemcen, lors d'une opération de ratissage que les forces de sécurité poursuivaient le 17 mai. Trois personnes ont été assassinées (brûlées vives dans leur véhicule incendié) à un "faux barrage" tendu sur la route de Mohammadia (ouest). Quatre membres d'une même famille (trois enfants de 5 à 12 ans et leur père) ont été retrouvés égorgés à leur domicile de Sig. La mère de famille et sa fille de 16 ans ont été enlevées. La mère de famille a été retrouvée le 20 mai, égorgée. 17-18 mai Un poste de la garde nationale (gendarmerie) tunisienne a été attaqué par un groupe armé fort d'une vingtaine de membres, venu du territoire algérien, ont annoncé les autorités tunisiennes. Selon l'agence officielle tunisienne PAP, les affrontements ont fait trois morts du côté du groupe armé qui serait affilié au GSPC de Hassan Hattab sous le nom de "Al Hajez" (l'obstacle). 18 mai Un chauffeur de camion a été abattu par un garde communal à Baghlia. Après une brève convocation à la gendarmerie, le garde communal a été remis en liberté, et son arme lui a été restituée. 18-19 mai Trois soldats ont été tués dans une embuscade à El Milia, près de Jijel, alors qu'ils rentraient d'une opération de ratissage. Six soldats ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à El Hattag, entre Collo et El Milia. Deux membres du groupe armé ont été tués dans l'affrontement. 18 ou 19 mai Un présumé "terroriste" a été abattu dans un ratissage des forces de sécurité autour de Sebdou, dans la région de Tlemcen. Un présumé "terroriste" a été abattu dans un ratissage opéré dans les forêts d'Aïn Berda, dans la région d'Annaba. 19-20 mai présumé "terroriste" a été abattu dans une embuscade tendue par les forces de sécurité (gendarmerie, "patriotes" et garde communale) à La Somade, près d'Iboudrarène, dans la région de Tizi Ouzou. 20 mai Une fillette de 8 ans a été tuée dans une "incursion terroriste" à Saïd Abid, dans la périphérie de Bouira. Un berger a été enlevé avec son troupeau à El-Adjina. Trois personnes ont été tuées (deux femmes, un adolescent) par des "patriotes" ivres (membre de la milice locale, GLD) le 20 mai à Tircine, près de Balloul, dans la région de Saïda. 20-21 mai Deux militaires ont été tués dans l'attaque par un groupe armé d'une quarantaine de membres d'un poste militaire à Haloufa, près d'Imekhlef, dans la région de Tizi Ouzou et de Boumerdès Un membre du groupe armé aurait été abattu. 21 mai Un homme de 69 ans a été retrouvé assassiné à Zehamta, près de Hachem, dans la région de Mascara. 22-23 mai Un membre de la milice anti-islamiste locale (GLD) a été tué dans la nuit du 22 au 23 mai dans une embuscade tendue par un groupe armé à Kaf El Hname, dans la région de Chlef. Trois personnes (les gardiens d'un chantier) ont été assassinées par un groupe armé d'une dizaine de membres à Berrouaghia, dans la région de Médéa. 24 mai Sept soldats ont été tués le 24 mai dans une embuscade tendue contre un convoi militaire par des éléments du GSPC à Kahla, près de Larbaâtache, dans la région de Boumerdès. 24-25 mai Deux membres d'un groupe armé ont été abattu par la gendarmerie près de Tebessa. Un homme a été assassiné et décapité à un "faux barrage" tendu entre B'chara et M'sila. 25 mai Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" dressé par un groupe armé sur la route de Remka à Ammi Moussa, dans la région de Relizane. Un automobiliste a été enlevé à un "faux barrage" tendu à Maâdid, près de M'sila, et a été retrouvé décapité à quelques kilomètres de là. 27 mai Quatre personnes (des militaires ou des membres du groupe armé ont été tuées dans un accrochage survenu entre l'armée et un groupe armé à Drâa-Taouil, près de Bordj-Abdelkader, dans la région de Tissemsilt. Quatre bergers, dont un septuagénaire, ont été égorgés par un groupe armé à la lisière de la forêt de Tizi Ouchir, près de Miliana. Un ancien maire de Sidi Amar, dans la région d'Annaba, a été assassiné à son domicile de Hdjar-Diss. Selon le Quotidien d'Oran, il ne s'agirait pas d'un assassinat commis par un groupe armé islamiste, mais d'un meurtre commis à "l'ombre de la mafia des marchés publics", et la victime aurait été abattue pour que ne soit pas communiqué "un volumineux dossier qu'elle s'apprêtait à remettre à certains titres de la presse". Deux civils ont été assassinés à un "faux barrage" tendu entre Draâ Smar et Medea par un groupe armé qui serait affilié au GSPC.


tibihrin.gif Cinq personnes, toutes de la même famille, dont trois enfants, ont été massacrées à l'arme blanche dans la nuit du 27 au 28 mai à Draâ Smar près de Tibhirine, non loin du monastère trappiste de Notre Dame d'Afrique, dans la région de Médéa.

28 mai Cinq membres d'un groupe armé d'environ 25 membres, qui ferait partie de "Daoua oual Djihad", auraient été abattus par les forces de sécurité dans un affrontement survenu lors de l'attaque de la base du groupe, dans les montagnes de Hassasna, dans la région de Saïda. Trois militaires ont été tués 233; dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille, à Beni Fergane, près d'El Milia, dans la région de Jijel. 29 mai Le premier vice-président de l'Assemblée populaire communale (Conseil municipal) d'Aomar, élu FLN, a été abattu à Aomar, dans la région de Bouira. 29-30 mai Une femme de 60 ans et deux de ses enfants, âgés de 12 et 13 ans, ont été tués par un groupe armé dà Ouled Tayeb, près de Remka, dans la région de Relizane. Les agresseurs ont enlevé deux femmes, de la même famille. 30 mai Un militaire a été tué dans une embuscade tendue à Ifri Tamert, près de Mazer, entre Dellys et Tigzirt. Un membre du groupe aurait été abattu ", dans l'opération de ratissage qui a suivi. 30-31 mai Une pharmacie a été attaquée par un groupe armé à Arzew. Le vendeur de la pharmacie a été ssassiné. Une dizaine de membres du GSPC de Hassan Hattab auraient été tués dans les derniers jours de mai lors de la prise d'assaut de leur base, dans la région de Boumerdès, selon "El Khabar". "Liberté" évoque pour sa part bilan de 10 membres du GSPC abattus dans une opération militaire que le quotidien date des 30 et 31 mai, à Boubarek. Selon "El Khabar", cinq policiers auraient été tués dans les affrontements. Fin mai 20 membres d'un groupe armé ont été tué et un autre arrêté, selon les sources, lors d'une opération de l'armée déclenchée dans la région de Sidi Saoud. 1er juin Deux gardes communaux ont été tués par un groupe armé à Hammar Bensaber, près de Ssisef, dans la région de Sidi Bel Abbès 1er-2 juin Sept personnes ont été massacrées près de Gdyel, dans l'Oranais, par un groupe armé. Quelques heures plus tard, dans la même région, entre Gdyel et Oran, deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" dressé sur la route nationale. Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par l'armée à Djouahra, près d'Aïn Defla. Début juin L'ancien maire de Sidi Amar, dans la région d'Annaba, assassiné au début du mois de juin, aurait été tué par son fils ainé, et non par un groupe armé. 2-3 juin Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu entre Gdyel et Oran. 3-4 juin Un paysan a été assassiné à Aïn Ben Beïda, dans la région de Guelma. 4 juin Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu entre Sidi Lakdhar et Benallel, dans la région de Miliana. 5-6 juin Un jeune vendeur de cigarettes a été assassiné à Laghouat. 6 juin Quatre gardes communaux ont été assassinés par un groupe armé à Tarik Ibn Ziad (ouest), dans une embuscade, suivie d'une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité. Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu à Ghabet Sahmania, près de Khemis El Khechna, par une patrouille militaire. 9 juin Un islamiste armé présumé a été abattu à Maâla, près de Lakhdaria, par un membre du GLD local. 9-10 juin Un jeune homme a été assassiné à Bechkira, dans la commune de Bechloul, près de Bouira, par un groupe armé. 11 juin Les corps de deux gardiens d'un poste relais de téléphonie mobile et d'un fonctionnaire des PTT ont été retrouvés à Zebiria, sur les hauteurs de Jijel. Ils ont probablement été assassiné par un groupe armé. Quatre personnes ont été égorgées à Roknia par un groupe armé ayant tendu un "faux barrage". 12 juin Deux présumés "terroristes" ont été abattus à Arzew par la police, alors qu'ils tentaient de racketter un commerçant. 14 juin Quatre membres du GSPC auraient été abattus par les forces de sécurité, dans la zone limitrophe des maquis de Sidi Ali Bounab. Un présumé "terroriste" a été abattu à Gdyel, près d'Oran, par les forces de sécurité, lors d'une embuscade tendue par deux hommes armés à une patrouille de police. 15 juin Un présumé "terroriste" a été abattu dans une embuscade tendue par la garde communale à un groupe armé près de Draâ El Mizan. Un garde communal a également été tué dans l'affrontement. Deux personnes (un homme et une jeune fille) ont été tuées, dans l'explosion d'une bombe dans le douar R'mila, près de Moussadek, dans la région de Chlef. 15-16 juin Un policier et un consommateur ont été tués dans l'attaque d'un groupe armé contre un bar de Tamda, dans la région de Tizi Ouzou. 16 juin Au moins treize personnes ont été tuées, dont 3 enfants, dans un attentat à la bombe commis sur le marché de Tarik El-Oued, à Mascara. Un berger de 61 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe à Bel-Azem, près de Lakdaria. 16-17 juin Un jeune homme a été assassiné par un groupe armé à Ouled Nabi, près de Draâ El Kaïd, dans la région de Bejaïa. 17 juin De quatorze à seize islamistes armés auraient été tués dans une vaste opération de ratissage lancée par les forces de sécurité, usant d'armes lourdes et d'hélicoptères, contre les maquis de Mizrana, Sidi Ali Bounab et Ouzeraoua, entre Boumerdès et Tizi Ouzou. 19 juin Deux islamistes armés ont été tués lors d'un accrochage avec les forces de sécurité dans la forêt d'Aït Hassan, près de Tizi Ouzou. Une personne a été tuée dans une embuscade tendue par un groupe armé à Oued Tchina, près de Ben Allel, dans la région de Milliana. 20 juin Huit personnes (de jeunes hommes et selon certaines sources des garde forestiers) ont été massacrées par un groupe armé dans une forêt où elles allaient chercher du bois, près de Mouzaïa. Les forces de sécurité auraient "neutralisé" une base islamiste armée dans la province de Djelfa et tué 14 membres du groupe armé, lors d'une offensive lancée après un attentat à la bombe ayant fait "un grand nombre de morts" dans les rangs de l'armée, quelques jours auparavant. 21 juin Un militaire en permission et deux civils ont été abattus par trois policiers en civil, vraisemblablement ivres dans le quartier Bab Zitoune (Oliviers) de Tebessa, après une altercation. 23 juin Un membre de la garde communale de Had Chekala, dans la région de Relizane, a abattu son chef de détachement à Zaboudja, dans la commune d'Aïn Tarik, à la suite d'une violente altercation. 23-24 juin Un jeune homme a été égorgé à Sig, dans la région de Mascara. 25 juin Un homme (le gardien du complexe industriel) a été assassiné lors de l'incursion d'un groupe armé dans l'usine de mercure d'Ismaïl, près d'Azzaba, dans la région de Skikda. Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" dressé par un groupe armé à Mnasrya, dans la région d'Oran. 26 juin Trois personnes, dont un enfant de six ans, ont été assassinées par un groupe armé ayant intercepté leur véhicule près de Bouchouaou, entre Mouzaïa et Attatba, dans la région de Blida. Deux cadavres de civils assassinés ont été retrouvés à Bougara, dans la région de Blida. Trois paysans, dont un de soixante ans, ont été assassinés à l'arme blanche à Mekadra, dans la région de Sidi Bel Abbès, par un groupe armé. Dans la même région, à Kouanine, une personne a été abattue par un groupe armé à un "faux barrage". Un homme a été tué à un "faux barrage" dressé entre Tenira et Oued Seffioune, dans la région de Sidi Bel-Abbès. Un présumé membre du GSPC de Hassan Hattab a été abattu à Sidi Naâmane, dans la région de Tizi Ouzou, dans une embuscade tendue par les services de sécurité. 27 juin Un "terroriste" a été abattu lors d'une opération de ratissage sur les hauteurs de Djebel Guerrouch, à El-Aouana, dans la région de Jijel. 28 juin Un ou deux militaires, selon les sources, ont été tués par l'explosion d'une bombe lors d'un ratissage sur le mont Stamboul, près de Bouhanifia, dans la région de Mascara. 29 juin Un jeune homme a été tué d'une rafale de Kalashinkov par un militaire près de La Calère, à Oran, après une violente altercation. à Sidi El-Houari, un enfant aurait également été tué par balles par des militaires ivres. 30 juin Un homme, membre de la milice anti-islamiste locale ("Patriotes") a été tué dans l'explosion d'une bombe enfouie dans son champ, à Alouane, entre Naciria et Bordj Menaïel. 30 juin-1er juillet 8 personnes ont été massacrées dans la cité Haï Driouèche, à la périphérie de Blida, par un groupe armé ayant attaqué une salle de loisirs pour les jeunes, puis la maison d'une famille dont trois des membres, dont une femme et un enfant, ont été abattus à la hache. Fin juin-début juillet L'une des phalanges du GSPC dans la région de Tlemcen aurait été totalement démantelée, et plusieurs de ses membres ensevelis sous des tonnes de rochers après des bombardements effectués par hélicoptères, lors d'une offensive des forces de sécurité, qui aurait fait selon "El Watan" sept morts dans les rangs du groups armé, à Beni Ghazli. Dix membres du GSPC auraient été tués dans une opération de ratissage, qui s'est étendue le 1er juillet dans le massif de Sidi Ali Bounab et dans la forêt de Mizrana. 2 juillet Un garde communal a été tué dans l'explosion d'une bombe sur le marché d'Aïn Bent Djouher, à Taourirt, dans la région de Sidi Bel Abbès. Un membre d'un groupe armé qui tentait de s'introduire dans le douar Bouassem, près de Naciria, dans la région de Boumerdès, a été abattu par des gardes communaux. 3 juillet 11 personnes ont été massacrées à la hache et au couteau à Remka, dans la région de Relizane, par un groupe armé. Les assaillants ont piégé les corps de certaines de leur victimes, qui ont explosé à l'arrivée des forces de sécurité, tuant un militaire. 3-4 juillet Six villageois et trois membres d'un groupe armé ont été tués lors d'un accrochage entre le groupe armé et le groupe de légitime défense local (GLD) à Halouiya, près de Boufarik, dans la wilaya de Blida. 4 juillet Deux policiers ont été abattus par balles à Tebessa. Les auteurs présumés de l'attentat ont été arrêtés par les forces de sécurité. Deux membres du GSPC ont été abattus et deux autres capturés par les forces de sécurité près de Beni Sabber, dans la région de Dellys, où une opération de ratissage se poursuit depuis plus d'un mois. Selon "Le Matin", le bilan de cette opération serait d'une quarantaine de "terroristes" tués et d'au moins quinze morts dans les rangs de l'armée. Selon "Liberté", 17 "terroristes" ont été "neutralisés" dans une opération de ratissage lancée le 30 mai dans la région de Mizrana, près de Tigzirt, dans la région de Tizi Ouzou. Neuf personnes, dont trois enfants et une personne âgée ont été massacrées à l'arme blanche à Meriout, près du douar Bekoucha, sur les hauteurs d'Aïn Tagouraït (Bérard), dans la région de Tipaza, par un groupe armé d'une dizaine de membres. Deux des victimes du massacres faisaient partie de la milice locale ("Patriotes"). 4-5 juillet Deux policiers et un civil ont été assassinés à Senia, à la périphérie de Tiaret. 6 juillet Cinq personnes ont été tuées dans l'attaque par un groupe armé d'un bar clandestin d'El Khemis. 7 juillet Un présumé membre du GSPC a été abattu à Tassadort, dans la région de Tizi Ouzou, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. Une adolescente de 13 ans a été tuée dans l'explosion d'une bombe artisanale à Abou El Hassène, dans la région de Chlef Un jeune berger a été retrouvé égorgé et mutilé près de Hassassba (Magenta), dans la région de Sidi Bel Abbès. Il avait été enlevé la veille par un groupe armé qui s'était emparé d'une partie de son troupeau. Deux membres d'un groupe armé et un civil ont été tués à Sig lors d'un affrontement de quatre heures. Quatre personnes, membres de la même famille (le père, la mère et deux enfants) ont ét. retrouvées le 13 juilletassassinées à l'arme blanche dans leur villa, dans le quartier de Petit Lac à Oran. Les corps étaient en état de décomposition, le massacre remonterait donc à plusieurs jours, probablement autour du 7 juillet. 8 juillet Trois bergers (deux femmes d'une soixantaine d'années et un enfant de 12 ans) ont été retrouvés égorgés au-dessus d'Aïn Hamadi, dans la région de Chlef (Le quotidien "Le Matin" annonce que deux femmes et un enfant ont été tués dans l'explosion d'une bombe) Un berger de 15 ans a été retrouvé égorgé près des monts de Djebel Oulteme, dans la région de Boussaâda. Deux attentats à la bombe commis à Keddara, dans la région de Boumerdès, ont fait quatre morts (trois agents de sécurité d'une graniterie et un soldat. Selon "La Tribune", l'opération de ratissage menée depuis juin dans la forêt de Mizrana, dans la région de Dellys, aurait abouti à la mort de 20 membres du GSPC. Trois bergers ont été découverts égorgés et sept autres ont étéenlevés par un groupe armé près du douar d'Ouled Si Ahmed, dans la région de Tissemsilt. 8-9 juillet Huit ou neuf personnes ont été massacrées à Haouch Jordane, dans la région de Tipaza, par un groupe armé d'une dizaine de membres, qui, quelques heures auparavant, avait tué trois personnes, brûlées vives dans leur voiture à un faux barrage tendu à Hameur El-Aïn. Deux membres du "groupe de légitime défense" local ont été abattus lors de l'incursion d'un groupe armé dans le faubourg d'El-Malaabâ, à Tissemsilt. Un jeune homme a été enlevé et égorgé à Aïn Alem, près d'El Tarf, par un groupe armé. 9 juillet Une embuscade tendue à Kebaba, dans la région de Jijel par un groupe armé a fait quatre morts (le maire de la commune d'Erraguene, un militaire, un garde communal et un civil). Deux personnes ont été égorgées à Oued El Abtail, dans la région de Mascara. 10 juillet Un jeune homme a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale près de Merine, dans la région de Sidi Bel-Abbes. 11 juillet Sept militaire ont été tués dans une embuscade tendue sur le mont du Dokkanne, près de Tebessa, à proximité de la frontière tunisienne. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par la police à Drâa Ben Khedda, dans la région de Tizi Ouzou. 11-12 juillet Quatre jeunes conscrits récemment démobilisés ont été assassinés à l'arme blanche près de Souk El Had, dans la région de Boumerdès, et cinq personnes, dont un officier de l'armée, ont été enlevées, à un "faux barrage" dressé par un groupe armé. Six jeunes campeurs originaires de Médéa ont été massacrés par un groupe armé sur une plage d'El Beldj, près de Tipasa. 12 juillet Un soldat a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire à Mazer, près de Tigzirt, dans la région de Tizi Ouzou. Quatre présumés islamistes armés, membres selon "Liberté" de la "phalange El Houda", active dans le Djurdjura, ont été abattus à Tala Rana, près de M'Chedellah, dans un accrochage avec une patrouille de l'armée. 12-13 juillet Deux policiers ont été tués 233;s dans une embuscade tendue par des éléments du GSPC à Zemmouri, près de Boumerdès. Deux présumés islamistes armés ont été abattus à la sortie de Chlef. 13 juillet Un employé communal (militant du FLN. selon "Le Matin")de Taglaït, dans la région de Bordj Bou Arreridj, a été abattu dans une embuscade tendue à Ouled Chellakh. 14 juillet Trois gendarmes et un garde communal ont été tués, à Temmanar (ou Tamanart) , près de Collo, dans une embuscade tendue par un groupe d'une vingtaine de membres du GSPC. Selon "El Watan", qui ne confirme pas cette information, l'accrochage ayant suivi aurait fait une dizaine de tués dans les rangs du groupe armé. Selon d'autres sources, ce sont huit militaires qui ont été tués dans la nuit du 14-15 juillet dans une embuscade tendue à leur patrouille par un groupe armé d'une trentaine de membres à El Batha, près de Collo. 15-16 juillet Un couple a été assassiné à son domicile à El Mazraâ, dans la région de Tebessa, par un groupe armé. 16 juillet Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe près d'Essamouma, dans la région de Telagh, au sud de Sidi Bel Abbes, alors que l'armée procédait à un ratissage. Un garde communal a été assassiné par un groupe armé près d'El Ogla El Malha, dans la région de Tebessa. Neuf personnes, dont deux ou trois femmes et deux enfants, ont été abattues à un "faux barrage" tendu entre Nador et Hadjout, près de Tipasa, par un groupe armé vâtu de tenues militaires . 17-18 juillet Six personnes, dont trois femmes et deux enfants, la sixième personne étant, selon certaines sources, un handicapé mental, ont été tuées par un groupe armé à Hamdania, près de Blida. Deux gardes communaux ont été abattus dans une embuscade tendue par un groupe armé à Zogagha, près de Keddara, dans la région de Boumerdès. L'un des membres du groupe armé aurait été abattu par les gardes communaux. 18-19 juillet Deux militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe à leur passage, à El Khayata, près d'El Tenira, dans la région de Sidi Bel Abbes. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Tala Rana, près de Saharidj (à l'est de Bouira), dans une embuscade tendue par l'armée et la milice locale. Un islamiste armé a été abattu par les forces de sécurité à Sidi Ali, dans la région de Mascara. 19-20 juillet Cinq personnes d'une même famille, dont trois enfants, ont été assassinées dans le quartier Merdjechekir de Medea par un groupe armé qui a incendié la maison, avec les victimes à l'intérieur. Un homme a été tué dans l'explosion d'une bombe à El Omaria, dans la région de Medea, le 19 ou le 20 juillet. 20 juillet Trois personnes ont été tuées entre Oued Slama et Ben Omar, près de Larbaâ, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé de quatre personnes, vêtu de tenues militaires. 20-21 juillet Quatre personnes, dont une femme, ont été égorgées à Djendel, dans la région de Skikda. Deux éléments d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité près du mont Tamdrara, dans la région de Chlef. 21 juillet Deux islamistes armés ont été abattus à Saharidj dans une embuscade tendue par l'armée. Cinq personnes ont été égorgées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Guellalza et Ras-El-Aïn, dans la région de Mascara. Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Oued Soudan (Oued Essoudène), près d'Azzaba, dans la région de Skikda. Cinq personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Ras-El Aïn Amirouche, près de Sig, dans la région de Mascara. 21-22 juillet Vingt-cinq ou Vingt-huit (selon les sources) membres du GSPC de Hassan Hattab auraient été abattus dans un ratissage opéré par les forces de sécurité dans le massif de Collo, dans la région d' Ouled Attia, ratissage qui s'est terminé le 22 juillet. 22 juillet Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Aït Ouarzedine, près de Sidi Ali Bounab, sur les hauteurs de Tadmaït, dans la région de Tizi Ouzou. Un membre de la milice locale a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanalade à Lakhdaria. 22-23 juillet Un agriculteur a été assassiné à El-Mekkia, dans la région d'El Tarf, par un groupe armé. Une jeune fille de 15 ans a été tuée pour avoir refusé de suivre un groupe armé qui voulait l'enlever, et son père tué (ou blessé grièvement)lors de l'incursion du groupe armé à la périphérie de Médéa, alors que les victimes revenaient d'un mariage. 24-25 juillet Trois personnes ont été assassinées à Tiaret. 25-26 juillet Un adolescent et un vieillard ont été assassinés près de Tamjrit, dans la région de Bejaïa. 26-27 juillet Deux personnes (deux bergers) ont été tuées lors de l'attaque par un groupe armé d'un groupe de 4 bergers pres du douar El M Rariche, à El Hranfa, près de Chlef. 27 juillet Deux hommes (deux chasseurs) ont été assassinés à Djebel Hallouf, près de Guelma, par un groupe armé. Les corps de trois jeunes hommes tués par balles ont été retrouvés dans l'oued Sebaou, entre Tamda et Qahra, dans la région de Tizi Ouzou. Trois personnes, dont un adolescent de 15 ans et un septuagénaire, ont été assassinées à Laalem, dans la région de Saïda, par un groupe armé de cinq membres. 27-28 juillet Huit personnes (membres d'une même famille de nomades), dont deux bébés, ont été massacrées à la périphérie de Tiaret, par un groupe armé de sept membres, qui a enlevé une jeune femme avant de s'enfuir. 29 juillet Une femme et ses deux enfants ont ete assassines a un faux barrage dresse par un groupe arme sur la route de Oued El Alleug, pres de Blida. Un "patriote" (civil arme) a ete tue a Legata pres de Boumerdes par un groupe armé. 3-4 aout Six jeunes gens, âgés de 14 à 18 ans, ont été massacrés pendant une fête de mariage à Ouled Yaich, dans la région de Blida, par un groupe armé de quatre personnes. Quatre personnes (un père et une mère de famille et leurs deux enfants) ont été massacrées à Medea par un groupe armé. 4 aout Deux personnes (un jeune homme et sa soeur de 14 ans) ont été égorgées à Fraydia, entre Bouharoun et Attaba, par un groupe armé de six à huit membres. 11 aout Quatre membres d'une même famille, parmi lesquels trois enfants âgés de 18 mois à 14 ans, ont été tués lors d'une embuscade tendue par un groupe armé sur la route près d'El-Aouana, dans la région de Jijel. 15 aout Un membre de la milice locale (GLD) a été tué lors d'un accrochage avec un groupe armé (qui serait, selon "Le Matin", celui des "Talibans", affilié aux GIA). 17 aout Un policier a été tué par balles dans le quartier Miramar à Oran, lors d'une violente altercation avec un autre membre des services de sécurité, qui l'a abattu à bout portant pour des raisons inconnues, et a finalement été arrêté. Un homme (selon "El Watan" : un fournisseur en produits alimentaires de la garde communale) a été assassiné à un faux barrage dressé par un groupe armé composé d'une quinzaine d'individus, près de la localité de M'chedallah (40km à l'est de Bouira). Le chef de la patrouille de la garde communale qui s'était lancée à la poursuite du groupe armé a également été tué, dans l'explosion d'une bombe artisanale. Un jeune homme a été tué par balles à un faux barrage tendu par un groupe armé entre Dramchi et Boukram (70km à l'ouest de Bouira) alors qu'il tentait de le forcer. Deux islamistes armés ont été tués lors d'une opération de ratissage menée par l'armée à Sidi Makhlouf, près de Aïn Bessem (160km à l'est d'Alger). 18 aout L'armée a lancé le 18 août une opération de ratissage dans les provinces d'Aïn Defla et Chlef. Quelque 300 membres présumés de la katibat Al Aoual (escadron de la terreur) auraient été encerclés par l'armée, et au moins 23 d'entre eux auraient été abattus. Au moins quatre (sept, selon "Le Matin") gardes communaux ont été également tués, dont six au lieu-dit El-Maïn, entre Aïn Defla et Chlef. Deux soldats et un garde communal ont été tués par un groupe armé qui leur a tendu une embuscade à Amedjoudh, entre Tizi-Ouzou et Beni Zmenzer à 130km à l'est d'Alger. 19-20 aout Trois islamistes armés ont été tués à Haïzer, dans la région de Bouira, au cours d'une opération de ratissage menée par les forces de sécurité sur le versant du Djurdjura. 22 aout Six ou sept islamistes armés auraient été tués dans une offensive de l'armée, appuyée par des hélicoptères, près de Zemmoura, dans la région de Relizane. Un jeune homme a été abattu près de la cité Redouane, à la périphérie de Sig, par deux hommes armés. 22-23 aout Cinq islamistes armés ont été abattus par des forces de sécurité près de Zemmoura, dans la région de Jijel. 23 aout Un jeune homme a été abattu par trois hommes armés à Hai Redouane, dans la forêt de Stamboul, près d'Oran. 24 aout Deux militaires, un gendarme et un islamiste armé ont été tués dans l'attaque d'un postesé de contrôle du groupe de légitime défense (GLD, milice locale) situé dans la commune de Lakhdaria. Un militaire a été tué à El Merdj, entre Hamza et El Korn, dans la région d'El Alouana, dans l'explosion d'une bombe artisanale. 27 aout Un enfant de 12 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale à la périphérie de Bouira. 28 aout Un homme d'une cinquantaine d'années a été assassiné à Draâ Labiod, près de Berrouaghia. 31 aout-1er septembre Un jeune homme a été assassiné à Dmina, près de Taher, dans la région de Jijel, par un groupe armé d'une ditaine de membres qui a fait irruption dans une fête de mariage. 2-3 septembre Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Sidi Yahia et Mouzaïa, dans la région de Blida. Un jeune homme venant d'accomplir son service national a été enlevé par un groupe armé à Oued el Berd, au nord de Sétif. 4 septembre Deux "patriotes" (membre de la milice locale) ont été assassinés, à un "faux barrage" tendu par des islamistes armés à Tiguemoumin, sur la route de Zaknoun, dans les Ouacifs, près de Tizi Ouzou Un garde communal a été tué à Mazer, près de Tigzirt, dans la région de Tizi Ouzou, dans l'explosion d'une bombe artisanale. Un fonctionnaire a été retrouvé égorgé et décapité entre Corso et Beni Amrane, dans la région de Boumerdès. Un ancien garde communal a été assassiné à Adafel, près d'El Aouana, dans la région de Jijel, par un groupe armé. 4-5 septembre L'un des principaux adjoints de Hassan Hattab, "émir" du GSPC", Hamid Mouffok, aurait été abattu au cours d'une opération militaire sur le col de Tizi Kollal, près de Bouira. Un autre membre du groupe de Mouffok aurait également été abattu, 5-6 septembre Quatre personnes ont été assassinées à Semar, près d'El-Hoceïnia (El Hassania), dans la région d'Aïn Defla, lors de l'attaque par un groupe armé du domicile d'un "patriote" (milicien local) qu'ils ont tué, avec sa femme et deux de ses filles, avant d'enlever sa troisième fille. 6-7 septembre Un islamiste armé "repenti" qui s'était livré aux autorités quatre jours auparavant a été assassiné devant son domicile à Tebessa. 7 septembre Un islamiste armé a été tué lors d'un accrochage avec une patrouille de l'armée à Tirmitine, près de Bordj Menaïel. 8-9 septembre Trois personnes ont été assassinées à Ouled Belhasna, près de Mohammadia, dans la région de Mascara, lors d'une attaque par un groupe armé. 9 septembre Deux gardes communaux ont été égorgés à un faux barrage dressé par des islamistes armées entre Hidoussa et Merouana, près de Batna. 9-10 septembre Un islamiste armé, lieutenant de l'"émir" Megata, a été abatu lors d'une opération de la gendarmerie, de l'armée, des gardes communaux et des milices locales lancée contre un groupe armé près de Drean, dans la région d'El Tarf. Une personne a été tuée par balle à Sig, alors qu'un groupe armé venait s'approvisionner dans une épicerie.

11 septembre Un islamiste armé a été abattu dans la Forêt de Fargoug, près de Mascara, lors d'une opération de ratissage de l'armée, appuyée par des hélicoptères. 13 septembre Une jeune comédienne de 21 ans, Menad El Hadja, est décédée des suites de son immolation par son frère cadet, qui, le 18 août, à Mostaganem, pour la punir d'une activité qu'il jugeait "haram", contraire aux règles religieuses, l'avait aspergée d'essence et l'avait transformée en torche vivante. 15 septembre Deux membres présumés du GSPC ont été abattus à Leghaoui, dans la région de Dellys, lors d'une opération de ratissage menée par les forces de sécurité. 16 septembre Un gendarme a été tué par un groupe armé à Aghedir, près d'Azaouen, dans la région de Jijel. 17 septembre Un jeune homme qui venait de finir son service militaire a été assassiné à Ath Mansour, près deTaourit, dans la région de Bouira, par un groupe armé qui a fait irruption dans un café pour fouiller et racketter les consommateurs. 18 septembre Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire, à Tizi Ghenif, près de Tizi Ouzou. Cinq islamistes armés ont été abattus dans le Djebel Bouanif, près de Batna, dans un accrochage avec les militaires qui les encerclaient. 18-19 septembre Cinq personnes ont été tuées par un groupe armé de trois personnes, dans un quartier périphérique de Bou Ismaïl, dans la région de Tipaza. Les victimes sont toutes des travailleurs au noir d'un atelier de confection clandestin originaires (comme le propriétaire de l'atelier) de Tablat, dans la région de Médéa. 19 septembre De source militaire, on a annoncé que cinq islamistes armés et deux membres des milices anti-islamistes locales ("patriotes") ont été tués à Drean, dans la région d'El Tarf, lors d'une opération de l'armée encerclant le groupe armé de l'"émir" Megata. Un gendarme et un garde communal ont été assassinés à Benchoud, près de Dellys, alors qu'ils regagnaient leur cantonnement. 19-20 septembre Deux islamistes armés ont été tués dans les monts d'Oussilas, dans la région de Mascara, lors d'une embuscade tendue par l'armée.

20 septembre Six personnes, trois femmes et trois enfants allant chercher de l'eau, ont été tuées dans une embuscade tendue par un groupe armé près d'une source d'eau, à la périphérie de Hamam Righa, dans les montagnes du Zaccar, près d'Aïn Defla. Deux soldats ont été tués et quatre blessés dans l'explosion d'une bombe à Beni Amrane, près de Boumerdès, non loin d'un lycée. Le corps d'un berger de 82 ans, mutilé, a été retrouvé près d'Ouled Bah, dans la région de Mascara. 21 septembre Treize personnes ont été massacrées lors d'une fête de mariage à Haouch Bichelin, dans la Chiffa, près de Blida. L'"émir" Megata du GSPC aurait été abattu, avec sept de ses hommes, dont le mufti de son groupe, Soltani, lors d'une opération des forces de sécurité dans la région de Dréan (wilaya d'El-Tarf). 21-22 septembre Sept personnes, toutes de la même famille, dont un bébé, deux enfants en bas âge, deux femmes et un vieillard, ont été tuées à Marbouni, près de Bougara (Rovigo), dans la région de Blida, par un groupe armé. Un "patriote" (milicien) a été abattu à Meftah (Rivet, dans la région de Blida. 22 septembre Cinq personnes ont été massacrées (mutilées, égorgées) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à l'entrée de Hatatba, entre Berbessa et Oued El Alleug, dans la région de Tipaza. Le groupe armé a enlevé une jeune femme dont le corps a été retrouvé le 24 septembre près du lieu du massacre. La jeune femme avait été violée, mutilée et égorgée. Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Ouled Yaïche, à l'entrée de Blida. 22 ou 23 septembre Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par des miliciens locaux à Moulay Slissene, dans la région de Sidi Bel Abbes. 23 septembre Le corps d'un homme ligoté avec du fil de fer a été repêché dans le port de Bouharoun, dans la wilaya de Tipaza. Un homme a été tué à Chaiba, près d'Attatba, dans l'explosion d'une bombe. Un militaire a été tué dans un attentat à la bombe au passage d'un camion militaire, à Hmazat, dans la région d'Aïn Defla. 23-24 septembre Un agriculteur de 60 ans a été égorgé par des inconnus, qui ont détruit sa demeure et volé son troupeau. 24 septembre Un "patriote" (milicien) a été tué par un groupe armé à Boulerbah, près d'Aomar, dans la région de Bouira. Les deux hommes gardaient un oléoduc. 26-27 septembre Un jeune policier a été assassiné, égorgé, dans la région de Merouana. 28-29 septembre L'attaque par un groupe armé du siège de la police communale de Beni Aïssi, à Amerzi, près de Tizi Ouzou, a fait huit morts au sein dela Garde communale. Des renforts militaires sont ensuite tombés dans une embuscade à Tighzert, près d'Ighil Hamou, embuscade qui a fait un mort au sein des militaires. Les cinq membres d'une famille (le père, la mère et leurs trois enfants de 8 à 12 ans) ont été massacrés par un groupe armé à Tipasa, où le père était surveillant dans une entreprise de travaux publics.

29 septembre Le corps, égorgé, d'un berger d'une trentaine d'années a été retrouvé à proximité de Takhemanet, près de Frenda, dans la région de Tiaret. Son troupeau a été emporté par ses assassins qui. 30 septembre Les corps de trois femmes enlevées au printemps 1996 par un groupe armé sévissant dans la région de Blida ont été retrouvés dans la forêt de Thilana, dans la région de Blida. Fin septembre Un jeune homme, chauffeur de taxi, a été retrouvé décapité le 2 octobre à la périphérie de Sig, dans la région de Mascara. Il avait disparu cinq jours auparavant. 1er-2 octobre Sept personnes, toutes de la même famille, ont été massacrées à Benchicao, près de Medea, par un groupe armé, dont l'un des membres a été abattu par le chef de la famille agressée, ou par les forces de sécurité. En se repliant dans les montagnes de Benchicao, le groupe armé a abattu deux autres personnes, un homme qui gardait son troupeau et le gardien d'un vignoble. 2 octobre Un policier a été assassiné à Boghni (Kabylie) par deux hommes armées. < Un policier a été tué à un "faux barrage" tendu près de Tlioua, dans la wilaya de Mascara, par un groupe armé en de tenue militaire. Les corps de deux personnes ont été découverts à Chender, entre Naciria et Bordj Menaïel, dans la wilaya de Boumerdès. Ils portaient des impacts de balles et avaient les membres attachés. 2-3 octobre Quatorze personnes d'une même famille, celle d'un ouvrier agricole, ont été massacrées à la hache, au couteau et par balles par un groupe armé à Ouled Amrane, près de Khemis Miliana dans la région d'Aïn Defla) Parmi les victimes, on compte, selon les sources, cinq ou six femmes et quatre ou cinq enfants. Un présumé "terroriste" a été abattu le 2 ou le 3 octobre par des membres du groupe de légitime défense (milice locale) selon "El Watan", des chasseurs selon "Liberté", à Sidi Moumen, près de Souk Ahras. 3 octobre Dix militaires ont été tués dans ume embuscade tendue par un groupe armé à Bissi, entre Azzaba et Skikda. Deux militaires ont été tués à Aïn Tarik, près de Remka, dans la région de Relizane dans l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire. 3-4 octobre Deux hommes ont été tués par un groupe armé à Athri, près de Larbaâ Nath Irathen : le premier le 3 octobre, alors qu'il était parti à la chasse, le second, son cousin, le lendemain dans un accrochage avec le groupe armé alors qu'avec un groupe d'habitants de la commune il était parti à la recherche du premier. 4 octobre Deux "patriotes" (miliciens locaux) de Larbaa Nath Irathen ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé à Aït Atelli, près de Larbaa Nath Irathen. 4-5 octobre Un officier de police judiciaire a été tué à Larbâa, dans une embuscade tendue à une patrouille de la police. 5 octobre Un groupe armé de six membres aurait été éliminé, par l'armée à Tala Guilef, dans le Djurdjura (Kabylie). Ce groupe serait l'auteur de l'attaque du casernement de la garde communale d'Ath Aïssa (neuf morts). Un soldat a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire entre Bouhinoun et Ath Zmenzer, en Kabylie. Un autre soldat a été tué dans une embuscade tendue peu après, non loin du lieu de l'explosion, par un groupe armé, qui a perdu deux hommes dans l'accrochage qui a suivi. Le chef de la garde communale d'Ouled Aissa a été assassiné à Ouled Aissa par un groupe armé. Deux civils ont été assassinés par un groupe armé à Médéa. Les victimes appartenaient toutes à la même famille. 7 octobre Six personnes (un groupe de bergers, dont deux septuagénaires et une jeune femme) ont été assassinées (égorgées et mutilées à la hache et au couteau) et deux autres (deux adolescentes) enlevées à Ben Hareth, sur les hauteurs de Talassa, dans la région de Chlef, par un groupe armé. L'une des deux adolescentes a été retrouvée le lendemain égorgée, dans une forêt proche. Deux bergers ont été assassinés à Rkob, près de Mellakou, dans la région de Tiaret, par un groupe armé. Le conducteur d'un camion transportant du sable a été tué après que son véhicule ait sauté sur une bombe à Ammi Moussa, dans la région de Relizane. Un jeune homme a été abattu par un groupe armé qui tendait un "faux barrage"sur le route de Sétif. 9 octobre Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Sidi Rached, près de Tipaza. 10 octobre Une mère et ses cinq enfants ont été retrouvés égorgés à Zemoura, dans la région de Relizane. Le père, un milicien local, a disparu deux jours auparavant. Deux pompiers ont été assassinés dans une embuscade, après avoir répondu à une fausse alerte à Laghouat, le 10 octobre. Un groupe armé de trente à quarante membres, appartenant à la "katibat El Ahouel", serait encerclé par l'armée depuis le 8 octobre dans le massif de Tiberkanine, près d'Aïn Defla. 13 personnes auraient été tuées dans les combats opposant le groupe armé et les forces de sécurité. Le corps d'un homme d'une quarantaine d'années a été découvert près de Boghni par la gendarmerie, et un deuxième corps, en état de décomposition avancée, découvert par la Protection civile près de Tala Amara, dans la région de Tizi Ouzou. 10-11 octobre Plusieurs militaires auraient été tués et d'autres blessés dans l'attaque de leur casernement à Mizrana par un groupe armé du GSPC, qui aurait lui aussi subi des pertes. 11 octobre Un jeune homme a été abattu par un "patriote" (milicien local) d'Ouled Benhamia, près de Mascara, qui l'avait surpris en train de cueillir des olives. 12 octobre Cinq jeunes bergers âgée de 14 à 17 ans ont été massacrés par un groupe armé vêtu de treillis militaires, à Djebabra, près de Hamman Righa, dans la région d'Aïn Defla. Un soldat a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille à Aït Allaoua. Un policier a été abattu à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Aïn Oulmème et Ras el Oued, dans la région de Setif. Trois présumés islamistes armés, dont un "émir" ont été abattus lors d'une embuscade tendue par la gendarmerie à Oued Antar Guentis, près de Tebessa. Un islamiste armé a été tué lors d'une opération de l'armée à El Fiadh, près de Bordj Menaïel. 12-13 octobre Six membres d'une même famille, dont trois enfants et un nouveau-né, ont été massacrés par un groupe armé dans un chalet de Chréa, près de Blida. 13 octobre Deux personnes ont été égorgées dans un douar proche d'Henchir Toumghani, dans la région d'Oum el Boughni. 13-14 octobre Un membre des forces de sécurité a été tué dans un accrochage avec un groupe armé à Berrahmoune, près de Corso, dans la région de Boumerdès. 14 octobre Cinq ou six personnes (des camionneurs) ont été massacrées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Aïn el Melh, entre Benchicao et Berrouaghia. 14-15 octobre Douze personnes, issues de deux familles, dont cinq fillettes et deux femmes âgées, ont été massacrées et deux jeunes filles enlevées dans un douar proche d'Ouzra, dans la région de Médéa, par un groupe armé d'une dizaine de personnes, qui aurait ensuite, pendant sa retraite, massacré six autres personnes, des paysans, au sud d'Ouzra. Les corps des six paysans ont été retrouvés près de Benchicao. 15 octobre Un homme, membre de la milice locale, a été tué dans un attentat à la bombe à Atir, près de Dellys. 16 octobre Un berger de 45 ans a été retrouvé égorgé, à Benmal, près de Takhemaret, dans la région de Tiaret. De deux à quatre personnes ont été assassinées par un groupe armé en tenue militaire, qui a selon certaines sources mitraillé la foule des fidèles sortant de la mosquée d'El Adjiba, près de Bouira, à la fin de la prière du soir, et selon d'autres sources "sélectionné" quatre fidèles pour les fusiller ensuite. 17 octobre Deux militaires ont été tués au passage de leur véhicule sur une bombe à Ghar Tin, près de Zardaza, dans la région de Skikda. 18 octobre Deux corps non identifiés ont été découverts le 18 octobre dans une zone encerclée par l'armée, la garde communale et les milices locales, entre Baâta et Boucherahil, et dans laquelle se trouverait un groupe armé. Deux gardes communaux ont été assassinés le 18 octobre à Dellys par de présumés islamistes armés, qui ont fait exploser une bombe devant le siège de la Garde communale avant d'ouvrir le feu sur les gardes. Un membre d'un "Groupe de légitime défense" a été abattu à Chabeur el Ameur, à l'ouest d'Alger. 18-19 octobre Douze personnes, dont des femmes, cinq enfants et adolescents et des personnes âgées, ont été massacrées à Abou el Hassan, dans la région de Chlef, par un groupe armé, qui a également enlevé une jeune fille de 18 ans. 19 octobre Un présumé islamiste armé a été abattu près de Tebessa par l'armée. 19-20 octobre Cinq membres d'un groupe armé et un civil ont été tués dans un accrochage entre les forces de sécurité et le groupe armé à Khemis et Khechna. 20 octobre Trois membres d'un groupe armé ont été abattus dans un accrochage près de Mestah, à l'est d'Alger, par l'armée. Un présumé "terroriste" a été abattu entre Bouderbala et Boukram, dans la région de Lakhdaria, par des "patriotes" (miliciens locaux). Un homme a été assassiné et sa femme enlevée à Nouflia, dans la région de Tiaret, dans une embuscade tendue par un groupe armé. Un homme a été assassiné à M'laoua, dans la région de Bouira, par un groupe armé de quatre personnes. 21-23 octobre Quatre ou cinq présumés "terroristes" ont été abattus par les forces de sécurité près d'Ouled Mimoun, dans la région de Tlemcen, lors d'une offensive militaire. "El Watan" indique pour sa part un bilan de "neuf terroristes abattus sur les monts d'El Kadouss dans la nuit du 21 au 22, et quatre les jours précédents dans les djebels Mizab, dans la région de Beni Snouss. 22 octobre Un militaire a été tué dans une attaque par un groupe armé à Tala Bounane, dans la région de Tizi Ouzou. 23-24 octobre Un policier a été assassiné (poignardé) à Tizi Ouzou. La piste d'un crime crapuleux semble probable. Un chauffeur de taxi a été assassiné à l'arme blanche et mutilé, près du douar Sefafha, près de Ghaumri, dans la région de Mascara. 24 octobre Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Berrouaghia et Beni Slimane. Huit membres d'une même famille de fermiers ont été massacrés à Boumaiza, dans la région de Tiaret, par un groupe armé. Deux présumés islamistes armés ont été abattus à Oued Kadous, près de Tlemcen, dans un accrochage avec les forces de sécurité. 25 octobre Sept personnes, dont un nouveau-né, deux enfants et une personne âgée, ont été massacrées à l'arme blanche et achevées par balles par un groupe armé dans le quartier populaire de Bati, à Médéa. Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" dressé à Châabat-Zitoun, dans la région de Médéa, par un groupe armé. Deux cadavres en état avancé de décomposition ont été découverts à Ouaguenoun, entre Tamda et Djebla, dans la région de ^Tizi Ouzou. 25-26 octobre Le fils d'un milicien local ("Patriote") a été abattu, et son père blessé, lors de l'attaque du domicile familial par un groupe armé à Ouled El Guenoun, dans la région de Mascara. Sept membre d'un groupe armé auraient été tués "dans le courant de la semaine" à Fouara, dans la région de Tissemsilt, dans une opération menée par l'armée. 28 octobre Un chauffeur de bus, par ailleurs membre de la milice locale ("Patriotes"), aurait été tué par une bombe placée sous son siège, à Oudjana, près de Taher, dans la région de Jijel. 29 octobre Un présumé "terroriste" a été abattu à Timizert, près d'Al Aouana, dans la région de Jijel, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. 29-30 octobre Deux passagers d'une voiture, un homme et une femme, ont été brûlés vifs dans leur véhicule après que celui-ci ait été stoppé par un "faux barrage" tendu par un groupe armé de quatre personnes portant des tenues militaires, à Dar el Cantina, près de Tenes, dans la région de Chlef. Un homme de 60 ans a été tué dans l'attaque de leur domicile par un groupe armé, à Aïn Chekh, à la périphérie de Médéa. 30 octobre Un présumé islamiste armé a été abattu par les militaires près du Djebel Bouziri, dans la région de Sig. Il s'agirait d'un "émir" d'un GIA de l'ouest, Kada Bououla, proche d'Antar Zouabri. Un officier de l'armée a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Djoualil, près de Meftah. 30-31 octobre Un jeune homme a été abattu par balles par le frère d'un policier communal, à la suite d'une querelle qui l'a opposé à un groupe de jeunes, sur lequel il a déchargé son fusil. 31 octobre Deux présumés islamistes armés ont été abattus à la sortie de Jijel par l'armée. Un membre d'un "groupe de légitime défense" local a été tué par balles par de présumés islamistes armés, alors qu'il surveillait des vergers de l'Oued Tolba, près de Tiaret. 31 octobre-1er novembre Deux gardes forestiers ont été assassinés (décapités) à Bouderbala, près de Kadiria (Palestro), dans la région de Lakhdaria, par un groupe armé. 1er novembre Un restaurateur a été assassiné à coups de couteau à Aomar, dans la région de Lakhdaria. Une personne été accidentellement tuée par une balle perdue tirée par des militaires lors d'un ratissage effectué à Fremda, dans la région de Tiaret. 2 novembre Un militaire a été tué dans un attentat commis contre des pylônes de haute tension près de Hammah Righa. 2-3 novembre Quatre jeunes ouvriers agricoles ont été massacrés à l'arme blanche par un groupe armé à Ahmer el Ain dans la région de Tipaza. 3 novembre Deux militaires et un membre de la milice locale (GLD) ont été tués à Taâlassa, dans la région de Chlef, lors d'un accrochage avec un groupe armé d'une vingtaine d'éléments. De trois à neuf des membres du groupe armé auraient également été abattus, et deux jeunes filles enlevées 3-4 novembre Six membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité au douar Sidi Abelhadi, près de Mossadek, dans la région de Ténès. 4 novembre Un officier supérieur de l'ANP a été tué à Taâlassa, dans la région de Chlef dans l'explosion d'une bombe. Un officier de l'armée a été assassiné à l'arme blanche à Annaba. Les corps en état de décomposition avancée de deux hommes, mutilés et placés dans des sacs en plastique, ont été découverts sur le mon Stamboul, près de Sig. 5 novembre Un policier a été tué à Kouba, à Alger, par deux jeunes hommes en voiture. Un berger de 24 ans a été égorgé après avoir été enlevé à Oued Rich, dans la région d'Annaba, par un groupe armé de cinq personnes. 5-6 novembre Deux hommes (deux frères) ont été assassinés à Aïn Kechera, dans la région de Skikda 6 novembre Un policier a abattu six personnes (son épouse, trois de ses enfants et deux enfants d'une voisine) avant de se suicider en jetant sa voiture contre un camion à Aïn Bouchakin, près de Tiaret 6-7 novembre Deux présumés islamistes armés ont été abattus dans un affrontement entre l'armée et un groupe armé au pied des monts Lalla Moussaâd, su sud de Lakhdaria. 7 novembre Un militaire a été tué à Tizi n'Kouillal, dans la région de Bouira, dans l'explosion d'une bombe alors que les militaires effctuaient un ratissage. 7-8 novembre Un homme a été assassiné par balles à Boghni. 8 novembre Le corps d'un homme de 37 ans a été retrouvé dans le quartier de Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger. 8-9 novembre Deux "patriotes" (membres de la milice locale) ont été assassinés à Tifelfel, près de Taghit, dans la région d'Arris, par un groupe armé d'une dizaine d'éléments. 9 novembre Deux présumés "terroristes" ont été abattus à l'issue d'une opération de ratissage de l'armée autour d'Haouch Messaoudi, près d'El Hamdania, dans la région de Médéa. 10 novembre Trois gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé entre El Hassania et Rouina, dans la région d'Aïn Defla. Un homme a été retrouvé égorgé près de la cité Hai el Badr, à la périphérie de Tiaret. Un militaire a été tué à Ath Mansour, près de Taourirt, dans la région de Bouira, à un "faux barrage" tenu par des hommes portant des uniformes militaires. 11-12 novembre Trois militaires auraient été assassinés à un "faux barrage" tendu par un groupe armé près de Bechloul, entre Bouira et Beni Mansour. 12 novembre Cinq présumés "terroristes" ont été abattus dans la forêt de Zemra, dans la région de Boussaâda (wilaya de M'Sila), après avoir été encerclés par l'armée. Un présumé "terroriste" a été abattu à Ouled Djelloul, dans la région de Bordj Bou Arreridj, par les forces de sécurité. 12-13 novembre Trois personnes (des paysans) ont été assassinées et une femme enlevée par un groupe armé à la sortie de Boufarik. 13-14 novembre Un "patriote" (milicien local) du groupe de Boualem El Makhfi a été grièvement blessé lors d'affrontements avec un groupe armé près de Bouzegza, dans la région de Lakhdaria, et est mort de ses blessures le 18 novembre. 14 novembre Deux jeunes bergers de huit et douze ans ont été enlevés entre Remka et Souk El Had, dans la région de Relizane, par un groupe armé 15 novembre Deux membres d'un groupe armé d'une quarantaine de membres ont été tué dans un accrochage près d'El Hassania, dans la région d'Aïn Defla. 16-17 novembre Deux présumés islamistes armés ont été abattus lors d'une opération de ratissage dans la zone de Kaf Tiour. 17 novembre Quatre personnes, toutes de la même famille (dont deux enfants selon certaines sources, deux jeunes femmes selon d'autres) ont été tuées dans l'explosion d'une bombe à Ouzra, dans la région de Médéa. Huit présumés islamistes armés auraient été abattus dans un ratissage déclenché dans l'Ouarsenis, près de Malaab dans la région de Relizane, contre un groupe armé qui détiendrait des enfants et des jeunes femmes. 20 novembre Une personne a été tuée dans un attentat à la bombe à Sig, dans la région d'Oran. 20-21 novembre Dix ou onze personnes, dont huit de la famille d'un policier, dont un enfant de dix ans et une jeune fille de 16 ans, ont été massacrées par un groupe armé dont les membres étaient habillés en militaires, à Haouch Es Saboun, près de Bou Ismaïl. L'un des assaillants a été abattu par le policier. 21 novembre Huit à dix bergers et/ou paysans (selon les sources), dont une femme de 64 ou 67 ans et un enfant de 11 ans, ont été massacrés à l'arme blanche au douar Dhamnia, dans la région de Ténès (wilaya de Chlef)par un groupe armé, qui a en outre enlevé une jeune fille, que l'on a retrouvé égorgée le lendemain. 23 novembre Trois présumés islamistes armés ont été tués par les forces de sécurité dans une offensive déclenchée dans la région de Djelfa. Un islamiste armé "repenti" et son oncle ont été assassinés à Chlef par un groupe armé. Un homme a été retrouvé décapité à Thouilila, près de Hassi Bahbah, dans la région de Djelfa. Deux soldats ont été tués près de Tilouine, entre Kadiria et Lakhdaria, dans une embuscade au mortier artisanal ("heb heb") tendue par un groupe armé. 26 novembre Un présumé "terroriste" a été abattu à Draâ Ben Khedda. Trois gendarmes et un garde communal ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé près de Derrag, dans la région de Medea. 28 novembre Deux policiers ont été tués à Baghlia,dans la région de Boumerdès, dans un attentat à la bombe au passage de leur patrouille. 28-29 novembre Un policier a été tué à Naciria, dans la région de Boumerdès, dans une embuscade. Un membre du groupe armé a été abattu par la police. 29 novembre Deux présumés islamistes armés ont été tués dans une opération des forces de sécurité contre les maquis des monts de Merchicha et de Takharat, près de Thenia. 29-30 novembre deux personnes ont été tuées dans une double attaque contre deux postes de la garde communale, à la sortie de Taourirth. 30 novembre Le corps d'un jeune homme égorgé a été retrouvé près de Benchikao, dans la région de Medea. 1er decembre L'ancien Maire d'El-Bouni, près d'Annaba, a été assassiné à l'arme blanche le 1er décembre. 2 decembre Une personne a été tuée, probablement le 2 décembre, près de Sidi Naâmane, dans la région de Médéa, par un groupe armé. Un berger de 40 ans a été assassiné près du douar Merachda, à OUled Daïd, dans la région de Berroughia. 2-3 decembre Trois jeunes gens ont été assassinés à Dumez, près de Berrouaghia, dans la région de Medea, par un groupe armé dont les membres étaient en tenue militaire. 3 decembre Quatre personnes (des conscrits de l'armée) ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Tilatou, entre Barika et Aïn Touta, dans la région de Batna. Le corps d'un membre d'un groupe armé tué dans une opération de ratissage de l'armée a été retrouvé dans les montagnes surplombant Tebessa. Trois membres dus "groupes de légitime défense" locaux ont été abattus près de Boudouaou, à un "faux barrage" dressé par un groupe armé. Quatre personnes, dont un enfant de 11 ans, ont été abattues à Boutrifis, au centre de Djelfa, par un groupe armé qui a ouvert le feu sur la foule sortant de la mosquée. 4 decembre Au moins deux membres (cinq selon "La Tribune") d'un groupe islamiste armé et au moins trois membres des "groupes de légitime défense" locaux, ont été tués dans une offensive des forces de sécurité contre un groupe armé, encerclé dans la forêt d'Oued Romane, près de Ténès, dans la région de Chlef, depuis le 4 décembre. 5 decembre Trois personnes, dont un enfant de cinq ans, ont été tuées à Tiaret, dans une explosion qui a ravagé un immeuble de la cité Mohamed-Djahlane (Avenir). L'origine de l'explosion (fuite de gaz ou attentat) était encore inconnue le lendemain. 6 decembre Un automobiliste a été mitraillé à mort par un groupe armé à Bouira. Le corps d'un jeune homme, mutilé et égorgé a été retrouvé par les services de sécurité à Benchicao, dans la région de Medea. 6-7 decembre Une personne (le chargé de la sécurité de la municipalité de Bounouh, dans la région de Drâa El-Mizan) a été abattue à un "faux barrage" tendu à Frikat, près de Drâa el Mizan, par un groupe arm&#. Un membre du "groupe de légitime défense" (milice locale) a été abattu dans la nuit du 6 et 7 décembre aux portes de Bouira. 7 decembre Deux personnes (des civils) ont été tuées à Taourirt, dans la région de Bouira, dans une attaque menée par un groupe armé. 7-8 decembre Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité près du mont Zaâdla, dans la région de Chlef. 8 decembre Un homme a été assassiné par balles dans un café au centre de Kerkera, dans la région de Skikda. 8-9 decembre Deux présumés islamistes armés ont été abattus au cours de deux opérations distinctes des forces de l'ordre à la périphérie de Boumerdès et de Dellys Trois gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Gaâda Hamra, près de Boghar, dans la région de Ksar El Boukhari. 9 decembre Un garde communal a été assassiné à Tablat, lors d'une attaque d'un groupe armé. Trois gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Boghar. Un jeune civil Algérien, "trabendiste", a été tué à Beni Boussaïd par les soldats ou des garde-frontières marocains postés sur la frontière pour empêcher le passage de contrebandiers et de groupes armés. 9-10 decembre Un policier a été tué par un groupe armé d'une dizaine d'éléments, à Ichihène, près de Bechloul, dans la région de Bouira. Un policier a été assassiné à Bordj Ménaïel, par trois hommes qui ont pris la fuite. Un membre de la milice locale (GLD) a été abattu à Oued Maâmar, près de Larbaâtache, dans la région de Boumerdès, par un groupe armé. 10 decembre Un garde communal a été tué dans l'attaque d'une caserne de la Garde communale de Souk El-Thenine, dans la région de Tizi Ouzou, par un groupe armé. Cinq soldats ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé, dont un des membres a également été tué, à une unité de l'armée, dans l'Ouarsenis, près de Tissemsilt. Un milicien local a été abattu à un "faux barrage" près de Chabet El Ameur. Trois soldat et un milicien local ont été tués dans un affrontement avec un groupe armé d'une trentaine d'éléments, au Ravin, dans la région d'Aïn Defla. Un membre du groupe armé a également été tué. 11 decembre Cinq militaires ont été tués dans l'attaque par un groupe armé d'un poste militaire à Sidi M'hand Sadi, près de Mizrana, dans la région de Tigzirt. Un membre du groupe armé (probablement du GSPC) a également été tué. Deux présumés islamistes armés ont été tués dans un ratissage mené par les forces de sécurité à Oued Messaouda, près de Kobat Chorfa, dans la région de Chlef. Un présumé islamiste armé a été abattu par la police dans le maquis de Belhasnet, près de Tidjelabine, dans la région de Boumerdès. 11-12 decembre Un garde communal a été abattu à Oued El-Maïz, près de Guelma, par un groupe de trois hommes armés. Deux présumés "terroristes" ont été abattus par les forces de sécurité à El Abadel, près de Beni Bouateb, dans la région de Chlef. 12 decembre Cinq militaires ont été tués dans une embuscade dans le massif de Stamboul, près de Mascara. Un milicien local ("patriote") a été assassiné près de Bouchetata, dans la région de Skikda, par un groupe armé attaquant une patrouille de la milice locale. Neuf gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue à Bordj Thar, dans la région de Jijel, par un groupe armé. L'embuscade a eu lieu alors que l'armée bombardait le maquis, dans le cadre d'une offensive d'envergure lancée entre Collo et Jijel, offensive qui aurait fait 19 morts dans les rangs des groupes armés. 13 decembre Douze militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé près de Ksar El-Boukhari, dans la région de Médéa. Six membres du groupe armé ont également été tués dans l'affrontement. Deux gardes communaux ont été tués à Ath si Youcef (Kabylie) par un groupe armé. Un policier et un milicien local ont été assassinés à Chlef par un groupe armé, dans deux attentats distincts. 15-16 decembre Un garde communal a été tué à Afir, dans la région de Dellys, par trois hommes armés. 16-17 decembre Un policier a été assassiné à Hay Zeboudj, à Chlef, par un groupe armé. Au moins quinze (et jusqu'à 19, selon les sources) lycéens et un agent de sécurité du lycée technique de Médéa ont été massacrés par un groupe armé qui a attaqué le lycée. Un islamiste armé (l'"émir" Bouchène Malek, dit Tarek) a été abattu à Ouled Guergour, près de Tizi Ouzou. 17 decembre Un civil a été tué à un "faux barrage" dressé près de Tigzight. Cinq personnes ont été tuées, mitraillées par un groupe armé, dans la cité Boutane, à Khemis Miliana. 17-18 decembre Huit personnes, dont trois femmes et plusieurs enfants, ont été tuées et achevées à l'arme blanche par un groupe armé à Oued Chellif, près de Khemis Miliana. 18 personnes, dont une majorité de jeunes, ont été massacrées à un "faux barrage" tendu à un minibus près de Tenes, dans la région de Chlef. 18 decembre Cinq personnes, dont deux enfants, ont été massacrées à Sidi N'Hil, dans la région d'Aïn Defla, par un groupe armé. Un membre de la milice locale (ou un garde communal) a été tué à Ouled Messaoud, près de Medea, dans l'attaque d'un poste de surveillance de la Garde communale. Un jeune homme venant de terminer son service national a été assassiné à la hache par un groupe armé, à Tirmitine, près de Tizi Ouzou.

Deux civils ont été assassinés par un groupe armé dans la région d'Annaba. 18-19 decembre De 22 à 28 personnes, dont au moins 14 enfants et cinq femmes, ont été massacrées au douar de Tifelas, à Ouled Mahieddine, près de Ténès par un groupe armé. Les victimes appartiennent à trois familles pauvres. Le groupe armé auteur du massacre a en outre enlevé deux jeunes femmes de 24 ans. 19 decembre Une personne a été tuée dans un attentat à la bombe commis sur le marché hebdomadaire de Laghouat. 19 decembre Un ancien islamiste armé "repenti" a été assassiné à l'arme blanche à Tizi Ouzou. Huit gardes communaux et membres des "groupes de légitime défense" (milices locales) ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à El Hassi, dans la région de Relizane. Un officier de marine a été assassiné à l'arme blanche au centre de Jijel Un enseignant a été retrouvé égorgé à Erragène, dans la région de Jijel. Son frère a également été assassiné. Leur refus de payer la dîme exigée par les groupes armés serait à l'origine de leur assassinat. Un membre de la milice locale a été assassiné dans une embuscade tendue par un groupe armé entre Merada et Ghebala, dans la région de Jijel. 19-20 decembre Un accrochage entre un groupe armé et les forces de sécurité a fait un nombre indéterminé de morts au sein du groupe armé à Harrouza, dans la région de Tizi Ouzou, lors d'une opération de ratissage engagée par l'armée entre le pont de Bejaïa et Sidi Naâmane. Cinq personnes, toutes de la même famille, ont été massacrées, au douar Hellil, à Djendel, près d'El Khemis, dans la région d'Aïn Defla. Un "patriote" (membre de la milice locale) a été tué à Beni Yadjic, près de Texenna, dans un accrochage accidentel entre des soldats et groupe de miliciens. 20 decembre Un attentat à la bombe dans un bus a fait deux morts au centre de Tiaret. Deux personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe contre un fourgon transportant des passagers, à Tiaret. 20-24 decembre Un ratissage sur les hauteurs de Z'kak, près de Larbaâ, aurait abouti à la mort de trois membres du groupe du GSPC dirigé par Abderazak, dit "le para". 21 decembre Un garde communal a été assassiné à El Anceur, près de Jijel. Le corps d'un jeune homme égorgé a été découvert à Ouled Aïssa, dans la région de Boumerdès. 21-23 decembre Sept membres d'un groupe armé encerclé par les forces de sécurité ont été abattus à Tiberkanine, dans la région d'Aïn Defla, dans un affrontement où deux pompiers, deux militaires et un policier ont également trouvé la mort. 22 decembre Une femme a été tuée dans l'explosion d'une bombe enfouie dans un cimetière à Sidi Youcef, près de Ténès. Une jeune chanteuse de 23 ans, Sihem Echaouiya, a été égorgée dans l'attaque d'une discothèque de Berrahal par un groupe armé. 22-23 decembre Trois personnes, de la même famille ont été assassinées par un groupe armé au douar Hamelit, près de Bougara, sur les hauteurs de Blida. Une jeune fille aurait été enlevée. Il est cependant possible que deux attaques différentes aient eu lieu, l'une contre une famille de Merbouni, dans la commune de Boughara, attaque ayant fait trois morts, l'autre attaque la nuit précédente contre une famille de Hamelit, à la périphérie de Blida, (deux morts) 23 decembre Un commerçant a été assassiné entre El-Adjiba et Ighrame, près de Bouira. La victime pourrait avoir été assassiné par des "terroristes", par des racketteurs ou par un groupe mafieux. Deux civils ont été tués à Ouled Aich, dans la région de Blida. Un membre de la milice locale et son fils ont été assassinés à Oued Selsla, près de Bouchetata, dans la région de Skikda, par un groupe armé. Sept membres d'un groupe armé ont été abattus dans le douar Skakra, près d'El Attaf, dans la région d'Aïn Defla, par les forces de sécurité qui ont libéré trois ou quatre personnes prises en otages par le groupe armé. Un policier a été tué. 23-24 decembre Un jeune homme, tenancier d'une salle de jeux à Ouled Djemâa, près d'El Khemis, a été assassiné par un groupe armé. Un jeune homme a été assassiné par un groupe armé à Mechta Bouhama, près de Guelma, par un groupe armé. Deux présumés "terroristes" ont été abattus dans un accrochage entre un groupe armé et les forces de sécurité, renforcées des milices locales, entre Tagdemt et Mechraâ-Sfa, près de Tiaret.

(AP 25.12) Un membre de la milice locale (GLD) a été tué par balles le 24 décembre près de son domicile, à Lakhdaria.

24-25 decembre Un membre de la milice locale a été assassiné à Lakhdaria, près de Bouira, par un groupe armé. Quatre gardes communaux ont été tués, et deux enlevés, à M'dila, près de Tebessa, dans une embuscade tendue à leur véhicule par un groupe armé.

26 decembre Un garde communal a été tué à Oued Z'mout, près de Khenchela, dans l'attaque par un groupe armé du poste de la garde communale affecté à la surveillance d'un gazoduc. 26-27 decembre Un membre de la milice locale a été tué à El Kalaâ, près de Jijel, dans un accrochage avec un groupe armé du GSPC. 27 decembre Le chef d'un groupe armé actif dans la région de Tiaret, Othmane Hadji, et un policier, ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité près du cimetière de la "Cité des 248 logements ", à Tiaret. 29 decembre Deux présumés islamistes armés ont été abattus par les forces de sécurité ou la garde communale à Gouaourou, près de Sidi Bouzid, dans la région de Djelfa, lors d'une opération de ratissage. 29-30 decembre Un paysan a été assassiné à Sidi Lakhdar, près d'Aïn Defla, par un groupe armé. 30 decembre Deux bergers ont été égorgés par un groupe armé à Sidi Bouzid, dans la région de Djelfa. Un homme, son fils et un voisin ont été égorgés à Laghouat par un groupe armé. 30-31 decembre Un officier de l'armée et un agent de la Sonelgaz ont été tués dans l'explosion de deux bombes à Maâla, près de Lakhdaria. La première bombe a tué l'agent de la Sonelgaz, la seconde a explosé au passage d'un convoi militaire dépêché sur place et tué l'officier. 31 decembre Cinq personnes, dont quatre enfants de 6 à 11 ans, ont été assassinées dans une attaque perpétrée par un groupe armé à Djelfa, dans le quartier Boutrefis, contre une épicerie. 31 decembre-1er janvier Deux jeunes hommes ont été égorgés à Beniz Zid, près de Collo, par un groupe armé d'une dizaine de membres. Trois "terroristes" ont été abattus à une date indéterminée par les forces de sécurité lors d'une opération militaire menée dans le massif forestier entre M'sila et Djelfa. Ces trois membres d'un groupe armé affilié aux GIA d'Antar Zouabri s'ajouteraient à au moins huit autres abattus depuis le début de l'opération. Les forces de sécurité auraient tué une trentaine de combattants islamistes dans deux opérations distinctes, à des dates non précisées, à Djelfa (dix tués) et Relizane (vingt tués).
2001

1er janvier Un journaliste de l'hebdomadaire arabe "Hebdorama" (information générale) a été retrouvé assassiné à Oran. L'assassinat aurait eu lieu le jour de l'Aïd, le corps n'ayant été retrouvé que plusieurs jours plus tard. un islamiste armé a été tué près de Boumerdès dans une embuscade tendue par des gardes communaux. 1-2 janvier Un chauffeur de taxi a été assassiné à Laghouat. 2 janvier Un présumé "terroriste", soupçonné d'avoir participé le 31 décembre à un massacre de civils à Boutrefis (Djelfa) a été abattu à Hassi Salah, dans la région de Djelfa, lors d'un ratissage par les forces de sécurité 3 janvier Trois personnes, toutes de la même famille, ont été égorgées à Bordj Senouci, à la périphérie de Laghouat, par un groupe armé. Onze militaires ont été tués dans une embuscade tendue à leur convoi à Teniat Larbaâ, dans la région de Batna. 3-4 janvier Trois présumés islamistes armés ont été tués au Djebel Tafrane, près de Tiaret, dans une opération des forces de sécurité, annoncée le 5 par un communiqué officiel. Un quatrième "terroriste" a été abattu le 4 janvier. 4 janvier Un adolescent de 16 ans a été égorgé à Hjar Eddis, dans la région d'Annaba, par un groupe armé. Quinze membres du GSPC auraient été abattus par les forces de sécurité dans une opération contre le maquis de Sidi Ali Bounab, près de Tizi Ouzou. Dix membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de l'armée et des milices locales près d'El Ancer, dans la région de Jijel. 5-6 janvier Une femme grièvement blessée dans un attentat à la bombe commis à Tiaret est décédée des suites de ses blessures. 6 janvier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus dans le djebel Bahrara, au nord de Djelfa, ou dans le djebel El Gaâda, près de Dar Chioukh, dans la même région. Le corps d'un gardien de l'université de Chlef a été découvert, probablement tué par balles, dans l'enceinte de l'établissement. 7 janvier Les corps de deux jeunes filles de 22 et 18 ans, torturées puis égorgées, ont été retrouvés à Moussadek, dans la région de Chlef. Elles avaient été enlevées lors d'un massacre perpetré le 18 décembre à Tifelas, près de Ténès. Quatre (voire six, selon certaines sources) Russes travaillant pour l'entreprise de production d'engrais Asmidal, et partis chercher des champignons, ont été égorgés dans la forêt d'Edough, près d'Oued el Aneb, dans la région d'Annaba. Un militaire a été tué lors d'un ratissage à Zerrouba, dans la région de Skikda. 8 janvier Cinq présumés "terroristes" ont été abattus dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité à Hassi Ouzina, dans la région de Djelfa. Deux militaires, dont un officier, ont été tués à Chréa, dans la région de Blida. 8-9 janvier Deux civils ont été assassinés à Tassadane Hadada, dans la région de Mila. 9 janvier Un ancien fotballeur (de la JSK, de 1945 à 1956), Tayeb Hannachi, a été assassiné à Tizi Ouzou à l'arme blanche. 10 janvier Un garde communal a été assassiné à Ouled Lalam, dans la région de Kadiria, dans une embuscade tendue par deux hommes. 11-12 janvier Deux militaires circulant en taxi ont été assassinés à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Berrahmoune, près de Corso. Un militaire a été assassiné à Draâ Zman, entre Boudouaou et Keddara, dans la région d'Alger, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé d'une quinzaine de membres, habillés en tenue militaire, et qui appartiendraient au GSPC. Deux militaires, dont un commandant, ont été assassinés à la fin de la semaine écoulé à un "faux barrage" dressé par un groupe armé sur la route de Chréa, dans la région de Blida. 12-13 janvier Un jeune homme de 17 ans a été tué par les forces de sécurité à Idjeur, dans la région de Tizi Ouzou. La victime aurait été prise pour un "terroriste". 13-14 janvier De cinq à sept personnes, dont une mère et ses quatre enfants, ont été massacrées par un groupe armé dans le quartier El Koutab de Médéa. Quatre personnes, toutes de la même famille, dont une mère et son bébé, ont été massacrées à El-Djedr, près de Laghouat. Un membre du GSPC, qui aurait été en passe de créer un groupe armé à Constantine, a été abattu par l'armée "il y a quelques jours" à Kahf Lakhal, à la périphérie de Constantine. 14-15 janvier Sept membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Oued el Djerdane, à la limites des wilayas de Jijel, Skikda et Constantine. 15 janvier Quatre adolescents et un enfant de dix ans ont été tués à Tamesguida, près de Médéa, dans l'attaque par un groupe armé d'une salle de jeux. 16-17 janvier Douze personnes (des civils, dont un adolescent de 15 ans) ont été tuées à un "faux barrage" tendu entre Khemis Miliana et Sidi Lakhdar, par un groupe armé dont les membres étaient vêtus de tenues militaires. 17 janvier Un membre d'un groupe armé a été abattu à Tafrane, près de Mechra Sfa, dans la région de Tiaret, par l'armée. 18 janvier 24 personnes, dont deux septuagénaire, ont été massacrées par un groupe armé dans un hameau du massif du Dahra, entre Chlef et Mostaganem. 17 personnes (deux adultes et quinze adolescents) ont été massacrées sur place, et sept autres enlevées et massacrées un peu plus loin. Les victimes sont des éleveurs, des bergers, des charbonniers et des membres de leurs familles. Deux soldats ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Kadiria et Tizi Ghenif. Les membres du groupe armé étaient habillés de tenues militaires. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans la forêt de Bahara, près de Djelfa, par les forces de sécurité. Les corps de deux présumés "terroristes" ont été exhumés par les forces de sécurité lors d'un ratissage entrepris sur le mont Beni Snouss, dans la région de Tlemcen. Il pourrait s'agir de deux membres d'un groupe armé, mortellement blessés lors d'un ratissage effectué en novembre dernier. 19 janvier Deux personnes (un homme et sa fillette) ont été tuées dans un attentat à la bombe à Afouzer, près de Chefka, dans la région de Jijel. 19-20 janvier Onze personnes, toutes de la même famille, dont un sexagénaire, trois femmes et cinq enfants ont été massacrées lors d'une attaque d'un groupe armé à El Ansar, à la périphérie de Médéa. 20 janvier

(El Khabar, Liberté 22.1) Trois bergers (un sexagénaire et deux enfants) ont été assassinés à l'arme blanche par un groupe armé de huit membres, à Ksar Chellala, dans la région de Tiaret. 21 janvier Un berger a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale à Boumalah, près de Bouchtata, dans la région de Skikda. 22 janvier Sept personnes (dont, selon les sources, une ou deux femme et deux ou trois enfants) ont été égorgées et une jeune fille enlevée par un groupe armé d'une dizaine de membres au Douar Ouled Belkacem, à Aïn Soltane, dans la région d'Aïn Defla. 22-23 janvier Un garde communal et un membre d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage à Bendaoued, près de Relizane. 23 janvier Un garde communal s'est suicidé à Mechraâ Sfa, dans la région de Tiaret, en se servant de sa propre arme. Deux islamistes armés ont été tués à El Hosseinia, près d'Aïn Defla, lors d'une embuscade tendue par les forces de sécurité. 23-24 janvier Quatre personnes (deux jeunes militaires en permission et deux jeunes hommes ayant fait leur service militaire) ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Laoutaya, dans la région de Biskra. Un policier et un gendarme ont été assassinés par un groupe de trois hommes armés à Lakhdaria, dans la région de Bouira. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par la milice locale dans la forêt de Menoura, dans la région de Khemis Miliana. 24 janvier Le corps d'une femme décapitée et démembrée a été retrouvé près de Tiaret. Il s'agirait d'une femme enlevée récemment non loin de là par un groupe armé. 27-28 janvier Vingt-quatre ou vingt-cinq personnes, selon les sources, dont cinq femmes et 16 enfants et adolescents, ainsi qu'un couple de septuagénaires, ont été massacrées au douar Guetaïbia, à Oued Fares, dans la région de Chlef, par un groupe armé. Une jeune fille a été enlevée et deux adolescentes violées avant d'être égorgées. Les victimes appartiennent à deux familles. 28 janvier Un chauffeur de taxi a été retrouvé égorgé à Ouadhias, dans la région de Tizi Ouzou 30-31 janvier Quatre présumés "terroristes" ont été abattus lors d'une opération de ratissage à Medjdel, dans la région de M'Sila. 31 janvier Un lycéen de 17 ans a été tué d'un coup de couteau dans une rixe à la sortie d'un lycée de Tipasa. Une personne a été égorgée à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Aïn Barbara et Seraïdi, dans la région d'Annaba. 31 janvier-1er fevrier Un garde communal a été tué dans l'attaque par un groupe armé d'une caserne de la Garde communale de Djebel Boutaleb, entre Setif et M'Sila. Un membre du groupe armé a également été tué. 2 fevrier Un présumé "terroriste" a été abattu dans un accrochage avec l'armée à Corso, dans la région de Boumerdès. Un enfant de dix ans a été égorgé à son domicile à Ouled Yaïch, dans la région de Blida, et son frère de 18 ans a disparu. La famille accuse "les terroristes islamistes" de l'assassinat et du kidnapping, les services de sécurité n'excluent pas que le grand frère, toxicomane en état de manque, ait assassiné son petit frère pour l'empêché de dénoncer à ses parents un vol qu'il était en train de commettre. Prenant ensuite la fuite, il aurait par deux fois tenté de se suicider, avant de se rendre à la gendarmerie, et d'être finalement interné à l'hôpital. psychiatrique 2-3 fevrier un homme a été assassiné par balle dans la région de Tebessa. 4 fevrier Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec les forces de sécurité dans la zone d'El-Gour, dans la région de Tlemcen Un berger a été égorgé à Tabînet, près de Larbâa. 5 fevrier Deux cadavres de "terroristes originaires l'un de Saïda et l'autre de Mascara" auraient été découverts lors d'un ratissage déclenché par les forces de sécurité dans les monts de Mizab et de Sidi Snoussi, dans la région de Tlemcen. Quatre présumés "terroristes" ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée à Igharviyen, près de Tadmaït. Une petite fille de 2 ans a été égorgée à Boufarik par un ancien "patriote" (milicien local) souffrant de troubles psychiatriques. 5-6 fevrier Un homme de 55 ou 65 ans a été assassiné à l'arme blanche, selon certaines sources près de Bordj Menaïel, selon d'autres à Leghicha, dans la région de Boumerdès. Un groupe de six "terroristes" a été "neutralisé" à une date inconnue par les forces de sécurité lors d'un ratissage à Djebel Lazreg, près de Sidi Makhlouf, dans la région de Laghouat, a annoncé un communiqué des forces de sécurité. 6 fevrier Un jeune homme de 24 ans a été enlevé et égorgé près de Babor, dans la région de Sétif. Quatre présumés islamistes armés ont été tués dans la forêt de Sidi Ali Bounab, près de Tizi Ouzou, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité, qui ont bombardé le maquis à l'artillerie. Huit "terroristes" auraient été "neutralisés" à Tizi Ghenif, près de Kaddiria, dans le ratissage par les forces de sécurité. 7 fevrier Six présumés islamistes armés ont été tués dans un ratissage engagé par l'armée à Sidi Makhlouf, près de Laghouat. Six présumés islamistes armés auraient été tués dans la région de Médéa au cours d'un ratissage mené par les forces de xécurité. 8 fevrier Sept bergers (dont cinq adolescents et une vieille dame) ont été égorgés près de Mainiss, dans la région de Tenes. Quatre personnes ont été assassinées et une cinquième enlevée par un groupe armé de cinq membres au marché de voitures de Tidjelabine, près de Boumerdès. Les victimes auraient refusé de se laisser racketter, et auraient été abattues pour cela. 8-9 fevrier Le "cerveau" présumé de l'attaque, pendant le dernier Ramadan, d'une discothèque de Berrahal, attaque qui avait coûté la vie à la chanteuse Silem, se serait suicidé en se jetant d'un pont, selon certaines sources évoquées par "Le Quotidien d'Oran", alors que d'autres sources le donnaient pour arrêté et écroué avec trois complices. 10 fevrier Deux jeunes hommes ayant accompli leur service national ont été tués à Bouchetata, dans la région de Skikda.


Au moins 27 personnes, dont 12 enfants et adolescents, un bébé de six mois, huit femmes et un vieillard, ont été massacrées, au moins une personne grièvement blessée (selon certains témoignages, les agresseurs lui auraient arraché les yeux), et une adolescente enlevée (et retrouvée le lendemain assassinés) à Chettara, près de Berrouaghia, dans la région de Médéa le 10 février, par un groupe armé d'une quinzaine de membres, portant des tenues de gardes communaux selon certains témoignages, . Les auteurs du massacre se sont attaqués à six familles habitant le bidonville de Chorfa. Le groupe armé a réussi a prendre la fuite sans subir de pertes, malgré un accrochage avec la police. Le secteur est l'un de ceux où les GIA d'Antar Zouabri sont actifs. Le commissaire de police du secteur a expliqué que si les habitants n'avaient pas d'armes pour se défendre, c'est que l'autorisation ne leur avait pas été donnée "parce qu'ils habitent dans des constructions illicites sans aucune commodité".


Un jeune homme a été tué par des balles perdues (selon "Le Matin") 
lors d'une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille de police à Sour Brou, 
à la périphérie de Dellys.

11 fevrier
Un ancien "émir" de l'AIS au bénéfice de la loi sur la concorde civile 
après avoir rendu les armes, Merad Ali,  a été assassiné à Souk Ahras, 
par un membre de la milice locale selon certains témoignages. Plusieurs milliers de personnes, jusqu'à 20'000 selon certaines estimations, 
voire plus de 100'000 selon le Conseil de coordination du FIS, ont accompagné 
à Souk Ahras le 12 février les funérailles d'Ali Merad.

Deux habitants de la région de Gurebes, près d'Azzaba, dans la région de Skikda, 
ont été assassinés, et deux autres enlevés.

13 fevrier
Six membres d'un groupe armé et deux membres des forces de sécurité 
ont été tués dans un accrochage survenu dans la région de Sidi Bel Abbès, 
lors d'un ratissage déclenché par les forces de sécurité.

14 fevrier
Deux bergers ont été assassinés à Sidi Nemdil, près d'Aïn Farrah, 
dans la région de Mascara, par un groupe armé de sept membres.

Une personne a été tuée et une autre enlevée à un "faux barrage" 
tendu par un groupe armé dans la région de Thenia.

14-15 fevrier
L'"émir" du GSPC Abderrazak, dit "le Para", l'un des adjoints de Hassan Hattab, 
aurait été tué avec quatre de ses hopmmes par les forces de sécurité 
dans le Djebel Boutaleb, entre M'sila et Sétif. Cette information n'a cependant pas été confirmée.

15-16 fevrier
Treize soldats et six membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage 
près de Sidi Bel-Abbes, après une embuscade tendue par le groupe armé aux militaires 
en opération de ratissage. Selon d'autres sources, Quatre membres d'un groupe armé d'une centaine de membres 
ont été abattus dans une offensive lancée par l'armée entre Sidi M'barek et Taoudmout, 
dans la région de Sidi Bel Abbès, offensive qui aurait au total fait douze ou treize morts 
dans les rangs des islamistes armés et plusieurs militaires tués.  
En outre que, "selon des sources sécuritaires", 18 membres des GIA-Zouabri 
auraient abattus dans une grotte des monts de Collo, à une date inconnue. 
Selon d'autres sources encore, deux gendarmes et treize militaires ont été tués dans le ratissage, 
qui aurait également fait 41 morts dans les rangs des groupes armés, 
dont un "émir", Ouhady Bouziane. 

19 fevrier
Six membres d'un groupe armé d'une vingtaine de membres, qui s'apprêtait à attaquer 
le marché hebdomadaire de Sfisef, près de Sidi Bel Abbès, ont été tués, 
ainsi que deux soldats, dans un accrochage opposant des unités de l'armée au groupe armé.

19-20 fevrier
Onze membres de la "phalange des Talibans" ont été tués 
par les forces de sécurité dans la région de Jijel. 

22 fevrier
Au moins un soldat a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage de sa patrouille 
à Tikiouache, près de Boghni.

23 fevrier
Treize membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage 
lancée par l'armée dans les environs d'Oum Drou, à la périphérie de Chlef.

19 membres de la katibat "El Ahoual" des GIA-Zouabri auraient été tués 
par les forces de sécurité, qui ont fait usage à d'hélicoptères de combat,  
dans la région d'Aïn Defla.

Dans la région de Mascara, huit autres membres des GIA auraient été tués 
par l'armée, après qu'ils aient assassiné deux bergers. 

Un militaire (un capitaine) a été tué dans une embuscade tendue au passage d'une patrouille 
à Sidi Daoud, dans la région de Boumerdès.

24 fevrier
Trois personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe à Laghouat.

24-25 fevrier
Six présumés "terroristes" ont été tués dans un ratissage 
engagé par l'armée autour du douar Ouled Ali, près de Harour, dans la région de Khemis El Khechna. 

25 fevrier
Deux bergers ont été assassinés à Sidi Bakhti, dans la région de Tiaret, 
par un groupe armé.

Selon le "Mouvement algérien des officiers libres" (MAOL), qui l'annonce 
dans un communiqué daté du 26 février et signé du "colonel Baali Ali", 
47 officiers détenus dans des cellules souterraines de la caserne de Boughar, 
entre Médéa et Ksar el Boukhari, auraient été massacrés 
"par un commando spécial rattaché à la DRS (Sécurité militaire) 
et dépêché sur les lieux par les généraux Mohammed Lamari et Mohamed Mediene". 
Le MAOL annonce que parmi les victimes figurent le colonel Rachid Sediki et le commandant Djamel Bahri. 
Un "haut responsable" de l'armée algérienne a démenti 
auprès du journal londonien "El Hayat" qu'un tel massacre ait eu lieu.

25-26 fevrier
Six personnes, des paysans selon "El Khabar", ont été assassinées à l'arme blanche 
à Sidi Yahia, près de Cheffa, dans la région de Blida. 

26 fevrier
Un militaire a été tué dans un attentat à la bombe commis à Remka, 
près de Relizane, au passage d'un convoi militaire. 

Un garde communal s'est ou a été tué d'une balle dans la tête 
à Tikdja, près de Bouira. 

27 fevrier
Un milicien local d'Oued Zhor, à une centaine de kilomètres de Collo, 
a été abattu par un groupe armé, à un "faux barrage" tendu sur la route d'El-Milaya.

27-28 fevrier
Un homme de 26 ans a été assassiné par balles à Azzaba.

Huit membres d'une même famille, dont quatre enfants et deux adolescents,  
ont été massacrés (tués par balle puis mutilés à l'arme blanche) 
à Bouharoun, dans la région de Tipaza, par un groupe armé de quatre personnes, 
en tenue de parachutistes selon un témoin. 

28 fevrier
Deux hommes ont été tués à Tarsat et à Machat, dans la région de Jijel.

2 mars
Quatre bergers ont été assassinés à l'arme blanche à Tegdempt, 
dans la région de Mechraâ-Sfa (wilaya de Tiaret), dans deux attaques commises 
l'une à Es Sedra, l'autre à El Azouania.  

Un ancien militaire, devenu garde communal, a été assassiné par un groupe armé, 
à son domicile à Aïn Delia, entre Berrahal et Annaba.

2-3 mars
Un présumé islamiste armé a été abattu près de Kaouas, 
dans la région de Jijel, dans une embuscade tendue par la garde communale et la milice locale.

Neuf présumés islamistes armés ont été tués les 2 et 3 mars : 
trois à Aïn Defla, trois à Djelfa, trois à Boumerdes alors qu'ils attaquaient 
un commissariat de police.

4 mars
Un couple de retraité a été assassiné par balles à son domicile 
à Koléa. L'homme était un élu municipal RND de la ville, et son épouse, 
d'origine française, une ancien directrice d'école primaire. 

Six hommes de 23 à 35 ans ont été égorgés à Djenane El-Anab, 
près de Béni Béchir, dans la région de Skikda, par un groupe armé d'une vingtaine 
(ou d'une quarantaine, selon les sources) de membres vêtus de tenues militaires. 

?
Deux personnes ont été égorgées à un "faux barrage" 
tendu à Ouled Sbaâ, entre Seriama et Mensoura, dans la région de Batna. 

7 mars
Un adjudant de l'armée et un pompier ont été assassinés (égorgés) 
par un groupe armé, le premier à Oued Mansour près de Collo, le second à Zourek, 
près de Zitouni, dans la même région. Une opération de ratissage 
a été lancée par les forces de sécurité pour retrouver les 
membres du groupe armé, qui ont été encerclés à Ouled Attia. 
Sept membres du groupe armé, dont l'"émir" Touikar, auraient été abattus 
entre le 8 et le 11 mars).

L'Imam de la mosquée de Dergana, à Bordj El Kiffan, Dridi Toufik,  a été assassiné 
par un groupe armé, alors qu'il regagnait son domicile. 

Deux jeunes hommes (un commerçant et un vendeur de cigarettes) ont été assassinés 
à Mechraâ Sfa, dans la région de Tiaret, par trois hommes armés. 

Un membre de la milice locale a été tué dans la région de Skikda.

7-8 mars
Une cinquantaine d'islamistes armés (dont une douzaine d'"émirs") 
auraient été éliminés dans une vaste opération militaire 
contre le maquis de Boutaleb, dans la région de Sétif.

?
Deux islamistes armés "repentis" (qui s'étaient rendus aux autorités) 
ont été enlevés et exécutés, après avoir été torturés, 
par un GIA, dans la première semaine de mars, à Assertou, près de Texenna, dans la région de Jijel. 

8 mars
Huit membres d'un groupe armé ont été tués à El Adjiba, 
dans la région de Bouira, dans une opération militaire.

9 mars
Un "émir" du GSPC a été abattu par les services de sécurité 
à Tadmait. 

70 présumés membres du GSPC auraient été tués par l'armée 
dans une mine des monts de Boutaleb, dans la région de Sétif (300 km au sud d'Alger), 
où ils s'étaient réfugiés. 

Deux soldats ont été tués à Oued Soudène, dans la région de Skikda, 
en sautant sur un champ de mines après y avoir été attirés par un groupe armé.

9-10 mars
Un commerçant a été assassiné dans une embuscade tendue par un groupe armé 
à Bougâa, dans la région de Setif.

10 mars
Un jeune lycéen de 18 ans a été tué dans l'attaque du véhicule 
qui le transportait, à Allouane, près de Haïzer, dans la région de Bouira. 

Une dizaine de membre d'un ou plusieurs groupes armés auraient été abattus
dans une opération de ratissage menée dans le djebel Wastili, près de Batna. 

Cinq bergers, âgés de 17 à 60 ans, ont été assassinés 
à l'arme blanche à Sidi Mansour, dans la région de Ouargla, par un groupe armé.

Trois présumés islamistes armés ont été abattus par les forces de sécurité 
près de Djelfa.

Cinq personnes (bergers et/ou paysans, âgés de 20 à 66 ans) ont été massacrées 
à Sidi Djemil, près d'Aïn Ben Beîda, dans la région d'El Tarf, 
par un groupe armé d'une quinzaine de personnes.  

Sept islamistes armés ont été tués près d'Ouled Attia, dans la région de Collo. 

11-12 mars
Deux membres de la milice locale de Kherrata (80 km à l'est d'Alger) ont été tués 
dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule.

12 mars
Deux policiers ont été abattus par un groupe armé à Aïn El Hammam, 
à 150 km à l'est d'Alger. 

Un civil a été assassiné à Sidi El Hosni, près de Tiaret, 
et un islamiste armé abattu par l'armée.

Sept personnes, dont trois enfants, ont été massacrées par un groupe armé, 
dont plusieurs membres étaient en tenues militaires, à Haouch Batti, 
à la périphérie de Médéa.

Huit personnes, toutes de la même famille de paysans, dont cinq adolescentes et jeunes femmes 
de 15 à 25 ans, ont été massacrées (à l'arme à feu) par un groupe armé 
d'une douzaine d'hommes à Beni Mouimen, près d' El Affroun, dans la Mitidja.  

12-13 mars
Onze personnes, toutes de la même famille, dont deux enfants, un bébé, et un vielllard, 
ont été massacrées (la plupart égorgées) à Haouch Rabta Djelloul (Haouch Colombert), 
près de Tipaza, par un groupe armé de cinq ou sept personnes.

13-14 mars
Un milicien local a été tué à Aghezar, près d'Outel Taffar, 
dans la région de Jijel, par un groupe armé.

14 mars
13 islamistes armés ont été tués par l'armée dans deux grottes 
où ils s'étaient réfugiés, près de Ouled Attia, dans la région de Collo.

14-15 mars
Quatre personnes d'une même famille, dont deux enfants de quatre et six ans, 
ont été assassinées à Boumedfâa, près d'Aïn Defla, 
par un groupe armé qui a investi les habitations d'un quartier isolé. 

Neuf islamistes armés auraient été abattus par l'armée dans la forêt de Timexi, 
dans la région de Mascara, selon "Liberté".

16 mars
Un policier et six ou sept miliciens locaux ont été abattus par un groupe armé à Aomar, près de Bouira. 

Un présumé "terroriste" a été abattu à El-Hadria, près d'El-Ancer, 
dans la région de Jijel, par les forces de sécurité.

16-17 mars
Un presumé "terroriste" a été abattu dans une embuscade 
tendue par les services de sécurité à un groupe armé, près du douar Souabria, 
dans la région de Sidi Bel Abbès.

17 mars
Un policier a été tué par un groupe armé au centre de Guelma, près du commissariat.

Un gendarme de 28 ans a été tué à Aïn El-Haloufa, près d'Aïn Berda, 
dans la région d'Annaba, lors d'une opération de ratissage menée par les forces de sécurité.

17-18 mars
Deux personnes (des civils) ont été tuées dans une embuscade tendue à Oued Lahdjel, 
près de Thénia, dans la région de Boumerdès, par le GSPC. 

18 mars
Un "émir" des GIA, Selim Djellal, a été abattu près de Hammam Melouane, 
dans la région de Boufarik, dans un accrochage entre son groupe armé et la milice locale ("patriotes")

20 mars
Un jeune policier de la brigade mobile de police judiciaire (BMPJ) a abattu l'un de ses collègues 
dans l'école de police d'Ouled Aïssa, à Jijel. 

16 membres du GSPC auraient été abattus à Ouled Attia, par l'armée 
dans une opération de ratissage déclenchée avant l'Aïd, dans la région de Collo.

Quinze présumés "terroristes" ont été tués à Ouled Chebana, 
près de Taher, dans la région de Jijel, par les forces de sécurité. 

21 mars
Quatre membres du GSPC auraient été tués dans une embuscade tendue à Afir, 
près de Dellys, par les forces de sécurité.

21-22 mars
Huit personnes ont été massacrées à Zouaoui-Benaouda, à la périphérie de Koléa, 
dans la région de Tipaza, dans une attaque lancée par un groupe armé de six membres 
contre la maison d'une famille, dont sept membres ont été tués, dont une petite fille de quatre ans.

?
Deux membres d'un GIA, dont un "émir", Kaddour Taoui, dit Wassaa abou Khalil, 
ont été abattus près du douar Ndjadjaâ, dans la région de Sidi Brahim, 
dans une embuscade tendue par les forces de sécurité.

24 mars
Le fils d'un membre de la milice locale (GLD) a été assassiné à Makouda, 
en Kabylie, dans une embuscade tendue par un groupe armé. 

Un jeune homme venant d'accimplir son service national a été égorgé 
entre Taher et Emir Abdelkader, dans la région de Jijel.

25 mars
Le corps d'un homme égorgé, un agriculteur,  a été découvert à Aït Aïssa Mimoun.

Le chef de la milice locale (GLD) d'Attouche, près de Tizi Ouzou, a été abattu 
dans une embuscade tendue par un groupe armé, près de Sidi Naâmane.

Treize membres d'un groupe armé d'une vingtaine d'éléments, ont été abattus 
près de Taher, dans la  région de Jijel lors d'un ratissage entamé à la mi-mars 
après l'assassinat d'un garde communal. 
"Le Matin" fait état d'une douzaine de "terroristes" éliminés 
autour du 25 mars, dans un ratissage dans la région d'El Aouana, contre un GIA-Zouabri.

25-26 mars


(Reuters 26.3, El Watan, TG 27.3, AP, Le Matin 28.3) Douze ou treize personnes, selon les sources, dont un bébé de six mois, ont été massacrées dans la nuit du 25 au 26 mars à Bouarfa, à la périphérie de Blida, par un groupe armé. Les victimes appartenaient à cinq familles. D'entre elles, huit sont des femmes, deux sont des enfants. L'attaque a également fait quatre blessés. Après l'attaque, les autorités locales ont décidé d'armer la population.

26 mars Deux présumés "terroristes" ont été abattus par les forces de sécurité près de Tizi Ouzou, l'un au "Pont de Bougie", l'autre sur l'autre versant du mont Redjaouna. 27 mars Quinze ou seize personnes, selon les sources, appartenant à deux familles, ont été massacrées à Ben Achour, près d'Ouled Aïch, à la périphérie de Blida, par un groupe armé d'une dizaine de membres. D'entre les victimes, on compte dix enfants de deux à quatorze ans et quatre femmes. Une famille de onze personnes a été massacrées à la hache et au couteau, les quatre ou cinq autres victimes ont été tuées par balles. 27-28 mars Un membre de la garde communale a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé près d'El Manaïcha, dans la région de Mascara. 29-30 mars Cinq personnes d'une même famille, dont deux enfants ont été assassinées par un groupe armé, dans le quartier Oued Merzoug (ou Rezzoug), sur les hauteurs de Tipaza. 30-31 mars


(AFP, AP, El Khabar, El Watan, Le Matin 1.4) Cinq personnes, toutes de la même famille, dont trois enfants, ont été massacrées (égorgées) à Aïn El Agba, près de Berrouaghia, dans la nuit du 30 au 31 mars. Les victimes semblent avoir été égorgées pendant leur sommeil, et n'ont été retrouvées mortes que le matin suivant le massacre, commis apparemment par un groupe armé (mais dont personne n'a remarqué l'arrivée, la présence, les actes et le départ). Le père de famille, qui figure au nombre des victimes, est, selon "El Watan", "connu par tous comme un homme dépressif qui suivait un traitement psychiatrique".

31 mars Une femme médecin a été retrouvée assassinée dans son cabinet à Blida. 1er avril Au moins un militaire a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à leur patrouille à Helaïmia, entre Karimia et Beni Bouattab, dans la région de Chlef. Le corps d'un homme de 66 ans, disparu depuis l'avant-veille, a été retrouvé près de Tidjelabine. 2 avril Une personne à été tuée dans une embuscade tendue à un autocar à Draâ Erich, entre Annaba et Oued El Aneb. Un civil a été tué dans une opération de l'armée dans la région de Tadmaït. 2-3 avril Deux personnes ont été assassinées à Sidi Larbi, près d'El Omaria, dans la région de Médéa, par un groupe armé. 3 avril Un membre d'un groupe armé a été abattu par l'armée à Attouche, au-dessus de Lakhdaria. 4 avril Un attentat à la bombe a tué deux soldats près de Draa el Mizan, dans la région de Tizi Ouzou. 4-5 avril Trois membres d'un groupe armé et un militaire ont été tués dans un affrontement avec les forces de sécurité à Sidi Daho, dans la région de Sidi Bel Abbès. 5 avril Cinq bergers, âgée de 12 à 63 ans, ont été égorgés dans le djebel Aouf , près de Frenda, dans la région de Tiaret, par un GIA. De quatre à six militaires, selon les sources, ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Sidi Ali Bounab, dans la région de Tizi Ouzou. Un civil aurait également été tué. Un ratissage lancé ensuite par les forces de sécurité dans la région aurait abouti à l'"élimination" de 33 membres du groupe armé. Un officier de l'armée a été tué dans un accrochage avec un groupe armé, survenu dans la zone de Oued El Khalli, lors d'une opération militaire lancée dans les forêts du sud de Médéa. 5-6 avril Deux "terroristes" ont été abattus dans la région de Tlemcen, l'un à Moulay Slissen (Aïn Tellout), l'autre à Aïn Nekrouf. 6 avril Un officier a été tué dans un accrochage avec un groupe armé, lors d'une offensive militaire lancée dans les monts de Chréa, au-dessus de Blida. Selon "El Watan", une trentaine de membres de GIA d'Antar Zouabri auraient été tués dans l'offensive, qui se poursuivait le 10 avril. 7 avril Un membre d'un groupe armé a été abattu près de Chefka, dans la région de Jijel. Un enfant de neuf ans, berger, a été assassiné et une jeune fille de 16 ans enlevée à Zemour, dans la région de Khemis Miliana, par un groupe arm&#. 8 avril Le corps d'un berger a été retrouvé à Boulanouar, près de Tiaret. La victime a été tuée par balles, puis égorgée et mutilée. Deux militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille à Hazama, près de Lakhdaria. 9 avril Le corps d'un berger de 63 ans, assassiné par balles, a été retrouvé près d'Ahnif, dans la région de Bouira. 10 avril Deux gardes communaux ont été tués dans l'explosion d'une bombe lors d'une opération de ratissage à Oued El Aneb (est). 11 avril Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par des policiers à El-Hamiz, près de Dar El Beida, dans la banlieue d'Alger. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par des militaires dans un ratissage près de Bognhi, dans la région de Tizi Ouzou. 12 avril Quatre membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par des gardes communaux près de Bouira, selon "Liberté" Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Aïn Defla. 13 avril Deux membres de la milice locale (GLD) ont été abattus dans une embuscade tendue par un groupe armé près de Si Mustapha (à l'est d'Alger. 14 avril Trois personnes ont été assassinées à Benchicao, près de Médéa, par un groupe armé, qui a attaqué un café. Selon des témoins, le groupe armé était composé d'une dizaine d'hommes, portant la tenue de la garde communale ou de la gendarmerie. La tuerie s'est produite à moins de deux cent mètres d'un poste de la Garde communale. 15 avril Un homme d'une cinquantaine d'années, habitant du douar Idersa, près de Hassasna, dans la région de Saïda, a été retrouvé mort, décapité. 16 avril Un homme a été égorgé près de Sidi Medjahed, dans la région d'Aïn Defla. Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un affrontement avec l'armée dans les monts de Tazrout, près d'Aomar. 16-17 avril Quatre civils, dont deux enfants, ont été tués dans deux attaques menées dans deux quartiers de Berrouaghia, par un ou deux groupes armés. Une femme été enlevé. 19 avril Un policier a été tué à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Sahel Brok, près de Figuier, dans la région de Boumerdès. Un membre de la milice locale ("patriote") a été tué à Cap Djinet, dans la région de Boumerdès, dans une embuscade tendue par un groupe armé dont un des membres a également été tué. 20-21 avril Deux présumés "terroristes" ont été abattus à Texenna, dans la région de Batna, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à un groupe armé. 21 avril Le corps d'un homme égorgé a été retrouvé à Boudaroua, près de Bouchegouf, dans la région de Guelma. 23 avril Deux personnes, dont un membre (ou ancien membre) de la police communale, ont été tuées par un groupe armé à Mechtras, près de Soukk el Thenine, dans la région de Tizi Ouzou 23-24 avril Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé près d'Ouled Aissa Un civil a été assassiné à l'arme blanche par un groupe armé au douar Blaâdia, près de Khemis El Khechna, dans la région de Boumerdès. 25-26 avril Deux civils ont été assassinés à Bazoul, près de Taher, dans la région de Jijel, par un groupe armé. 26 avril Un milicien local ("patriote") a tué cinq personnes avant de se donner la mort le 26 avril, près de Si Lahbib, à Makhda, dans la région de Mascara. Au moins 22, et selon certaines sources jusqu'à une quarantaine, voire une soixantaine de militaires et/ou de miliciens ont été tués lors d'un violent accrochage qui aurait fait huit morts au sein du groupe armé. 26-27 avril Trois bergers (deux frères, et leur cousin) ont été égorgés à Mechraâ-Sfa. Un berger de 64 ans a été retrouvé égorgé au cimetière chrétien de Gdyel. Une offensive militaire a été déclenchée dans la zone de Tlidjène, Chréa et Ras El-Sarch, dans la région de Tebessa, contre le groupe armé d'"Abderrezak", du GSPC. Un violent accrochage a opposé autour du mont Djorf, des unités de l'armée et un important groupe armé, dont une cinquantaine de membres auraient été tués. Des informations parues dans la presse font état de plusieurs dizaines de morts au sein des forces de sécurité, dans une embuscade tendue par le groupe armé à des soldats et miliciens à Ras el Arch, le 26 avril. Le CC-FIS annonce "plus de 65 morts dans les rangs de l'armée". Un hélicoptère de combat se serait écrasé pendant les combats, avec plusieurs officiers à bord. Le CC-FIS annonce qu'un "avion a été abattu, avec de nombreux officiers à bord. 30 avril-1er mai Dix personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu à Haouch Rchila, entre la Chiffa et Mouzaïa, près de Blida, par un groupe armé. 1er-2 mai Cinq personnes ont été assassinées à Ktitane, dans la région de Médéa, par un groupe armé. 6-7 mai Un gendarme et un garde communal ont été abattus à un "faux barrage" tendu près d'Aïn Lemsid, dans la région de Skikda, par un groupe armé . 7 mai Deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille à Naciria, dans la région de Boumerdès. Deux civils ont été tués (une mère et sa fille) dans un attentat à la bombe à Ouled Aïssa, près de Boumerdès. 9 mai Au moins huit policiers de la brigade mobile de police judiciaire (BMPJ) ont été tués à Tigzirt, dans la région de Tizi Ouzou, dans une embuscade tendue par un groupe armé. 10 mai Sept membres d'un groupe armé ont été tués par le "Groupe d'intervention rapide" (GIR) de l'armée dans les monts d'El Milia, lors d'une opération de ratissage qui a duré du 6 au 10 mai. 13 mai De huit à douze personnes, civils et membres de diverses forces de sécurité (militaires, policiers, miliciens) ont été tués dans une embuscade tendue à un "faux barrage" entre Hidoussa et Merouana, dans la région de Batna. 14 mai Un membre des forces de sécurité a été tué dans la région de Chréa, près de Jijel, dans un attentat à la bombe. 15 mai Un jeune homme de 25 ans a été tué par un policier à Chebli, près de Blida. Le policier a été inculpé d'homicide involontaire. Un policier s'est tué par balles à Tlemcen, sans que l'on sache s'il s'agit d'un accident ou d'un suicide. 17 mai Les cinq membres d'un groupe armé ont été tués à Bordj El Kiffan par les forces de sécurité Un policier de la brigade mobile de la PJ a été abattu dans une embuscade à Tizi Ghenif, en Kabylie. 17-18 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à El Affroun. 18 mai Un militaire a été tué dans une embuscade tendue contre un convoi militaire près d'Aïn Remana, dans la région de Blida. Selon "El Khabar", l'"émir" Bouchachia, chef du groupe armé auteur de l'embuscade aurait également été abattu. Les corps de deux hommes tués de nombreux coups de couteau ont édé découverts dans la cité Buedari, à El-Bouni, près d'Annaba. 19-20 mai Un membre d'un groupe armé a été tué dans un accrochage avec les forces de sécurité à la sortie de Sétif. Six personnes (âgées de 20 à 28 ans) ont été tuées dans la mosquée de Rouafia, près d'Hérenfa, dans la région de Chlef, par un groupe armé. 21 mai Deux membres d'un groupe armé ont été abattus dans les monts de Beni Sefkel, au-dessus d'El-Aouana, dans la région de Jijel, dans une opération de ratissage menée par l'armée. 22 mai Le corps d'un berger d'une trentaine d'années a été retrouvé près du douar Ouled Daho, dans la région de Sig (wilaya de Mascara). 22-23 mai Sept personnes (six de la même famille, massacrées à l'arme blanche, et un voisin, tué par balles) ont été massacrées au douar de Zouala, près de Sabha, dans la région de Chlef, par un groupe armé, à 200 mètres d'un détachement de la garde communale. 23 mai Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus dans une embuscade tendue par l'armée à Rous El-Ayoun, près d'Aïn Azel, entre les wilayas de Sétif et de Batna. 25 mai Trois personnes ont été assassinées par balles par un groupe armé dans un douar d'Haouch Chernouh ben Zineb, près de Mechraâ-Sfa, dans la région de Tiaret. 25-26 mai Un jeune homme de 23 ans a été brûlé vif à Sougueur, dans la région de Tiaret. Il pourrait s'agir d'un meurtre sans implication "terroriste". 26 mai Un homme d'une quarantaine d'année a été retrouvé assassiné à Annaba. 27 mai Un couple de personnes âgées a été assassiné à Aïn Tarik, dans la wilaya de Relizane, par un militaire. 29 mai Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Oued Zeboudji, près d'Aïn Defla. 30 mai Six islamistes armés ont été tués dans la région de Sétif dans des opérations menéles par l'armée, à Sétif et dans les monts Boutaleb. 31 mai Un policier a été tué dans l'attaque d'un commissariat à Boghni, par un groupe armé. Deux policiers ont été abattus à Mascara par un homme armé, qui a ensuite été abattu par les forces de sécurité. Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue dans la zone de la forêt de Bedarna, près d'El Omaria, dans la région de Médéa. 2-3 juin Cinq personnes, toutes de la même famille (deux femmes et trois enfants, dont un d'une année) du douar Douaïdia, près de Boukadir, dans la région de Chlef, ont été massacrées par un groupe armé. Une jeune femme de 20 ans a été enlevée par les assaillants.

6 juin Six gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue à Messine (Mensiyine), près de Bordj Emir Khaled (w. Aïn Defla), par un groupe armé. Les vicitimes ont été délestées de leurs armes, égorgées et brûlées. Un islamiste armé "repenti" de 34 ans, grâcié et amnistié en décembre 99, a été assassiné à l'arme blanche à Sidi Yahia, près de Souk El Khemis (w. Bouira). Les corps de deux présumés "terroristes" ont été retrouvée entre Ouled Ben Abdelkader et Oued Sli, près de Chlef. 7 juin Une femme âgée a été tuée dans l'explosion d'une bombe artisanale à H'mimra, près de Chefka (w. Jijel). 7-8 juin Cinq personnes ont été assassinées par un groupe armé à Beni-Ounif (w. Bechar). Le massacre a été annoncé par l'agence officielle APS, sans autre précision ni sur ses auteurs, ni sur ses victimes, ni sur ses circonstances. Selon "Liberté", les cinq personnes ont été égorgées à Benziregue, près de Beni Ounif, à un "faux barrage" tendu près de la frontière marocaine. Le corps en décomposition d’une femme enlevée lors de ce faux barrage a été retrouvé le 15 juin dans la région. 9 juin Le cadavre d'un homme de 32 ans criblé de balles dans le dos a été découvert au douar El-Gaïd, dans la commune de Mamounia, près de Mascara. 9-10 juin Trois gardes communaux ont été tués dans l'attaque du siège de la garde communale d'Aït Ouarezedine, à la périphérie du maquis de Sid Ali Bounab, près de Tadmaït (w. Tizi Ouzou). L'attaque est attribuée au GSPC. Les renforts de l'armée auraient ensuite tué au moins six" membres du groupe armé et le maquis de Sidi Ali Bounab a été bombardé par l'artillerie et des hélicoptères. 11 juin Un officier de l'armée a été assassiné dans une embuscade tendue par un groupe armé entre Zouia et Maghna, près de Tlemcen. 12-13 juin Une ressortissante française a été assassinée dans son appartement à Alger. Selon les autorités, il s'agirait d'un crime crapuleux. 16 juin Le corps d'un homme a été retrouvé dans son appartemant à Mostaganem. Les circonstances de sa mort ne sont pas connues. 17 juin Un gendarme a été tué dans une embuscade tendue à une patrouille de la gendarmerie à Zaoui, entre Djimla et Benyadjis (w. Jijel). Un islamiste armé a été abattu par les forces de sécurité à Stah Qantis, dans la région de Tebessa. 17-18 juin Entre 13 et 27 militaires, selon les sources, ont été tués (dont un officier supérieur) dans une embuscade tendue par un groupe armé à Ouled Ben Abdelkader, dans la région de Chlef à un convoi militaire, qui allait selon la presse porter secours aux habitants d'un hameau attaqué par un groupe armé. 18 juin Quatre membres d'un "groupe de légitime défense" (GLD, milice locale) ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé au douar d'Oued el Had, près d'Arib, dans la région d'Aïn Defla, Un gendarme a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé dans la région de Djilma, au sud de Jijel. Une bombe a explosé au passage de deux véhicules de la gendarmerie, qui ont ensuite été mitraillés. 19 juin Un militaire a été assassiné à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Sidi Yahia et Djebahia, dans la wilaya de Bouira. 19-20 juin Un conseiller à la Cour suprême, le magistrat Abdelhamid Hedda, a été assassiné à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Djerma et Seriana, près de Batna. L'information a été donnée par l'agence officielle APS. 20 juin Un policier a été égorgé à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Aïn-Bessem et Aomar, dans la forêt d'Hellala, dans la région de Lakhdaria. Un brigadier de gendarmerie a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé d'une trentaine d'éléments près de Chetaïbi, dans la région d'Annaba. 20-21 juin Un gendarme a été tué entre Tidjelabine et Corso, dans un affrontement avec un groupe armé qui avait investi un hôtel à Tidjelabine, près de Boumerdès. 21 juin Un gendarme a été tué lors d’une embuscade tendue par un groupe armé à Guenzet (w. Sétif). 22-23 juin L'armée algérienne aurait tué au moins 20 islamistes armés dans une opération menée dans les régions montagneuses de Bourokbia et de Menkoura, dans la région de Relizane. "Le Matin" annonce que sept membres d'un groupe du GSPC de Hassan Hattab, ont été abattus le 23 juin à Kef Bouacida, près de Seraïdi. Un avion militaire MIG 21, qui se dirigeait vraisemblablement vers les lieux des combats, s’est écrasé au sol le 24 juin, entre les douars de Graînia et de Ouled-Saber. Le pilotes a pu s'éjecter et a été récupéré. Le bilan final de l’offensive militaire est, selon "Liberté" et "El Watan", de 26 islamistes armés tués et six capturés. L'opération a pris fin le 27 juin. Aucune information n'est disponible sur les pertes militaires. 23 juin Le corps d’un berger criblé de balles a été découvert dans les monts de Dejabaïlia, près de Bouhanifia dans la wilaya de Mascara. (entre le 23 et le 26 juin ?) Le cadavre d’un homme d’une quarantaine d’années a été découvert à l’entrée de la ville de Aïn Soltane, près de Bordj Bou-Arréridj. Sept islamistes armés ont été abattus dans une opération de ratissage de l'armée algérienne appuyée par des hélicoptères de combat dans la région d'Annaba, selon la presse. 26 juin Trois islamistes armés et deux gardes communaux ont été tués dans un accrochage à El-Annasser, près de Selma, dans la région de Jijel. Une patrouille de la garde communale est tombée dans une embuscade tendue par un groupe armé. Une opération de ratissage a été déclenchée par les forces de sécurité. 26-27 juin Six personnes (un homme, un adolescent, deux enfants et un bébé), toutes de la même famille de nomades originaires de la région de Djelfa, ont été massacrées à Zoubiria, près de Berrouaghia, (w.Médéa). Une femme de 38 ans et sa fille de 14 ans ont été enlevées par le groupe armé. (entre le 26 et le 19 juin ?) Un garde communal de Béni Chbana, près de Béni Ouartilane, a abattu d'un coup de feu, à une date et dans des circonstances non précisées, un homme de 23 ans. 29 juin Six personnes (cinq femmes, égorgées, et un homme, tué par balles) ont été assassinées dans l'attaque de la discothèque d'un hôtel par un groupe armé (dont les membres étaient vêtus d'uniformes de l'armée, de la gendarmerie ou de la garde communale, selon les sources)à Bekkaria, près de Tébessa, à la frontière tunisienne. Les cinq jeunes femmes égorgées l'ont été après avoir été enlevées. 30 juin Une femme a été retrouvée morte dans un logement en construction, à la périphérie de Béchar. Elle avait été poignardée et égorgée. 3 juillet Un paysan, membre de la milice locale, a été assassiné par un groupe armé à Benchiba Chelia, près de Tenira (w. Sidi Bel-Abbès). date inconnue Un soldat a été tué dans l'explosion d'une mine, lors d'une opération de ratissage menée par l'armée en début de semaine dans les maquis d'El Gaâda, dans la région de Laghouat. 4-5 juillet Deux personnes ont été assassinées et deux autres enlevées, dont le sénateur RND Mohamed Boudiar, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé d'une vingtaine de membre en tenues de gendarmes et de gardes communaux, à Oum Ali, près de Tebessa. Selon le quotidien "En-Nasr", le groupe armé qui a enlevé le Sénateur exigerait une rançon de 200 millions de DA (20 mios FF, 5 mios FS) pour sa libération. 5 juillet Dix ou onze personnes dont une femme et un enfant, et un gendarme, ont été massacrées à Ouzra, près de Médéa, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé d'une dizaine de membres en tenues de gendarmes. 5-6 juillet Un membre d'un groupe armé a été tué dans un accrochage avec les forces de sécurité à El-Fouara, près de Marsat, dans la région de Tebessa. 6-7 juillet Seize personnes, dont un Palestinien de 30 ans résidant à Annaba, ont été massacrées à Sidi Lakhdar, près de Khemis Miliana, dans la région d'Aïn Defla, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé d'une dizaine de membres vêtus, selon certains témoignages, d'uniformes de la gendarmerie. Une femme aurait été enlevée par le groupe armé. 8-9 juillet Un membre de la milice locale (GLD) a abattu, par erreur selon les premières informations, son propre père à Tida, dans la région de Tiaret. 9-10 juillet Cinq ou six personnes, toutes de la même famille de nomades, dont un enfant de cinq ans, ont été massacrées à Oued Lilli (w.Tiaret) par un groupe armé. Une jeune fille de 17 ans a été enlevée. 10 juillet Un homme a été assassiné à l'arme blanche par un groupe armé à Knaoua (w. Skikda). 13 juillet Un milicien local "Patriote" a été assassiné et décapité près d'El Omaria, dans la région de Médéa, par un groupe armé. 13-14 juillet Deux jeunes hommes ont été abattus "par erreur" par des militaires à Khemis Miliana, alors qu'ils traversaient un verger. Les militaires, qui tendaient une embuscade à un groupe armé, les auraient pris pour des membres du groupe armé. 14 juillet Onze personnes ont été massacrées à la kalachnikov et à la hache, dont un vieillard, trois enfants et au moins deux femmes, à Hameur El Aïn, près de Tipasa, par un groupe armé d'une dizaine de membres vêtus de tenues militaires. date inconnue Un accrochage, dont le "Quotidien d'Oran" qui l'annonce ne donne pas la date précise, entre un groupe de contrebandiers et des garde-frontières a fait quatre morts au sein de ces derniers, entre Tamanrasset et Bordj Badji Mokhtar. 16-17 juillet Douze personnes, dont au moins une femme, une adolescente et trois enfants, ont été massacrées par un groupe armé à Berrouaghia, dans la région de Medea. 18-19 juillet Sept personnes ont été assassinées par un groupe armé à Boumefdaa, dans la région d'Aïn Defla. 20 juillet Un jeune homme a été abattu à Aïn Sidi Cherif (Mostaganem) lors d'une altercation, dans un début clandestin d'alcool, entre cinq consommateurs, dont un policier et un milicien local, et des habitants du voisinage dérangés par le bruit. 21 juillet Un présumé "terroriste" a été abattu par les forces de sécurité dans une embuscade tendue à Merine (w. Sidi Bel Abbes). 21-22 juillet L'"émir" d'un GIA, Djaghout Messaoud, a été abattu par les forces de sécurité à Guelma, lors d'une fusillade. 22 juillet Un milicien local ("patriote") a été abattu par un groupe armé à Berkouka (ou Afir), près de Maâtkas (w. Tizi Ouzou). 22-23 juillet Sept personnes, dont deux femmes et deux enfants, ont été massacrées par un groupe armé à Bouharoun, près de Tipaza. Les victimes appartenaient à la même famille. 24-25 juillet Deux personnes ont été assassinées à Tipaza, dans l'attaque du complexe touristique "Tipaza-Village" par un groupe armé 25-26 juillet Un islamiste armé reconverti en milicien local (GLD) après avoir bénéficié de l'amnistie de janvier 2000 a tué, en état d'ébriété deux personnes à Timeghras (w. Tizi Ouzou), après quoi il a (re)pris le maquis. 26-27 juillet Une femme vivant seule avec sa fille de quatre ans a été assassinée, et la petite fille grièvement blessée par un adolescent et pour des motifs crapuleux. 28 juillet Deux hommes ont été tués à Dhahra (w. Chlef), par des coups de feu tirés depuis le domicile du Maire (RND), vraisemblablement par le Maire lui-même, sur des manifestants qui avait procédé à la fermeture symbolique de la municipalité en exigeant le départ d'élus "irresponsables" et "incompétents". 27-28 juillet Un juge d'instruction et une personne l'accompagnant ont été assassinés à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Henchir-Toumghani (w. Oum El-Bouaghi) Dix ou onze personnes, selon les sources, dont trois adolescents, ont été massacrées par un groupe armé d'une dizaine à une quinzaine d'éléments portant des uniformes militaires, à Haouch El-Guaâda, près de Mouzaïa (w. Blida. 28 juillet Le corps d'un homme d'une trentaine d'années a été découvert à El-Koudia (w. Tlemcen), poignardé et le crâne fracassé. Dans la wilaya de Mascara, à Oued El Abtal, le corps d'un homme d'une cinquantaine d'années, membre de la milice locale, a également été découvert, tué d'une seule balle. 30 juillet Un soldat a été tué à Bouaidel, près d'Ammal (w. Boumerdès), dans un attentat à la bombe au passage d'un détachement militaire en mission de reconnaissance. Deux personnes, dont un élu municipal de Kadiria, ont été tuées à Thaliouine, près de Lakhdaria et de Bouira, dans l'attaque par un groupe armé d'un site protégé par une société de gardiennage -dont les victimes étaient les employés. date inconnue Deux policiers ont été tués par balles à Theniet El-Had (w. Tissemsilt) lors d'une patrouille, par un groupe armé. 1er aout Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue à leur patrouille à El Ardja, entre Cap Djinet et Bordj Menaïel (w. Boumerdès). 3 aout Le corps d'un présumé islamiste armé a été retrouvé à Sidi M'ghit, dans la région de Boumerdès, L'homme aurait été tué par l'explosion de sa propre bombe. 4 aout Le chef du service régional de lutte contre les stupéfiants de Tlemcen a été tué le 4 août par un officier de police du même service, qui s'est ensuite suicidé. 5 aout Un gendarme a été tué, dans un attentat à la bombe à El Hssasna, près de Saïda. 5-6 aout Quatre bergers, âgés de 13 à 64 ans, ont été tués à Ghrous, près de Mascara. Leur bétail a été volé. 10 aout Cinq personnes, d'une même famille, dont deux enfants et deux adolescents, ont été massacrées au douar Ouled Djillali, près de Sabha, dans la région de Chlef, par un groupe armé de sept membres habillés de tenues militaires. 10-11 aout Un homme a été tué près de Keddara par un groupe armé d'une dizaine de membres, vêtus de tenues militaires. 11 aout Un membre de la milice locale (GLD) a été abattu par deux hommes armés près d'El Aouana, dans la région de Jijel. Dans la même région, un agriculteur octogénaire a été tué à El Guelta. 11-12 aout Quatre personnes, d'une même famille, ont été assassinées à Ouled Allala, près de Boukadir, dans la région de Chlef. 12 aout Dix-sept paysans de 18 à 40 ans ont été massacrés à un "faux barrage" tendu à Ouled Bouaza, dans la région de Relizane, par un groupe armé dont plusieurs membres, sinon tous, étaient en uniformes militaires. 14 aout Un homme de 32 ans a été abattu à Tiaret par un policier après une altercation provoquée par les ébats amoureux du policier et de son amie sous les fenêtres de la victime. 17 aout Un garde communal a été assassiné entre Boghni et Mechtras par un groupe armé. 20 aout Un jeune homme a été tué à Karfala, près de Kadiria (w. Bouira), dans l'explosion d'une bombe enfouie sous un sentier emprunté par les forces de sécurité. 21 aout Deux personnes ont été tuées à Drâa El Had, dans la région de Jijel, dans l'explosion d'une bombe suivi du motraillage des agents de sécurité d'une entreprise publique. 22 aout De neuf (selon un premier bilan) à dix-neuf (selon un bilan ultérieur) personnes ont été massacrées, de trois à cinq autres blessées et deux jeunes filles enlevées, entre Hassine et Mohammedia, dans la région de Mascara, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dont les membres étaient habillés en parachutistes. Le corps de l'une des jeunes filles enlevées a été retrouvé par l'armée le 30 août à Djebel Bouziri, près de Sig. 24 aout Un jeune homme, employé dans une société de gardiennage, a été assassiné à Kadiria par trois hommes armés, qui l'ont abattu à bout portant dans un café. 26-27 aout Sept personnes, toutes de la même famille, ont été assassinées à coups de feu et à l'arme blanche, dont deux femmes, un adolescent et un bébé, au douar El Houana (ou Houala) , près de Sidi M'Barek, dans la région de Mascara.

28 aout Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé dans la région de Hamza (w. Jijel). Deux agents de la Sonelgaz ont été tués dans l'explosion d'une bombe alors qu'ils réparaient un pylône de haute tension, à Lakhdaria, dans la région de Bouira. Un garde communal a été tué à Relizane, dans un échange de coups de feu entre des hommes armés et la garde communale. 28-29 aout Un gendarme et un policier ont été assassinés à Merkouna, entre Batna et Khenchela, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dont les membres étaient habillés de tenues militaires. Deux personnes (deux miliciens locaux, selon "El Watan") ont été tuées dans l'explosion d'une bombe à Kadiria. Deux miliciens locaux ("patriotes") ont été abattus dans un quartier périphérique de Lakhdaria, dans la région de Bouira, par un groupe armé. 29 aout Deux militaires et trois miliciens ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé à Tigrine, près d'Azzefoun (w. Tizi Ouzou), alors que l'armée effectuait un ratissage. 31 aout Cinq personnes, d'une même famille,(dont une petite fille de quatre ans, deux adolescentes et une femme) revenant d'un mariage, ont été égorgées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Ras El-Aïn Amirouche (w. Mascara). Le groupe armé, dont les membres portaient des tenues militaires, a également enlevé une jeune fille de 16 ans. Six personnes ont été massacrées à un "faux barrage" tendu près de Theniet El Abed (w. Batna) par un groupe armé de 25 à 30 membres 1er septembre Huit personnes, dont quatre femmes, ont été découvertes assassinées à leur domicile, à Sonatiba, à la périphérie de Tiaret. Les huit personnes ont été tuées dans la nuit à l'arme blanche. El Watan" évoque l'hypothèse d'un acte relevant de la violence "purificatrice" comme celle qui s'est manifestée récemment à Hassi Messaoud, où des femmes seules accusées de prostitution ont été victimes d'un véritable pogrom le 15 juillet. 1er-2 septembre Cinq personnes, toutes de la même famille ont été massacrées à leur domicile au douar El Bayadha, près de Lazharia (w. Tissemsilt), par un groupe armé. 2 septembre Deux jeunes hommes ont été enlevés et assassinés à Bouraoui Beljadef dans la région de Jijel, par un groupe armé d'une dizaine de membres qui a investi la localité et volé couvertures et produits alimentaires. 2-3 septembre Sept personnes (des campeurs) ont été massacrées, dont une jeune fille de 16 ans, dans une attaque menée par un groupe armé d'une quinzaine de membres portant des uniformes de gendarmes ou de militaires, sur une plage de Seraïdi, près d'Annaba. 4 septembre Au moins sept personnes (neuf selon "El Watan") ont été tuées, la plupart par balles, dans l'attaque par un groupe armé du complexe touristique du Mazafran, à Zeralda, près d'Alger. Selon certains témoins, quatre des personnes abattues étaient des militaires. 5 septembre Un garde communal a été tué dans un attentat au marché de gros du quartier des Eucalyptus, à Alger. 7 septembre Une personne a été assassinée à son domicile au douar Boukerai, près de Boumerdes, par un groupe armé. Un garde communal a été mortellement blessé dans l'explosion d'une bombe au passage de sa patrouille, à Frahna (w. Tebessa). 8 septembre Dix ou onze personnes ont été tuées à l'arme automatique par un groupe armé dans un quartier populaire d'Arzew, près d'Oran. 9 septembre Un militaire a été tué à Oulbane, près de Kadiria, dans l'explosion d'une bombe artisanale. Quatre militaires ont été tués et quatre autres enlevés dans la région d'El Amar (w. Batna), par un groupe armé. 10 septembre Trois gardes communaux de Boughedir, près de Jijel, ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé. Un membre du groupe armé a été abattu par l'armée après l'embuscade, dans une opération de ratissage. Deux personnes (un "repenti" des GIA et sa fille) ont été abattues à El Aouana (w. Jijel) par un groupe armé. Deux policiers surveillant un centre d'examen du baccalauréat à Tizi Ouzou ont été abattus par un groupe armé. 13 septembre L'explosion d'un camion piégé à Taourirt, dans la région de Bouira, a causé la mort de son conducteur. 13-14 septembre Sept personnes, dont un adolescent, ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Granine, près de Bethiouia (w. Oran), à moins d'un kilomètre d'un barrage de la gendarmerie. 15-16 septembre 4 jeunes hommes, dont trois de la même famille, ont été assassinés par un groupe armé à Arib (w. Aïn Defla). Un membre ou ancien membre de la milice locale ("patriote") a été tué à Tissebilane (w. Jijel). 1-16 septembre 28 membres du GSPC, dont deux femmes, auraient été tués dans une opération de l'armée contre un groupe du GSPC, dans les monts Boukhil entre Laghouat et Djelfa. 16 septembre Un garde communal et un adolescent ont été tués à Azaouane (w. Jijel) dans l'explosion de bombes au passage de la patrouille de la garde communale. Dans l'accrochage qui a suivi l'attentat, deux membres du groupe armé responsable de l'embuscade auraient été abattus. Un policier a été assassiné à Bordj El Kiffan. Huit civils, dont un adolescent et une jeune fille, ont été tués par un groupe armé à Sig (w. Mascara). Un homme de 77 ans a été tué par un groupe armé à Chouala, près de Mendès (w.Relizane)- 17 septembre Treize membres d'un GIA ont été abattus à Bordj Taher (w. Jijel), dans une opération de ratissage des forces de sécurité. 18-19 septembre Un membre de la milice locale ("patriote") a été abattu à El-Hadaïk (w. Skikda) par un groupe armé. 19 septembre Un islamiste armé a été abattu dans un ratissage à Bentrif (w. Saïda). 20 septembre Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus près de Bir El Ater, dans la région de Tebessa, dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans le Djebel Labiod. Trois autres membres d'un groupe armé ont été abattus (à une date non précisée, mais dans la même semaine) dans un accrochage lors d'un autre ratissage, à Aïn en Melh, près de M'sila. Un garde communal et un milicien local (GLD) ont été tués par balles à un "faux barrage" tendu près de Meghraoua (w. Médéa) par un groupe armé. 21-22 septembre Un membre de la garde communale a été tué par une bombe artisanale dans la wilaya de Tlemcen. 22 septembre Un commerçant septuagénaire a été assassiné par balles à Thénia (w. Boumerdès), près de la mosquée, par un groupe armé. 23 septembre Un berger âgé a été assassiné à Gribissa, près d'Azzaba (w. Skikda) par un groupe armé. 25 septembre Une enfant de dix ans et une jeune femme de 23 ans, deux soeurs, ont été assassinées à Mechraâ Sfa, dans la région de Tiaret, par un groupe armé qui s'est attaqué à un regroupement de nomades. Un milicien local ("patriote" d'une cinquantaine d'années a été abattu près de Keddara (Boumerdès) par un groupe armé. 25-26 septembre Un jeune homme de 25 ans a été assassiné (égorgé et décapité) à Dridra (w. Jijel) par un groupe armé. 26-27 septembre 23 personnes ont été tuées, à la périphérie de Larbâa, par un groupe armé. Douze des victimes assistaient à un mariage, les autres ont été massacrées par le groupe armé lors de sa retraite dans les montagnes. Sept présumés "terroristes" ont été abattus, dans le courant de la semaine lors d'une opération des forces de sécurité dans la région de Bir El Atter (w. Tebessa). 28 septembre Un milicien local (GLD) a été abattu à El Ghichou, près d'Aomar, dans la région de Bouira, par un groupe armé selon certaines sources, par un ami et voisin ou un cousin d'autres sources, ou encore par un autre milicien, membre du même GLD que lui selon "El Watan". 29 septembre Deux policiers ont été tués dans une attaque lancée par un groupe armé contre un poste de police aux Issers, dans la région de Boumerdès. Le corps d'un octogénaire a été retrouvé à Sidi Abdelmoummen (w. Mascara), lardé de coups de couteaux.

29-30 septembre Deux jeunes gens ont été égorgés, après avoir été kidnappés par un groupe armé à Mechat, dans la région d'El Milia (w. Jijel). Un membre de la milice locale (GLD) a été assassiné à Beni Amrane (w. Boumerdès) par un groupe armé. 1er octobre Une personne a été tuée dans un attentat à la bombe commis dans un restaurant de Laghouat. 2 octobre Trois personnes ont été assassinées à Boubazi, près de Jijel, par un groupe armé. 3 octobre Le chef de la daïra (sous-préfet) de Sidi Aïch, Nacer Menguellat, et le procureur de la République de Bougaâ, Nacer Betache, ont été assassinés par un groupe armé (du GSPC selon "Le Jeune Indépendant") à Aghelad, près d'Addekar, dans la région de Bejaïa. 5 octobre L'imam de la mosquée de Kouba, à Annaba, a été grièvement blessé dans un attentat. 6 octobre Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille à Oued El Djemaâ (w. Aïn Defla). 6-7 octobre Un garde communal a été abattu près de Medjez Amar (w. Guelma), lors d'une patrouille de la garde communale. 7 octobre Un commerçant a été retrouvé égorgé dans son magasin, à Tighenif (w. Mascara). Une adolescente a été assassinée par un individu armé. 7-8 octobre Neuf membres d'un groupe armé ont été tués dans une offensive des forces de sécurité contre les maquis de Bouteka, près d'El-Milia (w. Jijel). 8 octobre Un imam a été assassiné à Maâdid, dans la région de M'Sila, après la prière du soir, dans l'enceinte de la mosquée où il prêchait. L'imam assassiné était le frère du Maire de la commune. Deux bergers, qui seraient membres de la milice locale (GLD) selon "Le Matin", ont été assassinés, par un groupe armé dont les membres portaient des tenues de soldats, près d'Oued El Abtal ou de Hachem (w. Mascara). Le groupe armé a emporté le troupeau que gardaient les bergers. Le corps d'un membre d'un groupe armé, mort depuis deux mois, a été retrouvé lors d'une opération de ratissage dans la région de Boudouaou. 11-13 octobre Plusieurs offensives ont été déclenchées par les forces de sécurité (armée et milices) contre les groupes armés du GSPC en Kabylie, notamment dans la région des Ouacifs, au pied du Djurdjura, où plusieurs "terroristes" (de deux à six selon les sources) auraient été tués. 12 octobre Un berger a été assassiné par balles par un groupe armé à Taoudmount (w. Sidi Bel Abbès). Le groupe armé s'est emparé de son troupeau. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus près d'Aïn Melh, dans la région de M'sila, lors d'une opération de ratissage engagée par l'armée. Un jeune détenu, sous mandat de dépôt depuis le 29 septembre, s'est suicidé dans la prison de Sidi Athmane, à Mostaganem, le 12 octobre. Il avait éété arrêté sous l'accusation de "formation d'association de terroristes" après avoir tenté de voler l'arme d'un garde communal. 13 octobre Un membre de la milice locale (GLD) a été assassiné à Timizart-Loghvar, à la sortie de Tizi Ouzou, par un groupe armé de quatre hommes. Une fosse commune a été mise à jour à Chetma, près de Biskra, annonce le "Quotidien d'Oran", qui ne précise ni le nombre des corps, ni la date, ni la cause de leur décès. La fosse a été trouvée dans l'enceinte d'une zaouia. 14 octobre Deux bergers d'une soixante d'années ont été découverts égorgés à Ghabet Aouda (w. Tiaret). Onze gardes communaux ont été tués et dépouillés de leurs armes et, pour certains, de leurs uniformes, à Aïn Founisse, près de Bir El Atter (w. Tebessa) dans une embuscade attribuée au groupe du GSPC dirigé par "Abderezzak le Para". 15 octobre Un membre d'un groupe armé a été tué par la gendarmerie à Keddara, et un autre à Chefka (w. Jijel) par la garde communale. 15-16 octobre Six membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans une offensive des forces de sécurité à Bouberak et Oued Djemaâ, dans la région de Dellys. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans un accrochage avec la garde communale dans la région des Azaïls (w. Tlemcen). 16 octobre Un présumé "terroriste" a été tué dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité à Ghabet Aouda, près d'Aïn Hedis (w. Tiaret). 17 octobre Trois militaires ont été enlevés par un groupe armé à un "faux barrage" tendu près de Timizert, dans la région d'El Aouana (w. Jijel, et retrouvés morts, mutilés et criblés de balles, le 21 octobre. Trois membres d'un groupe du GSPC auraient été tués dans une embuscade à Echabbia, dans la région d'Annaba, par un "groupe de légitime défense" (GLD, milice locale). Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" dressé par un groupe armé à la sortie de Berrouaghia. 17-18-19 octobre Quatre personnes ont été assassinées par un groupe armé près du douar El Guenoune, à Aïn Ferah (w. Mascara). L'armée a ensuite déclenché un ratissage dans la région, et lors d'un accrochage, trois membres du groupe armé et un militaire ont été tués. 21 octobre Le chef d'une brigade de gendarmerie a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Ouled Aïch, dans la région de Relizane. 21-22 octobre Un militaire a été assassiné à l'arme blanche près de Tizi Rached (w. Tizi Ouzou). L Les assassins auraient été arrêtés mais le mobile du crime ne serait pas encore connu. 22 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage, dans la région de Telagh. 15 membres des GIA auraient été tués dans une opération militaire dans les monts de Tizi Ouchir, près d'Aïn Defla. 23 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage près de Tenira (w. Sidi Bel Abbès). Un milicien local ("patriote") a été tué par balle à Bouzaréah. 23-24 octobre Un milicien local ("patriote") a tué, "par erreur" selon "Le Quotidien d'Oran", un autre milicien à Ouled Laâlam (w. Bouira), alors que le groupe de miliciens tendait une embuscade. La victime aurait été prise pour un "terroriste" par son meurtrier. Un garde communal a été tué à Ksar El Boukhari, par un groupe armé. 25 octobre Cinq membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée dans la forêt de Timixi, près de Mascara. 28 octobre Un membre de la milice locale ("patriotes") a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Iguer Ouzemmour, près de Beni Ksila (w. Bejaïa). 29-30 octobre Un membre d'un groupe armé a été abattu à El-Ouldja, près de Texenna (w. Jijel) dans une opération de ratissage déclenchée par les forces de sécurité dans la région des monts de Bouhench. 30 octobre Douze gardes communaux et le chauffeur du camion qui les transportait ont été tués à Aïn el Had, près de Mendès, dans la région de Relizane, dans une embuscade tendue par un groupe armé. Les victimes auraient été décapitées. Un "émir" du GSPC de la région de Tebessa, Aït Hadjadj Mounir, dit "Abou Zahra", a été tué par les forces de sécurité près d'Aïn Touila (w. El-Tarf), avec trois de ses hommes. 30-31 octobre Le propriétaire d'un bar restaurant de Bellouta, près de Kherrata (w. Bejaïa) a été assassiné par un groupe armé qui a investi l'établissement et racketté les clients. Deux douaniers, un policier et un sous-officier de l'armée ont été abattus à un "faux barrage" dressé à Batna, par un groupe armé. Quatre personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé, près des monts du djebel Djerena (w. Batna). Fin octobre La presse signale plusieurs opérations de ratissage et d'encerclement des maquis islamistes dans différentes régions, à l'approche du ramadan. Des opérations de ratissage seraient menées dans les régions de Boumerdès, Relizane, Tizi Ouzou et Aèin Defla, et à proximité des bases du GSPC dans les massifs forestiers de Mizrana, à Takhoukht, Yakourène et Sidi Ali Bounab. Six membres d'un groupe du GSPC auraient été "éliminés" dans la zone des monts de Djerrah, (w. Boumerdès) et huit membres d'un autre groupe dans le maquis de Tizi Ouchir, dans la région de Khemis Miliala. 1er novembre Huit à onze membre d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans une opération déclenchée par l'armée dans la région de Khenchela. Un chauffeur de taxi a été égorgé et un capitaine de l'armée tué par balles dans un restaurant de Tizi Ouzou, par un groupe armé de huit personnes. Un présumé "terroriste" a été abattu dans la région de Relizane par les forces de sécurité. 2 novembre Un présumé islamiste armé a été tué près de Chlef par les forces de sécurité. Un militaire a été tué à Bir El Ater, dans la région de Tébessa, lors d'un accrochage entre une unité de l'armée et un groupe armé. 3 novembre Un garde communal a été abattu dans une embuscade tendue à Legata, par un groupe armé. Un policier a été tué à Bordj Menaïel, par deux hommes armés qui ont ouvert le feu sur eux et se sont ensuite enfuis. 3-4 novembre Un militaire a été tué à un "faux barrage" tendu à Aïn Fouris, près de Bir El Ater, dans la région de Tebessa, par un groupe armé. 4-5 novembre Un jeune homme, gardien d'une ferme agricole, a été tué par un groupe armé près de Bouchetata (w. Skikda). 7 novembre Deux présumés islamistes armés ont été tués par les forces de sécurité à Oued El Aneb, dans la région d'Annaba. 8 novembre Un policier, un milicien local (GLD) et un enseignant ont été tués à Tizi Ghioul, au sud de Batna, à un "faux barrage" dressé par un groupe armé. 9 novembre Trois jeunes hommes, dont deux frères, ont été assassinés à la sortie de Boghni (w. Tizi Ouzou) par un groupe armé. 11 novembre Trois personnes ont été tuées dans une embuscade tendue à Zaouiya, entre Blida et Koléa, par un groupe armé, qui a mitraillé un minibus. 14 novembre Un militaire (un sous-officier) a été abattu près de Bouderbala (w. Bouira), à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dont les membres portaient des treillis militaires. 15 novembre Quatre membre d'un groupe armé et un militaire ont été tués dans un affrontement entre des unités de l'armée et le groupe armé, à Ben Choud, près de Dellys. 16-17 novembre Un jeune homme, gardien d'un parking, a été abattu d'une balle dans le dos à Constantine par le procureur de la République de Chellal (w. M'sila). qui s'est constitué prisonnier et affirme qu'il s'agit d'un accident. 17 novembre Un jeune homme a été tué à coups de couteau à Batna par un autre jeune. 18 novembre Un jeune berger a été retrouvé mort, égorgé, à Neflia, près de Boukadir (w. Chlef). 20 novembre Un attentat à la bombe contre la gare routière de Tafourah, à Alger, a fait au moins 29 blessés, dont au moins cinq gravement atteints, la jambe arrachée. 21-22 novembre Un berger a été enlevé à Sidi Douma, dans la région de Saïda, par un groupe armé, et retrouvé égorgé. Deux autres bergers auraient été enlevés dans la même région. 22 novembre Quatre personnes ont été tuées à Larbaâ, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé. Un militaire a été égorgé à Djebel Louh, dans la région d'Aïn Defla, dans une embuscade tendue le 22 novembre par un groupe armé. Un milicien local ("patriote") a été tué à Taghalimet, dans la région de Sidi Bel Abbès. Un islamiste armé "repenti" et amnistié a été tué dans la région de Jijel. 23 novembre L'"émir" Djelata Ben Khada, chef du groupe armé de la "Houmat Edaâwa Essalafia" qui sévit dans la région de Mendès, près de Relizane, a été abattu par l'armée à Oued Selan. Il était âgé de 70 ans. 24-25 novembre Deux personnes ont été assassinées par un groupe armé à Malaab (w. Tissemsilt). 25 novembre Deux hommes, agriculteurs, ont été découverts assassinés à Sebt, près de M'ghila (w. Tiaret). 30 novembre Un homme, ancien milicien local ("patriote") a été abattu à Lakhdaria par un groupe armé. Un homme a été tué à l'intérieur de la résidence d'Etat, hautement sécurités, du Sahel, à Moretti, et son corps découvert dans un bar après la rupture du jeûne. Un imam a été enlevé par un groupe armé à Tiza, près d'Amel (w. Boumerdès). 4 decembre Deux femmes, ont été assassinées et deux jeunes filles de 14 ans ont été enlevées au douar Behaïria, près de Beni Bouateb (w. Chlef). Les quatre victimes sont des bergères. Cinq personnes, dont un militaire et trois gardes communaux, ont été tuées dans l'attaque d'un hameau de la région de Beni K'sila (w. Bejaïa) par un groupe armé. Quatre gardes communaux et un civil ont été tués à Zekri Zekri, près d'Azazga (w. Tizi Ouzou) dans l'attaque du casernement de la garde par un groupe armé d'une vingtaine de membres. 4-5 decembre Un gendarme a été abattu dans une embuscade tendue par un groupe armé près de Sidi M'hamed Benaouda (w. Relizane). 5 decembre Cinq membres du GSPC ont été tués à Larbaâtache selon certaines sources, dans une embuscade tendue par des militaires et des gendarmes, à Khemis el Khechna (w. Boumerdès) selon d'autres sources. Un jeune berger a été assassiné à Chetouane (w. Chlef). Attribué dans un premier temps à un groupe armé, le crime l'a été ensuite à deux autres bergers, mûs par la volonté de s'emparer du troupeau de leur victime. 6 decembre Un membre d'un groupe armé a été tué dans un accrochage avec des militaires à Hazama, près de Lakhdaria (w. Bouira), et un autre à Hassasna (w. Saïda) dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. Un milicien local ("patriote") a été tué à Aomar (w. Bouira) par un groupe armé. Deux cadavres en état de décomposition avancée ont été retrouvés dans la wilaya de Chlef, l'un -celui d'une jeune femme- à Boukadir, l'autre -celui d'un adolescent, porté disparu depuis le 3 décembre- à Hranfa. 6-7 decembre 17 personnes (dont six enfants, deux femmes, deux adolescentes et deux adolescents), appartenant à trois familles, ont été massacrées par un groupe armé à Aarib (w. Aïn Defla). Un homme a été tué à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Merouana (w. Batna). 7 decembre Deux ouvriers d'une carrière de Tiberkanine (w. Aïn Defla) ont été tués par un groupe armé. Le corps d'un enfant égorgé à été retrouvé dans la région d'Aïn Defla, ou, selon d'autres sources, à El Heranefa (w. Chlef. Deux personnes, dont un milicien local (GLD) ont été tuées à Haï Medjoub, à la périphérie de Saïda par un groupe armé. Un garde communal a été tué dans un attentat à la bombe à Graâ Saïda, près d'Aïn Kercha (w. Oum El-Bouaghi). Un présumé "terroriste" a été abattu à Kadiria (w. Bouira) selon certaines sources par le maire de la ville après que les présumés "terroristes" aient tiré sur lui, selon d'autres sources par les forces de sécurité. Deux personnes ont été tuées à Maâfar, dans la région de Setif, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé, qui a abattu un automobiliste et dont l'un des membres a sauté avec sa bombe. 8 decembre Deux policiers et un civil ont été tués à Zighout Youcef, dans la région de Constantine, par un groupe armé. Deux personnes (un civil et un garde communal) ont été assassinées à Corso, dans la région de Boumerdès, par un groupe armé. 10-11 decembre

(Le Matin 11.12) Deux personnes, dont un octogénaire, ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre El Karimia et Ouled-Ahmed (Chlef). 11-12 decembre Le tenancier d'un café, frère d'un délégué de l'aârch d'Ath Djenab, a été assassiné dans (ou devant) son café d'Agrib (Tizi Ouzou) par deux hommes armés. Un "repenti" (ancien membre d'un groupe armé s'étant rendu aux autorités) a été très grièvement blessé, voire tué, à Corso (Boumerdès) par les frères d'une victime d'un attentat commis trois jours auparavant par un groupe armé dont fairait partie le frère du "repenti". 12 decembre Le Maire d'Ouled Aïssa (Boumerdès) et l'un de ses adjoints ont été abattus par un homme armé, ou un groupe armé, dans un café. Selon certaines sources, le meurtre aurait eu lieu le 13 décembre ou dans la nuit du 13 au 14. 13 decembre Une personne a été tuée à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Ouled Allel et Boukadir (Chlef). Deux membres de la milice locale ("patriotes") ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Aïn Touta et Ouled Aouf (Batna). 13-14 decembre De deux à cinq (selon les sources) membres de la milice locale ou de la garde communale ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Sidi Amar, près d'Oued Foda (Chlef). Quatre passagers d'un autocar ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Beni Mered (Blida). Selon certaines sources, une personne aurait également été enlevée. 14 decembre Un policier communal de Sig, disparu depuis le 4 décembre, a été retrouvé enterré près de son domicile. Deux policiers ont été assassinés à Aït Yahia Moussa, près de Draâ El Mizan (w. Tizi Ouzou) par un groupe armé. Selon certaines sources, l'attentat aurait eu lieu dans la nuit du 15 au 16 décembre à Tafoughalt. 14-15 decembre Le chef de la milice locale (GLD) de Boudjelal el Ghorf, près de Naciria (Boumerdès) a été tué à Boudjelal el Ghorf. 15 decembre Deux adolescents ont été tués dans l'explosion d'une bombe artisanale à Aït Ouabane (w. Tizi Ouzou). 15 et 16 decembre Une personne a été tuée lors d'affrontements entre El-Hamma et Djezzar, à la limite des wilayas de Sétif et de Batna, entre les membres de deux "tribus", les "Bichatta" des Adaouas et les "Selaleha" de Djezzar. 16-17 decembre Un homme a été assassiné à Tebessa, du fait, selon "El Watan", d'une "beuverie qui a dégénéré" en lapidation. 18 decembre Quatre personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Remka et Ammi Moussa (Relizane). 19 decembre Un jeune homme a été assassiné à l'arme blanche au centre-ville de Mascara. Un membre de la milice locale (GLD) a été abattu à un "faux barrage" tendu près de Guerrouma (w. Bouira) par un groupe armé. Deux gardes communaux ont été tués à El M'radj, près d'Aïn Sebt (w. Setif), dans l'attaque d'une mechta par un groupe armé. 20-21 decembre Un policier a été tué lors de l'attaque du commissariat de Cheria, dans la région de Tébessa, par un groupe armé. 21 decembre Quatorze membre d'un groupe armé auraient été tués par l'armée près de Mascara. 24 decembre Un membre de la milice locale a été abattu près de Chaâteb El Ameur, près de Boumerdès, par un groupe armé. L'"émir" local du GSPC, Kamel Zoubiri et deux de ses lieutenants ont été tués à Tizi Ouzou, par la police. 26 decembre Un membre de la milice locale de Guergour (w.Bouira) a abattu à Lakhdaria un civil avec lequel il semblait être en conflit personnel. Une embuscade a été tendue à un véhicule de transport en commun à Tiaret a fait au moins un mort parmi les passagers. Un milicien local (GLD) a été tué par un groupe armé à Sidi Lazreg, dans la région de Relizane Trois présumés islamistes armés ont été tués près de Thénia dans une opération des forces de sécurité. 27 decembre Deux personnes âgées ont été assassinées à Hadjout (w. Tipasa). Selon certaines sources, il s'agit d'un crime crapuleux. 28 decembre Au moins trois membres des forces de sécurité (un ou deux militaires, un ou deux gardes communaux ou miliciens) et deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération des forces de sécurité près de Tafraoui (w. Oran). Deux personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu dans la région de Merouana (w. Batna) par un groupe armé. 31 decembre Sept membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité à Collo, dans la région de Skikda, et trois autres dans les régions de Tizi Ouzou et de Boumerdès (à Châabel El-Ameur) Un gendarme, un garde communal et deux militaires ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé près des monts de Stamboul, dans la région d'Oran, où se déroule depuis le 28 décembre une opération des forces de sécurité qui a fait au moins neuf morts, sept dans les rangs des forces de sécurité et deux dans ceux du groupe armé.

(Liberté 31.12 ( AFP 3.1.02) Environ 2000 civils (y compris les miliciens locaux) ont été tuée en 2001 par des groupes armés, estime "Liberté", qui situe les bastions des groupes armés islamistes à l'est dans le triangle Bouira-Tizi Ouzou-Boumerdès pour le GSPC de Hassan Hattab, dans certaines zones dans l'ouest pour des groupes liés au GSPC et pour "ce qui reste des GIA".

2002

1er janvier Cinq membres de la milice locale (GLD) ont été tués à Feidh El-Botma, dans la région de Djelfa, par une bombe qui a explosé au passage de leur véhicule. Un garde communal en a tué un autre lors d'une altercation à Oued Hellaba (w. Médéa), sans que les raisons de son acte ne soient clairement établies, l'accident semblant exclu. 3 janvier Un berger a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale à Oued Ata, près de Hamadi Krouma (w. Skikda). 4 et 5 janvier Un berger a été tué dans la région de Dhaya (w. Sidi Bel Abbès) par un groupe armé qui a volé son troupeau de 130 moutons. Trois bergers, dont un sexagénaire, ont été assassinés et deux autres enlevés entre Tagdempt et Ghartoufa, dans la région de Tiaret, par un groupe armé. "La Tribune" et "Liberté" font état de l'assassinat d'un berger et du vol de son troupeau de 300 moutons près de Rahouia, puis de l'enlèvement par le même groupe de cinq personnes près de Tiaret, trois de ces personnes, dont au moins un berger, étant retrouvées le 5 janvier égorgées et mutilées, et deux autres retrouvées dans le même état le 6 janvier à Merdjet El Aouidja. 5 janvier Un policier et un soldat (ou "deux policiers) ont été tués à un "faux barrage" dressé par un groupe armé à Mernania, près de Kadiria (w. Bouira) Un policier et cinq civils, dont une sexagénaire et une fillette de 8 ans, ont été tués dans un accrochage au centre de Médéa entre la police et un groupe armé, dont l'un des membres à également été tué dans l'affrontement. Un garde communal a été tué dans l'attaque de son cantonnement, à Dhaya, près de Sidi Bel Abbès, par un groupe armé. Deux militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe à Ras El-Mihad, entre Djelfa et Biskra. 6 janvier Un jeune policier s'est suicidé à Skikda, en se tirant une balle dans la tête. 7 janvier Un policier a été abattu dans un café de Mechtras, près de Boghni (w. Tizi Ouzou), par un groupe armé. 11 janvier Un homme a été enlevé et assassiné, dans une embuscade tendue par un groupe armé à un groupe de chasseurs ou à la milice locale (GLD) entre Hassasna et Maâmoura (w. Saïda). 11 ou 12 janvier Un cadre de la municipalité de Bordj Bou Arreridj a été assassiné par un chargé de sécurité de la municipalité, sans que les mobiles de l'assassinat ne soient clairs. 12 janvier Cinq personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu à El Gaâda, près d'Aflou, dans la région de Laghouat, par un groupe armé. 12 ou 13 janvier Un membre de la milice locale (GLD) a été retrouvé égorgé dans le massif d'El Hassna (w. Saïda), lors d'une opération de ratissage des forces de sécurité. 13 janvier Un berger a été assassiné et un autre enlevé par un groupe armé à El Bouardia, près de Takhemaret (w. Tiaret). Deux personnes ont été assassinées dans une fusillade à Ramka, lors d'une veillée funèbre. 14-15 janvier Un homme a été assassiné à El Kerrouche, près de Frenda (w. Tiaret), par un groupe armé. 16 janvier Un berger a été assassiné par un groupe armé à Zouatine, près de Boukhadra. Un islamiste armé, qui pourrait être l'"émir" Sabes, a été abattu près de Beni Douala par l'armée. Un islamiste armé a été abattu près de Tighzert dans un accrochage entre un groupe armé et une patrouille militaire. Deux islamistes armés ont été abattus dans un accrochage, près de Sidi Naâmane. 17 janvier Deux bergers ont été enlevés avec leur troupeau de 150 moutons près de Ben Zireg, entre Bechar et Beni Ounif, par un groupe armé. 17-18 janvier Deux personnes, dont un policier, ont été tuées par un groupe armé dans un hôtel de Tala Mokrane, près de Tizi Ghenif (w. Tizi Ouzou). Le groupe armé a incendié la discothèque et le bar de l'hôtel avant de prendre la fuite. 18 janvier Un enfant de 11 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe près de Relizane. Un policier a été tué à un "faux barrage" tendu au Pont de Kentidja, près de Boghni (w. Tizi Ouzou). 18-19 janvier Un homme a été tué par un groupe armé à Ouled Brahim, ou Ouled Salem, (w. Médéa) par un groupe armé qui attaquait leur maison. 21 janvier Un jeune homme a été assassiné à Belhadef, près d'El-Ancer (w. Jijel) par un groupe armé. Un chauffeur de taxi de Boghni a été retrouvé mort le 22 janvier à Aït Atelli, dans la région de Larbaâ Nath Irathen. Il avait été assassiné à l'arme blanche la veille. 22-23 janvier Un groupe armé d'une dizaine de membres portant des uniformes militaires a assassiné quatre personnes (une mère et ses trois filles, dont une enfant de 7 ans) à Ouzera (w. Médéa). 23 janvier Trois présumés "terroristes" ont été abattus dans deux opérations distinctes menées à Oran par la police antiterroriste. Neuf membres de groupes armés auraient été "éliminés" dans des opérations des forces de sécurité dans les régions d'Oran, Mascara et Sig. 24 janvier Deux personnes (un civil et un membre d'un groupe armé) ont été tuées dans un accrochage entre un groupe armé et les forces de sécurité à Meftah. Le groupe armé avait attaqué le domicile d'un milicien local. 25-26 janvier Un garde communal a été tué par un groupe armé à Zaaraba (ou Laâraba), près d'El-Ancer (w. Jijel). 26 janvier Un militaire a été tué dans un attentat à la bombe près d'Enchit, dans la région de Boudouaou (sud). 28 janvier Une personne a été tuée un attentat à la bombe à Laghouat. Deux membres d'un groupe armé, dont son "émir" Ahmed Safir, ont été tués dans une opération des forces de sécurité près de Relizane. Un policier et sa compagne ont été assassiné à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dans la forêt de Bouchouaoui, près de Cheraga, dans l'Algérois. 30 janvier Une personne a été tuée dans l'explosion d'une bombe artisanale près de Sabra (w. Tlemcen. Un jeune gardien de nuit du centre des assurances sociales a été retrouvé assassiné à Gdyel (Oran), égorgé. Il s'agirait d'un crime purement crapuleux. fin janvier (date inconnue) Quinze membres du GSPC auraient été tués dans un ratissage mené par l'armée dans la région de M'sila. 1-2 fevrier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité au douar Chouala, près de Zemoura (w. Relizane) dans une embuscade. 2 fevrier Un militaire (le commandant du secteur opérationnel de Mechraâ-Sfa, selon "Le Jeune Indépendant") a été abattu entre Mechraâ Sfa et Rahouia (w. Tiaret) par un groupe armé. 2-3 fevrier Douze personnes (des hommes) ont été tuées à un "faux barrage" tendu à El-Ghezaghza (Rezarza), près de Médéa, par un groupe armé dont les membre étaient vêtus de tenues militaires, dans un secteur d'activité des GIA-Zouabri et à une centaine de mètres d'un poste de contrôle de la gendarmerie. 3 fevrier Un garde communal a été abattu dans une embuscade tendue par un groupe armé à Afir, près de Dellys (w. Boumerdès). Trois militaires ont été tués dans l'attaque de leur cantonnement par un groupe armé, à Tagour (w. Sidi Bel Abbès). Deux "importants terroristes" ont été abattus à Djelfa par l'armée, "de source sécuritaire" 4 fevrier Une personne (un membre des services de sécurité selon "Le Matin") a été tuée dans un attentat à la bombe à Haoudh, près de Morsott. Neuf personnes ont été tuées à un "faux barrage" à Sidi Lakhdar, près d'Aïn Defla, par un groupe armé habillé de tenues militaires. Treize personnes (dont une femme et quatre enfants) ont été massacrées par balles et à l'arme blanche par un groupe armé au douar Sidi Ammar, près de Sidi Lakhdar, dans la région d'Aïn Defla. 5 fevrier Une personne a été tuée à Bin Layoun, près de Chehna (w. Jijel), dans l'explosion, les unes après les autres, de sept bombes. Trois gardes communaux ont été tués à Boukhalfa, dans la région de Tizi Ouzou, lorsque deux ou trois bombes ont explosé au passage de leur patrouille. 6-7 fevrier Deux membres d'un groupe armé ont été "éliminés" à Larbaâtache (w. Boumerdès) 7 fevrier Un membre d'un groupe armé a été abattu à Ghediwa, près de Kadiria. 8 fevrier


(AP 9.2 / Liberté, Le Matin 10.12 / Liberté 11.2 ) Les autorités algériennes ont annoncé que le chef du GIA Antar Zouabri, alias "Abou Talha" avait été abattu le 8 février à Boufarik, près d'Alger, où il était assiégé par le groupe d'intervention spécial de l'armée et la brigade mobile de la police judiciaire, dans la maison où il s'était retranché avec deux de ses hommes -qui ont également été abattus. L'un a été présenté comme Fodhil Bouteldja, artificier du GIA de Zouabri, et l'autre comme Abdelhakim Boumediene, un "repenti" ayant repris du service, et qui hébergeait son "émir". Antar Zouabri avait déjà été donné pour mort en juillet 1997. Le corps de Zouabri a été présenté à la presse et aux media. Les autorités ont annoncé qu'il avait été identifié par d'anciens membres de son GIA, ainsi que par ses empreintes digitales.

Un islamiste armé "repenti", ancien membre de l'AIS qui s'était rendu aux autorités, a été abattu au centre de Constantine par un groupe armé. 9 fevrier Le maire adjoint d'Agouni Gueghrane, près des Ouadhias, a abattu un homme avec lequel il était en conflit foncier, et s'est ensuite livré lui-même à la garde communale. 9-10 fevrier Six personnes (dont cinq de la même famille, dont un enfant de huit ans) ont été tuées à Oued El Hamel, près de Bougara (Rovigo, w. Blida), dans une embuscade tendue par un groupe armé (dont les membres étaient habillés en policiers ou en militaires. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans la forêt de Mezrena (w. Boumerdès) dans une opération de ratissage engagée par l'armée. 12 fevrier Trois membres de la milice locale ("patriotes") ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage du camion qui les transportait, entre Sahel et Tabrirt, près de Ziama Mansouriah (w. Jijel). Un membre des forces de sécurité et un membre du GSPC ont été tués dans une opération des forces de sécurité contre la katiba "El Farouk" du GPSC, dans la forêt de Rabta, entre Bouira et Boumerdès. 13 fevrier Un berger a été assassiné à Doumia, près d'Attatba (w. Tipasa), par un groupe de trois personnes, qui auraient été arrêtées. Il s'agirait de voleurs de bétails qui en voulaient au troupeau de la victime. 14 fevrier Trois jeunes hommes venant de terminer leur service national ont été assassinés dans l'attaque par un groupe armé (d'une trentaine de membres) d'un café d'El Alia (w. Skikda). Après l'attaque, des centaines d'habitants d'El Alia ont fui le village pour squatter des logements vacants à Filfila. 16 fevrier Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus lors d'une opération de ratissage lancée par l'armée à Guernici, près d'Ouessara, dans la région de Djelfa. Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe près de Kadiria et Lakhdaria, lors d'une opération lancée contre un maquis du GSPC. Un septuagénaire, ancien combattant de la guerre d'indépendance, a été assassiné par un groupe armé à Oued Lakhdar, près d'Ouled Mimoun (w. Tlemcen). 17 fevrier Un présumé islamiste armé a été abattu à El Khroub (w. Constantine) par les forces de sécurité. Un berger a été tué dans l'explosion d'une bombe à Khnifer, près d'El Hassasna (ouest) 18-19 fevrier Un paysan porté disparu a été retrouvé mort, et décapité, à Romanette (Roumanet), près d'Aïn Berbar (w. Annaba). 19 fevrier Deux jeunes hommes qui venaient de terminer leur service national, ont été égorgés à un "faux barrage" tendu à Tallaft, près d'Ouled Yahia (w. Jijel) par un groupe armé dont les membres portaient des uniformes militaires et des tenues de la garde communale. Un jeune homme de 23 ans est décédé à l'hôpital d'Oran, des suites de blessures que la famille du défunt attribuent à un passage à tabac dans les locaux du commissariat de Mohammadia (w. Mascara), et que la police attribue à un suicide. 20 fevrier Le corps d'un jeune homme enlevé par un groupe armé le 17 février a été retrouvé à Kef Lekhal, près de Constantine, égorgé. 21 fevrier Un adolescent de 14 ans a été abattu par un militaire (un sergent) à Aïn Naadja, près d'Alger, alors qu'il faisait paître son mouton près de la caserne. La nouvelle a provoqué de violentes émeutes les 21 et 22 février à Aïn Naadj. L'auteur de l'homicide, a été arrêté et placé sous mandat de dépôt, et devrait être jugé pour homicide involontaire par le tribunal militaire de Blida. Un commerçant a été abattu "par erreur" par les forces de sécurité, qui l'ont pris pour un "terroriste", à Benzerga, près de Bordj El Kiffan (Alger). Le corps inanimé d'un ressortissant italien octogénaire, portant des traces de lésions, a été découvert dans un immeuble du centre d'Oran. 21-22 fevrier Un jeune homme (un militaire, selon "Liberté") a été égorgé à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Aïn Touta (w. Batna) 22 fevrier Deux policiers ont été tués dans un attentat à la bombe à Baghlia, près de Dellys (w. Boumerdès). 23 fevrier Un membre d'un groupe armé a été abattu à Ouled Moudjahid, près d'El Maassim (w. Tissemsilt), par les forces de sécurité. 25 fevrier Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage menée par l'armée dans la région de Haïzer, près de Bouira. L'opération se poursuivait le 26 février, et s'intensifiait. 26-27 fevrier trois membre d'un groupe armé auraient été abattus dans la région de Lakhdaria, dans un ratissage. 27 fevrier Une personne a été tuée dans l'attaque d'un hameau de la région de Tissemsilt par un groupe armé. 28 fevrier Quatre passagers d'un taxi collectif ont été assassinés à un "faux barrage" dressé par un groupe armé entre Chlef et Tissemsilt. Trois membres d'un groupe armé ont été abattus dans une opération des forces de sécurité dans la forêt de Chettaba (w. Constantine). 28 fevrier-1er mars Un personne a été tuée dans l'attaque au mortier artisanal (heb heb) par un groupe armé du douar Zenia, près d'El-Melaâb (w. Tissemsilt). 1er mars Un membre d'un groupe armé a été abattu près de Sidi Lakhdar (w. Aïn Defla) lors d'une opération des forces de sécurité. 2 mars Un membre de la milice locale (GLD) qui surveillait son troupeau a été tué à Tarek Ibn Ziad, dans la région d'Aïn Defla, par un groupe armé 3 mars Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Sidi Ali Mellal, dans la région de Tiaret, dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité. Quatre membres d'un groupe armé et deux militaires ont été tués dans un affrontement à la suite d'une embuscade tendue par le groupe armé (d'une quinzaine de membres selon "La Tribune") dans le massif d'Aïn Tarik (ouest). Un membre d'un groupe armé a été tué par une patrouille de l'armée à Keddara, près de Boumerdès. ? (début mars) Douze membre d'un groupe armé du GSPC ont été abattus par les forces de sécurité dans des opérations militaires à Boutaleb, dans la région de Setif, et Djelfa. L'"émir" du GSPC de la région de Batna, Nabil Sahraoui alias "Abou Ibrahim", aurait été exécuté par (ou sur ordre de) l'"émir" Abderrezak "Le Para", l'un des lieutenants de Hassah Hattab. 4-5 mars Plusieurs journaux ("Liberté", "Le Matin") ont annoncé le 6 mars que douze gardes communaux avaient été tués dans la nuit du 4 au 5 mars dans l'attaque de leur casernement à Oum Toub, dans la région de Skikda, par un groupe armé (des GIA, selon "Liberté") d'une quinzaine à une vingtaine de membres. "El Watan" et "Le Quotidien d'Oran" n'annoncent pour leur part que deux gardes communaux blessés, et les autorités ont démenti que des gardes communaux aient été tués. Selon l'agence officielle APS, et la bilan de douze gardes tués serait une rumeur répandue par les habitants des environs. 5 mars Trois miliciens locaux ("patriotes") ont été tués à Si Mustapha, près de Zaâtra (w. Boumerdès), par un groupe armé de cinq ou six membres. 7 mars Cinqou six personnes ont été abattues à un "faux barrage" tendu près d'El Affroun, dans la région de Blida. 11 mars Un présumé islamiste armé a été abattu à Kef El-Agueb, près de Tadmaït (w. Tizi Ouzou), dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité. 12 mars Un garde communal a été tué dans l'explosion d'une bombe dans la région de Sétif. 13 mars

(AP 14.3) Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Boumefdâa et Aïn Defla. L'"émir" Mokhtar Bemokhtar, alias Khaled Abou E-Abbes, du GIA, et cinq de ses hommes, ont été tués dans une opération héliportée de l'armée dans la région d'El Menâa. 13-14 mars Quatre ou cinq personnes ont été tuées à Nessissa, entre Oued Djir et Boumedfaâ (w. Aïn Defla) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé d'une dizaine de membres. 15 mars Six membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération des forces de sécurité dans la région de Jijel. Un militaire a été tué près de la forêt de Bissi (w. Skikda) par un groupe armé. 15-16 mars Une jeune femme a été assassinés par balles à Ben Aknoun (Alger). Selon "Le Quotidien d'Oran", il s'agirait d'une prostituée, assassinée par des proxénètes. 16 mars Un homme a été égorgé à Batna. L'agence officielle APS qui annonce le meurtre ne précise pas à qui l'attribuer. "Le Quotidien d'Oran" annonce qu'il s'agit d'un enseignant du Coran âgé de 90 ans, assassiné par un groupe de quatre à cinq jeunes. 16-17 mars Deux personnes ont été assassinées par un groupe armé à un "faux barrage" tendu à Aïn Aissa, près de Berouaghia (w. Medea). Un membre d'un groupe armé et un militaire ont été tués à Berkouka, près de Bissi (w. Skikda) lors d'une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité depuis une semaine et ayant déjà coûté la vie à trois militaires. 19 mars Un membre d'un groupe armé du GSPC a été abattu dans une opération de ratissage lancée par l'armée entre Souk El Khemis et Djebahia (w. Bouira). Un "émir" d'un groupe armé de Constantine aurait été abattu à Constantine. 19-20 mars Six personnes, toutes de la même famille, dont une femme et une jeune fille, ont été massacrées à Souk El Had (w. Relizane), par un groupe armé, qui aurait également enlevé six autres personnes. Quatre personnes (des bûcherons ou des agriculteurs ont été assassinées et mutilées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à M'kachich, près de Lardjem (w. Tissemsilt). 20 mars Un garde communal a été abattu par un groupe armé au douar El-Araïs, près d'El Ouldja (w. Relizane). Selon les services de sécurité, le groupe armé avait auparavant enlevé (ou tenté d'enlever) sa femme et sa fille. 21-22 mars Trois militaires ont été tués près d'Oued Djemaâ (w. Aïn Defla), dans une embuscade tendue par un groupe armé. 23 mars Deux membres d'un groupe armé ont été abattus au dessus d'El Mokrani, dans une opération de ratissage lancée par l'armée entre Souk El Khemis et Djebahia (w. Bouira). 23-24 mars Trois membres d'un groupe armé dont son "émir", Hadj Ali, ont été abattus à Aïn Zaouia, entre Draâ el Mizan et Tizi Ghenif (w. Tizi Ouzou) dans une embuscade tendue par la police et l'armée. Un policier aurait également été tué dans l'accrochage. Un homme a été assassiné à son domicile d'Oran, par un groupe armé. "Le Quotidien d'Oran" annonce pour sa part l'assassinat de trois personnes (l'homme et ses deux enfants, dont une fille) au douar Chataïba, près d'Oran. Le mobile du ou des meurtre(s) n'est pas clairement établi, ni la nature du groupe armé responsable. Selon "La Tribune", la victime est un "affairiste" et le crime pourrait être lié à des affaires de trafic de kif ou de voitures volées. 24 mars Deux militaires (deux officiers, selon "Le Matin") ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans la wilaya de Médéa, entre Berrouaghia et Ksar El Boukhari. 25-26 mars Deux miliciens locaux ("patriotes") ont été tués dans une fusillade entre deux groupes de miliciens, chacun des deux groupes ayant pris l'autre pour un groupe de "terroristes". 28 mars Deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été abattus dans une opération des forces de sécurité dans la forêt d'Arima, à Zighoud Youcef (w. Constantine). Un membre d'un groupe armé a été abattu près de Kouacem (w. Tissemsilt) par un groupe de miliciens locaux (GLD). 29 mars Deux personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe sur le marché d'Ouled Yaich (w. Blida). Un officier de l'armée et un garde communal ont été tués par un groupe armé dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans le Djebel Louh, à Oued Djemaâ (w. Aïn Defla). 1er avril 21 militaires et un milicien (GLD) ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Oued Safsaf, près de Sidi M'Barek, dans une zone d'implantation des GIA de Rachid Abou Tourab de la région de Saïda. Un présumé "terroriste" a été abattu par un groupe de miliciens (GLD) à Tassift, près d'El-Ancer (w. Jijel). 9 avril Deux jeunes gens ont été assassinés dans un café de Dar Omar, près de Collo (w. Skikda) par un groupe armé de sept personnes. 9-10 avril Cinq personnes, toutes de la même famille (les parents et leurs trois enfants), ont été massacrées à l'arme blanche à Lahmama, près de Miliana (w. Aïn Defla), par un groupe armé. 9 au 15 avril Cinq membres du GSPC ont été tués lors d'une opération de l'armée contre les maquis du GSPC d'Addgagh Aouragh, dans la forêt de Sidi Ali Bounab. 10 avril Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé, d'une trentaine d'éléments selon "El Watan", sous les ordres de l'"émir" Souane selon "Le Matin", à Seradnia, près de Djemaa Ouled Cheikh (w. Aïn Defla). 11 avril Un milicien local (GLD), ancien vice-président de l'Assemblée populaire communale de Chetaïbi, a été abattu par un groupe armé (de six personnes selon "Le Matin") à Zaouïa, près de Chehaïbi (w. Annaba). 12 avril 14 membres d'un groupe armé (du GSPC) auraient été tués lors d'une opération de l'armée, lancée le 9 avril contre les maquis du GSPC de Sidi Ali Bounab (w. Tizi Ouzou). 13 avril L'"émir" Abou Hafs, dissident des GIA, aurait été abattu dans la région d'Aïn Defla. 13-14 avril Un jeune homme qui venait d'effectuer son service national a été enlevé dans un café, puis égorgé, à Boulguertoum près de Collo (w. Skikda) par un groupe armé. 18-19 avril Un jeune homme par un groupe armé, du GSPC selon "Le Quotidien d'Oran", à Arris (w. Batna) a été retrouvée assassiné et mutilé. 19-20 avril Sept personnes, toutes de la même famille, dont quatre enfants de 7 à 13 ans et un bébé de huit mois, ont été tuées à Hai Maarouf, près de Sidi Akacha et de Ténès (w. Chlef), par un groupe armé, vraisemblablement un GIA. Selon l'agence APS, le chef de famille était un milicien local (GLD. 20 avril Trois personnes ont été assassinées (égorgées) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Faïdji, près de Sougueur (w. Tiaret). 20-21 avril

(El Khabar 22.4) Deux paysans ont été assassinés par un groupe armé à Bousmaïl. 21 avril Trois bergers ont été égorgés par un groupe armé à Si Abdelghani (w. Tiaret), dans une région où opèrent des GIA. 23-24 avril Seize personnes, dont huit enfants, un vieillard et quatre femmes ont été massacrées et mutilées par un groupe armé (de neuf membres, commandés par l'"émir" Ras El Kaf, selon "Le Matin") à Echebka, près de Rekbet El Hallouf, entre Sougueur et Ksar Chellala (w. Tiaret). Un membre d'un groupe armé a été abattu par la garde communale à Tamalous, dans le massif de Collo. 24 avril Deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans une opération de l'armée contre le maquis de Sahel Boubarak. Cinq membres d'un groupe armé du GSPC auraient été tués dans la région d'Ouled Allel (w. Relizane) dans une autre opération des forces de sécurité, dans la même région. Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé dans la forêt de Sidi Ali Bounab, en Kabylie. 25 avril Un ancien policier, membre de la milice locale (GLD) a été assassiné par un groupe armé à Thenia (w. Batna). Un homme a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé dans un douar proche de Meftah, dans la Mitidja. Un membre d'un groupe armé a été abattu à Tamalous, dans la région de Skikda, et un autre à Maadhid, dans la région de M'sila, par les forces de sécurité. Après trois semaines d'opérations militaires contre les maquis islamistes de Sidi Ali Bounab, où une centaine de membres de groupes armés du GSPC seraient retranchés, le bilan serait d'une quinzaine de "terroristes" et de huit militaires tués. 25-26 avril Quatre civils ont été tués à Mechrâa Sfâa (w. Tiaret), par un groupe armé, deux jours après un massacre qui avait fait seize victimes civiles. Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Resfa, dans la région de Setif. 26 avril Un policier a été abattu près de son domicile près de Blida, par un groupe armé. 26-27 avril Deux personnes, dont un milicien local ("patriote") ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé près d'el Ouasnia (w. Aïn Defla). Un policier a été abattu à Der El Beïda (Alger) par un groupe armé, du GSPC selon "Le Matin". 27 avril Un policier a été abattu par un groupe armé à Bordj El Kifan. 30 avril Au moins 19 prisonniers sont morts (13 sur place, les autres à l'hôpital) dans l'incendie de leur cellule (une salle contenant 25 détenus) de la prison de Serkadji. Les prisonniers auraient mis le feu à leurs matelas en mousse pour protester contre un incident ayant opposé les gardiens à un jeune prisonnier de 19 ans, qui avait fait une tentative de suicide après une rixe. Le lourd bilan de l'incendie serait du à la négligence des gardiens. Les victimes sont des détenus de droit commun, purgeant leur première peine, et âgés de moins de 25 ans. 4 mai Une nouvelle mutinerie dans une prison, celle d'El Harrach, a fait au moins entre vingt et trente blessés (dont quatre gardiens. Des prisonniers mineurs ont allumé un incendie dans leur cellule, où ils étaient 25 à être détenus. Selon certaines sources, cette mutinerie a été déclenchée par solidarité avec celle de la prison algéroise de Serkadji, le 30 avril. 5 mai Dans la prison de Boussouf, de construction très récente (contrairement à Serkadji et El Harrach) un incendie allumé par des détenus fait plus de 50 détenus blessés, dont 4 grièvement. 9 mai Une mutinerie de la prison de Béchar a fait 50 détenus et quatre gardiens blessés. Au total, depuis le 2 avril, les mouvements de protestation déclenchés dans les prisons algériennes ont fait une cinquantaine de morts et plus de 150 blessés.

1er mai Trois personnes, dont un directeur d'école, ont été tuées, et une jeune fille enlevée, à Sidi Abderrahmane, près de Ténès (w. Chlef), par un groupe armé. La jeune femme a été retrouvée vivante le lendemain. Le corps d'un homme égorgé a été retrouvé à Zebabdja, près d'Oued Fodda (w. Chlef). 1er-2 mai 31 personnes ont été massacrées dans deux attaques distinctes, perpétrées dans la wilaya de Tiaret par des groupes armés. La première attaque a fait 20 morts, dont un bébé, et cinq blessés à Ksar Chellala, la seconde onze morts, dont deux enfants, à Belazreg, sur les hauteurs de Tiaret à 200 mètres d'un poste de la garde communale. 2 mai Le corps d'un homme mutilé, décapité et tronçonné a été retrouvé à Annaba, dans des sacs poubelle. autour du 2 et du 3 mai 28 membres du GSPC et dix militaires auraient été tués lors d'affrontements pendant une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans la forêt de Sidi Ali Bounab (w. Tizi Ouzou), et qui dure depuis trois semaines. Le 3 mai, deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par le GSPC, et deux membres du GSPC, dont un "émir", abattus dans le même secteur, alors qu'une quinzaine de membres du GSPC auraient été tués dans le bombardement d'une grotte où ils s'étaient retranchée, à Bounab. 5 mai Quinze militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe, suivie d'une fusillade, au passage d'un convoi de l'armée à Tala Mimoune, près de Mazer (w. Tizi Ouzou). L'attentat a été suivi d'un accrochage entre les forces de sécurité et le groupe armé. Trois membres du groupe armé auraient été tués dans l'accrochage. Sept militaires auraient en outre été enlevés par le groupe armé. 6 mai Un milicien local ("patriote") a été tué dans un attentat à la bombe à Tizi Bouali (w. Tizi Ouzou), pendant une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans la forêt de Mizrana. 6-7 mai Trois personnes ont été assassinées à Ziama Mansouriah (w. Jijel) à un "faux barrage" tendu à Timiridjène, sur la route nationale reliant Jijel à Bejaïa, par un groupe armé d'une vingtaine de membres, qui a en outre racketté les voyageurs. Selon "Le Quotidien d'Oran" les trois personnes assassinées seraient un policier, un sous-officier de l'armée et un commerçant de Texenna. Un membre d'un groupe armé a été abattu à Kikeb, près d'El-Anceur (w. Jijel), dans un ratissage lancé par l'armée. 8 mai Six personnes ont été tuées dans une embuscade tendue par un groupe armé sur une route à Birtouta, près de Blida. 9 mai Cinq membres d'un groupe armé ont été abattus lors d'un ratissage lancé par les forces de sécurité dans la forêt de Mizrana, près de Tizi Ouzou. Quatre membres d'un groupe armé ont été tués dans la région de Boudouaou, et deux autres dans la région de Laghouat.

Deux policiers ont été assassinés dans le quartier Tahtouh de Médéa, par un groupe armé. 11-12 mai Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus dans une embuscade tendue par l'armée à El-Bara, près d'Erraguène (w. Jijel). 12 mai Cinq militaires et un médecin ont été enlevés à un "faux barrage" tendu par un groupe armé (d'une vingtaine d'éléments selon "La Tribune") à Boghni (Kabylie). Un accrochage a ensuite opposé une unité militaire au groupe armé. Quatre des militaires ont été retrouvés égorgés le 14 mai, près de Mechtras, dans la même région. 13 mai Deux policiers (motards) ont été tués à Aïn Allah, sur les heuteurs d'Alger. Ils ont été mitraillés depuis une voiture. 14 mai Un membre de la garde communale de Frenda a été retrouvé assassiné à l'intérieur du siège de la garde communale. Trois policiers ont été tués à Baraki, dans l'Algérois. Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu à El Khemis, dans la région d'Aïn Defla, par les forces de sécurité. 15 mai Au moins sept personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe commis sur le marché de Tazmalt (w. Bejaïa). Deux membres présumés d'un groupe armé ont été abattus, par des gendarmes ou des agents de sécurité de l'université, sur le campus de l'Université de Blida alors qu'ils tentaient d'y dérober du matériel de transmission radio. Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé près de Drâa El Mizan, en Kabylie. 16 mai Deux membres d'un groupe armé ont été tués à Hameurlaïne (ouest) à un barrage de la gendarmerie. 17 mai Le corps du maire d'Emjez Edchiche (w. Skikda) a été découvert près de Beni Bechir, sur la route nationale entre Skikda et El-Harrouch. Deux membres d'un groupe armé et un militaire ont été tués à Theniet El Had, dans la région de Tissemsilt, dans un accrochage entre une patrouille militaire et le groupe armé. 18 mai Un garde communal a été tué dans une embuscade tendue à Ahnif (w. Bouira) par un groupe armé. 19-20 mai Un étudiant a été assassiné dans la cité universitaire à Tiaret. 20 mai Quatre gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé 224; El Hamra, dans la région d'Aïn Defla. Deux membres présumés d'un groupe armé ont été à Beni Merred, dans la région de Blida, après qu'ils aient ouvert le feu sur des gendarmes. Un gendarme a été tué. Selon d'autres sources, Un gendarme qui contrôlait les passagers d'une voiture ou d'un bus a été abattu à l'entrée de Blida par l'un des passagers. Deux autres passagers auraient ensuite été tués dans un échange de coups de feu avec les forces de sécurité. 20-21 mai Quatre ou cinq personnes ont été tuées (dont une fillette de deux ans) à Oued Ras, près de Sobha, dans la région de Chlef, par un groupe armé qui a en outre enlevé une jeune femme. 21 mai Dix militaires ont été tués et sept autres blessés ou enlevés, dans une embuscade tendue à leur convoi à Aïssaouia, près de Bougara, dans la région de Blida. 21-22 mai Un policier a été assassiné par balles à Batna. 22-23 mai Un militaire a été tué à un "faux barrage" tendu par un groupe armé da à Si Mustapha, près de Boumerdès. Le corps d'une femme enlevée depuis une semaine par un groupe armé a été retrouvé dans la région de Dhaya (w. Aïn Defla). 24 mai Deux membres de la milice locale ("patriotes") ont été abattus dans une embuscade dans la région de Tlemcen, alors qu'ils effectuaient un ratissage. 25 mai Un policier surveillant le ministère des Transports a été abattu à Alger. 29 mai Le chef de la garde communale de Toualbia, un garde communal et un civil ont été tués dans une embuscade tendue près de Jijel. 29-30 mai Deux islamistes armés ont été tués à Ben Haroun, dans la région de Bouira, dans une embuscade tendue par l'armée. Au moins 23 personnes, des nomades, en majorité des femmes et des enfants, dont un bébé de deux mois, ont été massacrées à Sendjas, dans la région de Chlef, par un groupe armé. 3 juin Un milicien local ("patriote") a été tué par un groupe armé à Chaâbet El Ameur, dans la région de Boumerdès. 6 juin Trois membres d'un groupe armé ont été abattus à Souk El Thenine, dans un affrontement avec les forces de sécurité. Un civil pris dans la fusillade, a été grièvement blessé et, selon certaines sources, serait mort de ses blessures. 7 juin Un policier a été abattu par un groupe armé dans un restaurant au centre d'Aïn Defla. 7-8 juin Une personne (un membre de la milice locale) a été tuée dans un attentat à la bombe à Kaïd Belarbi, dans la région de Sidi Bel Abbès. Deux personnes (un homme et son épouse) ont été tuées dans l'attaque de leur domicile à Taberent (ou Taberranet), près de Larbaâ (w. Blida), par un groupe armé. Au moins quatre personnes, dont au moins un membre de la milice locale, ont été égorgées dans le douar Louza, près de Sidi Bel Abbès par un groupe armé. Le corps d'un septuagénaire, égorgé, a été retrouvé près d'Ikhlidjène, dans la région de Larbaâ Nath Irathen. 8 juin Deux membres de la milice locale auraient été tués dans la région de Larbaâ. "El Khabar" évoque pour sa part l'assassinat, à Medjadji, à la sortie de Larbaâ, d'un couple de sexagénaires, par un groupe armé. 9 juin Deux personnes ont été tuées par un groupe armé à El Achour, dans la banlieue d'Alger, dans l'attaque par un groupe armé d'une villa occupée par une société privée de télécommunications, la SETELCOM. Les victimes sont le patron (ou un cadre supérieur), libanais, de la société et son assistante algérienne. Deux personnes ont été tuées (dont une accidentellement) et deux autres blessées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Souhane, près de Larbaâ (w. Blida). 11 juin Douze ou treize personnes ont été tuées, dont un enfant de dix ans, dans le mitraillage des passagers d'un bus par un groupe armé, à Takbou, à la périphérie de Médéa. Un soldat a été tué à Ouled Cheli, près d'El Milia, dans la région de Jijel, dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille militaire. Un "émir" du GSPC, Oka Doghmane, alias "Yasser", a été abattu par les forces de sécurité à Cherarba, dans la banlieue d'Alger. 13-14 juin Douze personnes ont été massacrées dans deux tueries distinctes vraisemblablement commises par le même groupe armé à Douera, dans la région d'Alger. Six personnes, dont deux femmes et deux enfants, ont été tuées et une blessée dans le quartier de Haï el Makam par trois hommes armés, et six autres personnes tuées une demie-heure plus tard dans le quartier Haï es Salam par un groupe d'au moins six hommes armés. 14 juin Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu dans la zone de Chaba Oued Salem (w. Tissemsilt), dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité contre le groupe armé de l'"émir" Djaâfar El Afghani, de Houmat Eddaâwa Salafia. Les corps de deux présumés "terroristes" tués dans cette opération ont été retrouvés le 20 juin à Melaâb. Selon "L'Expression", l'offensive de l'armée dans la région aurait abouti à l'"élimination" d'une dizaine de "terroristes".

15 juin Un jeune homme de 24 ans a été retrouvé pendu dans sa cellule dans le commissariat central de Skikda, après avoir été arrêté pour vol de voiture. Selon la police, il s'est suicidé. 16 juin Trois membres présumés d'un groupe armé du GSPC ont été tués, dans une embuscade tendue par l'armée, à M'reghia, près de Youb (w. Saïda). Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé près d'El-Aouna, dans la région de Jijel. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par l'armée dans la vallée de Beni Snous, près de la frontière marocaine. 17 juin Les corps de deux membres présumés d'un groupe armé ont été retrouvés dans la région de Jijel, lors d'une opération de ratissage engagée par l'armée. 18 juin Deux militaires ont été tués et trois autres près de Sfisef (w. Sidi Bel Abbès) dans l'explosion d'une bombe à leur passage, lors d'une opération de ratissage. 18-19 juin Un membre de la milice locale (GLD) a été tué dans l'attaque de son douar par un groupe armé à Ouled Ben Abdelkader, dans la région de Chlef. 18-19 juin Un militaire a été tué dans un accrochage avec un groupe armé à Slalma, près de Draâ El Mizan. 19-20 juin Le gardien d'un champ de pastèques a été égorgé à Treat, près de Berrahal (w. Annaba) par un groupe armé. 20 juin Trois gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé près de Miliana, dans la région d'Aïn Defla. Selon "Liberté", le groupe armé aurait ensuite abattu un chasseur rencontré dans le secteur. 21 juin Deux personnes ont été tuées à Hammam Righa, dans la région d'Aïn Defla, dans un attentat à la bombe. Deux personnes ont été tuées, (une sexagénaire et un enfant de douze ans) à Chlef, dans un double attentat à la bombe sur un marché et dans une rue près d'un jardin public. Deux agriculteurs ont été tué dans l'explosion d'une bombe dans un champ à Irdjana, près de Beni Hbibi. 22 juin Deux policiers et un civil ont été tués dans l'attaque par un groupe armé d'une patrouille de la police, à la gare routière de Relizane Le groupe armé a ensuite été accroché par des renforts de police, et l'un de ses membres a été tué. Sept ou huit personnes, âgée de 14 à 22 ans, ont été tuées dans l'attaque par un groupe armé d'une aire de jeu à Zéralda (ouest d'Alger). Les victimes sont un groupe de jeunes garçons et de jeunes hommes qui jouaient au football, et une femme qui se trouvait à proximité. 24 juin Un colonel de l'armée, chef du DRS (Sécurité Militaire) pour le secteur de Tizi Ouzou, a été assassiné à coups de couteau à son domicile à Tizi Ouzou. Son corps a été découvert le 24 juin. 24-25 juin Six personnes ont été tuées à Benni Sennous (w.Tlemcen) par un groupe armé qui a fait exploser une bombe au passage d'une voiture et abattu ses occupants. 27 juin Deux personnes ont été tuées à Bou Ismaïl, à la périphérie d'Alger, dans l'attaque par deux hommes armés d'un bus en partance pour Koléa. Les deux victimes sont le chauffeur du bus et un passager. 28 juin Au moins 13 passagers d'un autobus, ainsi que le conducteur, ont été massacrés dans le mitraillage de l'autobus par un groupe armé aux Eucalyptus, dans la banlieue est d'Alger. Le massacre a été commis à proximité d'une caserne de la garde communale. Un présumé "terroriste" a été abattu dans une opération de ratissage engagée par l'armée dans la région de Mechat, près d'El-Milia. 29 juin Un présumé "terroriste" a été abattu dans une embuscade tendue par l'armée à Remka (w. Relizane).

(AFP 29.6) Selon un décompte partiel établi à partir des informations publiées par la presse algérienne, au moins 107 personnes ont été tuées et plus d'une centaine blessées depuis le début du mois de juin, et au moins 730 depuis le début de l'année, dans des attentats ou des affrontements armés en Algérie.

Les cartes de la violence en juin 2002 (source : algeria-interface)

1er juillet Deux policiers ont été abattus en plein centre d'Alger, devant l'école des Beaux-Arts, par un groupe de deux ou trois jeunes hommes armés. Deux présumés "terroristes" ont été "éliminés" à Aïn Touta (w. Batna) par les forces de sécurité. Selon "Le Matin", l'un des deux hommes abattus serait le chef de la katibat "El Mout" du GSPC, Abou Wahid. 1-2 juillet Un couple âgé a été assassiné par un groupe armé à Hamama, près de Miliana (w. Aïn Defla). 2-3 juillet Deux présumés "terroristes" ont été abattus dans une embuscade tendue par des militaires dans les monts de Mizab (w. Tlemcen). 3-4 juillet Deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués, l'un dans une embuscade tendue par la milice locale ("patriotes") dans la forêt d'Ouled Assam, près de Kadiria (w. Bouira) l'autre dans un ratissage lancé par l'armée sur le versant est du Djurdjura. 4-5 juillet Un homme a été assassiné dans l'attaque de leur douar par un groupe armé, à Oued Chorfa (w. Aïn Defla). 5 juillet Un fonctionnaire municipal a été tué dans l'explosion d'une bombe dans un cimetière, près de Jijel, alors que s'y déroulait une cérémonie à la mémoire des combattants de l'indépendance.


5 juillet
Une cinquantaine (49 selon un bilan provisoire de source hospitalière, le 6 juillet) de personnes ont été tuées, dont deux ressortissants du Niger, et près d'une centaine blessées, dont trois sont dans un état de coma profond, dans un attentat à la bombe le 5 juillet sur un marché de Larbaâ, dans la Mitidja, trois jours après que le chef d'état-major de l'armée algérienne ait proclamé que le gouvernement avait remporté la guerre contre le terrorisme, et le jour même du quarantième anniversaire de l'indépendance algérienne.

Selon "La Tribune", l'attentat pourrait être le fait "d'anciens éléments terroristes natif de la région, qui auraient rejoint le maquis" après l'avoir dans un premier temps quitté pour bénéficier de la politique de "concorde civile". Les "repentis" de l'AIS évoquent une "déclaration de guerre" lancée par les GIA d'"Abou Tourab" aux anciens membres de l'AIS, qui "tenait" la région sous le commandement de l'"émir" Mustapha Kertali, avant de déposer les armes. Le marché sur lequel s'est produit l'attentat serait d'ailleurs un lieu habituel de rassemblement des "repentis" de l'AIS, et plusieurs d'entre eux feraient partie des victimes de l'attentat. A la suite de l'attentat, le chef de la sûreté de daïra (sous-préfecture) a été relevé de ses fonctions, et le dispositif de sécurité renforcé à Alger même.

6 juillet Un membre de la milice locale ("patriote") a été assassiné à Mehafer, dans la région de Jijel, dans une embuscade tendue par un groupe armé. 6-7 juillet Trois personnes (trois frères) ont été assassinées à l'arme blanche par un groupe armé d'une dizaine de membres lors d'une embuscade à Draâ Errich, près de Berrahal (w. Annaba). Un policier et un civil ont été assassinés à un "faux barrage" tendu à Theniet El Abed, près de Tazoult (w. Batna), par un groupe armé. 7 juillet Un militaire et un milicien local ("patrtiote") ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé lentre Sidi Daoud et Ouled Aïssa, dans la région de Boumerdès. Un garde communal a été abattu à un "faux barrage" tendu à Boumedfâa, près d'Aïn Defla, par un groupe armé. 7-8 juillet Six personnes ont été assassinées à Harbil (w. Médéa) par un groupe armé. 8 juillet Un membre d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité près de Ksar El Boukhari, dans la région de Médéa, alors qu'il s'apprêtait selon la presse à déposer une bombe sur un marché. 9 juillet Dix personnes, dont quatre ou cinq enfants et deux femmes, ont été massacrées dans un quartier de Tiaret (El Malaab) par un groupe armé, de quatre à six éléments. Les victimes appartiennent à la famille d'un milicien local ("patriote") assassiné en 1993 ou 1994 dans la région de Tissemsilt. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Daghamna, près d'El Aouana (w. Jijel). 10 juillet Quatre policiers ont été abattus à Gouraya, (w.Tipaza) dans une embuscade tendue par un groupe armé (fort, selon certaines sources, d'une trentaine, voire d'une quarantaine d'éléments, scindés en plusieurs groupes) à une patrouille de la police. 13 juillet Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité à Annaba. 13-14 juillet Six personnes, deux femmes, un adolescent et trois enfants, membres d'une même famille, ont été assassinées, par balles, par un groupe armé à Oued El Kerma, près de Miliana (w. Aïn Defla), dans une zone où sont actifs des GIA. Trois jeunes campeurs ont été assassinés à Bouharoun, près de Bou Ismaïl (w. Tipaza), par un groupe armé, dans un secteur où opèrent des GIA de Rachid Abou Tourab. 14 juillet Six militaires ont été tués par une bombe à Ouled Aïssa (w. Boumerdès). Une opération de ratissage a été lancée après l'attentat par l'armée. Le chef de la milice locale ("patriotes") a été tué près de Chekfa (w. Jijel), pendant une opération de ratissage lancée par l'armée . 15 juillet Un membre d'un groupe armé a été tué à Bechar, près de Sidi Daoud (w. Boumerdès) dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité après l'embuscade tendue par le groupe armé à un véhicule militaire, la veille. Autour du 15 juillet Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération des forces de sécurité à Gouraya (w. Tipasa), à une date non communiquée 15-16 juillet Sept personnes, dont cinq membres d'une même famille, dont une enfant et deux adolescentes, ont été assassinées par balles par un groupe armé dans le douar Oued Allel, près de Boukadir (w. Chlef), dans une région d'activité des GIA. 16-17 juillet Six ou sept personnes, selon les sources, ont été assassinées par un groupe armé à Médéa. 18 juillet Trois personnes ont été tuées dans l'attaque d'un bureau de poste par un groupe armé, à Miliana. Les victimes sont le receveur de la poste, un gardien et son fils. Le groupe armé a pris l'argent de la caisse et s'est enfui. Un garde communal a été tué au douar Ouled Ali, près de Chabet El Ameur, dans la région de Dellys, par un groupe armé qui a attaqué une fête de mariage. 18-19 juillet Dix personnes ont été assassinées dans l'attaque du douar Boukaat Ouled el Medjadji, près de Sobha (w. Chlef) par un groupe armé. Selon des sources sécuritaires, le groupe armé a d'abord tué quatre jeunes agriculteurs, puis un cinquième, avant de s'attaquer à une famille de cinq personnes (dont trois enfants, dont un handicapé mental). Selon des témoignages de voisins, les gendarmes auraient refusé de porter secours aux victimes de l'attaque. 19 juillet Un gendarme (chef de brigade) et un garde communal ont été tués dans une embuscade tendue à un convoi des forces de sécurité par un groupe armé à Sidi Daoud près de Dellys (w. Boumerdès), où l'armée menait une opération de ratissage. Un homme a été tué à El Flaye, près de Sidi Aïch (w. Bejaïa), dans l'attaque d'un bar par deux hommes armés cagoulés. Un militaire a été tué près de Gouraya dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille de l'armée. 20 juillet Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu le dans la Casbah d'Alger. 20-21 juillet Sept membres présumés du GSpC ont été "éliminés" à Sidi Daoud (w. Boumerdès) lors d'une opération des forces de sécurité 21 juillet Un ou deux "terroriste"(s) a été abattu par les gendarmes à La Chiffa, près de Blida. 23 juillet Six membres du GSPC auraient été abattus par les forces de sécurité dans la région de Boumerdès. 25-26 juillet Trois personnes, dont une fillette de douze ans, ont été tuées par un groupe armé à Sidi Khaled, près de Tiaret. 26 juillet Trois membres présumés d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité dans les monts de Ramka et d'Oued Romane, dans la région de Relizane. Un journaliste de la télévision nationale algérienne, Mourad Belkacem, présentateur d'information de Canal-Algérie, a été assassiné à l'arme blanche là son domicile d'Alger. L'hypothèse du crime crapuleux est privilégiée sur celle du crime "terroriste". 27 juillet Le corps d'un éleveur (une personne agée) a été découvert, égorgé, à Chetaibi (w. Annaba). Un policier a été tué dans un attentat (une fusillade) commis par deux hommes à Dergana, près d'Alger. 28 juillet Un militaire a été tué dans une embuscade tendue à par un groupe armé à Ouled Belfodil, à la sortie de Kadiria (w. Bouira). Un milicien local ("patriote") et un civil ont été tués par deux hommes armés, à Cap Djinet (w. Boumerdès). Fin juillet Plusieurs quotidiens annoncent que l'"émir national" des GIA, Rachid Abou Tourab, a été tué avec une quinzaine de ses hommes dans une vaste opération lancée par les forces de sécurité dans la région de Blida. Les informations sont cependant contradictoires et n'ont pas été confirmées par des sources officielles. 29 juillet Un militaire (un officier) et un membre d'un groupe armé ont été tués dans un affrontement lors d'un ratissage de l'armée à Garboussa, dans la région de Zemmoura, près de Relizane. Selon "El Khabar", le membre du groupe armé abattu serait l'"émir" du HDC (Groupe pour la prédication et le combat), Salim El Afghani. 31 juillet Un garde communal a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille de la garde communale à Aïn El Hamra (w. Bord-Menaïel).


Carte de la violence en juillet 2002 (AFP 31.7) Plus de 160 personnes, dont au moins 30 membres de groupes armés, ont été tuées en Algérie depuis le début du mois de juillet, et près de 900 personnes, dont plus de 250 membres de groupes armées depuis le début de l'année, dans des violences impliquant les groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par les autorités ou la presse.

fin juillet - debut aout Un membre d'un groupe armé a été tué à Gouraya (w. Tipaza) lors d'un ratissage lancé par l'armée. D'une quinzaine à une quarantaine (selon les sources) de membres de groupes armés auraient été tués lors d'un ratissage lancé par l'armée, appuyée par de l'armement lourd et des forces aériennes,dans les monts de l'Ouarsenis (w. Relizane), dans la région de Had Chekala. Selon la presse, le groupe armé attaqué par l'armée serait la "Houmat daâwa salafia", dissidente des GIA. "L'Expression" annonce la mort de l'"émir" du groupe, Sali El-Afghani. Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans les forêts de Garboussa et Taâssalt (w. Relizane). 1er aout Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe lors d'une opération de ratissage lancée par l'armée à Mettissa (w. Annaba) contre un bastion du groupe armé de "Kamoyo". 3 aout La tête et l'avant-bras d'un jeune homme, un islamiste armé "repenti" de 26 ans, ont été retrouvés près d'El-Milia. Un charnier a été découvert à Haouch-Gaïd Gacem, près de Bentalha et de Sidi Moussa, ancien fief des GIA, notamment de la katiba "El Maout". Ces charniers, situés dans deux puits, dateraient des années 94 et 95 et contiendraient plusieurs dizaines de cadavres mutilés, ceux de victimes des groupes armés (en majorité de jeunes hommes) selon les indications données par un "repenti". 4 aout Une dizaine (selon "Le Matin") ou une quinzaine (selon "Liberté") de membres du GSPC auraient été abattus, et au moins trois soldats grièvement blessés, dans une offensive lancée par l'armée contre des maquis du GSPC à Adhafal et Thelath, entre Lakhdaria et Ammal. 5 aout Deux miliciens locaux (GLD) enlevés depuis plusieurs jours ont été retrouvés morts, égorgés et carbonisés, à El Bouni, dans la région d'Annaba. 6 aout Six membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité près d'Ammal, entre Boumerdès et Bouira. 6-7 aout Cinq personnes, toutes de la même famille, dont des enfants et un bébé, ont été assassinées près d'Ammi Moussa, dans la région de Relizane, par un groupe armé qui aurait également enlevé deux femmes. 8 aout Un membre d'un groupe armé a été abattu par l'armée près de Sidi Naâmane. 14 aout Un éleveur a été tué par un groupe armé à Aïn Benian (w. Aïn Defla) mi-aout Trois islamistes armés ont été tués au cours de deux opérations menées par l'armée dans la région de Thénia, à la mi-août. Une personne a été tuée par l'explosion d'une bombe à Khemis Miliala (w. Aïn Defla. Huit membres d'un groupe armé ont été tués à Sefioune, dans une opération de ratissage engagée par l'armée dans la région de Sidi Bel Abbès. Un membre d'un groupe armé a été abattu à dans une embuscade des forces de sécurité, entre Tamalous et Sidi Mezghiche. Huit membres d'un groupe armé, du GSPC selon plusieurs journaux, ont été tués et au moins quatre militaires grièvement blessés (certains auraient été tués) lors d'un ratissage lancé par l'armée près de la forêt Afourou, dans la wilaya de Blida. Selon "El Watan", pas moins de 71 islamistes armés auraient été tués lors des opérations des forces de sécurité lancées depuis deux mois. 15-16 aout 26 personnes ont été massacrées par un groupe armé au douar Khodr, près de Bokaat Laakakcha (w. Chlef). 19 aout Au moins seize islamistes armés (jusqu'à 19, selon "El Khabar") auraient été tués et au moins onze militaires blessés, ou certains tués dans une opération de ratissage déclenchée entre Haïzer, Ath Ouacifs et Ath Abbas, contre des groupes du GSPC comptant, selon la radio algérienne, une centaine de membres, au nombre desquels figurerait le chef du GSPC, Hassan Hattab et plusieurs de ses lieutenants. La majorité des éléments encerclés auraient toutefois pu rompre l'encerclement et s'échapper. 20 aout Un gendarme a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille de la gendarmerie près de Reghaïa. 21 aout Un membre d'un groupe armé (du GSPC selon une source de la gendarmerie) a été abattu à Seriana (w. Batna), dans les Aurès, lors d'un ratissage lancé par l'armée. 25-26 aout Deux personnes ont été égorgées à un "faux barrage" tendu à El Marsa (w. Chlef) par un groupe armé de quatre membres, selon "Liberté". 26 aout Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par la police au centre de Blida, lors d'un contrôle d'identité. Un agriculteur a été tué par un groupe armé à Beni Oulbène (w. Skikda). 27 aout Un militaire a été assassiné à l'arme blanche à Ténès. Un membre d'un groupe armé a été tué à un "vrai barrage" à l'entrée de Médéa. 31 aout Au moins quatre (six ou huit selon certaines sources) militaires (trois militaires et un garde communal selon "Le Quotidien d'Oran", quatre militaires et deux gardes communaux, dont le chef du détachement d'Ali Abdenour, selon "El Watan") ont été tués dans la région d'Ali Abdenour, (Bantous, w. Skikda) dans une embuscade tendue par un groupe armé lors d'opération de ratissage. Un membre du groupe armé, fort d'une trentaine de membres et affilié au GSPC selon "El Watan", a également été tué.

31 aout-1er septembre Un homme a été assassiné à Bocca Tafran, près d'Abou El Hacène (w. Chlef), par un groupe armé.


(AFP 4.9) Au moins 140 personnes, dont au moins 80 membres de groupes armés, auraient été tuées dans des violences impliquant des groupes armés au mois d'août, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par les autorités ou la presse.

1er septembre Un vieillard nonagénaire et son fils ont été égorgés et mutilés à Abou El Hacène, près de Chlef, à leur domicile, par un groupe armé. Trois personnes ont été tuées près d'un oued à Trand El Ouadi, près de Larbaâ (w. Blida) par un groupe armé. Sept membre d'un groupe armé ont été tués (ou se sont entretués) à Metassaâ, près d'Annaba. Le PDG de l'entreprise publique ENAD (détergents), Mohamed Meddour, a été tué par l'armée à Point Noir, près de Boghni, en tentant de forcer un barrage militaire qu'il a vraisemblablement pris pour un "faux barrage" tendu par un groupe armé. 2 septembre Un membre d'un groupe armé a été tué lors d'une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité à Mechtras (w. Tizi Ouzou). De vastes opérations de ratissages engagées dans toute la Kabylie, depuis plusieurs semaines auraient permis l'"élimination" d'une quarantaine de membres du GSPC. Un bombardement dans la région de Haïzer ou d'Affourou aurait fait quatre morts dans les rangs du GSPC. 2-3 septembre Trois hommes (trois frères) ont été tués dans l'attaque de leur voiture près de Tablat (w. Médéa) par un groupe armé. "El Khabar" annonce pour sa part qu'il s'agissait de deux femmes (deux soeurs). 3 septembre Au moins un militaire a été tué par une bombe lors d'un ratissage à Barkouka, près d'El Alia, dans la région de Skikda. Un policier a abattu son cousin à Dahouara, près de Guelma. Il pourrait s'agir d'un accident. Un militaire en permission a été enlevé et assassiné à Roknia, dans la région de Guelma, par trois hommes armés. Le corps d'un homme en état de décomposition a été découvert à Belkheir (w. Guelma.) 5 septembre Un milicien local (GLD) a été tué dans un accrochage avec un groupe armé à Sidi Abdelaziz (w. Jijel. Le corps carbonisé d'un policier, "disparu" depuis plusieurs jours, a été découvert à Abou El Hassen (w. Chlef) 5-6 septembre Quatre personnes, dont au moins un enfant, ont été assassinées à Sidi Abdallah, près de Boukadir, dans la région de Chlef, par un groupe armé qui a également enlevé deux jeunes filles. Trois personnes ont été assassinées à Sidi Brahim, près de Miliana, dans la région d'Aïn Defla, par un groupe armé. 6 septembre Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe entre Messaad et Touggourt (w. Djelfa). 6-7 septembre Un gendarme en civil a abattu un convive lors d'une fête de mariage, à Roknia (w. Guelma). 7 ou 8 septembre Trois militaires, dont deux officiers, qui participaient à une opération de ratissage ont été tués à Bissi, près de Collo (w. Skikda). 8 septembre Un homme a été tué dans l'explosion d'une bombe dans l'Edough (w. Annaba). Un milicien local (GLD) a été abattu à Touzaline, près de Beni Amrane, par un groupe armé. 9 septembre Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Chenoufa, dans la région de Messaâd, dans une opération de ratissage. 9-10 septembre Deux membres d'un groupe armé, dont un ancien milicien local (GLD), Mohamed Chelmoune, que la presse présente comme l'un des "liens" entre le GSPC et la Qaeda, ont été abattus à Boudouaou, près de Corso, (w. Boumerdès). Trois membres d'un groupe armé ont été abattus dans la forêt de Bantrous, près d'El Elia (w. Skikda) dans une opération de ratissage. Dans la wilaya de Djelfa, et à une date indéterminée, deux membres d'un groupe armé auraient été "éliminés" à Feidh El Botma. 10 septembre Une tête humaine a été retrouvée près d'une école à Babbors (w. Setif). Il pourrait s'agir de celle d'un jeune homme porté disparu depuis une semaine. Un jeune homme qui venait d'effectuer son service national a été enlevé et assassiné par un groupe armé à Beni Saïd, dans la région de Setif. 11 septembre

(AP 14.9) Un couple de sexagénaires a été enlevé et assassiné à l'arme blanche par un groupe armé à Ouled Sidi Henni, dans la région de Chlef. 12 septembre Onze personnes ont été massacrées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé sur la route de Sidi Lakhdar, dans la région d'Aïn Defla, dans une zone d'activité des GIA d'Abou Tourab. 12-13 septembre Quatre militaires ont été tués à un "faux barrage" tendu à l'entrée de Kadiria (w. Bouira) par un groupe armé qui a intercepté une ambulance transportant un soldat blessé, puis tendu une embuscade à un véhicule militaire. Cinq soldats, cinq miliciens locaux (ou gardes communaux, selon "Le Matin") et trois membres d'un groupe armé ont été tués près d'Ouled Sidi Slimane (w. Batna), dans une embuscade tendue par le groupe armé à une patrouille des forces de sécurité. 13 septembre Deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été abattus par les militaires à Bouhaïet El Hamiz, près de Bouzezga. 14 septembre Deux corps, l'un carbonisé (celui d'un membre d'un groupe armé) et l'autre (celui d'un civil) décapité, la tête suspendue à un arbre, ont été découverts par les forces de sécurité dans forêt de Greibssa, près de Bantous (w. Skikda). Une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans le secteur situé entre El Alia, Ben Behir et Azzaba aurait abouti à l'"élimination" de six "terroristes". Autour du 14 septembre Un membre d'un groupe armé a été abattu à Ressfa (w. Setif). Une jeune fille a été assassinée par un groupe armé à Kelkoul (w. Sétif). 14-15 septembre Un membre d'un groupe armé a été abattu par la police au "Pont de Bougie" (w. Tizi Ouzou) Les corps de deux jeunes gens ont été découverts à Larbaâ Nath Irathen. 15 septembre

(Le Matin 16.9) Deux militaires ont été tués au cours d'une opération de ratissage lancée dans la zone de Bissi-Bentous-Filfila (w. Skikda) contre un groupe armé du GSPC, opération dont le bilan provisoire est d'au moins 18 morts, dont dix soldats et six membres d'un ou plusieurs groupes armés. Dans la région de Haïzer (w. Bouira), un ratissage entamé le 20 août aurait abouti à l'"élimination" de 19 membres du GSPC. Sur les monts de Haoura (w. Annaba), les corps de six membres d'un groupe armé, dont leur "émir", ont été retrouvés. Un membre de la milice locale (GLD) a été abattu par un groupe armé près de Corso (w. Boumerdès). 16 septembre Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par l'armée au pied du djebel Maâniche, dans la région d'El Menouar (w. Mascara), au cours d'une opération militaire qui se serait soldée au total par l'"élimination" de quinze membres d'un groupe armé, retranchés dans une grotte. Un policier a été assassiné prés de son domicile à Azeffoun (w. Tizi Ouzou). 17 septembre Trois "dangereux terroristes" ont été abattus dans leur véhicule, au centre d'Alger, par la police. Les autorités annoncent que deux des trois hommes, Boudraâ Miloud, dit "Ousssama", et Azzoug Yacine étaient des "émirs" d'un groupe armé du GSPC actif à Alger. Un militaire a été tué près de Zekri, dans la région de Yakouren (w. Tizi Ouzou), dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi, suivi d'un accrochage entre un groupe armé et l'armée. 18 septembre 13 membres de groupes armés (des GIA) auraient été tués par les forces de sécurité dans les monts de Mâarif (w. Mascara). Un milicien local ("patriote") de Aïn Hamadi (w. Chlef) a été décapité par un groupe armé. Son corps a été retrouvé dans le maquis d'Oued Romane. Six membres du GSPC auraient été tués par les forces dfe sécurité dans le djebel Houara (w. Annaba). Trois membres des GIA auraient été tués par les forces de sécurité dans les monts de Guelma. 20 septembre Six membres d'un groupe armé ont été tués dans un ratissage opéré dans la wilaya de Skikda par l'armée. Une adolescente de 14 ans a été tuée, apparemment accidentellement, par un milicien local d'El Hassi (w. Relizane) lors de la célébration d'un mariage. 22 septembre Deux "émirs" de GIA ont été abattus par les forces de sécurité, a annoncé l'agence officielle APS, qui les identifie comme Moussa Sellini et Mohamed Boudraâ, alias "Ali El Khaiat". Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe, à El Gueïthna (w. Mascara). 24 septembre L'"émir" d'un groupe armé du GSPC, un certain Ghobrini, aurait été abattu à Khemis El Khechna (w. Boumerdès) par l'armée, dans une embuscade tendue au à groupe armé. 3-26 septembre Une opération de ratissage engagée par l'armée autour d'El Harrouch, à l'est de Skikda a pris fin le 26 septembre sur un bilan négatif pour l'armée, qui y avait selon "Le Jeune Indépendant" engagé 2500 hommes : 16 militaires y ont été tués, alors que le groupe armé pourchassé a eu 6 morts mais a pu s'échapper. 28 septembre Un homme d'une trentaine d'années a été retrouvé pendu à Aït Mendès, près de Boghni. 28-29 septembre Sept personnes (toutes des hommes) ont été massacrées (égorgées) par un groupe armé (d'une vingtaine de membres selon "El Watan", et portant des tenues militaires, selon "El Khabar") à Ami Moussa (w. Relizane), à 500 mètres d'un poste de la garde communale. 29 septembre Quatre membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans une opération de l'armée, entre Ammal et Lakhdaria, à la limite des wilayas de Boumerdès et Bouira.


(AFP 3.10) Au moins 140 personnes ont été tuées en Algérie en septembre, et plus de 1100 depuis le début de l'année, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse et/ou les autorités.


Aïn Defla, 1er octobre 2002

1er octobre Quinze personnes (selon les sources : sept ou huit femmes, quatre ou cinq hommes, dont semble-t-il un centenaire, et de un à trois enfants), appartenant à deux ou trois familles, ont été massacrées à Oued Chorfa, près de Djendel (w. Aïn Defla), par un groupe armé portant des tenues militaires selon plusieurs témoignages, et qui s'est enfui en enlevant une femme, qui a été retrouvée morte. Le massacre a été commis à quelques centaines de mètres du siège de la brigade de gendarmerie. 2 octobre Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par l'armée près de Mérine (w. Sidi Bel Abbès). Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus par l'armée lors d'un ratissage dans les maquis de Beni Amrane (w. Boumerdès). 3 octobre Un candidat RND aux élections locales, a été assassiné à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Harbil (w. Médéa). Le corps d'un homme enlevé quelques jours auparavant a été retrouvé, égorgé, à Sour El Ghozlane (w. Bouira), ainsi que celui d'une femme enlevée lors du massacre d'Oued Chorfa (w. Aïn Defla), le 1er octobre. 4 octobre Cinq membres d'un groupe armé ont été tués dans un ratissage entrepris par l'armée autour des monts d'Ammi Moussa (w. Relizane). 8 octobre Le corps d'un homme pendu à un arbre a été découvert à El Hadjadj, au pied de l'Ouarsenis (w. Chlef). La victime était un enseignant, désigné pour encadrer un bureau de vote. Un homme, entrepreneur, a été assassiné à Aïn Zaouia, dans la région de Boghni par un groupe armé. 8-9 octobre Un présumé "terroriste" a été abattu à Batna. 12 octobre

(AP 15.10) Deux officiers de police ont été égorgés par un groupe armé qui avait tendu un "faux barrage" à Boumia (est). 12-13 octobre Deux hommes ont été assassinés à l'arme blanche, par un groupe armé entre Youmia et Chamra (w. Batna). 13 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité à Zabana (w.Blida). 15 octobre Une personne a été tuée (vraisemblablement un soldat, un policier ou un milicien local) dans l'explosion d'une bombe à Larbaâtache (w. Boumerdès), lors d'une opération de ratissage déclenchée par la police et la milice locale (GLD). Cinq militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe près de Theniet El Abed (w. Batna). 15-16 octobre Au moins treize adolescents et jeunes hommes âgés de 15 à 25 ans ont été massacrés dans la nuit du 15 au 16 octobre lors de l'attaque d'une zaouïa (école coranique) par un groupe armé à Boukaat El Hadjadj, au pied de l'Ouarsenis (w. Chlef), dans une zone d'activité des GIA de Rachid Abou Tourab. Deux personnes (deux jeunes hommes) ont été assassinées (égorgées) au douar Berchou, près d'Ouled Ben Abdelkader (w. Chlef), à un "faux barrage" tendu par un groupe armé. 17 octobre Trois membres d'un groupe armé ont été tués et deux militaires blessés ou tués, à Aïn Touta (w. Tlemcen) au cours d'un ratissage engagé par l'armée. 20 octobre Neuf membres des forces de sécurité (un policier, deux gardes communaux et six miliciens locaux GLD) ont été assassinés, et plusieurs sont portés disparus, dans une embuscade tendue à un "faux barrage" par un groupe armé à Aïn Kercha (w. Skikda). Autour du 20 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été abattus dans un "ratissage" engagé par l'armée dans les montagnes de Chréa. 23-24 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués lors d'un accrochage avec une patrouille de l'armée à Oued El Kebir, dans les monts de Gouraya (w. Tipaza). 24 octobre Trois membres d'un groupe armé ont été tués à Sahel Bouberak (w. Boumerdès) dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. 24-25 octobre 21 personnes ont été massacrées, dont un bébé de trois mois, dans la nuit du 24 au 25 octobre à Boukadir (w. Chlef) par un groupe armé. Les victimes appartenaient à la même famille, habitant dans le douar de Boukaât Ouleb Abdallah, dans un secteur où opèrent des éléments des GIA. Trois gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Bouzina (w. Batna). 27 octobre Un "dangereux terroriste" dont l'identité n'a pas été révélée a été tué par les forces de sécurité dans la région de Chlef. 29 octobre Le chef de la Garde communale de Tazrout, près de Draa el Mizan, a été assassiné par deux hommes armés à Draâ el Mizan. Son prédécesseur avait lui aussi été abattu, en 1999. Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus dans la région de Haouch Seghir (w. Tebessa) dans une opération des forces de sécurité, dans une zone d'activité du GSPC. 29-30 octobre Huit personnes, dont trois enfants, ont été massacrées à Boukaat Sidi Bouaissa (Sidi Akacha, w. Chlef) par un groupe armé de quatre à huit membres selon des témoins. Selon "Le Matin", deux des victimes adultes seraient membres de la milice locale (GLD), et deux autres leurs épouses. (AFP 29.10 / Jeune Indépendant, El Watan 31.10) Depuis le début du mois d'octobre, a u moins 112 personnes, dont une quinzaine de membres des forces de sécurité, ont été tuées dans des violences impliquant des groupes armés, selon un décompte partiel établi à partir des informations parues dans la presse. Dans la seule wilaya de Chlef, on dénombre au moins 180 morts depuis le début de l'année (120 en quatre mois), et dans l'ensemble du pays environ 1300 morts dans la même période.

Selon les chiffres de la Sûreté nationale, 35 bombes ont été désamorcées dans les six premiers mois de 2002.

3 novembre Trois militaires, dont unlieutenant, ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé à Djebel Louh, près d'Oued Djemaâ, près d'Aïn Defla. Selon "El Watan", l'accrochage aurait également fait des morts dans les rangs du groupe armé. 5 novembre Un membre de la milice locale ("patriote") a été assassiné à Meftah (w. Blida) par un groupe armé 7 novembre Le corps d'un homme, gardien d'une exploitation agricole, a été découvert dans une orangeraie à la sortie de Chlef. 7-8 novembre Quatre personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Sidi Okacha (w. Chlef). Le groupe armé a mitraillé les passagers d'un bus, tuant le chauffeur du bus, un policier et deux autres passagers, tous âgés de 19 à 26 ans. 8 novembre Quatre femmes, âgées de 22 à 77 ans et toutes de la même famille, ont été assassinées par balles à Mazagran. Les services de sécurité n'écartent pas l'hypothèse d'un crime crapuleux. debut novembre Le chef d'un groupe armé, l'"émir" Oussama, a été abattu par l'armée lors d'une ambuscade, à une date en en un lieu précis non indiqué, dans la wilaya de Batna, début novembre. 12 novembre Un homme abattu dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à un groupe armé dans la région de Merouna (w. Batna) a été identifié par les services de sécurité comme le responsable des réseaux de la Qaeda au Maghreb, Emad Abdelouahid Ahmed Alouane, alias "Abou Mohammed", ressortissant yéménite. Deux policiers ont été tués par balles dans un attentat commis par un groupe armé devant le stade de Bouira. Deux jeunes hommes ont été tués dans l'attaque d'un café du centre de Ksar El Boukhari (w. Medea) par un groupe de trois ou quatre hommes hommes armés, dans une région où sont actifs les GIA de Rachid Abou Tourab. Selon "Le Matin", le café appartenait au chef de la milice locale ("patriotes"), et l'une des deux victimes serait son fils. Le corps d'un homme d'une quarantaine d'années, égorgé, a été retrouvé près de Sidi Aldelmoumen, dans la région de Mohamadia (w. Mascara). 15-16 novembre Un garde communal en a tué un autre par balle, accidentellement selon la gendarmerie, à Tizi Ouchit, entre Aïn Torki et Aïn Beniane. 16 novembre Un policier a été tué à Azeffoun (w. Tizi Ouzou) à la sortie de son domicile, par un groupe armé. Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe lors d'un ratissage (lors duquel, à une date indéterminée, trois membres d'un groupe armé auraient été tués), dans la forêt d'Ammal, entre les wilayas de Bouira et de Boumerdès ou, selon certaines sources, dans les monts d'El Allia, près de Skikda. 17 novembre Un membre d'un groupe armé a été tué entre Miliana et El Khemis (w. Aïn Defla) dans un accrochage avec la police. 19 novembre Un militaire (un sous-officier) a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé dans la forêt de Mizrana, entre Oued Touba et Tala Mimoun (w. Tizi Ouzou), ou, selon "Le Jeune Indépendant" et "Le Matin", dans l'attaque d'un poste militaire à Tala Mimoun. 20-21 novembre Trois personnes, toutes de la même famille, (un milicien local et ses deux filles de trois et cinq ans) ont été assassinées par un groupe armé à El Ancer (w. Jijel). 21 novembre Six personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe au passage d'un taxi entre Aïn Rich et M'sila (w. M'sila). Un policier a été assassiné par un groupe armé à Boghni (w. Tizi Ouzou) 22 novembre Trois policiers ont été tués à Dellys (w. Boumerdès) par un groupe armé. 23 novembre Neuf militaires ont été tués dans une embuscade tendue à une patrouille de l'armée par un groupe armé du GSPC à Zekri près de Timri Moussa (w. Tizi Ouzou). Un présumé "terroriste" a été abattu à Beni Snous (w. Tlemcen) et deux autres présumés "terroristes" à Sétif. Les trois hommes ont été abattus par les forces de sécurité. Un ou deux membre(s) d'un groupe armé et un militaire ont été tués à Ghedioua près de Kadiria (w. Bouira) dans une opération de ratissage déclenchée par l'armée. Un milicien local (GLD) a été abattu à Ouled Ali, près d'El Milia (w. Jijel) par un groupe armé. 23-24 novembre Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par la Garde Communale près de Collo (w. Skikda). Deux membres du GSPC ont été tués par les forces de sécurité à Hammam Beni Salah (w. Annaba). 24 novembre Un présumé "terroriste" a été abattu par les forces de sécurité à Aïn Arouch, près de Khemis el Khechna (w. Boumerdès). Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée dans les monts de Babors (w. Jijel). Deux bergers ont été tués au douar Sahel (w. Tipaza), dans l'explosion d'une bombe. Un membre de la milice locale a été tué par un groupe armé à Oued Djemaa (w. Aïn Defla). 26 novembre Quatre personnes, dont deux policiers, ont été tuées par un groupe armé à Berrouaghia (w. Médéa), devant une mosquée. 26-27 novembre Un membre d'un groupe armé a été tué à Krarib, dans une embuscade tendue par l'armée. 27 novembre Un membre d'un groupe armé du GSPC a été abattu à Rabta, près d'Aomar. Un adolescent de quinze ans a été tué dans le douar Ouled Brahim (w. Médéa) par un groupe armé. 28 novembre Un policier a été tué à Miliana, devant son domicile, par un groupe armé. Un milicien local ("patriote) a été tué à Kenar (w. JIjel), dans l'explosion d'une bombe au passage de son véhicule. 28-29 novembre Un milicien local ("patriote") a été tué à Kerkara (w. Skikda) par un groupe armé. Un homme arrêté le 29 novembre pour agression mortelle à l'arme blanche, a été retrouvé pendu dans sa cellule du commissariat de police le lendemain, à Annaba. Selon la police, il se serait suicidé. 30 novembre Un ou deux miliciens locaux ("patriotes") et deux ou trois gardes communaux ont été tués au douar Ouled Ali Bouziane, près de Chorfa (w. Mascara) par un groupe armé, qui pourrait être affilié à la "Houmat Daawa Salafia" (HDS). Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité à Tadjemount (à la limite des wilayas de Tlemcen et de Sidi Bel Abbès).

(AP, AFP 30.11 / Le Matin 2.12) Plus d'une septantaine de personnes (dont une quarantaine de membres des forces de sécurité et des milices locales) ont été tuées depuis le début du Ramadan (du 6 au 30 novembre) dans des violences impliquant des groupes armés, selon un décompte partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités. Depuis le début novembre, ces violence ont fait au moins 80 morts. Depuis le 1er janvier, le bilan minimum s'établit à 1350 morts. 1er decembre Deux policiers qui surveillaient une mosquée au centre de Boumerdès ont été assassinés par un groupe armé. Quatre personnes ont été massacrées par un groupe armé à Ammi Moussa, dans la région de Relizane. 3 decembre Un garde communal de Sid Ghilès a été abattu dans une embuscade tendue par un groupe armé à Sidi Semiane (w. Tipaza). 4 decembre Six militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé dans la forêt de Stamboul, à Chorfa (w. Mascara). Six membres d'un groupe armé ont été tués dans ratissage à Châbet Safsaf, près de Djebaïlia (w. Mascara), le 4 décembre. Un garde communal de Sidi Ghilès (w. Tipaza) a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé. 4-5 decembre Un milicien local ("patriote") a été assassiné à Cap Djinet (w. Boumerdès).

(Le Matin 5.12) Un jeune homme a été enlevé à un "faux barrage" tendu par un groupe armé du GSPC le 5 décembre entre Aït Yahia Moussa et Maâmar (w. Tizi Ouzou).

6 decembre Trois personnes, dont un milicien local ("patriote") ont été retrouvées égorgées à Djenen Bourezg (w. Naâma). Elles auraient, selon certaines sources, été enlevées par un groupe armé le 29 novembre à Dermel, au sud de Nâama. Selon d'autres sources, il s'agirait de trois ressortissants marocains qui se livraient à la contrebande, et ont été tuées à coup de pierres, 7 decembre Trois membres d'un groupe armé ont été abattus dans une embuscade tendue par l'armée au douar Djoullalil, près de Meftah (w. Blida). L'un des trois seraient l'"émir" du GSPC pour la zone de Maftah-Larbaa, Lazarif Rabah, alias "Ibrahim". Un soldat a également été tué dans l'accrochage. Un membre d'un groupe armé a été abattu à Batna par les forces de sécurité. 7-8 decembre Un milicien local (GLD) a été assassiné par un groupe armé à Leghdioura, près de Kerkera, dans le massif de Collo. 12 decembre Un attentat à la bombe a fait quatre morts à Boukadir (w. Chlef) sur le marché de la ville. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus dans une opération de l'armée près de Draâ El Mizan ou Draâ ben Kheda (w. Tizi Ouzou). Les corps de deux hommes, idenfitiés comme un Algérien et un Marocain, ont été retrouvés à Fathat El Hilal, près de Djeniene Bourezg (w. Naâma). 12-13 decembre Six personnes, toutes de la même famille (trois enfants et trois adultes, dont deux miliciens locaux GLD) ont été massacrées par un groupe armé à Theldja (w. Djelfa) 13 decembre Trois bergers, enlevés la veille par un groupe armé, ont été retrouvés égorgés à Sidi Baïzid (w. Djelfa). Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de l'armée, lancée contre les maquis du GSPC d'Ouled Boudoukhane, entre Chabet El Ameur et Lakhdaria. 14 decembre Deux bergers, enlevés la veille, ont été retrouvés égorgés à El Anatria, près de Talassa (w. Chlef). Les tombes de sept personnes, inhumées depuis plusieurs mois, et dont "Le Quotidien d'Oran" estime qu'elles sont "vraisemblablement celles de terroristes", ont été découvertes par un berger à Reghaïa. 17 decembre Au moins onze militaires et trois miliciens locaux ("patriotes) ont été tués, et plusieurs (au moins trois) miliciens portés disparus, dans deux embuscades tendues par un groupe armé, dont l'une, suivie d'un violent accrochage, à Sidi Medjaded, près de Miliana (w. Aïn Defla), aurait fait au moins huit morts dans les rangs des militaires et deux dans ceux des miliciens. Le groupe armé aurait également subi des pertes (six tués). Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans les maquis d'Ouled Boudoukhane, entre Chabet El Ameur et Lakhdaria, à la limite des wilayas de Boumerdès et Bouira. 18 decembre Le corps d'un homme égorgé a été retrouvé à Lahfayès, près de Belkheir (w. Guelma). Deux militaires ont été tués et deux autres blessés dans une embuscade tendue par un groupe armé entre Sahel Boubarek et Sidi Daoud, dans la région de Dellys (w. Boumerdès). Un militaire et au moins sept membres d'un groupe armé auraient été tués dans une opération militaire dans les monts du Zaccar (w. Aïn Defla). 21 decembre Un jeune paysan de 28 ans a été retrrouvé mort à Ouled Bounoua, près de Cap Djinet (w. Boumerdès). 22 decembre Un homme de 73 ans a été tué par un milicien local ("patriote), qui l'aurait pris pour un "terroriste", à Dramla, près de Ténès (w. Chlef). Quatre membres présumés d'un groupe armé ont été tués par l'armée à Djebel Zerga, près de Ksar Chellala (w. Tiaret), dans une opération de ratissage, contre un groupe qui serait responsable de plusieurs massacres de civils à Ksar Chellala le 24 avril (21 morts) et début mai (16 morts) et le 13 décembre à Djebel Sahari (w. Djelfa) (6 morts). 23 decembre Un garde communal a été tué près de Beni-Millek (w. Tipaza), dans une embuscade tendue par un groupe armé. 24-25 decembre Un "émir" du GSPC, Rabah Ghobrini, a été abattu par les militaires à El Aouatef (w. Boumerdès), annonce "El Khabar". L'AFP annonce pour sa part que l'"émir" Abdelmalek Taoutaou, du GSPC, a été abattu le 25 décembre au djebel Gribsa, près d'Azzazba. 25 decembre Un militaire et deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage dans le maquis de Mellah, près de Kadiria (w. Bouira). 27 decembre Un policier a été tué au passage d'une patrouille des forces de sécurité, près de Boudouaou (w. Boumerdès), où opèrent des groupes du GSPC. 28 decembre Un milicien local a été retrouvé égorgé dans la forêt de Chabchoub, dans la région de Telagh (Sidi Bel Abbès). 30 decembre Un octogénaire qui refusait de s'acquitter de la "dîme" rackettée par un groupe armé a été assassiné au douar Ighzer El Mal, près de Guerrouma (w. Bouira). Un soldat a été tué dans l'explosion de deux bombes dans la forêt de Talghoumt, près d'Ouled Aïssa (w. Bouira).


(AFP 26.12) Plus de 80 personnes, au moins, dont une trentaine de membres de groupes armés et une vingtaine de membres des forces de sécurité, ont été tuées dans les quatre premières semaines de décembre dans des violences impliquant les groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par les autorités ou la presse.

(AP 30.12) Selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par les autorités ou la presse, environ 1100 personnes ont été tuées en Algérie en 2002 dans des violences impliquant des groupes armés. Les forces de sécurité, tous corps confondus, ont eu 140 morts (80 militaires, 30 policiers, 25 Gardes communaux et miliciens locaux, quatre gendarmes) et 110 blessés (dont 68 militaires) dans leurs rangs.

Selon "L'Expression", 220 personnes ont été tuées en 2002 dans la seule wilaya de Chlef par des groupes armés des GIA, du GSPD et du GSPC. Le quotidien met en cause le "manque de vigilance des GLD et des gardes communaux, (l') absence d'éclairage dans les coins les plus isolés et (la) lenteur des secours". Cette violence a poussé plus de 1200 familles à quitter leur domicile.

2003
1er janvier Un homme a été égorgé à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à la sortie de Chtaibi (w. Annaba). 4 janvier Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu à Khemis Miliana. Au moins 43 membres des forces de sécurité (dont selon certaines sources une majorité& de commandos parachutistes, et plusieurs gardes communaux ou miliciens locaux) ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Taghda, dans les Aurès (w.Batna) au passage d'un convoi de militaires et de miliciens locaux (GLD) dans une zone d'activité du GSPC. Le ratissage déclenché après l'embuscade par les forces de sécurité aurait abouti à la mort de trois membres du GSPC, le 7 janvier. 4-5 janvier Treize personnes, membres de deux familles pauvres installées depuis peu dans des gourbis, dont au moins quatre enfants, une adolescente et une femme, ont été assassinées à l'arme blanche par un groupe armé au douar Meramene (ou Ma Lamane), à Zabana (w. Blida), dans une zone où opère le GIA de Rachid Abou Tourab. Le groupe armé aurait en outre kidnappé deux jeunes filles, retrouvées mortes non loin du lieu du massacre 5 janvier Deux miliciens locaux ("patriotes") ont été retrouvés égorgés à Bouira le 5 janvier. Un militaire a été tué dans les monts d'Amoura, près d'El Khemis (Khemis Miliana) (w. Aïn Defla) dans un attentat à la bombe. Un berger a été assassiné par un groupe armé à Dahya (w. Sidi Bel Abbès). Le Maire de Chetaïbi et son premier adjoint ont été tués entre Berrahal et Chetaïbi, dans la région d'Annaba, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé. Deux militaires ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé près de Boulerbah (w. Bouira). 7 janvier Cinq personnes, toutes de la même famille, ont été tuées (un homme, handicapé, un adolescent, une femme et deux enfants) par un groupe armé à Douadiche, près d'Oued Sly, (w. Chlef). Au moins huit soldats ont été tués dans une embuscade tendue par le GSPC dans les maquis de Sidi Ali Bounab, en Kabylie, alors que l'armée se livrait à une opération de ratissage sur les hauteurs de Tadmaït. Trois soldats ont été tués par une bombe, cinq autres dans un affrontement à l'arme à feu qui a suivi l'attentat. Trois membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans un ratissage au-dessus de Naciria et Tadmaït, dans la nuit du 8 au 9 janvier. Un soldat et un garde communal ont été tués dans un accrochage entre une patrouille de l'armée et un groupe armé entre Bouzina et Larbaa, dans la région de Batna, lors d'une opération de ratissage de l'armée. 8 janvier De sept a dix membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans les monts de Ouancharis (w. Relizane). Dans la wilaya de Batna, "Liberté" annonce qu'"entre 12 et 15 terroristes ont été abattus" dans une opération de ratissage lancée autour de Theniet El-Abed. "Le Soir" annonce pour sa part que 16 "terroristes" ont été abattus dans un accrochage dans la zone limitrophe des wilayas de Kenchela et Biskra. 10 janvier Un vieillard a été assassiné par un groupe armé dans la région d'El Bayadh, parce qu'il refusait de lui fournir des couvertures et de la nourriture. Une quinzaine de membre de groupes armés auraient été abattus autour du 10 janvier par les forces de sécurité dans les Aurès, selon "Liberté". Selon "Le Quotidien d'Oran", dix membres de groupes armés ont été "éliminés" à Hammam Mentila, près d'Aïn Tarik (w. Relizane). Plus de quarante membres de groupes armés auraient été abattus par les forces de sécurité dans les grandes opérations de ratissage menées en janvier entre Batna, Biskra et Khenchela. 14 janvier Un étudiant a été assassiné dans la cité universitaire de Bouhanak, à Tlemcen, par un autre étudiant. Le meurtre serait du à la concurrence que les deux étudiants se livraient pour prendre la tête de l'union estudiantine locale, proche des islamistes). 20 janvier Deux membres d'un groupe armé et un garde communal ont été tués lors d'un accrochage dans l'Enough (w. Annaba). Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité à Mendès (w. Relizane). 20-21 janvier Trois membres d'un groupe armé responsable de l'assassinat, début janvier, du maire de Chetaïbi et de son adjoint, à Aïn Abdla, auraient été abattus dans un ratissage près de Chetaïbi. Huit membres d'un groupe armé (celui de l'"émir" Hassène Taoufik du GSPC) auraient été abattus et six membres des forces de sécurité sont portés disparus, dans une opération de ratissage lancée entre Semmache et Ahnif, près de M'chedellah (w. Bouira), autour du 20 janvier). 21 janvier Un militaire est mort des suites des blessures subies dans l'explosion d'une bombe, dans la forêt de Mizrana (w. Tizi Ouzou). 23 janvier Le Maire de Si Mustapha (w. Boumerdès), Hamid Hireche, a été assassiné par un groupe armé à l'entrée de son domicile. Un membre d'un groupe armé du GSPC a été abattu par les forces de sécurité à Ouled Aïssa (w. Boumerdès), lors d'un accrochage ou d'une embuscade tendue par les forces de sécurité dans la forêt de Sidi Daoud. 26-27 janvier Un membre d'un groupe armé a été abattu près de Meftah (w. Blida). 27 janvier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par la gendarmerie dans un ratissage, lancé dans les monts de Theniet El Abed (w. Batna). 28 janvier Deux membres d'un groupe armé ont été tués à Oued El Hamiz (Hamadi) dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans la région de Khemis El Khechna (w. Boumerdès). 28-29 janvier Un membre d'un groupe armé a été tué par des militaires, dans un ratissage, à Teffessour (w. Sidi Bel Abbès) 29 janvier Deux gardes communaux et un civil ont été tués par un groupe armé à M'kira, près de Tizi Gheniff (w. Tizi Ouzou). Le corps du député FLN (représentant l'immigration dans le nord de la France) Abdelmalek Benbara, a été découvert le 29 janvier mort dans le coffre de sa voiture, dans le huitième arrondissement de Paris, portant les traces d'un assassinat. Abdelmalek Benbara avait disparu le 9 janvier. Quatre personnes interpellées le 26 février à Nanterre (région parisienne) et à Paris dans le cadre de l'enquête sont accusées d'être les auteurs du meurtre. Les quatre personnes qui seront inculpes sont la mère, deux soeurs et un cousin de la défunte compagne du député, qui, outre son épouse, avait deux maîtresses (une en France et une en Algérie), et voulait récupérer la fille qu'il avait eu avec l'adjointe au Maire de Nanterre, abattue dans un massacre commis en mars 2002 par un déséquilibré, en plein Conseil municipal de Nanterre. Selon les premiers éléments de l'enquête, le député aurait été tué à coups de poêle à frire et de couteau, donnés successivement par la mère et une soeur de Louiza Benakli. La deuxième soeur et le cousin sont accusés de complicité. Les accusés ont avoué.


(AFP 29.1) Plus de 180 personnes, dont environ 80 membres de groupes armés, ont été tuées en janvier en Algérie, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par les autorités ou la presse.

1er fevrier Les corps de sept personnes, (trois femmes et quatre enfants, selon certaines sources, une femme, trois jeunes filles et un enfant selon d'autres) ont été découverts dans un appartement d'un quartier populaire de Sidi Bel Abbès. La police n'exclut ni ne privilégie aucune piste. Le corps décapité d'un homme a été découvert près de Oued Hmimine, dans la région de Constantine. Il s'agirait du gardien d'une ferme avicole, à Brahmia. date inconnue Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité près de Relizane. Un membre d'un grouupe armé a été abattu par les forces de sécurité dans la cité Kochida (w. Batna). 4 fevrier Un jeune homme a été retrouvé pendu dans une cellule de la gendarmerie de Tassala (w. Sidi Bel Abbès). 5 fevrier Un membre d'un groupe armé a été tué par une patrouille militaire, lors d'un accrochage près de Laghouat. 6 fevrier Trois membres d'un groupe armé (vraisemblablement du GSPC) ont été tué par l'armée dans un accrochage près de Bordj Menaïel (w. Boumerdès). Un soldat a également été tué dans l'accrochage. 7 fevrier Deux bergers ont été enlevés par un groupe armé à Remka (w. Relizane) 9 fevrier Un policier a été tué par un homme armé à El Harrach. Le cadavre d'un garde communal a été découvert à Oualdja (w. Relizane). L'homme avait été gorgé. Il aurait été enlevé fin janvier par un groupe armé. Deux policiers, membres des forces d'intervention rapide, ont été abattus à un "faux barrage" tendu à Aït Yahia Moussa, près de Draa El Mizan (w. Tizi Ouzou) par un groupe armé. "El Watan" situe l'embuscade dans la banlieue de Bouira. 10 fevrier Un jeune homme a été assassiné par un groupe armé, à un "faux barrage" tendu entre Taher et Oudjana (w. Jijel) par une quinzaine d'hommes en tenues militaires ou de la garde communale. Le corps, décapité, d'un homme a été retrouvé à Ouled El Kaid (w. Aïn Defla). Un berger a été enlevé par un groupe armé, et son corps a été retrouvé, mutilé et criblé de balles, le 11 février à Sendjas, dans l'Ouarsenis (w. Chlef). Selon "Le Quotidien d'Oran", il s'agirait d'un "repenti". 12 fevrier Deux femmes (dont une septuagénaire) ont été assassinées et une troisième enlevée par un groupe armé à Bouzghaïa (w. Chlef) Deux policiers ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé, vraisemblablement du GSPC, à Aït Yahia Moussa (w. Tizi Ouzou). Un policier a été tué à Alger, par un homme qui se serait ensuite rendu à la police 13 fevrier Un jeune homme a été tué par deux hommes armés à Baghlia (w. Boumerdès) Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à Beni Mezrouga (w. Boumerdès). 15 fevrier Deux gardes communaux ont été assassinés par un groupe armé, vraisemblablement du GSPC, à Tadmaït (w. Tizi Ouzou). 15-16 fevrier Un homme a été enlevé et égorgé par un groupe armé à Beni Bechir (w. Skikda). 19 fevrier Le corps d'un homme d'un trente ans a été retrouvé au centre de Bejaïa, dans une cité dont nombre de logements sont squattés. Le corps d'un homme a été retrouvé, poignardé, dans l'enceinte de la mosquée En Nasr de Taoura (Souk Ahras). 20 fevrier Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de l'armée dans les monts d'Ouled Abdallah (w. Boumerdès) Un policier a été assassiné sur un marché à Alger, par un groupe armé de trois éléments, qui appartiendraient, selon une "source sécuritaire" au GSPC. 21 fevrier Quatre gardes communaux ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé, dont les membres portaient des tenues militaires, entre Tougourt et Messaâd, dans la région de Ouargla. 22 fevrier Deux policiers et un civil ont été tués au centre de Draâ El Mizan (w. Tizi Ouzou) par un groupe armé de six membres. Un homme de 30 ans a été tué au centre de Batna. L'agence officielle APS, qui annonce la nouvelle, ne donne aucune indication sur les auteurs et les motifs du meurtre. 23 fevrier Un "émir" d'un groupe armé du GSPC, Hassan Taoufik, a été tué et un membre du groupe blessé (il serait ensuite mort de ses blessures) le 23 février à Bechloul, dans un affrontement avec la garde communale. Un garde communal a également été tué dans l'opération. 24 fevrier Un milicien local (GLD) a été tué par un groupe armé au douar Guetatcha, près de Theniet El Had, dans la région de Khemis Miliana 25 fevrier Douze personnes, dont deux femmes et une jeune fille, ont été tuées à un "faux barrage" tendu à une dizaine de véhicules par un groupe armé à Ahmeur El Aïn (w. Tipaza), dans une région d'activité des GIA de Rachid Abou Tourab. Selon certaines sources, les membres du groupe armé, au nombre d'une quinzaine, portaient des tenues de gendarmes, et l'une de leurs victimes serait le chef de la milice locale. Deux membres d'un groupe armé du GSPC, dont son "émir", ont été tués par la police à Bordj Menaïel (w. Boumerdès). 25-26 fevrier Au moins deux membres d'un groupe armé ont été tués dans la forêt de Beggas, près de Kadiria (w. Bouira), dans une opération des forces de sécurité. 28 fevrier Trois membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Djebel Bounoukta (w. El-Bayadh), dans un accrochage.


(AFP 25.2) Au moins 60 personnes, dont une moitié de civils, ont été tuées en Algérie depuis le début février, et près de 240 depuis le début de l'année, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

2 mars Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue à Ouriacha, près de Naceria (w. Boumerdès), par un groupe armé (du GSPC selon "Liberté"). 4-5 mars Un ex-islamiste armé, "repenti", a été abattu par un groupe armé à Zemmouri (w. Boumerdès). 5 mars Cinq militaires ont été tués lors d'une opération de ratissage dans les monts de Djebel Labiod, près de Tebessa. Un milicien local (GLD) a été enlevé lors d'un accrochage avec un groupe armé à Oued El Abtal, dans la région de Mascara. Son corps a été retrouvé le 17 mars. 7 mars Un policier a été abattu par un groupe armé à Batna. 7-8 mars Un "émir" du GSPD (Groupe salafiste de prédication pour le Djihad), M'hamed Houti, bras droit de l'"émir national" du groupe, Abdelkader Souane, aurait selon "L'Expression" été abattu par les forces de sécurité dans la forêt d'Ouled Antar, près de Boghar (w. Médéa), lors d'un accrochage. 8 mars Un policier a tué son collègue et blessé un commissaire à El Khroub (w. Constantine), le jour même où le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni était en visite officielle dans la région. 11 mars Deux bergers, enlevés par un groupe armé, ont été retrouvés morts à Oued Zarif, près de Djenien Bourezg (w. Naâma). Un membre d'un groupe armé a été tué dans un accrochage avec les forces de sécurités dans la forêt d'El Hallouf, près d'Hassasna, dans la région de Saïda. 11-12 mars Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec les forces de sécurité, près de Kharouba, dans la région de Khemis El Khechna (w. Boumerdès). Deux membres d'un groupe armé ont été tué près du douar Ouled Arab, à Larbaâtache, dans une opération de l'armée. 12 mars Un membre d'un groupe armé a été tué à El Hassasna, dans la région de Saïda, dans une opération des forces de sécurité. 12-13 mars Un ou deux membre(s) d'un groupe armé a/ont été tué(s) à Aïn Aden, dans la région de Sidi Bel Abbès, dans une embuscade tendue par la garde communale ou l'armée. 13 mars Un enfant de 13 ans a été tué à Demmouche (w. Sidi Bel Abbès) dans l'explosion d'une bombe à leur passage. Selon certaines sources, il s'agirait de l'explosion d'une mine datant la Guerre d'Algérie. Un membre d'un groupe armé a été tué à Mechid, près de Boudouaou (w. Boumerdès), par l'armée. 13-14 mars "Le Matin" annonce qu'un "émir" du GSPC, Abdelhamid, chef de la katibat "Es Seddik", a été tué dans le maquis de Laouatit, lors d'une offensive de l'armée -offensive qui aurait également abouti à la mort de quatre membres du GSPC. 14 mars Un policier a été tué à Boghni (w. Tizi Ouzou) par un groupe armé. 14-15 mars Deux jeunes gens, qui venaient de terminer leur service militaire, ont été égorgés par un groupe armé à Chaâba, près de Beni Zid (w. Skikda), devant les habitants du village rassemblés par le groupe armé (d'une trentaine d'éléments selon "El Watan") pour écouter un prêche les appelant à ne pas "collaborer" avec les autorités. Selon la presse, le groupe armé disposait d'une liste de noms et a vérifié l'identité des habitants avant de désigner ses deux victimes. 16 mars Cinq membres présumés du GSPC ont été tués par l'armée lors d'un ratissage lancé dans la wilaya de Boumerdès. Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Haouch El Makhfi (w. Boumerdès. 16-17 mars Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée au Douar Bellaguel, dans la région d'Aïn M'lila (w. Constantine). 18 mars Deux membres d'un groupe armé, dont selon "Le Quotidien d'Oran" et "Le Matin" son "émir", Ali Laâdjajet, du GSPC, ont été tués par l'armée lors d'un accrochage dans le djebel Hamou (w. M'sila). 18-19 mars Un membre d'un groupe armé a été abattu à Aïn Lahdjar, dans la région de Saïda, dans une embuscade tendue par l'armée. 23 mars Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Tizi Ouzou par la police. Un policier a été abattu au centre-ville de Reghaïa par deux hommes armés (faisant partie, selon "El Watan", du GSPC). Un officier de l'armée a été tué dans la forêt de Hammam K'sana (w. Bouira), dans un accrochage avec un groupe armé. Trois membres du groupe armé auraient également été tués dans l'affrontement. 24-15 mars Une jeune fille a été assassinée à l'arme blanche entre Dar El Beïda et Ben Aknoun (Alger). 25 mars Un enfant de treize ans a été tué à un "vrai barrage" de gendarmerie, à la sortie de Sidi Bel Abbès lorsque (selon une source officielle) le conducteur de la voiture aurait ignoré un ordre d'un gendarme de s'arrêter. 26 mars Neuf personnes, dont deux enfants, ont été massacrées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre le douar Techta et Meftah (w. Blida), dans une zone d'opération des GIA de Rachid Abou Tourab. 27 mars Huit personnes, dont un bébé et deux enfants ont été massacrées et mutilées le 27 mars dans le douar de Chtathia, près de Sidi El Abed (w. Relizane), par un groupe armé. Quatre personnes (un couple et deux voisins) ont été assassinées dans la région de la Chiffa, près de Médéa (w. Blida), dans l'attaque de leur domicile par un groupe armé d'une quinzaine de membres. 28 mars Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à la périphérie de Batna. Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité à Dra Ben Khedda (w. Tizi Ouzou), et un autre à Ammi Moussa (w. Relizane).

(El Khabar 17.4) Selon les forces de sécurité, 37 membres de groupes armés auraient été abattus dans les trois premiers mois de 2003 dans la wilaya de Boumerdès.

1er avril Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu, entre Khemis El Khechna et Maftah, dans une opération des forces de sécurité. 3-4 avril Trois personnes ont été assassinées à leur domicile par un groupe armé, à Zardesas (w. Skikda) 4 avril Le corps d'un homme armé a été retrouvé à Tizi N'Ali Slimane, entre Bordj Menaïel et Naceria (w. Boumerdès). 5-6 avril Une personne a été tuée à Sidi Yahia, près de la Chiffa (w. Blida) dans une embuscade tendue par des militaires, qui ont pris les victimes pour des terroristes et les ont mitraillées. 6 avril Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de la police à Alger. 6-9 avril Deux ou trois militaires et quinze ou seize membres (voire 21, selon "Le Matin") d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage lancée le 6 avril par l'armée dans le massif d'Aïn Sahraoui (w. Chlef), contre un groupe armé qui serait affilié aux GIA de Rachid Abou Tourab et qui comprendrait jusqu'à quarante éléments, selon "L'Actualité". 8 avril Sept membres de trois groupes armés distincts ont été tués dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans le massif d'Azaghouane, près de Baghlia, d'une part, et dans l'attaque d'un bastion du GSPC à Bouberak, d'autre part (w. Boumerdès). 8-9 avril Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée et la police à la lisière de la forêt de Rabta, entre Kadiria et Omar (w. Bouira). Un civil a été tué "par erreur", en ayant été pris pour un "terroriste", par la Garde communale à Taghzout (w. Bouira). 9 avril Un brigadier de gendarmerie a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Messâd (w. Djelfa). 10 avril Quatre membres d'un groupe armé (du GSPC selon "Le Jeune Indépendant") ont été tués dans un affrontement avec les forces de sécurité à Chelkha El Harma (w. M'sila). 11-12 avril Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par les forces de sécurité près de Baghlia. 17 avril Un membre d'un groupe armé a été tué à Cap Djinet (w. Boumerdès) par une patrouille de l'armée. Une personne a été assassinée (égorgée) à son domicile par un groupe armé à Boutayeb, près d'Azzazba (w. Skikda. 17-18 avril Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade de l'armée à Aïn Lahdjar (w. Saïda). 18 avril Deux gardes communaux ont été assassinés (égorgés) lors d'une embuscade tendue par un groupe armé près d'Oued Djemaâ (w. Aïn Defla), dans une zone d'activité des GIA. Un jeune homme (ou un enfant, selon "Le Matin") a été tué à Kaous (w. Jijel) par un groupe armé, formé de six éléments selon "La Tribune", d'une dizaine conduits par l'"émir" des GIA Bounekib Amar, alias "Pelé", selon "Le Matin". 19-20 avril De trois à cinq membres d'un groupe armé (selon les sources) ont été abattus à Belaâs, dans la région d'El Attaf, (w. Aïn Defla), dans une embuscade tendue par la garde communale. Un garde communal a également été tué dans l'accrochage. 19 avril Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Oued Djemâa (w. Chlef). 21-22 avril Un membre d0un groupe armé a été abattu dans les maquis d'El-Hamri (w. Boumerdès) lors d'une opération des forces de sécurité. 22 avril Un civil (un jeune homme de 25 ans) a été tué, officiellement "accidentellement", lors d'un ratissage des forces de sécurité (miliciens locaux et militaires) à Oum Ali (w. Tebessa). Selon les forces de sécurité, la victime a été prise pour un "terroriste". 25-26 avril Un personne a été tuée (le chauffeur d'un camion) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé (fort de dix membres, selon "Liberté") à Aïn Turki, près de Khemis Miliana (w. Aïn Defla) dans une zone où est active la katiba "Al Ahwal" des GIA. 26 avril Un berger a été tué dans l'explosion d'une bombe à Moulay Larbi, dans la région de Saïda. 27 avril Le corps d'un garde communal tué par balles a été retrouvé à Aït Merane, dans la région de Chlef. Un civil, agent de sécurité au barrage d'El Agrem, a été abattu par un groupe armé à El Kennar, dans la région de Jijel. Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par les forces de sécurité près de Toulmout, dans la région de Boumerdès. Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un ratissage engagé par les forces de sécurité dans les monts de Tebessa. Deux membres d'un groupe armé ont été tués par des bombes larguées par des hélicoptères dans le maquis de Sidi Daoud, dans la région de Boumerdès. 28 avril Un ancien garde communal et un membre de la milice locale ("patriotes") ont été abattus par un groupe armé (du GSPC selon "Le Quotidien d'Oran" et "Le Matin") à El Karia, entre Si-Mustapha et Zemmouri (w. Boumerdès). 28-29 avril Un septuagénaire a été égorgé par un groupe armé à Ouled Arbi, près d'El Milia (w. Jijel) 30 avril Un membre d'un groupe armé a été tué à El Ghouraira, près de Tebessa. Un policier a été tué à Koudria (w. Mascara). Un médecin a été retrouvé égorgé dans son cabinet à Oued El Abtal.


(AP 3.5) Au moins 84 personnes, dont une soixantaine de membres de groupes armés, ont été tuées en avril en Algérie, et au moins 420 personnes depuis le début de l'année, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

1er mai Six membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans un ratissage lancé dans la région de Tebessa. 2 mai Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à Assi Youcef, près de Boghni (w. Tizi Ouzou). 3-4 mai Un membre (voire, selon certaines sources, un emir) d'un groupe armé a été tué dans une opération de ratissage lancée par l'armée près de Malza et de Ténira (w. Sidi Bel Abbès). 4 mai Deux personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dont les membres étaient vêtus de tenue militaires, à la sortie de Médéa. Un homme a été assassiné par un groupe armé dans la région de Sidi Salem (w. Mascara). Cinq ou six membres d'un groupe armé et deux militaires ont été tués près de Zemaâcha, dans un affrontement lors d'un ratissage dans la forêt de Stamboul (w. Mascara). 5 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu par la garde communale à Tizi Ouchir, près d'Aïn Defla. 6 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu par la police près de la gare routière de Relizane. Six militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille de l'armée près de Kaddara (w. Boumerdès). 6-7 mai Le propriétaire d'un night club et l'une de ses employées ont été assassinés à Echatt (w. El Tarf). Selon la gendarmerie, il ne s'agirait pas d'un "acte terroriste", et selon certaines sources, l'auteur de l'assassinat "appartiendrait à un corps de sécurité". 10 mai Un "émir" du GSPC dans la région de Tizi Ouzou, Mustapha Kerrar, alias "Abou Hamza", a été abattu à Lavdhani, près d'Ouaguenoun (w. Tizi Ouzou) par les forces de sécurité, dans une embuscade. Un autre membre du groupe armé a été abattu en même temps. 11 mai Douze membres d'un groupe armé et un militaire auraient été tués dans une opération de ratissage lancée le 11 mai au sud de Relizane, dans la zone de Meknassa et Souk Essebt, contre un groupe armé (de la katibat "El Ahoual" selon "El Khabar"). 12 mai

(AFP, MAOL 14.5 / AP, AFP, La Tribune, Le Matin, L'Expression, El watan, La Tribune de Genève, Le Temps, Le Courrier, Le Monde 15.5 / AFP 16.5 / Le Temps 17.5) 17 des 32 touristes disparus depuis trois mois dans le Sahara, et dont il se confirme désormais qu'ils ont été enlevés par un groupe armé, ont été libérés dans une opération de l'armée, le 12 mai, dans la région d'Amguid, au nord de Tamanrasset, ont annoncé les autorités algériennes, après que des media autrichiens et algériens l'aient fait avant elles. L'assaut de l'armée, qui a fait usage d'hélicoptères et de roquettes, aurait fait au moins quatre morts dans les rangs du groupe armé ("El Watan" en annonçait neuf dans un premier temps), et un mort et deux blessés dans ceux de l'armée, mais les autorités algériennes ne donnent aucun bilan. Selon une otage allemande, ce n'est que parce que les prisonniers ont pu profiter des affrontements pour échapper à leurs ravisseurs qu'aucun des touristes n'a été tué. Toujours selon elle, l'armée algérienne a été mise sur la piste du lieu de détention des otages grâce aux touaregs, à qui les preneurs d'otages avaient tué ou volé des chameaux. L'opération militaire, qui n'a été confirmée par les autorités algérienne que plus de 24 heures après qu'elle se soit déroulée, et une fois que la presse autrichienne et algérienne, l'ait annoncée, a donné lieu à de violents accrochages, qui ont duré plusieurs heures, selon "El Watan", et auraient repris sporadiquement après la libération des otages.

Les 17 touristes libérés sont 10 Autrichiens, 6 Allemands et un Suédois, et ont quitté Alger le 15 mai pour leurs pays. Les autorités allemandes ont déclaré que leurs 6 ressortissants étaient "en bonne santé".

Il reste 15 touristes "disparus" (10 Allemands, 4 Suisses et un Néerlandais), très vraisemblablement détenus par le même groupe armé (ou un sous-groupe), dans la région d'Illizi, près de la frontière libyenne, et dans une zone difficile d'accès, formée de canyons et de grottes, où un important dispositif militaire a été observé, ce qui laisse supposer qu'un nouvel assaut est envisagé. Selon "El Watan", ils seraient détenus dans les monts de Tamelrik. Leur situation est rendue plus précaire par l'opération militaire qui a permis la libération du premier groupe d'otages, la presse algérienne et européenne craignant que les ravisseurs ne se vengent sur les prisonniers qu'ils détiennent encore de la mort d'au moins quatre des membres du groupe détenant les prisonniers libérés. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, a exprimé son "inquiétude" à propos de "l'exploitation médiatique" de cette affaire, et estimé qu'elle pourrait "gêner grandement le reste de l'action". Les autorités <allemandes ont lancé un appel pressant pour que "la vie des otages ne soit pas menacée" et les autorités suisses ont également fait part de leur inquiétude, et ont exprimé leur regret "qu'un pays" en l'ocurrence l'Autriche) ait annoncé prématurément la libération des otages du premier groupe, au risque d'annihiler l'effet de surprise et de mettre en danger la vie de ceux du deuxième groupe -à propos desquels des informations alarmistes circulent, laissant entendre que plusieurs seraient en mauvais état physique, voire décédés, ou que, alarmés par l'assaut donné par l'armée algérienne contre les ravisseurs du premier groupe, ceux du second groupe (qui pourraient disposer pour s'informer des téléphones satellitaires de leurs otages) décident de durcir les conditions de détention de leurs otages. Les autorités allemandes ont publiquement déclaré que "les 15 otages européens encore détenus dans le Sahara algérien sont dans une situation précaire". Les derniers signes de vie donnés par les touristes suisses faisant partie du groupe toujours détenu datent du 20 février. Ils se trouvaient alors à Illizi, prêts à partir pour Fadnoun.

Les autorités algériennes ont officiellement attribué l'enlèvement des touristes européens au GSPC, après avoir depuis des semaines affirmé que "toutes les hypothèses" étaient étudiées. L'identité du groupe armé auteur des enlèvements reste cependant nébuleuse. L'hypothèse la plus fréquemment avancée est celle du groupe de Mokhtar Belmokhtar, actif dans la zone frontalière avec le Mali, mais si ce groupe a passé semble-t-il une sorte d'"accord" ou d'alliance avec le GSPC, qu'il a fourni en armes et en véhicules (volés), il n'est pas un groupe armé "officiel" de l'organisation de Hassah Hattab, mais un groupe à la lisière du banditisme armé et de la guerilla.

Les circonstances même de l'enlèvement continuent d'intriguer : d'une part, la zone où étaient détenus les prisonniers du premier groupe, et où sont encore vraisemblablement détenus ceux du second groupe, n'est pas exactement celle où le groupe de Belmokhtar est le plus actif ("Le Matin" annonce même, sur la base de déclarations d'un "officier supérieur de l'armée", que le groupe de Belmokhtar s'est retiré dans "un pays voisin" depuis fin 2002), le GSPC proprement dit étant quant à lui supposé être absent du sud saharien (les autorités algériennes n'avaient en tous cas jamais officiellement admis sa présence dans cette partie du territoire), et ne s'est jamais jusqu'à présent manifesté par des attaques contre des étrangers, ni par des prises d'otages de civils, mais par des attaques contre les forces de sécurité et les milices locales; ensuite, une opération aussi lourde et aussi longue (trois mois) implique des réseaux, des moyens et une organisation dont on ne savait pas que le groupe de Belmokhtar disposait. En outre, selon les autorités algériennes, les ravisseurs avaient l'intention d'emmener leurs victimes hors de l'Algérie, et on se demande pourquoi elles ne l'ont pas fait, pendant les trois mois qu'a duré le rapt, ni pourquoi aucune revendication de l'enlèvement n'a été publiquement faite. Enfin, d'autres groupes armés ont été évoqués comme étant responsables de l'enlèvement, comme le groupe de l'"émir" Ammari, alias "Abdelrezak", et le "Mouvement algérien des officiers libres" (MAOL), après avoir accusé le 2 mai les services spéciaux algériens d'avoir eux-mêmes monté toute l'opération, réitère cette version et parle d'une "mise en scène" et d'une "abjecte comédie". Selon l'un des otages, un Autrichien, ses kidnappeurs étaients de "purs terroristes islamistes" qui "priaient tous les jours" et disaient vouloir "instaurer un Etat islamique en Algérie"; le même otage, cependant, admet que ses ravisseurs n'avaient "pas d'exigences politiques" et ne demandaient qu'une "rançon (...) pour acheter des armes". Selon des "sources algériennes et helvétiques autorisées", évoquées par la radio française RFI, les otages libérés ne l'auraient pas été grâce à l'intervention de l'armée par grâce au versement d'une rançon.

Selon plusieurs sources européennes et algériennes, les ravisseurs auraient demandé à négocier directement la libération de leurs otages avec les pays dont ils sont ressortissants, le gouvernement allemand, en tous cas, ayant déclaré qu'il refusait "catégoriquement" ce marchandage. "Il n'y a jamais eu de négociations", a déclaré au "Monde" un responsable (anonyme) algérien. Les gouvernements européens concernnés avaient cependant tous préconisé une négociation avec les ravisseurs, plutôt qu'une opération armée, mais avaient tous également affirmé qu'une éventuelle négociation était du ressort des autorités algériennes, lesquelles se sont félicitées, par la bouche du ministre des Affaires étrangères Abdelaziz Belkhadem, de la collaboration des pays dont sont originaires les otages.

Plusieurs groupes de policiers suisses, autrichiens et allemands ont été envoyés par leurs gouvernements respectifs en Algérie (les policiers suisses ayant trouvé le moyen de se perdre dans le désert...).

13 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par une patrouille militaire à Tizi, près de Beggas, dans la région de Kadiria (w. Bouira). Le cadavre d'un terroriste entière déchiqueté" après un bombardement aux mortiers a été retrouvé dans la forêt de Beggas. Deux membres du GSPC ont été tués par les forces de sécurité à Oued Larbaâ, en Kabylie.

14 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par des militaires à Kaous (w. Jijel) Le corps criblé de balles d'un fonctionnaire communale d'Ath Rached (w. Bouira) a été retrouvé dans une forêt. La "piste terroriste" ne serait pas forcément seule retenue. 14-15 mai Une vingtaine de membres de groupes armés du GSPC auraient été tués dans la région de Remka (w. Relizane) dans une vaste opération de ratissage lancée par l'armée. 15 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité à Aïn Al Hamra (w. Boumerdès). Un jeune homme de 20 ans a été abattu par des soldats à Aïn El Hamra, près de Bordj Menaïel. Les soldats l'auraient pris pour un "terroriste" après qu'ils ait refusé de s'arrêter. 16-17 mai Huit membre de groupes armés du GSPC ont été tués par les forces de sécurité dans une vaste opération de ratissage du massif forestier de Souk Ebt (w. Relizane). 17 mai Six gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue à leur patrouille à Diar Zineb, près d'Aïn Barbar (Seraïdi), dans l'Eddough (w. Annaba) par un groupe armé dissident des GIA. 20 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu à Oran par l'armée. 21-22 mai Deux gardes communaux de Tizi n'Bechar (w. Sétif) ont été abattu dans une embuscade tendue par un groupe armé entre Ouled Mir et Oued Aïd. 23 mai Deux personnes ont été assassinées (un père et sa famille) à Meskiana (w. Constantine), par deux hommes armés. 24 mai Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus près d'Aïn El Ansar (w. Relizane) par les forces de sécurité. Deux hommes ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à la périphérie de Médéa. Dans la même région, le corps d'un homme décapité et mutilé a été retrouvé. 24-25 mai Sept ou huit personnes, selon les sources, ont été assassinées, dont trois ou quatre éleves d'une zaouia, ainsi qu'une veuve et ses deux enfants, à Aïn Amrane (w. Chlef), par un groupe armé. 26-27 mai Quatorze ou quinze personnes, dont deux enfants de deux et quatre ans et un homme de plus de 70 ans, appartenant à deux ou trois familles d'agriculteurs, ont été massacrées par un groupe armé à Tadjna (w. Chlef). 27 mai Un policier a été abattu par un groupe armé à Chouicha, près de Zemmouri (w. Boumerdès).


(AP 27.5, 4.6) Au moins une centaine de personnes ont été tuées en maii dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

3-4 juin 12 personnes, âgées de 12 à 60 ans,ont été massacrées près de Boumefadaa (w. Aïn Defla), non loin d'un cantonnement de la gendarmerie et d'un poste de gardes communaux, par un groupe armé (dont selon "La Tribune" les membres portaient des tenues militaires). 4 juin Neuf ou dix policiers ont été tués à Beni Douala (w. Tizi Ouzou) dans une embuscade tendue par un groupe armé, embuscade suivie d'une fusillade entre les forces de sécurité et le groupe armé. 6 juin Deux membres de la milice locale ont été tués par deux hommes en tenues militaire au douar Hadj Ahmed, près de Zemmouri (w. Boumerdès). Trois membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée lors d'un ratissage dans le djebel Tarek (w. Relizane). 7-8 juin Deux membres d'un groupe armé ont été tués à El Hachimia, près de Bouira, dans une opération des forces de sécurité. Deux membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée dans le djebel Doui, près d'Aïn Defla. 8 juin Le corps d'un homme d'une trentaine d'années a été découvert dans une pinède, entre El Kala et Om Teboul (w. Annaba). Sa mort remonterait à plus de trois jours. 11 juin Un militaire a été abattu à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Guerrouma, près de Lakhdaria. Sept membre d'un groupe armé ont été tués dans un ratissage de la forêt de Djebbahia par les forces de sécurité. Trois personnes, dont un vice-président d'APC (adjoint au Maire) ont été assassinées par un groupe armé à Sidi Ziane, dans la région de Bou Saâda. Huit militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à El-Youssoufia, dans la région de Tissemsilt. 12 juin Six membres d'un groupe armé ont été abattus par l'armée dans la région de Bouira. 12-13 juin Trois personnes, dont une femme, ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à El-Madher (w. Batna). 13 juin Trois membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée dans le djebel Aria, près d'Aïn Tarek, dans la région de Relizane. Deux personnes ont été enlevées près de Hammam Salhine (w. Khenchela) par un groupe armé, qui a tendu un "faux barrage". 14-15 juin Une dizaine de membres de groupes armés auraient, selon "Le Matin", été tués dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité près de Souk El Khemis(w. Bouira). Deux membres d'un groupe armé et un garde communal ont été tués dans un affronmtement au-dessus de Beni Amrane (w. Boumerdès). 15 juin Quatre policiers ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille, près de Tizi Ntleta (w. Tizi Ouzou). 16 juin Un policier et un membre d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par la police au groupe armé à Tigzirt. 17 juin Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans la forêt de Mizrana. Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille de l'armée à Kaf Lahcène (w. Bouira). Un gendarme a été tué par un groupe armé à la sortie de Boumerdès. Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité près de Garboussa (w. Relizane) 18-19 juin Quatre personnes ont été assassinées à Nichima, près de Jijel, par un groupe armé. 20 juin Un homme a été tué dans l'explosion d'une mine placée par un groupe armé, entre Theniet El Abed et Bouhmar (w. Batna). 21 juin Un policier a été assassiné à l'arme blanche à Annaba. Il pourrait s'agir d'un "crime crapuleux"). Six membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée lors d'un ratissage à Garboussa (w. Relizane). Deux militaires ont été tués dans la même opération. 21-22 juin Cinq personnes, toutes de la même famille, dont trois enfants, ont été massacrées par un groupe armé dans un bidonville à Merdjet El Abed (w. Relizane), à 200 mètres du poste de la Garde communale et non loin de celui de la gendarmerie. Une jeune fille a été enlevée par le groupe armé responsable de l'attaque. Un membre de la milice locale ("patriotes") a été tué par un groupe armé à Djimar, près de Chefka (w. Jijel). 25 juin Deux hommes de 25 et 30 ans ont été retrouvés égorgés à Azine, près d'Oued Sbaâ (w. Sidi Bel Abbès). 25-26 juin Huit personnes (une femme, trois adolescents et quatre enfants), toutes de la même famille, ont été massacrées à l'arme blanche, et une jeune fille enlevée, par un groupe armé dans le douar Beni Belkacem, près de Tablat (w. Medea). Selon des témoins, les membres du groupe armé étaient "tous encagoulés, vêtus de tenues militaires et armés de kalachnikovs". Une personne a été tuée dans l'attaque d'une "mista" (lieu de consommation d'alcool) à Sidi M'cid, près de Constantine. 26 juin Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans l'attaque par la gendarmerie d'une maison où s'étaient réfugiés les trois hommes à El Ougla, près de Hassi El Euch (w. Djelfa).


(Jeune Indépendant 23.6) Au moins 120 personnes ont été tuées en Algérie dans les trois premières semaines de juin, et au moins 600 depuis le début de l'annés, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

3 juillet Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec les forces de sécurité à H'sasnia. 4 juillet Le député FLN Rabah Radja, un policier un douanier et une quatrième personne ont été assassinés à un "faux barrage" tendu entre Tizi Ouzou et Boghni par un groupe armé, du GSPC selon des "sources sécuritaires". 17 juillet Quatre personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Bouchata et El Hadaïq (w. Skikda). courant juillet Les ravisseurs des touristes européens enlevés au début 2003 dans le sud algérien ont fait prisonniers et tué trois douaniers algériens en passant au Mali, en juillet. 31 juillet Les corps d'un homme et d'une femme, en état de décomposition avancé, et qui semblent avoir été tués à coups de barre de fer, ont été retrouvés le 31 juillet à Sétif par la police.

(AFP 2.8 / AFP 3.8) Une quarantaine de personnes ont été tuées en juillet dans des violences impliquant des groupes armés, violences qui ont fait environ 680 victimes depuis le début de l'année, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités. Le mois de juillet 2003 serait ainsi le mois le moins meurtrier depuis 1992, alors que celui de juin avait été marqué par un nombre bien plus important de victimes (plus de cent).

31 juillet-1er aout Trois personnes ont été tuées par un groupe armé à El Atba, près d'El Milia (w. Jijel). Selon l'agence officielle APS, les victimes appartiennent toutes à la famille d'un milicien local (GLD), lui-même tué. 1er aout Un homme a été enlevé par un groupe armé dans la forêt de Djebra, près de Kaous (w. Jijel). Deux bergers ont disparu dans les monts de l'Edough (w. Annaba), dans une zone de repli pour les groupes armés. 1er-2 aout Trois personnes (trois hommes) ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Ouled Ben Abdelkader (w. Chlef). 2 aout Le chef septuagénaire de la milice locale (GLD) et son épouse ont été assassinés par un groupe armé au douar Cherchar, à El Marsa, dans la région de Skikda. 5-6 aout Une femme a été assassinée à Oum El-Bouaghi. Premiere semaine d'aout Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe à leur passage à Malâab, dans la région de Tissemsilt, après une opération de ratissage dans la région de Remka. 8 aout Un milicien local (GLD) a été tué à Si Mustapha (est d'Alger). 9 aout Un garde communal a été tué dans l'explosion d'une bombe suivie d'une fusillade au passage de leur patrouille, à Ahnif (w. Bouira). Deux militaires ont été tués par l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille à Remka, dans la région de Relizane. 11 aout Un milicien local (GLD) d'Aïn Tagouraït (w. Tipasa) a abattu un autre milicien local, qui s'était introduit dans sa propriété pour y commettre des vols. 15 aout Un membre d'un groupe armé a été abattu à Meftah (w. Blida) par les forces de sécurité. autour du 15 aout Quatre personnes, dont une femme, ont été tuées dans l'explosion d'une bombe à Dayat Regab, dans la région de Messaâd (w. Djelfa). 21 aout Deux jeunes militaires ont été assassinés (égorgés) par un groupe armé à Beni Oualbène (w. Skikda), alors qu'ils revenaient d'un mariage. Trois membres d'un groupe armé ont été tués à Djebel Hedid, dans la région de Sidi Ben Abbès, lors d'une opération de recherche. 29-30 aout Un membre de la milice locale (GLD), sexagénaire, a été tué à Aïn Dheb (w. Tebessa). 30 aout Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe, suivie d'une embuscade tendue par un groupe armé (vraisemblablement du GSPC) au passage d'un convoi militaire, dans la forêt de Sid Ali Bounab (w. Tizi Ouzou). 31 aout Un membre de la milice locale (GLD) a été tué par un groupe armé à Beni Zid, dans la région de Skikda.

(AFP 2.9) Une trentaine de personnes ont été tuées pendant le mois d'août, et au moins 700 depuis le début de l'année, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

1er septembre Deux membre d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans la forêt de Begas (w. Bouira), entre Kadiria et Lakhdaria. 2-5 septembre Cinq membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués (trois le 2 septembre, deux le 5 septembre) dans les monts de Lalla Moussaâd et de Begas (w. Bouira) dans une opération de ratissage lancée par l'armée. 4 septembre Deux militaires ont été tués à Mizrana (w. Tizi Ouzou)dans l'explosion d'une bombe au passage de leur camion, dans une région où le GSPC est actif. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Gué de Constantine (Alger) lors d'une opération de contrôle d'identité. 11 septembre Un jeune homme a été tué par balles par un milicien local (GLD) à Dahmouni (w. Tiaret), dans des circonstances obscures. 16 septembre Un milicien local ("patriote") sexagénaire a été tué par un groupe armé le 16 septembre à Chetaïbi, près d'Aïn Barbar (w. Annaba). 17 septembre Neuf militaires ont été tués par balles à Oued Djemaâ (w. Aïn Defla), dans une embuscade tendue par un groupe armé au passage d'une patrouille de l'armée dans le Djebel Louh. L'affrontement entre le groupe armé et les militaires a également fait un mort dans les rangs du groupe armé. 18 septembre Un islamiste armé "repenti" a été assassiné à Omar (w. Bordj Menaïel) 19 septembre Le corps d'un islamiste armé "repenti" enlevé, puis abattu par un groupe armé a été retrouvé le 19 septembre à Oued Larbaâ, près d'Ouled Aïssa (w. Boumerdès). Un membre d'un groupe armé a été abattu dans un ratissage lancé par l'armée dans les Babors (w. Setif), et un autre le même jour à Hamza, près d'El-Aouana (w. Jijel). Un policier en civil a été assassiné (égorgé) par un groupe armé dans le douar El Glamine, près de Sfisef (w. Sidi Bel Abbès). 20 septembre Une personne a été tuée dans l'explosion d'une bombe près du douar Bensouna, à El-Hamdania (w. Medea). 20-24 septembre Une quinzaine de membres d'un groupe armé (du GSPC selon "El Watan") auraient été "éliminés" les 20 et 21 septembre, et quatre autres le 23 ou le 24 septembre, dans une opération de ratissage lancée par l'armée et les milices locales dans les monts Babors, dans la région de Sétif. Selon "El Watan", plus de 10'000 hommes auraient été engagés par l'armée dans cette opération. Les forces de sécurité auraient, selon "El Watan", délivré une trentaines de femmes et d'enfants retenus par le groupe armé, dont les survivants, au nombre d'une soixantaine, seraient encerclés, et retranchés dans un "hôpital" de fortune à Lakhnaket el Hamra. Le bilan de ce ratissage fait l'objet des informations les plus contradictoires, voire les plus invraisemblables. Les quotidiens "El Watan" et "El Youm", citant des sources "proches des militaires", annoncent un bilan de 150 membres de groupes armés du GSPC tués en deux semaines, dont 105 auraient été retrouvés "carbonisés" dans des grottes après des bombardements -ce qui suggère que ceux-ci aient été fait au napalm. D'autres journaux fournissent un bilan considérablement moindre du ratissage : une vingtaine de membres du GSPC tués selon les uns, 80 selon "El Youm" et "La Nouvelle République". Aucun bilan de pertes dans les rangs des forces de sécurité n'a été fourni, "El Watan" ne faisant mention que d'un nombre indéterminé de blessés. 21 septembre Une personne a été tuée dans l'explosion d'une bombe au passage de son véhicule dans la région de Médéa. 22 septembre Trois personnes, l'ancien chef de la section locale du FLN d'Hydra (Alger), sa femme et son beau-frère, ont été assassinées à l'arme blanche à Hydra. 23 septembre Deux membres de groupes armés ont été tués dans le massif de Collo, dans la région de Skikda, l'un à Beni Zid et l'autre à Oum Toub, par les forces de sécurité. Un membre d'un groupe armé a été abattu à Aïn H'djar (w. Bouira). Deux soldats ont été tués, dans une embuscade tendue à Allal (Lallalen), près d'Aït Yahia Moussa (w. Tizi Ouzou), par un groupe armé. 23-24 septembre Trois policiers ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Baghlia (w. Boumerdès), dans une zone où est actif le groupe armé du GSPC dirigé par l'"émir" Abou Bakr Abbas, alias "Selmane". 27 septembre Un membre d'un groupe armé a été tué à Collo, dans la région de Skikda, lors d'un accrochage avec les forces de sécurité. autour du 27 septembre Les cadavres de deux hommes, frères, ont été retrouvés à la frontière libyenne. A El Kerma, près d'Oran, le corps d'un homme d'une cinquantaine d'année, vraisemblablement assassiné, a été retrouvé dans un champ. 30 septembre Le chef de la milice locale de Tikouidjine, selon AP, ou un membre de la milice locale de Mizrana, près de Tigzirt (w. Tizi Ouzou), selon "Le Matin", a été abattu à Bordj Lazaïb dans une embuscade tendue par un groupe armé -du GSPC selon "Le Matin". Huit militaires ont été tués à Montgorno, près de Berrouaghia (w. Médéa), lors d'une embuscade tendue par un groupe armé à leur convoi. 30 septembre-1er octobre Un présumé "terroriste" a été abattu dans la à Merchicha, dans les monts de Bouhneche (w. Jijel), dans une embuscade tendue par les forces de sécurité.

(AP 30.9) Au moins 60 personnes ont été tuées en Algérie en septembre, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

Ce bilan ne tient pas compte de celui du ratissage lancé par les forces de sécurité dans la région des Babors, ratissage pour lequel les bilans les plus contradictoires, voire les plus invraisemblables (de 20 à 150 tués dans les rangs des groupes armés encerclés) ont été produits.

3 octobre Un garde communal a été tué dans l'explosion d'une bombe lors d'une opération de ratissage à Khenchela. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans un affrontement ayant opposé leur groupe (du GSPC selon "Le Matin") à l'armée, à Souanine, près de Dellys. 3-4 octobre Un membre d'un groupe armé (du GSPC selon "Le Matin") a été abattu à Thala Guilef (w. Tizi Ouzou) par l'armée. 4 octobre Un garde communal a été tué par un groupe armé à Helaïm, près de Beni Bouattab (w.Chlef). Trois membres d'un groupe armé du GSPC auraient été "éliminés" lors du ratissage lancé par les forces de sécurité dans les monts des Babors.

(AP 9.10 / AP 11.10 / El Watan 12.10 / Corr.) Un mois après son déclenchement, le bilan de la vaste opération de ratissage lancée par l'armée dans la région des Babors, opération qui mobilise 3000 militaires selon les responsables militaires, 11'000 selon "El Watan", et fait usage d'hélicoptères et de blindés, reste toujours aussi contradictoire, selon les sources. Après que "El Watan" ait annoncé fin septembre déjà un bilan de plus de 160 "terroristes" tués, en s'appuyant sur des sources "proches des combats", le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni a annoncé le 8 octobre un bilan considérablement moindre, d'une trentaine de tués au sein du ou des groupes armés encerclés, ce qu'"El Watan", qui a maintenu son propre bilan de "plus de 160 terroristes tués dont plusieurs émirs, 48 autres capturés, 47 femmes délivrées et 35 enfants libérés", a pris comme une désinformation venant d'un ministre "beaucoup plus préoccupé par la réelection de son président-candidat que par une opération de lutte antiterroriste dont les résultats viendraient contredire les bienfaits de la Concorde" en indiquant que le nombre de "terroristes" encore en activité et en armes serait bien plus important que celui (quelques centaines) reconnu officiellement.

Le 10 octobre, le général Fodhil Bey, chef de la première région militaire algérienne, et responsable de l'opération dans les Babors, révisait encore à la baisse le bilan avancé par le ministre de l'Intérieur, et ne faisait plus état que d'une dizaine d'islamistes armés tués et de 28 autres capturés "après avoir épuisé leurs munitions", ainsi que 26 femmes et 88 enfants libérés. Selon "El Watan", la différence entre le bilan donné par l'armée et celui donné par la presse s'explique par le fait que l'armée "ne peut (...) comptabiliser les corps restés coincés dans plus de 100 refuges détruits". De source militaire, on a également fait un inventaire des armes récupérées sur les groupes armés, inventaire qui frappe par sa modestie (ce qui laisse supposer que le nombre de "terroristes" encerclés est bien moins important que ce qu'une partie de la presse annonçait) : deux fusils mitrailleurs, six fusils d'assaut kalachnikovs, quatre Seminov et 7 kg de TNT. "El Watan" n'en annonce pas moins que "la katibat Essouna, constituée de 17 à 30 éléments, est totalement décimée, celle d'El Feth l'est partiellement".

Par ailleurs, le seul bilan fourni des pertes dans les rangs des forces de sécurité est de deux militaires tués et onze blessés.

9 octobre Un policier a été tué (égorgé) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Seriana (w. Batna). Un membre d'un groupe armé a été tué par l'armée à Dellys (w. Boumerdès). Un membre d'un groupe armé a été tué dans un accrochage avec les forces de sécurité à Beni Bechir, près de Skikda. 9-10 octobre Deux personnes ont été assassinées à l'arme blanche à un "faux barrage" tendu à Zana, entre Batna et Sétif. 10 octobre Un milicien local ("patriote") a été tué en sautant sur une mine pendant un ratissage le 10 octobre dans la forêt de Bergouga, dans la région d'Azzazba (w. Skikda). 11 octobre Un militaire et deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage près d'Oued El Aneb (w. Annaba) Deux membres d'un groupe armé et un soldat ont été tués dans un accrochage à Boukachabia, près d'Oued El Aneb (w. Annaba). 11-12 octobre Le conducteur d'un camion a été abattu par la police dans la région de Corso (w. Boumerdès). 13 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans le ratissage engagé par l'armée depuis un mois dans la région des Babors, contre des éléments de deux "phalanges" du GSPC. Un berger a été assassiné par un groupe armé près de Heranfa (w. Chlef). 13 au 18 octobre Au moins quinze membres du GSPC aurait été tués dans une opération de ratissage lancée par l'armée le 13 octobre dans la région de Tigzirt, en Kabylie. 14 octobre Un garde communal (ou un "patriote", milicien local, selon "El Watan") a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille, à Aïn Barbar (w. Annaba). 15 octobre Un habitant d'Oum-Drou, près de Chlef, a été abattu par un policier à l'intérieur du siège de la municipalité. Le fils de l'Ambassadeur d'Algérie à Islamabad (Pakistan) a été enlevé dans la nuit du 14 au 15 octobre, puis emmené à Peschawar, où il a été retrouvé mort, et mutilé. La famille est convaincue que Amine Sferdjelli, 34 ans, a été assassiné parce que son père est ambassadeur d'Algérie. Un garde communal a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage de sa patrouille à Berrahal. 17 octobre Deux policiers ont été tués dans une attaque au mortier artisanal (heb-heb), suivie d'une fusillade, commise par un groupe armé contre un convoi de CNS à Zemmouri (w. Boumerdès). 19 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par des militaires à Sfisef (w. Sidi Bel Abbes). Un membre de la milice locale ("patriotes") a été tué par un groupe armé près de Sidi M'barek, dans la région de Saïda. 23-26 octobre Entre une dizaine et une vingtaine de membres du GSPC auraient été tués dans une opération de ratissage lancée en Kabylie, dans la zone d'Adekar où de source militaire plus d'une centaine de membres du GSPC se seraient installés. 25 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade par l'armée dans la forêt de Stamboul, près de Bouhanifia (w. Mascara). autour du 25 octobre Deux militaires ont été tués dans l'explosion de mines artisanales lors d'un ratissage engagé par l'armée contre les maquis du GSPC d'Adekar, à la limite des wilayates de Tizi Ouzou et de Bejaïa. 27 octobre Un membre d'un groupe armé du GSPC a été tué dans un affrontement avec les forces de sécurité à Bougantas (w. Annaba). 28 octobre Un garde forestier et ancien garde communal a été assassiné par un groupe armé près de Cap Djinet, dans la région de Boumerdès. 29 octobre Trois personnes ont été assassinées par un groupe armé entre Ahmeur el Aïn et Sidi Rached, (w.Tipaza), dans une zone où opèrent des éléments des GIA de Rachid Abou Tourab.

(AFP 28.10) Au moins 57 personnes, dont une quarantaine de membres de groupes armés, ont été tuées en octobre dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités. Depuis le début de l'année, le même type de bilan fait état de plus de 820 personnes tuées. Ces bilans ne tiennent pas compte de ceux, très contradictoires et parfois fantaisistes, des opérations de ratissage lancées par les forces de sécurité dans plusieurs régions, dont celle des Babors.

(Le Quotidien d'Oran 3.11) Selon le ministère français des Affaires étrangères, qui se base sur les informations publiées dans la presse algérienne, 634 personnes (dont 163 civils, 190 membres des forces de sécurité et 282 terroristes présumés) ont été tuées en Algérie dans le premier semestre 2003 dans des actes de violence impliquant des groupes armés ou les forces de sécurité. Pour 2002, les chiffres donnés par le Quai d'Orsay sont de 1562 personnes tuées, dont 633 civils, 278 membres des forfces de sécurité et 651 terroristes présumés; pour 2001, de 2238 tués, dont 769 civils, 381 membres des forces de sécurité et 1088 terroristes présumés; pour 2000, de 2920 tués, dont 1103 civils, 640 membres des forces de sécurité et 1177 terroristes présumés.

1er novembre Un membre du GSPC a été abattu à Zouaghi (w.Constantine) le 1er novembre par les forces de sécurité. 1er-2 novembre Deux jeunes hommes ont été assassinés à Ouled Djemaâ, près d'Oum Toub (w. Skikda) par un groupe armé. 3 novembre Un ancien membre d'un groupe armé, grâcié libéré après 7 ans de prison, a été assassiné à Larbatache (w., Boumerdès) par le frère de l'une de ses victimes (un officier de police enlevé et assassiné en 1994). Le frère de l'islamiste armé a à son tour décidé de se venger du meurtrier de son frère, et ne le trouvant pas, en a grièvement blessé le père. 4 novembre Un garde communal a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Mechat, dans la région de Jijel. 5 novembre Six membres d'un groupe armé ont été tués dans un ratissage engagé par l'armée dans la zone d'Assas, près de Sebdou, dans la région de Tlemcen. 7 novembre Un milicien local (GLD ou garde communal) et sa fille de 14 ans ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Oum Toub, dans la région de Skikda. Huit membres d'un groupe armé, dont selon certaines sources leur émir, ont été tués dans un ratissage engagé par l'armée dans le djebel Khalifa, près de Youb (w. Saïda). Un garde communal a été tué par un groupe armé à Zayane, près de Meftah (w. Blida) Deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués par l'armée à Ouled Aïch, près de Relizane. 9-10 novembre Un ancien membre, "repenti", d'un groupe armé islamiste a été abattu à Dellys, dans la région de Boumerdès, par un groupe armé, dont l'un des membres a été abattu par les forces de sécurité. 10 novembre Un milicien local (GLD) a été abattu par un groupe armé à Ouled Ali, près d'E-Milia, dans la région de Jijel. Un membre d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité à Aïn Trid, dans la région d'Aïn Defla. 10-11 novembre Deux soldats ont été tués entre Sahel Boubarak et Sidi Daoud, dans la région de Boumerdès. Un premier soldat (un réserviste) a été abattu à un "faux barrage" tendu par un groupe armé, qui a piégé son corps, dont l'explosion a tué un second soldat. 11 novembre Un membre d'un groupe armé a été tué par des gardes communaux à Tassadourth, près de Tizi Ouzou. L'agence officielle APS annonce quant à elle l'"élimination" d'un "terroriste" par l'armée près du carrefour du Tirmitine. 12 novembre Deux militaires et trois membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage à Oued Djemaâ, près de Khemis Miliana, dans la région d'Aïn Defla. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus près de Ras El Ma et un troisième à Telagh (ou Tefsour), dans la région de Sidi Bel Abbès, par les forces de sécurité. Un homme a été tué dans l'explosion d'une bombe à Sidi Mezghiche (w. Skikda), alors qu'il se rendait à la mosquée à la rupture du jeûne. 14-15 novembre Un jeune homme a été enlevé et assassiné par un groupe armé à Azouza (w. Boumerdès). 17 novembre Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité dans le douar El Amamra, près de Meftah, dans la Mitidja. 18 novembre Un garde communal a été abattu par un groupe armé à Arbid-Ali, près d'El-Aouana (w. Jijel). Un membre d'un groupe armé du GSPC a été abattu par les forces de sécurité à Bouzezga, près de Khemis El Khechna (w. Boumerdès). Un gendarme a été abattu dans l'attaque d'un café d'Henchir-Toumeghni (w. Oum El Bouaghi) par un groupe armé. 19 novembre Un ancien milicien local ("patriote") a été enlevé et assassiné à El Ancer (w. Jijel) par un groupe armé Un membre d'un groupe armé a été abattu à Larbaâtache. 20 novembre Un garde communal, son frère et une troisième personne, un voisin, ont été assassinés à un "faux barrage" dressé par un groupe armé près de Hammam Righa, dans la région d'Aïn Defla. 21 novembre Un garde communal a été assassiné à Cap Djinet (w. Boumerdès) par un groupe armé. 23 novembre Un chauffeur de taxi a été assassiné à à Tiaret. Un ancien membre, "repenti", d'un groupe armé a assassiné trois personnes (deux frères et la fille de l'un d'eux) au douar Remlilia (w. Chlef). 23-24 novembre Trois personnes (un père et ses deux enfants d'une vingtaine d'années) ont été assassinées par un groupe armé près d'Oued Sbaâ (w. Sidi Bel Abbes). 27 novembre L'émir Saoudien Tallal Ibn Abdelaziz Arrachid, poète, directeur d'une revue littéraire, apparenté à la famille royale d'Arabie Saoudite, a été assassiné à Dhayet El Guelb, près de Messaâd, (w. Djelfa) par un groupe armé. 28 novembre Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Ras Bouira (w. Bouira) par les forces de sécurité. 30 novembre Un entrepreneur de Dellys, établi à Alger, a été enlevé par un groupe armé à Sahel Boubarek, près de Sidi Daoud (w. Boumerdès). 1er decembre Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans la wilaya de Bouira, entre Lakhdaria et Souk El Khemis. 2 decembre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans l'attaque d'une maison leur servant de refuge à Sidi Bel Abbès, le 2 décembre. 3 decembre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un affrontement avec les forces de sécurité à El Mouala, près d'El Kerma (w. Oran). 5 decembre Un policier de la Sûreté urbaine de Ténès (w. Chlef) a été assassiné devant son domicile par un homme armé d'un pistolet automatique. Deux membres présumés du GSPC ont été "éliminés" à Ouled Larbaâ (w. Boumerdès) par l'armée. Deux membre d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité dans les maquis de Djebahia (w. Bouira). 6 decembre Un policier a été assassiné par un groupe armé à Aomar-Gare (w. Bouira). Un militaire a été tué dans un accrochage avec un groupe armé lors d'une opération de ratissage à Oued El Chergha, près de Theniet El Had (w. Tissemsilt) 12 decembre Un gardien de prison a été assassiné (égorgé) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à M'chounach, entre Biskra et Batna. Un membre d'un groupe armé à été tué par l'armée à Gouraya. 13 decembre Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une opération des forces de sécurité, entre Boudouaou El Bahri et Reghaïa, dans la région de Boumerdès. 14 decembre Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée au douar Zerouala, dans la région de Mascara. 17 decembre Deux policiers ont été tués par deux hommes armés à Médéa. 18 decembre Six membres d'un groupe armé, dont deux femmes, ont été tués dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité à Aïn Defla, dans une zone d'opérations de la Houmat Daâwa Salafia. Trois personnes, dont une femme, ont été assassinées par un groupe armé à Laghouat. Un homme a été assassiné à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Mers El Hadjadj, dans la région de Mascara. 22 decembre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec les forces de sécurité à Souk El Thénine (w. Tizi Ouzou). 25-26 decembre Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération militaire près de Megata (w. Boumerdès). 26 decembre Le corps d'un membre d'un groupe armé a été retrouvé le près des Issers (w. Boumerdès). autour du 27 decembre Un membre d'un groupe armé a été "éliminé" lors d'une opération de ratissage dans la forêt de M'sila, près d'El Hassi (w. Oran). 29 decembre Deux policiers ont été assassinés à Belouizad, au centre d'Alger, par deux hommes armés. Il s'agit du premier attentat reconnu à Alger par les autorités depuis le début de l'année. 30 decembre Un membre d'un groupe armé du GSPC et un civil ont été tués dans un accrochage entre l'armée et le groupe armé dans la wilaya de Tizi Ouzou, à Aït Yahia Moussa, près de Draâ El Mizan, selon "Liberté", à Tizi Ghenif selon "Le Quotidien d'Oran" (qui ne fait pas état de la mort d'un civil)

(AFP 13.1) Au moins 900 personnes, dont au moins 430 membres de groupes armés, ont été tuées en 2003 dans des violences impliquant les groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

2004

2 janvier Un entrepreneur de Baghlia a été enlevé à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Baghlia et Sidi Daoud (w. Boumerdès). 2-3 janvier Un membre d'un groupe armé et un militaire ont été tués dans un affrontement près du douar Beni Fouda, dans la région de Tidjelabine (w. Boumerdès) 12 janvier Un policier, un membre d'un groupe armé (du GSPC selon la presse) et un civil ont été tués dans un accrochage à Oran, dans la Medina Djedida. 13 janvier Un membre d'un groupe armé a été tué à El Hamiz, dans la banlieue d'Alger, dans une opération des forces de sécurité. 14 janvier Une femme a été tuée dans l'explosion d'une bombe à Djimla (w. Jijel). 18 janvier Un "repenti" (ancien membre d'un groupe armé) a été tué dans l'explosion d'une bombe à Leghdira, dans le massif de Collo (w. Skikda). 20 janvier Un membre d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité à Oued Tlelat, dans la région d'Oran. 26 janvier Trois membres d'un groupe armé ont été tués près du barrage de de Fergoug (w. Mascara). Deux membres d'un groupe armé ont été tués près du douar Rehamnia, dans la région de Relizane, dans une opération de l'armée. Quatre membres d'un groupe armé ont été tués dans une offensive de l'armée à la frontière malienne, au sud de Tamanrasset. 27 janvier Deux militaires et un garde communal ont été tués dans un attentat entre Mazer et Tigzirt (w. Tizi Ouzou). Un civil (un ancien membre "repenti" d'un groupe armé, selon "Liberté) a été abattu par un groupe armé dans le quartier algérois des Eucalyptus.

Trois membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité près de Mohammadia (ouest). 28-31 janvier

(AP 1.2 / Le Temps 2.2 / Le Soir 3.2 / AP 5.2 / Le Matin, El Watan 7.2) Un groupe armé du GSPC a été "neutralisé" par l'armée au sud d'In Salah, le 31 janvier, a annoncé l'agence officielle APS, de source de l'état-major de l'armée. Le groupe a été "intercepté" alors qu'il tentait de "s'infiltrer par la frontière algéro-malienne à bord de quatre véhicules", annonce l'état-major, qui ne précise ni combien de membres du groupe ont été tués, ni de quel côté de la frontière l'opération de l'armée algérienne a été menée. Selon la presse, 13 membres du groupes auraient été mis hors de combat, et une autre opération de même nature serait prévue. Selon "Liberté", des experts américains auraient assisté l'armée algérienne, qui aurait bénéficié des images des satellites espions américains positionnée au-dessus de la région. Cette assistance américaine serait à nouveau accordée pour l'opération à venir. Selon l'armée, le groupe du GSPC intercepté le 31 janvier convoyait une grande quantité d'armes (mortiers, mitrailleuses, lance-roquettes, kalachnikovs, fusils à lunette, pistolets), d'équipements de communication (dont onze téléphones satellitaires) et de munitions destinés aux autres groupes du GSPC, et achetées "à des trafiquants d'armes de pays limitrophes subsahariens avec l'argent de la rançon payée par un pays occidental concerné par la libération de ses otages au Mali, en août dernier". L'armée ne précise pas de quel pays "occidental" il s'agit, mais des informations jamais confirmées officiellement par l'Allemagne font état depuis des mois d'une rançon de 5 millions d'euros, payée par le gouvernement allemand pour obtenir la libération de 32 touristes enlevés par un groupe armé dans le Sahara algérien début 2003. Dans ce groupe figuraient également des touristes suisses. C'est la première fois qu'une source officielle algérienne annonce qu'une rançon a été payée pour obtenir la libération des otages du groupe armé qui les détenait au Mali.

Huit membres d'un groupe armé (du GSPC selon la presse) ont été tués, à une date indéterminée, dans une opération menée par les forces de sécurité depuis le 28 janvier dans la région de Boumerdès, opération qui se poursuivait le 4 février.

Au moins 44 personnes, dont 38 membres de groupes armés, ont été tués en janvier, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

5 fevrier Cinq policiers ont été tués à Boghni (w. Tizi Ouzou), par un groupe armé, vraisemblablement du GSPC et fort de dix membres selon "Liberté". 7 fevrier Deux policiers ont été tués par deux hommes armés alors qu'ils étaient de faction à un barrage à Miliana, dans la région d'Aïn Defla. Un membre d'un groupe armé a été tué dans la région de Lakhdaria lors d'une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans les monts de Lalla Setti, aux limites des wilayates de Saïda et Sidi Bel Abbès, et un autre dans un accrochage près d'Ouled Omar (w. Bouira 8-10 fevrier Trois ou quatre membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans une offensive de l'armée contre les maquis de Zemmouri et Sidi Daoud (w. Boumerdès). La presse avance un bilan de six membres de groupes armés et trois militaires tués. Le 8 février, un "émir" du GSPC aurait été été tué dans la forêt de Chouicha. 9 fevrier Un militaire et un garde communal (deux selon "Le Quotidien d'Oran") ont été tués dans l'explosion de deux bombes au passage d'une patrouille à Mazer (Mizrana, w. Tizi Ouzou). 10 fevrier Un membre d'un groupe armé a été tué dans le djebel Boutayeb, près d'Azzaba (w. Skikda), dans une opération de ratissage de l'armée. 10-11 fevrier Quatre civils ont été abattus à la terrasse d'un café à El Kennar (w. Jijel) par un groupe armé (fort de vingt éléments du GSPC selon l'agence officielle APS) 12 fevrier Sept gendarmes ont été tués par un groupe armé, de neuf personnes selon les sources sécuritaires, à Tighremt, à l'ouest de Bejaïa. 14 fevrier Trois membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués le à Aïn Salah (w. Tamanrasset) dans une opération de l'armée. L'un des trois hommes serait de nationalité malienne. Le groupe ferait partie de ceux que dirige, dans le sud algérien, "Abderrazak le para", émir du GSPC. 16 fevrier Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité à Beni Snous, dans la région de Tlemcen. 17 fevrier Un milicien local ("patriote") a été tué par un groupe armé au douar Hadj Ahmed, près de Zemmouri (w. Boumerdès). Deux clients d'un salon de coiffure, dont un militaire en permission, ont été tués par des policiers, qui croyaient avoir affaire à des "terroristes" selon "Le Matin", à Djendel (w. Aïn Defla), ou par trois inconnus armés (qui ne seraient pas des "terroristes") au centre-ville d'Aïn Defla, selon "Liberté". 17-18 fevrier Un homme d'une trentaine d'année a été assassiné, et décapité, ès de Boghar, dans la région de Ksar El Boukhari. Selon "Le Matin", il s'agirait d'un milicien local. 20 fevrier Un ancien garde communal a été assassiné à Legata (w. Boumerdès) par un groupe armé, de la katibat "El Ansar" du GSPC selon "Le Matin". 23 fevrier Deux membres d'un groupe armé (du GSPC selon "Le Matin"ont été tués par les forces de sécurité à Rouiba (w. Boumerdès). Un membre d'un groupe armé a été tué à Ammi Moussa, dans la région de Relizane. 24 fevrier Un agent municipal de la voirie a été tué dans un attentat à la bombe, à Baghlia. 25 fevrier Une personne a été tuée à Oued Smar, par un gendarme, pris d'une crise de démence selon "Liberté", qui a fait usage de son arme dans une décharge publique, lors d'une opération de destruction de pétards. 26 fevrier Un membre d'un groupe armé a été tué près d'Ammi Moussa (w. Relizane) par les forces de sécurité. 27 fevrier Un gendarme et un garde républicain (deux gendarmes, selon "La Dépêche de Kabylie") ont été tués par un groupe armé à un "faux barrage" tendu à Boukerdane, près de Boudouaou. Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité à Ouled S'rour, près de Relizane. 28-29 fevrier Un jeune homme a été assassiné, égorgé, à El Koudiat, près de Bouchtata (w. Skika), par un groupe armé.

(Corr) Au moins une cinquantaine de personnes ont été tuées en Algérie dans le courant du mois de février dans des violences impliquant des groupes armés et/ou les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

6 mars Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par des policiers dans la montagne de Tamshit, au sud de Batna. 7 mars Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé entre Tadmaït et Sidi Ali Bounab (w. Tizi Ouzou). 8 mars Deux membres d'un groupe armé, dont l'"émir" du groupe, Krimo "El Fermache", ont été tués par la police à Ouled Haddadj ou dans le douar Srour, à Bendaoud (w. Boumerdès). 8-16 mars 17 membres de groupes armés du GSPC ont été tués dans des opérations menées l'est algérien, dans les wilayas de Medea, M'sila et Djelfa, selon l'agence officielle APS. Deux membres d'un groupe armé ont été tués le 8 mars à Ksar El Boukhari (w. Medea), huit le 11 mars près d'Aïn El Melh (w. M'sila), un le 12 mars à Oued Abdelmadjid (w. M'sila), six le 16 dans la région de Djebel Boukhil (w. Djelfa). 10 mars L'Imam Abou Hafs, de la mosquée Larbaouid d'El Harrach, à Alger, a été assassiné à Bellevue (Alger) par un homme armé, aidé de deux complices. Un ancien membre d'un groupe armé ("repenti") a été abattu à Beaulieu (Alger) par un groupe armé. Un membre d'un groupe armé du GSPC a été tué dans une opération lancée par l'armée dans les monts de Ghzerwal (w. Boumerdès). 12 mars Quatre militaires ont été tués dans la région de Tebessa dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi. Un accrochage s'en est suivi avec le groupe armé auteur de l'embuscade. Cinq membres du groupe armé ont été tués dans l'affrontement. Deux membres d'un groupe armé (ont été tués par les forces de sécurité lors d'un ratissage à Garet (w. Khenchela). 12-13 mars Deux personnes, dont un ancien conseiller municipal de Benchoud, ont été tués dans un café (ou devant leur domicile) du douar Oued Oubey, à Dellys (w. Boumerdès), par un groupe armé. 14 mars Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue dans la région de Lakhdaria par un groupe armé. Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec l'armée à Aïn Kechra, près de Collo. 16 mars Huit personnes ont été tuées dans une embuscade tendue par un groupe armé, dont les membres portaient des tenues militaires, à El Fernane (w. Medea) entre Berrouaghia et Medea, à un convoi funéraire, comportant deux ambulances et un camion. 17 mars Le chef octogénaire d'une milice locale ("patriotes") a été tué à El Aouana, dans la région de Jijel, par un groupe armé. Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage de sa patrouille à Guerrouaou, dans la région de Médéa. 19 mars Trois membres d'un groupe armé ont été tués à Ouled Rechache, dans la région de Khenchela, par les forces de sécurité. 21 mars Un jeune homme de 22 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe placée sur la porte de son domicile par un groupe armé, à Aïn Barbar (w. Annaba) 23 mars Un policier (frère du maire de Bouzeguène) a été tué, le 23 mars à Azazga (w. Tizi Ouzou) dans un hold up commis contre une agence de la Banque de développement local par un groupe armé, qui s'est emparé de 1,4 million de dinars et de 28'000 euros. 24 mars Un homme a été assassiné à son domicile à Hamadi Krouma (w. Skikda) par un groupe armé, qui s'est emparé des bijoux de sa femme. Un membre d'un groupe armé a été abattu à Bordj Menaïel, alors que le groupe tentait de racketter des habitants. 24-25 mars Un membre de la milice locale ("patriotes") a été tué par un groupe armé dans le douar Ayayda, à Ouldja (w. Relizane). Dans la même région, une jeune fille de 21 ans a été enlevée par un groupe armé. 26 mars Un policier a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé dans le maquis de Ghzerwal, au dessus de Baghlia (w. Boumerdès). 27-28 mars Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par la garde communale à Ouled Bouchia (w. Bouira). 27-29 mars Quatre membres d'un groupe armé ont été tués lors d'un ratissage lancé par l'armée dans la région de Bordj Thar (w. Jijel). 30 mars Un milicien local ("patriote") a été tué à Seth Guentiss (w. Tebessa) par un groupe armé. 31 mars Un membre d'un groupe armé a été tué à Ouled Amiour (w. Jijel), par les forces de sécurité. Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité à Aïn El Hammam, dans la région de Skikda.

(AFP 3.4 / Corr) Au moins une septantaine de personnes, dont une majorité de membre de groupes armés, ont été tuées en mars en Algérie dans des violences impliquant les groupes armés et/ou les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

1er avril Un garde communal a été tué par un groupe armé dans le douar Ouled Boudekham (w.Boumerdès). 2 avril Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité dans la région de Boumerdès. ? avril Sept membres de groupes armés ont été tués, à une date indéterminée, début avril, dans une offensive de l'armée, lancée autour du 20 mars, contre les maquis islamistes de la région de Jijel. Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans le douar H'djar Enniss, un autre à Chefka, et trois autres à Ghedir El Kebch, près d'El Milia. 10 avril Un agriculteur sexagénaire a été retrouvé égorgé à Oued Sefioune (w. Sidi Bel Abbès). 11 avril Un ancien policier a été abattu par un groupe armé à Belcourt (Alger). Un membre d'un groupe armé à été abattu à Bir El Djir (w. Oran) par les forces de sécurité. 12 avril Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue à leur patrouille entre Oued Fallit et Oum Doum, dans la région de Saïda. 13 avril Un milicien local ("patriote") a été tué dans l'attaque par un groupe armé du camion qui les transportait, à Beni Bouateb (w. Chlef). 15 avril Un membre d'un groupe armé a été tué au centre d'Alger par la police. 18 avril Un membre d'un groupe armé a été tué à Oued Sfioun (w. Sidi Bel Abbès) dans un accrochage avec l'armée. Deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une mine pendant une opération de ratissage dans la région de Boumerdès. Les corps de deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été retrouvés entre Adekar et Bejaïa. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité à Dhaïa, dans la région de Sidi Bel Abbès. 19 avril Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Bourkika et Hameur El Aïn, dans la région de Tipaza. 19-20 avril Un policier de la sûreté urbaine de Tizi Ouzou a été abattu à Bordj Menaïel (w. Boumerdès) par un groupe armé. 20 avril Un membre d'un groupe armé a été abattu par l'armée à Garboussa, près de Mendès (w. Relizane). 15-22 avril "Au moins quatre terroristes" ont été "abattus" dans une opération de ratissage lancée autour du 15 avril par l'armée contre les maquis GSPC de Ghzerwal, au-dessus de Sahel Boubarak, Baghlia et Sidi Daoud (w. Boumerdès), opération lors de laquelle les forces de sécurité ont eu trois morts dans leurs rangs. 26 avril Quatre garde communaux ont été tués dans l'attaque de leur poste à Kerkera, dans le massif de Collo (w. Skikda), par un groupe armé de quatre éléments. 26-27 avril Trois personnes ont été enlevées et retrouvées le 27 avril égorgées dans la région de Beni M'chir (w. Tlemcen). 27 avril Un membre d'un groupe armé (le Houmet eddaoua essalafia) a été abattu dans le douar Rehahlia, près de Mendès (w. Relizane) par l'armée. 30 avril Deux personnes (des chasseurs) ont été assassinées par un groupe armé à Dharsat, près d'Ouldja (w. Relizane). Quatre personnes (des paysans, ou selon certaines sources des gardes communaux) ont été massacrées par un groupe arméà ; a Zoubiria, près de Berrouaghia (w. Medea) Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec les forces de sécurité à Larbaâ. Deux militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans la fortêt de Chrea (w. Bouira).

(AFP 2.5, corr) Au moins 50 personnes ont été tuées en avril dans des violences impliquant des groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

1er-2 mai Deux policiers ont été assassinés près de l'Ambassade de Grande-Bretagne, à El Biar (Alger) par deux hommes armés. Une famille de quatre personnes (les parents et leurs deux enfants de 5 et 9 ans) a été massacrée par un groupe armé dans le douar Sabonette, entre Ami Moussa et Oualdja (w. Relizane). Le père de famille était un milicien local ("patriote"). 3 mai Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité dans les maquis du djebel Medad, près de Thienet El-Had, dans la région de Tissemsilt. 4 mai Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité près de Beni Amrane (w. Boumerdès). 6 mai Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité à El Ancer, dans la région de Jijel. entre le 6 et le 8 mai Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de l'armée au douar Ouled Ziane, près de Keddara, à la limite des wilayates de Boumerdès et de Bouira. 17 mai Deux militaires ont été tués dans un attentat à la bombe perpétré par un groupe armé dans les maquis des Babors, dans la région de Sétif. 19 mai Un militaire a été tué dans l'explosion de trois bombes pendant un ratissage à Beni Snous, dans la région de Tlemcen. 21 mai Un militaire a été tué dans un attentat à la bombe au passage d'un convoi militaire, à Birem, près de Tadmaït (w. Tizi Ouzou). 22 mai Un membre d'un groupe armé a été tué dans un accrochage avec l'armée, lors d'une opération de ratissage dans les maquis de Sidi Ali Bounab (w. Tizi Ouzou). 24 mai Un chauffeur de taxi, porté disparu depuis le 22 mai à Tiaret, a été retrouvé assassiné près de Gueltat Sidi Saâd (w. Laghouat). 26 mai Un milicien local ("patriote") a été tué dans la région de Tlemcen Dans la même région, le corps d'un adolescent, égorgé, a été retrouvé. 27 mai Une personne a été tuée à Tissemsilt par un groupe armé qui a mitraillé sa voiture. 30-31 mai Un militaire et deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue entre Theniet El Abed et El-Nawader (w. Batna), dans les Aurès, par un groupe armé, vraisemblablement du GSPC. 31 mai Deux membres d'un groupe armé ont été tués à Titmitine (w. Tizi Ouzou) par l'armée. 1er juin Cinq personnes, dont une femme et un enfant, et un ou deux policiers, ont été tuées par un déserteur de l'armée le 1er juin à Mostaganem. Selon des témoins, le carnage aurait pour cause le refus de la famille d'une étudiante d'accepter son mariage avec le tueur. 1er-2 juin Deux membres d'un groupe armé ont été tués au douar Ouanougha, près de Chabet ou des Issers (w. Boumerdès) par l'armée. 2 juin Au moins dix membres des forces de sécurité ont été tués dans une embuscade tendue à leur convoi par un groupe armé, vraisemblablement du GSPC, à Tighremt, entre Boulimat et Azzefoun (w. Bejaïa). Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a revendiqué dans un communiqué daté du 3 juin, et diffusé sur son site internet, l'embuscade tendue le 2 juin "dans la région de Oued Addes" contre un convoi militaire. 4 juin Un membre d'un groupe armé a été tué à El Soumâa, près d'Adjiba (w. Bouira) par les forces de sécurité. 5 juin Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Neshima, près d'El Ancer, dans la région de Jijel. Un Commissaire de police (le chef de la Sûreté de la daïra de Mekla) a été tué à Chaïb, entre Azazga et Mekla (w. Tizi Ouzou), par un groupe armé, qui a tendu une embuscade à son véhicule. Un militaire a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé près d'Aït Mraou, dans la région de Larbâa Nath Irathen. 5-6 juin Une adolescente a été tuée dans l'attaque du domicile d'un membre de la milice locale (GLD) par un groupe armé à Remka (w. Relizane). 6 juin Quatre membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération des forces de sécurité dans la région d'Aïn Defla et de Tipaza. Deux membres d'un groupe armé ont été tués à Isahmène, près de Naciria, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. 7 juin Quatre membres d'un groupe armé et un garde communal ont été tués dans un accrochage entre un groupe du GSPC et les forces de sécurité dans la zone de Seriana (w. Batna). Deux personnes ont été tuées dans une embuscade tendue par un groupe armé à leur véhicule, dans la région de Médéa 8 juin Huit membres d'un ou deux groupe(s) armé(s) du GSPC ont été tués dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans la wilaya de Bajaïa, contre le groupe armé responsable de l'embuscade qui avait la semaine précédente coûté la vie à une dizaine de soldats. Un commissaire de police de Médéa a été assassiné à Zéralda, apparemment par un homme seul, et pour des raisons qui, selon la police, relèvent du droit commun et non du terrorisme. 9 juin Un militaire a été tué dans un accrochage avec un groupe armé à Si Mustapha, dans la région de Boumerdès. Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité, dans la région de Draâ Omar (w. Msila). 11 juin Un membre d'un groupe armé a été tué par une patrouille militaire à Mendès, dans la région de Relizane. 12 juin Un civil a été tué dans l'explosion d'une bombe dans la forêt d'El Hafaïr, près d'El Alia, dans la région de Skikda. 12 ou 13 juin Un garde communal d'Oued Taourira, dans la région de Merine (w. Sidi Bel Abbes) a abattu l'un de ses collègues d'une balle dans la tête, pour une raison indéterminée. mi-juin Quatre membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans le Djebel Chelâa (w. Batna). 15-16 juin Huit membre d'un groupe armé ont été abattus dans une opération de l'armée à Guerboussa, dans la région de Mendès (w. Relizane). 17-18 juin Une douzaine de membres du GSPC, dont son "émir national" (ou supposé tel), Nabil Sahraoui, et deux de ses lieutenants, Abi Abdelaziz, alias Okacha "Le Para" et Droukdel Abdelmalek, ainsi que le mufti du groupe, Mourad Khettab, ont été tués dans une vaste opération des forces de sécurité, mobilisant plusieurs milliers de soldats et de gendarmes, appuyés par l'artillerie et les forces aériennes, lancée contre les maquis du GSPC de l'Akfadou, d'El Kseur, Toudja et Beni Ksila, dans la wilaya de Beja&a. Nabil Sahraoui et ses lieutenants ont été tués le 17 juin près d'El Kseur. 19 juin Un membre d'un groupe armé a été tué par un membre de la milice locale ("patriotes") à Leghdira, près de Kerkera (w. Skikda). 21 juin Une forte explosion a gravement endommagé la centrale électrique du Hamma, qui alimente Alger, faisant au moins onze blessés. Le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni a déclaré que l'explosion était "apparemment d'origine accidentelle". Plusieurs journaux ont cependant évoqué l'hypothèse d'un attentat du GSPC, après l'élimination de plusieurs de ses chefs présumés, dont Nabil Sahraoui. Le GSPC a revendiqué dans un communiqué daté du 22 juin, publié sur son site internet et signé,. anonymement, de son service d'information, l'explosion. Le directeur général de la Sûreté nationale algérienne, Ali Tounsi, a finalement reconnu, le 6 juillet, que l'explosion était bien "un attentat à la voiture piégée". Autour du 21 juin Le corps d'un "terroriste" a été retrouvé pendu à un arbre dans les monts de Toudja (w. Bejaïa), lors d'un vaste ratiisage lancé par l'armé. 23 juin Trois bergers semblent avoir été kidnappés par un groupe armé dans la forêt de Metmata, dans la région d'Aïn Defla. Deux personnes ont été tuées par balles par un groupe armé à Bougara (w. Blida), dans un champ. 23-24 juin Cinq personnes, toutes de la même famille, dont un enfant de cinq ans, ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dans à Charchar (w. Medea) 26-27 juin Trois membres d'un groupe armé du GSPC, dont son "émir" Ali Bournani, dit "Ali Khadidja", ont été tués par l'armée dans le maquis de Harour et à Ouled Salem, dans la région de Khemis El Khechna. 27 juin Les corps de deux personnes enlevées ont été retrouvés par les forces de sécurité près d'Ouled Slama (w. Blida). Un pompier a été tué par l'explosion d'une bombe placée sous l'un des corps. Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Ouled Messaoud (w. Boumerdès) 28 juin Deux membres d'un groupe armé ont été tués à Cheraga (sud-ouest d'Alger) par les forces de sécurité. Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par les forces de sécurité dans le Djebel Ich Ali, dans la région de Batna.

(corr 29.6) Au moins 75 personnes, dont une majorité de membres de groupes armés et une vingtaine de membres des forces de sécurité, ont été tuées dans les 28 premiers jours de juin dans des violence impliquant les groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

2 juillet Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par les forces de sécurité dans le douar Ouled Attia, près d'Ouled Yaïche (w. Relizane). Deux gardes communaux ont été tués entre Selma et Texenna (w. Jijel), dans une embuscade tendue par un groupe armé du GSPC dont l'un des membres a été tué.

2-3 juillet L'"émir" local du GSPC pour la région de Keddara (w. Boumerdès), Abderrahmane Skadarli, a été tué dans une embuscade tendue par l'armée près de Keddara. 11-12 juillet Un homme de 49 ans a été enlevé lors de l'incursion d'un groupe armé à Bouraoui, dans la région de Collo. 12 juillet Un membre d'un groupe armé du GSPC a été tué à El Khenak, près de Collo (w. Skikda) par les forces de sécurité.

13-14 juillet Deux gendarmes ont été tués (égorgés, puis brûlés) après avoir été interceptés à un "faux barrage" tendu par un groupe armé (du GSPC selon "L'Expression") près d'Ahnif, dans la région de Bouira.

Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité à Kerkera, dans la région de Skikda. 16 juillet Un membre d'un groupe armé a été abattu dans la forêt de Tagouraya, près de Sidi Chaïb (Sidi Be-Abbès), dans une opération de ratissage de l'armée. 19 juillet Trois membres d'un groupe armé, vraisemblablement du GSPC, ont été tués dans une opération de l'armée, lancée début juillet, contre le maquis de Chouicha, entre Zemmouri et Cap Djinet (w. Boumerdès). 22-23 juillet Quatre membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité contre les maquis de la forêt de Chouicha, dans la région de Zemmouri, et les monts de Bouzezga, dans la région de Keddara (w. Boumerdès). 26 juillet Trois cadavres, testés de pierres, ont été repêchés dans le barrage de Taksebt w. Tizi Ouzou). Une quatrième personne est portée disparue depuis la nuit du 24 au 25 juillet. Il pourrait s'agir, selon "Le Jeune Indépendant", de consommateurs des bars illégaux installés le long des rives du barrage. Trois membres d'un groupe armé, du GSPC selon la presse, ont été tués à Hlaïma, près de Boudouaou (w. Boumerdès) par les forces de sécurité. 27-28 juillet Un membre de la milice locale (GLD), son chef selon "Liberté", a été tué à Talous, près de Frikat (w. Tizi Ouzou), par un groupe armé (du GSPC selon la presse). 28 juillet Deux membres d'un groupe armé, du GSPC selon "Liberté", ont été tués près de Dar el Beida, dans la périphérie d'Alger, par les forces de sécurité. Un militaire et un maire adjoint ont été tués par un groupe armé à Lakhdaria et Djelfa par des groupes armés. Le militaire a été tué à un "faux barrage" tendu près de Lakhdaria, et le Maire-adjoint de Deldoul (w. Djelfa), qui avait été enlevé le 28, a été retrouvé mort à Salmana le 30. 30 juillet Le chef d'une milice locale (GLD) a été tué à Frikat, dans la région de Mascara, par un groupe armé. 31 juillet Deux ou, selon les sources, trois membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée lors d'un ratissage engagé dans région de Fergoug (w. Mascara.). Selon "El Watan" et "Liberté", l'un des deux hommes abattus serait l'"émir" du groupe armé, Saïdi Bouhadjar, alias "Youcef". 31 juillet-1er aout Deux membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée lors d'une embuscade à El Ghricha el Matmar, dans la région de Relizane.

(Corr.) Au moins trente-cinq personnes ont été tuées en juillet, et au moins 320 depuis le début de l'année, dans des violences impliquant les groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan établi à partir des informations rendues publiques par les presse e/o les autorités.

1er aout Trois gardiens d'une société d'installation de lignes électriques ont été tués dans un attentat à la voiture piégée (ou dans une embuscade) commis par un groupe armé à Ouled Ali, près de Ziama Mansouriah,dans la région de Jijel. 11 aout Un militaire et un civil ont été tués par balles à un "faux barrage" tendu par un groupe armé du GSPC à Souk El Had (w. Boumerdès), sur la route de Lakhdaria. Un soldat et un entrepreneur ont été enlevés par un groupe armé à un "faux barrage" tendu près de Boghni. Le civil aurait été relâché contre rançon le lendemain, le militaire restant porté disparu. Mi-aout Une dizaine de membres du GSPC auraient été tués dans un affrontement interne au groupe, vers la mi-août, dans les maquis GSPC du massif de Collo, dans la région de Skikda. Selon "Liberté", l'"émir" de la phalange "Echouhada", Abou Moukatil, aurait fait exécuter une dizaine de membres de son groupe, soupçonnés de vouloir se rendre aux autorités. 17 aout Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille à Maala (w. Bouira). Le chef de la garde communale de Bir D'hab a été tué dans l'explosion d'une bombe lors d'un ratissage dans les maquis de Taka, dans la région de Tebessa. 23 aout Quatre ou cinq militaires et deux ou trois policiers ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé (du GSPC selon la presse) d'une à plusieurs dizaines de membres, à Tamsaout, près de Thenia (w. Boumerdès). 24 aout Un ou deux gendarme(s) a (ont) été tué(s) à Zemmouri (w. Boumerdès, sur une plage, par un groupe armé. 26 aout Cinq membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération des forces de sécurité contre les maquis du GSPC au sud-est de Boumerdès. 27-28 aout Un soldat a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille à Baghlia. 28-29 aout Six membres du GSPC auraient été tués dans une opération de retiissage lancée par l'armée contre les maquis de la région de Thenia. 29 aout Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité dans une embuscade tendue par les forces de sécurité dans la région de Relizane.

Au moins 350 personnes ont été tuées dans des violences impliquant les groupes armés e/o les forces de sécurité, depuis le début de l'année, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

2 septembre Un jeune homme a été tué par deux hommes armés à Aïn El Hamra, dans la région de Bordj Menaïel. Selon "La Nouvelle République", il se pourrait que la victime soit un cousin de l'"émir" Saâdaoui, du GSPC. Cinq bergers ont été tués par un groupe armé près de Merdjet Sidi Abed (w. Relizane). 11 septembre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée à H'sasna (w. Saïda). Un ancien milicien local (GLD) a été tué à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Naciria, dans la région de Boumerdès. 11-12 septembre Deux militaires et un garde communal ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé à Sidi Nâamane, dans la région de Cherchell. 11-13 septembre Trois membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Guerboussa, près de Mendès (w. Relizane). Un autre membre d'un groupe armé a été abattu dans la même région, lors de la même opération, le 13 septembre. Selon la presse, le bilan de l'opération de ratissage lancée par l'armée serait de huit à dix-sept membres d'un groupe armé abattus entre le 11 et le 13 septembre 16 septembre Quatre gardes communaux ont été tués dans l'explosion d'une bombe près de Kouif (w. Tebessa). Quatre membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée dans un affrontement survenu dans les maquis de Mizrana, dans la région de Boumerdès. Un ancien membres de la milice locale (GLD) a été tué à Naciria, par un groupe armé. 17 septembre Cinq militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule près d'Oued Jeddi, dans la région de Messâad (w. Djelfa). 18 septembre Quatre personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Kalous, dans la région d'Aomar (w. Bouira). 25-26 septembre Un membre d'un groupe armé a été abattu à Sidi Salem, près de Boudouaou. 27 septembre Six miliciens locaux (4 "patriotes" et 2 GLD) ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé à Sidi Bouziane, près de Belaâs (w. Aïn Defla). 29 septembre Un membre d'un groupe armé (du GSPC selon "El Watan") a été tué dans un accrochage à Asequif Netmana, près d'Aïn El Hammam (w. Tizi Ouzou). 30 septembre-1er octobre Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans le massif forester de Bouhmani, dans la zone d'Aïn Zaouia, dans la région de Draâ El Mizan. 2-3 octobre Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par les forces de sécurité dans la zone d'Anssour El Bia, près de Sendjas, aux limites des wilayas de Chlef et Tissemsilt 3 octobre Deux membres d'un groupe armé, dont son "émir" (Abdelghani Bougeli, selon "El Watan") ont été tués dans un affrontement entre le groupe et la police dans le quartier algérois de Belcourt. 5 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Zbarbar et Lala Oumessad, dans la région de Lakhdaria. 8 octobre Un membre d'un groupe armé a été tué à Tizi Rached par les forces de sécurité. Plusieurs membres d'un groupe armé ont été tués, ainsi qu'un sous-officier de l'armée, dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans les monts de l'Edough, entre Aïn Barbar et Chettaïbi. 9 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité entre la zone d'Oued Aïsi et le pont de Tamda, près de Tizi Ouzou. 9-12 Quatre membres d'un groupe armé ont été tués entre le 9 et le 12 octobre dans le djebel Chekaïba lors d'une opération de ratissage lancée par l'armée dans le massif de l'Enough, dans la région d'Annaba. 12-13 octobre Trois jeunes hommes ont été tués à Larbaâ (w. Blida) par un groupe de trois hommes armés, qui ont attaqué un magasin d'appareils électroménagers et s'y sont emparés d'un stock de téléphones portables et d'argent. 21 octobre Un homme a été tué par un groupe armé à Tirmitine (w. Tizi Ouzou). 22 octobre Quatre personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Sidi El Madani (w. Blida). Seize ou dix-sept personnes, pour la plupart de jeunes hommes, supporters de football, ont été massacrées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dans la région de Médéa. 24 octobre Un ancien membre, "repenti", d'un GIA a été retrouvé égorgé au douar Kouadjelia, près d'Oued Fodda (w. Chlef). Il était porté disparu depuis quatre jours. 25-26 octobre Deux ou trois militaires, un ou deux policier(s) et un civil ont été tués le 25 octobre à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Bezazwa entre Tizi Ghennif et Draâ el Mizan. Une opération de ratissage a ensuite été lancée par les forces de sécurité dans la nuit du 25 au 26 octobre, et sept membres du groupe armé auteur du "faux barrage" auraient été tués. 26 octobre Un policier de la Sûreté de Souk Ahras a abattu deux ou trois de ses collègues, avant de se donner la mort. Un militaire a été tué et un autre blessé à Bouidal, près d'Ammal (w. Boumerdès) par un groupe armé. 29 octobre Deux gendarmes ont été tués par un groupe armé dans la région d'Adrar. Le groupe aurait également enlevé un guide. 29-30 octobre Deux membres d'un groupe armé, dont l'"émir" du groupe, Abdelghani Berbachi, ont été tués par les forces de sécurité dans une opération de ratissage lancée dans les monts Babors (w. Setif). 31 octobre Un militaire a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à El Karimia (w. Chlef). 1er novembre Un militaire a été tué dans une embuscade tendue à El Karimia, dans la région de Chlef, par un groupe armé. 4 novembre Deux policiers ont été tués par un groupe armé à Relizane. 5 novembre Deux jeunes filles ont été assassinées à Mendès, près de Relizane, par un groupe armé. Un ex-milicien local ("*patriote") a été tué dans le douar Abouda, près de Boudouaou, par un groupe armé. 7 novembre Deux gardes communaux et un membre d'un groupe arné ont été tués dans un accrochage à Sidi M'hammed Benaouda, près de Relizane. Deux personnes ont été tuées dans la région de Tebessa.

8 novembre Un policier et un civil ont été tués au sortir d'un café de Jijel par un groupe armé. 9 novembre Un membre d'un groupe armé a été abattu par l'armée près de Sidi Ali Benyoub (w. Sidi Bel Abbès). 11 novembre Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille à Ghedir, près d'El Kennar, dans la région de Jijel. Un gendarme a été tué dans l'explosion d'une bombe à Sidi Chaïb (w.Sidi Bel Abbès). 14 novembre Un garde communal de 38 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe près de Telagh (w. Siddi Bel Abbes) 24 novembre Un milicien local ("patriote") a été tué dans une embuscade à Dahoulia, entre Oum Djerane, El Hassasna et Maamoura (w. Saïda). Le chef d'un détachement de la garde communale de Moulay Touhami (w. Saïda) et son adjoint ont été tués par un autre garde communal. 1er decembre L'"émir national du GIA" (en fait, le chef de l'un des derniers GIA encore en activité) Chaabane Younes, alias "Lyes", a été tué à Chlef, par les forces de sécurité. 4 decembre Un membre d'un groupe armé a été abattu à Moukoufa (w. Jijel) dans une embuscade tendue par l'armée au groupe armé. 1ere semaine de decembre Six membres de groupes armés ont été tués dans des opérations de ratissage menées par l'armée dans l'ouest. Un membre d'un groupe armé a été tué dans un ratissage mené dans la région de Beni Bouateb, et cinq autres dans un ratissage mené dans le massif de Saf Saf (w. Tiaret). 12 decembre Deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués à Tazmalt el Kaf (w. Tizi Ouzou) par les forces de sécurité. L'un des deux hommes serait l'"émir" du groupe du GSPC de Beni Douala. 23 decembre Un gardien de nuit, ancien milicien local (GLD) a été égorgé à Collo, dans la région de Skikda, par un groupe armé. 24 decembre Six membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec les forces de sécurité, près de Sidi M'hamed Ben Aouda dans la région de Relizane. 28-29 decembre Trois personnes, d'une même famille (un père et ses deux filles), ont été assassinées à Boukhers (ou Boukhris), entre Kheraïssia et Birtouta, dans la banlieue est d'Alger, par un groupe armé. Ce triple meurtre s'est finalement révélé avoir été l'oeuvre d'un proche, en conflit avec le père de famille. Trois membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité près de Kerkera, dans le massif de Collo (w. Skikda). Les corps de deux autres membres du groupe ont été retrouvés quelques jours plus tard dans la même zone.

2005

1er janvier Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans la région de Stamboul, près d'Ouled Bouziane (w. Mascara), lors d'une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité. 3 janvier Un officier supérieur, 13 soldats et cinq miliciens locaux (GLD) ont été tués près de Rias El Miad (w. Biskra) dans une embuscade tendue par un groupe armé. Un membre d'un groupe armé a été abattu près d'Aït Mesbah (w. Tizi Ouzou) dans une embuscade tendue par l'armée. 9 janvier Neuf membres d'un groupe armé, probablement du GSPC, ont été tués lors d'une opération de ratissage lancée par l'armée dans les monts de Boukhil, dans la région de Biskra. date inconnue Le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni a annoncé le 12 janvier qu'une dizaine de membres du dernier GIA actif ont été tués "récemment" (le ministre n'a pas donné de date) à Tissemsilt et Mascara. 12 janvier Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par les forces de sécurité et les milices locales (GLD) à Keddara. 19 janvier Un enseignant d'El Idrissia (w. Djelfa) a été tué à son domicile par des inconnus. Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité à Messaâd (w. Djelfa). Un militaire a été tué à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Taourirt-Ighil, près d'Adekar (w. Bejaïa). 21 janvier Trois femmes) ont été tuées dans l'explosion d'une bombe placée dans un mausolée dans le cimetière d'Aïn Roman, près de Mouzaïa (w. Blida). 27 janvier Un "taleb", mi-marabout, mi-exorciste, de Constantine, ancien agent de la Protection civile, a été assassiné à Constantine, à l'arme blanche, par un homme qui a pu s'enfuir. Fin janvier Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus à Aïn Hadjar (w. Saïda) par les forces de sécurité, à une date non précisée, fin janvier.

(corr) Au moins quarante personnes, dont une moitié de membres des forces de sécurité, ont été tuées en Algérie depuis le début janvier, dans des violence impliquant les groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

1er fevrier Trois membres d'un groupe armé et un officier de l'armée ont été tués dans un accrochage près de Taffessour (w. Sidi Bel Abbes). 3 fevrier l'"émir" d'un groupe armé du GSPC, About Talha, chef d'"El Marikh", a été tué dans un accrochage avec les forces de sécurité à Cap Djinet (w. Boumerdès). 4-5 fevrier Quatre membres d'un groupe armé (du GSPC selon la presse) ont été tués dans un ratissage lancé par l'armée dans la région de Sidi Daoud (w. Boumerdès). 6 fevrier Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de l'armée et de la milice locale (GLD) à Ouled Aissa (w. Boumerdès). 10 fevrier Un homme d'une trentaine d'années a été abattu par un policier à Belkheir (w. Guelma). Selon "El Watan", le policier a fait usage de son arme après avoir été agressé, ainsi que sa fiancée, par trois jeunes hommes. 13 fevrier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité au nord de Béchar. 14 fevrier Un membre d'un groupe armé (du GSPC selon "El Watan") a été abattu entre El Ancer et El Milia (w. Jijel), dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. 2eme semaine de fevrier Sept membres de groupes armés ont été tués lors de plusieurs opérations des forces de sécurité dans la région de Boumerdès (un à Cap Djinet, quatre à Sidi Daoud et deux à Naciria). 18 fevrier Le GSPC annonce sur son site internet avoir tué 10 militaires dans une embuscade tendue à un convoi militaire dans la région de Batna. La presse annonce que quatre militaires et plusieurs islamistes armés ont été tués dans une embuscade tendue par le GSPC, dans le Djebel Akoukar, dans la région de Batna. 24 fevrier Deux membres du GSPC ont été tués dans des opérations de ratissage engagées par l'armée contre les maquis de Mizrana, Sidi Ali Bounab, Si Mustapha et Azeroual (w. Boumerdès).

(AP 12.3) Au moins 200 personnes ont été tuées depuis le début de 2005 jusqu'au début mars, dans des violences impliquant les groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

10 mars Trois policiers ont été tués dans une attaque lancée par un groupe armé à Bouira. 13-14 mars Un membre d'un groupe armé a été abattu à Ouled Hallal (w. Medea) par l'armée. 24 mars Deux soldats ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Thenia (w. Boumerdès) 25 mars Un policier de la Sûreté urbaine d'El Milia a abattu une femme et ses deux filles, lors d'une rixe de voisinage, en usant de son arme de service, à Boucharef, près de Settara (w. Jijel). 25-26 mars Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité à Bouira. fin mars Deux membres d'un groupe armé (du GSPC selon "Le Quotidien d'Oran") ont été tués dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans le Djebel Labiad, dans la région de Tebessa. 27 mars Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à Sendjasm dans l'Ouarsenis (w. Chlef). Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité près de Zemmouri. 31 mars Trois militaires ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé dans la région de Draâ el Mizan. 31 mars - 1er avril Un soldat et un membre d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage entre El Maïn et Belaâs (aux limites des wilayates d'Aïn Defla et de Chlef). 1er avril Un membre d'un groupe armé a été tué à Ouled Larbaâ, près de Sidi Daoud (w. Boumerdès) 3 avril Trois gendarmes et un garde communal ont été tués près de Soussanm dans la région de Dellys, dans l'attaque par un groupe armé d'un convoi militaire escortant un fourgon cellulaire transportant des détenus de droit commun de Bordj Menaïel à Dellys. 5 avril Vingt-et-une personnes ont été massacrées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Mouilah, près de Souhane, dans la région de Larbaâ. 14 personnes ont été massacrées sur place, et leurs corps brûlés. Les corps de deux jeunes filles enlevées par le groupe armé, et de cinq jeunes supporters d'une équipe locale de football ont été retrouvée le 8 avril. 9 avril Deux membres d'un groupe armé ont été tués par la police à Oued Stita, dans la région de Tizi Ouzou. Un jeune homme a été retrouvé assassiné par arme à feu à son domicile, à Aït Izid, près de Souk El Tenine. 13 avril Deux ouvriers agricoles ont été tués dans une attaque par un groupe armé près de Ramka (w. Relizane). Trois gardes communaux et deux agents des forêts ont été tués par l'explosion d'une bombe dans une station météorologique près de Stah (w. Tebessa). 23 avril Trois gardes communaux et un douanier ont été tués, par un groupe armé à El Amra (w. Aïn Defla). Deux frères ont été tués par un groupe armé à Tiberkanine (w. Aïn Defla). Un douanier a été tué près d'Oujda, à la frontière algéro-marocaine. Le Maire d'Irraguène, dans la région de Jijel, a été abattu dans une embuscade tendue par un groupe armé à El Mnakach. C'est le troisième Maire d'Irraguène à être assassiné par les groupes armés depuis le début des années '90. 3 mai Un garde communal a été tué dans l'explosion d'une bombe à Ksar El Boukhari, au passage de son véhicule, dans une région d'activité du groupe armé du GSPC de l'"émir" Soane. 10 mai Un membre d'un groupe armé a été tué près de Boumerdès, dans un accrochage avec l'armée, le 10 mai. Cinq membres d'un groupe armé (du GSPC selon "L'Expression") ont été abattus près de Boudjeriou, dans la région de Constantine. 12 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu à Skikda par les forces de sécurités. Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus lors d'une opération des forces de sécurité déclenchée après une embuscade tendue par le groupe armé près de Filfila, dans les hauteurs du massif de Collo, embuscade ayant fait six blessés dans les rangs militaires. 14 mai Trois membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité à Aïn el Kheïr, dans la région de Medea, et deux autres à Djebel Sidhoum (w. Jijel). 15 mai Seize militaires ont été tués dans une embuscade tendue à Stah Guentiss, dans les Aurès (w. Jjel) à un convoi militaire par un groupe armé (du GSPC, selon "Liberté") Un membre du groupe armé a également tet tué dans l'embuscade. 16 mai Quatre membres d'un groupe armé ont été tués, dans une opération lancée par les forces de sécurité dans la région de Khenchela, contre le groupe armé responsable de l'embuscade du 15 mai. Au total, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur, "quatorze terroristes ont été neutralisés dans différentes wilayas (à Constantine, Jijel, Khenchela, Medéa, Dellys et Lakhdaria) lors d'opérations de ratissage menées, ces derniers jours" 17-18 mai Trois militaires, dont un officier, et deux membres d'un groupe armé, ont été tués dans un accrochage lors d'un ratissage dans la forêt de Lalla Moussaâd (w. Bouira). 26 mai Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Gouraya, dans la région de Tipaza 27 mai Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe près de Birbouche, dans la région d'Aïn Defla. 27-28 mai Trois membres de la garde communale de Khemis Miliana ont été tués, et deux autres enlevés lors de l'attaque, le 27 ou le 28 mai, de la caserne des gardes communaux par un groupe armé dirigé. 29 mai Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Harchoune, dans la région de Chlef. 30 mai Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé ( du GSPC selon "Liberté") à une patrouille de l'armée, dans les maquis de Keddara, près de Boumerdès. 4 juin Au moins une quinzaine (jusqu'à une vingtaine) de militaires mauritaniens ont été tués, une vingtaine blessés, deux ont disparu et cinq à neuf assaillants tués dans l'attaque d'une base militaire mauritanienne à Lemgheity, en plein désert à 400 km de Zouerate, près de la frontière algérienne, par un groupe armé, du GSPC ou à tout le moins formé par le GSPC selon les autorités mauritaniennes, et fort d'une centaine d'hommes. Le GSPC a revendiqué l'attaque le 6 juin, sur son site internet, dans un communiqué affirmant que l'action menée en Mauritanie est une "revanche pour nos frères arrêtés dans la dernière série d'arrestations en Mauritanie" et une riposte au "complot américain" dans la région. L'attaque a été suivie de violents combats entre les militaires et le groupe armé. 7 juin Treize gardes communaux, participant à des opérations contre les groupes armés, ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur camion dans le Djebel Boukhil, près d'Aïn Rich, dans la région de M'Sila. 9 juin Un membre d'un groupe arné a été abattu par l'armée à Aïn El Hammam (Kabylie), alors qu'il tentait de rallier un maquis du GSPC. 13 juin Trois gendarmes, dont un brigadier, ont été tués dans une embuscade tendue près de Tipaza. 17 juin Un garde communal (deux selon certaines sources, deux policiers dont un officier selon "Le Quotidien d'Oran") a été tué dans l'explosion d'une bombe lors d'un ratissage dans la région du mont Boukhil (w. Djelfa). 18 juin Le Chef de la Brigade mobile de la Police judiciaire de Djelfa et un autre policier ont été tués par une bombe à El-Djer (w. Djelfa). 19-20 juin juin Un soldat a été tué le 19 juin, et un autre le 20 juin, lors d'un ratissage dans les maquis de Mizrana, entre les wilayates de Boumerdès et de Tizi Ouzou. 23 juin Un policier a été tué dans un double attentat à la bombe à Boumessaoud, près d'Azzefoun (w. Tizi Ouzou). Fin juin Deux membres d'un groupe armé ont été tués à une date inderminée lors d'une opération de ratissage déclenchée fin juin dans le massif de Sidi Ali Bounab. 30 juin "Au moins treize" (selon "El Watan") membres d'un groupe armé et un officier de l'armée ont été tués dans un affrontement dans la région frontalière entre l'Algérie et le Mali, apparemment en territoire malien, d'où un convoi de véhicules transportant des hommes et des armes se dirigeait de Kidal en direction de Bordj Badji Mokhtar, en Algérie, avant d'être intercepté par l'armée algérienne. 1er juillet Un Garde communal de Boualem (w. El-Bayadh) a tué son autre garde communal à l'intérieur du cantonnement de la garde, apparemment par accident. 5 juillet Cinq personnes ont été tuées à Snissa, près de Hachem (w. Mascara), dans ce qui apparaît comme une dispute familiale, dégénérant avec l'utilisation d'armes à feu attribuées à ces familles dont plusieurs membres font partie des milices locales (GLD). Le père, la mère et deux enfants d'une famille, et un enfant de la famille parente, ont été tués dans l'affrontement. 6 juillet Trois militaires et un civil ont été abattus à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Tizi Ouzou et Boghni. 16 juillet Cinq personnes (trois gardes communaux, l'adjoint au maire de Tachta et un ouvrier municipal) ont été tuées dans une embuscade tendue par un groupe armé à un convoi de gendarmes, gardes communaux, élus locaux, pompiers et ouvriers municipaux revenant d'une opération contre un incendie de forêt à Tachta, près d'El Abadia (w. Aïn Defla). 27 juillet Deux diplomates algériens enlevés le 21 juillet à Bagdad ont été assassinés par leurs ravisseurs. Un communiqué émanant apparemment du groupe d'Abou Moussab Al Zarkaoui mais dont l'authenticité n'a pas été confirmée a annoncé cette exécution. Le 23 juillet, les ravisseurs des deux diplomates, se présentant comme le groupe d'Al Qaida en Irak, avaient revendiqué l'enlèvement. Cinq jours après l'exécution par leurs ravisseurs des deux diplomates algériens, le site internet du groupe de Zarkaoui, repris par plusieurs sites islamistes et chaînes satellitaires arabes, publiait un communiqué du groupe démentant être responsable de l'enlèvement et de l'assassinat des deux hommes. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, a admis que le groupe responsable de l'enlèvement des deux diplomates avait tenté d'entrer en contact avec le gouvernement algérien, qui avait accepté le contact, mais sans qu'une suite y soit donnée par les ravisseurs, qui n'ont formulé aucune revendication d'aucune sorte. Le GSPC algérien avait quant à lui félicité le 24 juillet, dans un communiqué publié sur internet, ses "frères d'Al Qaida" pour l'enlèvement des deux diplomates, actes que le groupe armé a qualifié d'"acte de djihad".

Communiqué du Secrétariat national du Front des Forces Socialistes (FFS) :

jeudi 28 juillet 2005

Le FFS, Président, premier secrétaire national, élus locaux ainsi que l’ensemble des militants et sympathisants, dénoncent de toute leur énergie, l’odieux forfait qui a ôté la vie à deux compatriotes dans l’exercice de leurs fonctions.

Le FFS partage profondément la douleur des familles Belaroussi et Belkadi et leur présentent leurs condoléances les plus respectueuses .

Force est de souligner aujourd'hui plus que jamais que les peuples arabes ne sortiront pas des cycles de la violrence voire de guerres civiles aussi longtemps que leur sera fermée la voie de la démocratie , de l'Etat de droit , et de la bonne gouvernance , du parler vrai de la tansparence et de l'obligation pour les gouvernants de rendre des comptes à des institutions légitimes .

Cette exécution barbare, au surplus médiatisée effrontément , nous rappelle la triste époque coloniale et les exécutions ciblées commises par les pouvoirs dictatoriaux de la post-indépendance.

Cette exécution nous rappelle à nos devoirs et à nos responsabilités :

C’est tenter de donner un sens à ces morts et aux milliers d’autres victimes moins médiatisées, passées et futures que de rappeler à nos gouvernants, à nos opposants, à nos élites et à tous les citoyens et citoyennes, l’urgence d’une mobilisation sans frontières des forces politiques pour imposer la démocratie , l''émancipation sociale et la médiation pacifique des conflits.

27 juillet Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à l'entrée d'Amizour, par les forces de sécurité.

(AP 3.8, corr) Au moins cinquante personnes ont été tuées dans des violences impliquant les groupes armés e/o les forces de sécurité pendant le mois de juillet, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

2 aout Trois membres d'un groupe armé ont été tués à Mendès (w. Relizane) par l'armée. 4 aout Deux militaires et un civil ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé contre un convoi militaire dans la zone de Gouraya, dans la région de Tipaza. 12-13 aout Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage qui a suivi un attentat à la bombe perpétré par un groupe armé dans la région de Batna, faisant une dizaine de militaires blessés. 16 aout Trois personnes ont été assassinées à Aïn Romana (w. Blida) par un groupe armé. 17 aout Un policier a été tué et son épouse grièvement blessée à Zemmouri (w. Boumerdès) dans l'explosion de sa voiture, piégée par un groupe armé. Un berger a été assassiné par un groupe armé dans les monts de Mizab, près de la frontière marocaine. 17 ou 18 aout Un islamiste armé "repenti" a été abattu par un groupe armé à Lakaâoun (w. Skikda). 18 aout Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité lors d'une opération de ratissage dans les maquis de Collo (w. Skikda). 18-21 aout Dix membres d'un groupe armé ont été tués lors d'une opération de ratissage engagée dans le Djebel Louh (w. Medea) par les forces de sécurité. 19 aout Six personnes, dont un douanier et un ancien militaire, ont été massacrées au Ravin Bleu (w. Batna) par un groupe armé, fort d'une quarantaine d'éléments selon la presse. 29 aout Un membre d'un groupe armé a été abattu dans les forêts de Tikedja (w. Bouira). 31 aout Le Maire d'Ammal (w. Boumerdès) a été abattu à un "faux barrage" tendu par un groupe armé.

(AP 17.8, 20.8, corr.) Au moins cinquante personnes ont été tuées en Algérie en d'août, et une centaine depuis le début juillet, dans des violences impliquant des groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

1er septembre Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus à Beni Amrane (w. Boumerdès) par les forces de sécurité.

2 septembre Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Aït Ouabane, en Kabylie, par les forces de sécurité. début septembre Trois membres de groupes armées ont été tués lors d'une opération de ratissage lancée par l'armée dans la région de Bouira. 7 septembre Une personne a été tuée par un groupe armé à Ouled-Aïssa (w. Boumerdès). 13 septembre Le chef de la brigade de gendarmerie de Benchoud (w. Boumerdès) a été abattu dans un café d'Oued Khdache par un groupe armé. Trois militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe, suivie d'une fusillade, au passage de leur convoi entre Souinane et Sahel Boubarak, près de Sidi Daoud (w. Boumerdès). 14 septembre Deux membres d'un groupe armé dans une opération des forces de sécurité à Djebel Dar El-Oued, au-dessus de Tiddis, dans la région de Constantine. 16 septembre Un gendarme et deux miliciens locaux (GLD) ont été abattus par un groupe armé près de Siouane (w. Skikda. 22 septembre Sept militaires et deux civils ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Selma (w. Jijel). Deux personnes ont été assassinées (égorgées, puis décapitées) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Tamalous (w. Skikda). 24 septembre Deux gendarmes de la brigade de Rebahia ont été tués au centre de la localité par deux hommes armés. 25 septembre Deux miliciens locaux ont été tués dans la région d'Aïn Defla, dans une embuscade tendue par un groupe armé. 26 septembre Trois militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi, lors d'une opération de ratissage à Ouzina, dans la région de Djelfa. 29 septembre Deux personnes ont été tuées dans l'explosion d'une bombe à la périphérie de Saïda.

(Corr.) Au moins une cinquantaine de personnes, dont une majorité de membres des forces de sécurité, des milices et des groupes armés, ont été tuées au cours du mois de septembre, dans des violences impliquant les groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations redues publiques par la presse e/o les autorités.

1er octobre Deux civils ont été tés dans l'explosion d'une bombe au passage de leur voiture, dans la wilaya de Médéa. Un berger sexagénaire a été assassiné, et décapité dans la wilaya de M'Sila.

3 octobre Deux civils ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Redjel Sidi Ziane, dans la région de M'sila. 6 octobre Cinq membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité dans une embuscade tendue par la police près de Skikda. 8 octobre Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'un véhicule de l'armée à Tertara (w. Boumerdès). 9 octobre Trois membres d'un groupe armé et un milicien local ("patriote") ou un garde communal ont été tués dans une opération de l'armée dans la région de djebel El Hammar de Bentrif (w.Saïda). Le propriétaire d'un café et un militaire en permission ont été assassinés à Oum Ketita, près de Skikda, par un groupe armé. 15 octobre Trois membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité près de Tiberkanine (w. Aïnt Defla). Un jeune homme a été abattu par deux hommes en voiture à Beni Douala. 16 octobre Deux policiers ont été abattus par deux hommes à Aïn Bessam, dans la région d'Aïn Defla. Quatre soldats et sept à neuf membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage dans la forêt de Rabta (w. Bouira) Cinq membres d'un groupe armé cerné dans les forêts entre Tazrout et Beggas, dans la région de Draâ El Mizan, ont été tués 17 octobre Trois jeunes gens ont été tués dans l'explosion d'une bombe à Aïn El-Kebira, dans la région de Nedroma. 18 octobre Quatre gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue à leur patrouille par un groupe armé à El Kennar, dans la région de Jijel. Un milicien local (GLD) et sa fille ont été assassinés près d'El Milia. 30 octobre Un policier a été tué dans un accrochage avec un groupe armé à Taher, dans la région de Jijel. Le groupe armé avait tendu une embuscade à une patrouille de la police. 31 octobre Deux civils ont été tués dans un attentat à Corso, près de Boumerdès, après la rupture du jeûne.

(AFP 2.11) Au moins 65 personnes ont été tuées en Algérie pendant le mois de Ramadan (du 4 octobre au 2 novembre), selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités. C'est plus que pendant les ramadans 2004 (40 personnes) et 2003 /63 personnes), mais bien moins que lors des ramadans précédents (340 personnes tuées lors du ramadan 2000, un millier lors du ramadan 1997).

p>

6 novembre
Les corps de trois hommes, morts depuis un mois, ont été retrouvée dans le maquis de Djerrah, 
près d'Ammal (w. Boumerdès). 

Fin novembre
Un militaire et quatre membres de groupes armés ont été tués fin novembre 
dans des affrontements entre forces de sécurité et groupes armés dans les wilayates de Tebessa et Knehchela.

13 decembre
Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité dans un accrochage dans les maquis d'Ammal, près de Boumerdè.

21 decembre
Un militaire (garde-côte) a été tué dans un attentat à la bombe 
contre une vedette de surveillance des garde-côte, à quai dans le port de Dellys.

21-22 decembre
Quatre membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue au groupe par l'armée 
près du douar M'sabhia (w. Aïn Defla).

25 decembre
Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Chettia, près de Chlef.

28 decembre
Le gardien d'une entreprise a été abattu le 28 décembre entre Hamza et Touafra (w. Jijel) par un groupe armé. 

29-30 decembre

(La Tribune 2.1) Un gendarme a été tué dans un accrochage entre un groupe armé et une patrouille de gendarmerie, à la sortie d'Aïn Bessam (w. Bouira).

(L'Expression 13.12) Au moins une septantaine de personnes ont été tuées entre le début octobre et la mi-décembre en Algérie. Selon "L'Expression", la majorité des attentats commis par les groupes armés l'ont été entre Boumerdès et Bejaïa

2006

janvier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité dans la première semaine de janvier, dans la région de Boumerdès. Quatre salariés de la Société des eaux ont été assassinés le 3 ou le 7 janvier, selon les sources, entre Der Der et Tarik Ibn Ziad, près de Theniet El Had, dans la région de Tissemsilt (w. Aïn Defla), par un groupe armé qui a tendu une embuscade à leur véhicule. 9 janvier Trois membres d'un groupe armé ont été abattus par l'armée lors d'une opération de ratissage dans les maquis d'Azeroual, au dessus de Baghlia et de Sidi Daoud. 16 janvier Un membre d'un groupe armé a été abattu à Oued El Aneb (w. Annaba). 17 janvier Un soldat et un membre d'un groupe armé (un mufti du GSPC, Ahmed Zerabib) ont été tués dans un accrochage à Toudja (w. Bejaïa). 19 janvier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité à un barrage à Lambese, sur la route de Tazoult (w. Batna). 1er-2 fevrier Un homme a été tué à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Draâ El Khemis, entre Bouderbala et Lakhdaria (w. Bouira). 16-17 fevrier Deux membres d'une milice locale (GLD) d'Oued Taouirra (w. Sidi Bel Abbès) ont été tué à El Menzeh, le premier dans une embuscade, le second dans l'explosion d'une bombe placée sous le cadavre du premier. 17 fevrier Une fosse commune contenant les restes de six personnes a été découverte près de la forêt de Louza, à Zerouala (w. Sidi Bel Abbes). Les six corps découverts auraient été inhumés en 1996 et selon "Le Quotidien d'Oran" seraient ceux de victimes de groupes armés. 6 mars Un étudiant en droit de 22 ans a été assassiné à l'arme blanche à Annaba. Le crime semble crapuleux. 9-10 mars Un ancien "émir" du GSPC, Abdelkrim Kadouri, qui fut conseiller militaire de Hassan Hattab puis lieutenant d'"Abderrazak le Para" avant de se rendre aux autorités et de s'activer pour que les membres d'autres groupes armés fassent de même, a été abattu à El Oued, par un groupe armé. 15 mars Trois militaires ont été tués près d'Aïn Rich, dans la région de M'sila dans l'explosion d'une mine. 16 mars Quatre membres d'un groupe armé auraient été tués dans un ratissage lancé par l'armée dans le djebel Maâsfen (w. Aïn Defla). Un militaire a également été tué dans l'opération. 23 mars Quatre paysans, dont deux sexagénaires, ont été assassinés par un groupe armé à Zerakia, près de Bouarfa (w. Blida). Un membre du GSPC a été tué à Amal (w. Boumerdès par la police). Selon "Liberté", il s'agirait d'un "émir" connu sous le nom de Abou Mohamed. 24-25 mars Le Maire FLN de Bouchoud, dans la région de Boumerdès, a été assassiné par un groupe armé. Deux personnes (un paysan et un chauffeur de camion) ont été tués à Sidi Daoud, dans la région de Boumerdès, par un groupe armé. 7-8 avril Treize agents et responsables des douanes ont été tués et un porté disparu dans une embuscade tendue le 7 à leur convoi à Ouardhia, sur la route d'In Salah, au sud de Ménéa (w. Ghardaia) par un groupe armé présenté comme affilié au GSPC par la presse et les autorités, mais qui pourrait tout aussi bien être un groupe de contrebandiers. Dans l'opération de ratissage lancée après l'embuscade par les forces de sécurité, un convoi de huit véhicules transportant entre une douzaine et une vingtaine de membres du groupe armé ont été abattus le 8 avril et un important stock d'armes saisi. debut avril Un membre d'un groupe armé (du GSPC selon "Liberté") a été tué par les forces de sécurité près d'Ain Zouit. 14 avril Sept membres d'un groupe armé ont été tués dans la forêt de Guerrouche (w. Jijel) par les forces de sécurité. 15 avril Un chauffeur de taxi a été assassiné à Boubhir, près de Tazrout (w. Tizi Ouzou). 16 avril Un membre d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité à Aïn Chouga (w. Annaba). 18 avril Un membre d'un groupe armé a été abattu dans les monts de Sedat (w. Jijel) par les forces de sécurité. 20-21 avril Le chef d'une milice locale (GLD) d'Amestas, près de Keddara (w. Boumerdès) a été abattu par un groupe armé près de chez lui.

21 avril Trois membres d'un groupe armé ont été tués à Sidi M'hamed Benouda (w. Relizane) par les forces de sécurité. 23-24 avril Dix gardes communaux et un civil ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à El Kassa, entre Cheraïa et Tamalous (w. Skikda). 24 avril Un militaire et un membre d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage à Ammal (w. Boumerdès). 26 avril Un entrepreneur, Meziane Haddad, a été enlevé par un groupe armé dans la région de Tizi Ouzou. L'entrepreneur a été libéré dans la nuit du 30 avril au 1er mai, sain et sauf, après versement d'une rançon. Un agent de sécurité de l'entreprise a été poignardé et est mort de ses blessures.

(corr.) Au moins soixante personnes ont été tuées entre le 1er et le 24 avril dans des violences impliquant les groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

(Liberté 28.5) Selon les autorités, 12 personnes ont été tuées et trois blessées dans sept attentats commis en avril dans la wilaya de Skikda. La plupart des victimes sont membres des forces de sécurité et des milices locales ("Patriotes" et gardes communaux).

Un membre d'une milice locale (GLD) a été tué à Oum Toub, début mai. 6-7 mai Deux bergers septuagénaires ont été assassinés (égorgés, puis brûlés) à Sahel Sidi Mohamed Benayach, près d'Oued Djer (w. Blida. 1er au 10 mai Dix à vingt membres d'un groupe armé, dont son "émir", Abou Ayman, ainsi que trois femmes et 10 enfants, tous retranchés dans une grotte, ont été tués dans une vaste opération de l'armée dans les monts de Seddat (w. Jijel). Un milicien local a été tué dans l'opération. 19 mai Un ancien membre "repenti" de la katibate "EL Forkane" a été abattu à Oudjana (w. Jijel) par deux hommes armés qui seraient deux de ses anciens compagnons. 22 mai Plusieurs dizaines d'hommes armés ont attaqué et pris le contrôle de deux camps militaires à Kidal, au nord-est du Mali, dans la zone frontalière du Mali, du Niger et de l'Algérie. Deux soldats maliens auraient été tués dans l'attaque. 27 mai Deux gardes communaux ont été abattus dans une embuscade tendue par un groupe armé à Aïn Torki (w. Aïn Defla). L'"émir" présumé d'un groupe armé du GSPC, Bounis Redouane, a été abattu par la police à Dellys. 28 mai L'"émir" présumé d'un groupe armé, "Selmane" (Abbas Boubekeur), a été abattu entre Azzazga et Yakourène, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité

(Le Quotidien d'Oran 31.5) Dans les cinq premiers mois de l'année, au moins une quinzaine de membres des forces de sécurité et une vingtaine de membres de groupes armés ont été tués dans la wilaya de Boumerdès.

juin Dans une video mise en ligne le 11 juin sur un site internet islamiste, le GSPC annonce avoir exécuté (par égorgement) un gardien de prison de Tizi Ouzou. Ni la date de l'enlèvement, ni celle de l'exécution ne sont précisées. Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus dans la première semaine de juin, dans une opération menée par l'armée contre des maquis du GSPC de la zone de Kedara, Mezrena, Zemmouri et Delleys (w. Boumerdès). Un autre membre d'un groupe armé a été abattu dans un autre ratissage, à Texenna (w. Jijel). Un douanier a été assassiné à Tipaza par un groupe armé. le GSPC a revendiqué l'assassinat. Quatre gardes communaux ont été tués par un groupe armé à Aomar (w. Bouira) 14 juin Un officier de l'armée a été tué et un autre grièvement blessé dans une opération de ratissage entre El Ouinet et Oued Sebaaâ, dans la région de Ras El Ma (w. Sidi Bel Abbès), dans un attentat à la bombe. 20 juin Une dizaine de membres de la katibat El Ansar, du GSPC, auraient été "éliminés" dans une opération de l'armée à Ghzerwal, au-dessus de Sidi Daoud (w. Boumerdès). Six autres membres de groupes armés auraient également été "éliminés" dans deux autres opérations des forces de sécurité, à Bouzezga, Ouled Boudoukhan et Zararken. Cinq paysans, dont un octogénaire et en enfant de onze ans, ont été assassinés dans une embuscade tendue par un groupe armé à Aguenni, près de Chrea, dans la Mitidja. Cinq soldats ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé sur le mont de Mogornou, dans la région de Medea. 21-22 juin Sept militaires ont été tués dans une embuscade tendue au lance-roquette par un groupe arné à Ahnif, près de M'chedellah (w. Bouira). 23-24 juin 19 "terroristes" auraient été "abattus" par l'armée dans la zone d'Aïn Barbar (w. Annaba). 27-28 juin Un garde communal a été abattu à Ouled Bouchia, près de Bouira, dans une embuscade tendue par un groupe armé. 28 juin Deux militaires et un garde communal ont été tués dans l'attaque d'un poste de la garde communale à Bordj El Gaïd, dans la région d'Aïn Kechra (w. Skikda). 28-29 juin Deux gardes communaux ont été tués dans l'attaque par un groupe armé du GSPC (la phalange "Ibed Arrahmane") de la caserne de la garde communale de Bellouta, dans la commune de Sidi Abdelaziz.

(Corr.) Au moins septante personnes, dont une majorité de membres de groupes armés mais également une vingtaine de membres des forces de sécurité et des milices locales, ont été tuées dans le courant du mois de juin, dans des violences impliquant des groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse.

(El Watan 2.7) Un jeune homme a été assassiné et décapité le 1er juillet à Oued Bibi, près de Skikda.

(El Watan 3.7) Un ancien membre d'un groupe armé (du GSPC selon "El Watan" a été abattu le 2 juillet à Zemmouri, près de Boumerdès, par un groupe de trois ou quatre personnes (également du GSPC, selon "El Watan").

(El Watan 3.7) Plusieurs militaires ont été blessés dans un attentat à la bombe au passage de leur convoi, le 1er ou le 2 juillet, à Oued Nour, près de Bordj Menaiel.

(Liberté 5.7) Trois membres d'un groupe armé du GSPC ont été abattus le 3 juillet près d'Ikhlidjen, dans la région de Larbaâ Nath Irathen (w. Tizi Ouzou).

(Quotidien d'Oran 6.7) Trois gardes communaux ont été blessés, dont un grièvement, le 5 juillet dans un attentat à la bombe à Ammal, dans la région de Boumerdès.

(Quotidien d'Oran 8.7) Deux gardes communaux ont été tués et six autres blessés le 6 juillet sur le marché de Tidjelabine (w. Boumerdès) dans un attentat à la bombe. "Le Quotidien d'Oran" attribue l'attentat au GSPC.

(Quotidien d'Oran 12.7) Un apiculteur d'une trentaine d'années a été assassiné le 10 juillet à Zemmouri, près de Boumerdès, par un groupe armé. Selon "Le Quotidien d'Oran", la victime serait le frère d'un "émir" du GSPC, qui se serait rendu aux autorités fin 2004 ou début 2005.

(El Watan 12.7) Le chef, ancien gendarme sexagénaire, d'une milice locale (GLD) d'Annaba a été tué dans une embuscade autour du 10 juillet lors d'un ratissage. Un membre du groupe armé auteur de l'embuscade a également été abattu.

(El Watan 12.7) Cinq personnes (quatre gardes communaux et un milicien local, "patriote") ont été tuées et deux autres (des campeurs) blessées dans la nuit du 10 au 11 juillet dans l'attaque d'un camping de Larhat (w.Tipaza), par un groupe armé composé de six éléments selon "El Watan". Le camping est situé dans le centre de vacances de l'entreprise publique Naftal. Le groupe armé a obligé les campeurs à lui remettre leurs objets précieux et leurs téléphones portables, ainsi que des denrées alimentaires.

(El Khabar 16.7) Un jeune homme a été grièvement blessé, et a dû être amputé d'une jambe, dans l'explosion d'une bombe le 15 juillet à Mezab, au-dessus de Tebessa.

(El Khabar, Jeune Indépendant 20.7) Quatre gardes communaux ont été tués le 18 juillet lors d'une embuscade tendue par un groupe armé à Qasr Romani ou Aïn Nhas, près d'Aïn Benian (w. Aïn Defla).

(El Watan 22.7) Un ancien garde communal a été assassiné le 19 juillet à son domicile à Tanouna (w. Jijel) par un groupe armé, fort de huit éléments selon des témoignages.

(L'Expression 23.7) Plusieurs "terroristes" ont été abattus dans une opération des forces de sécurité lancée le 20 juillet dans la région d'El Milia, à la limite des wilayas de Skikda et de Jijel. Les forces de sécurité tentent de venir à nout d'un groupe armé qui serait, selon "L'Expression", fort d'au moins 35 éléments, sous la direction de l'"émir" Abou El Abbès.

(Corr) Au moins 18 personnes ont été tuées dans les dix premiers jours de juillet, une vingtaine dans les quinze premiers jours, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités. Ce bilan ne tient pas compte des pertes des groupes armés.

(L'Expression 1.8) 2 militaires ont été tués et un autre blessé le 30 juillet dans un accrochage avec un groupe armé (d'une dizaine de membres selon "L'Expression") à Oued Z'hour, dans la région de Jijel

(El Watan 10.8) Deux gardes communaux ont été blessés le 8 août dans un attentat à la bombe au passage de leur patrouille à Aït Boudoukhane, près de Chabet El Ameur (w. Boumerdès), et trois policiers ont été blessés dans un attentat à Ben Yamina, près de Boudouaou.

(El Watan 10.-8) Un homme a été assassiné le 9 août à un "faux barrage" tendu par un groupe armé (d'une dizaine de membres, selon "El Watan") à Oued Zeguerre, au sud de Skikda.

(El Khabar 12.8) Les corps de deux membres d'un groupe armé ont été retrouvés par l'armée le 10 août à Assoul (w. Bouira).

(El Watan 13.8, 15.8) Un garde communal et cinq militaires ont été blessés dans l'explosion d'une série de bombe actionnées à distance, explosant à leur passage, le 12 août à Sellal, entre Kadiria et Aomar (w. Bouira). En trois mois, six militaires ont été tués et 16 blessés, 5 gardes communaux tués et 7 blessés dans la wilaya de Bouira.

(AP 20.8) Un militaire a été tué et un autre blessé dans une embuscade tendue par un groupe armé entre Jijel et Skikda, le 18 ou le 19 août.

(AP 21.8) Trois membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans un accrochage avec l'armée à d'Alma, à la lisière des wilayas de Bouira et Tizi Ouzou, le 20 août.

(El Khabar 22.8) Le corps d'un ancien membre du GSPC a été retrouvé le 20 août par les forces de sécurité dans la forêt de Sidi Bouneb (w. Tizi Ouzou). Selon "El Khabar", l'homme a été abattu parce qu'il incitait des membres du GSPC à se rendre aux autorités.

(Liberté, El Khabar 23.8 / El Khabar 26.8) Un membre d'un groupe armé et un militaire ont été tués et trente-et-un militaire blessés, dans des affrontements lors d'une opération de ratissage engagée par l'armée le 21 août à Draâ El Mizan (w. Tizi Ouzou). "El Khabar" annonce l'encerclement de plusieurs dizaines de membres du GSPC, y compris des "émirs", dans la région d'Ahrach et les montagnes de Boumhani.

(Liberté, AP 23.8) Un membre d'un groupe armé a été abattu le 22 aout à Benzerga, près de Bordj El Kiffan, par les forces de sécurité, et un autre lors d'une opération de ratissage dans la région de Tikdja (w. Bouira).

(El Khabar 27.8) Un cadre du GSPC a été tué le 24 août à Bordj Elbahri, près d'Alger. Selon "El Khabar", "Abdelfatah" était le chef d'un réseau responsable de plusieurs attentats à la bombe commis dans la région d'Alger en août.

(El Watan 30.8) Deux policiers et un civil ont été tués le 29 août au centre-ville d'El Kseur par un groupe armé circulant en voiture

(El Watan 4.9) Le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni a annoncé le 3 septembre que 500 "terroristes" avaient été tués pendant les six mois de la période accordée aux membres des groupes armés pour se rendre, période se terminant fin août.

(Liberté 11.9) Quatre policiers et un civil ont été tués dans une embuscade tendue le 2 septembre par un groupe armé dans la zone de l'Akfadou, en Kabylie.

(El Khabar 13.9 / Jeune Indépendant 19.9) Un "Mufti" du GSPC, occupant selon des témoignages de "repentis" une fonction de "juge" au sein de l'organisation, a été abattu le 12 septembre dans une embuscade tendue par l'armée dans la forêt de Sidi Ali Bouneb (w. Tizi Ouzou), où les forces de sécurité ont lancé une opération de ratissage à la mi-septembre, faisant au moins un autre mort dans les rangs des groupes armés du GSPC implantés dans la zone.

(Liberté 1.10 / L'Expression El Khabar 3.10 / El Watan 9.10 / L'Expression 10.10) Un accrochage entre des éléments du GSPC et des rebelles touaregs maliens aurait fait plusieurs morts dans les rangs du GSPC le 27 septembre dans la nord du Mali, selon des media maliens. Dans un premier temps, certains media algériens ont cru pouvoir annoncer que l'"émir" du GSPC pour la région saharienne, Mokhtar Belmokhtar, figurait au nombre des tués, avant que l'information soit démentie et que le bilan de l'accrochage soit ramené à un mort dans les rangs du GSPC. Il s'agirait selon les rebelles touaregs, d'un certain "Abdelhamid", ou "Abohola", présenté comme le principal lieutenant de Mokthar Belmokthar.

(L'Expression 10.10) Au moins une vingtaine de personnes ont été tuées en septembre dans des violences liées au "terrorisme", et une dizaine depuis le début du Ramadan, sans compter les membres de groupes armés tués par les forces de sécurité.

(Liberté 7.10) Quatre militaires et quatre policiers, dont le chef de la police judiciaire de Kadiria, ont été blessés dans l'explosion de bombes lors d'un ratissage dans la forêt de Beggas, le 4 octobre.

(Liberté 7.10) Un "émir" du GSPC et un membre de son groupe armé ont été abattus dans une embuscade tendue par les forces de sécurité le 5 octobre à Ammal (w. Boumerdès).

(El Watan 8.10 / L'Expression, Liberté 10.10) Deux ou trois militaires et deux civils ont été tués, et un militaire blessé à un "faux barrage" tendu à Chabet El Ameur (w. Boumerdès) le 7 octobre par un groupe armé (du GSPC selon "El Watan"), dont les membres portaient des treillis militaires.

(Liberté 10.10) Un garde communal a été tué et un autre blessé dans une embuscade tendue par un groupe armé le 8 octobre à Aïn El Ansor, orps d'El Youssoufia (w. Tissemsilt). Un militaire a été grièvement blessé, et a dû être amputé, dans l'explosion d'une bombe lors du ratissage qui a suivi l'embuscade.

(L'Expression 10.10) Trois gendarmes ont été blessés dans un attentat commis le 8 octobre au passage d'un convoi transportant des explosifs, à Tidjelabine.

(El Khabar 14.10) Un policier a été tué et cinq autres blessés par un groupe armé le 10 octobre à Boghni.

(El Watan, El Khabar 14.10 / El Watan 15.10 / Voix de l'Oranie 16.10 / Le Temps 17.10 / Tribune de Genèvr 19.10 / Liberté 21.10 / El Watan 28.10) Le président de l'Assemblée populaire de wilaya (Conseil Général) de Tizi Ouzou, Rabah Aïssat, élu du Front des forces socialistes, a été abattu par un homme armé portant un gilet des forces de sécurité, le 12 octobre à Aïn Zaouia, dont il avait été maire. L'assassin a réussi à s'échapper avec un complice. L'attentat a fait en outre trois blessés.

La dépouille de Rabah Aïssat a été exposée au siège de l'APW pour un hommage, qui lui a été rendu par des centaines de personnes. Un communiqué gouvernemental a salué en lui "un homme de consensus toujours en quête des moyens de l'entente et de la rencontre entre les opinions". Rabah Aïssat est l premier homme politique a être assassiné dans la wilaya depuis 2003.

Des milliers de personnes ont assisté le 14 octobre à ses obsèques.


La presse algérienne a, à l'unisson des autorités, presque unanimement attribué le crime au GSPC, mais le FFS a estimé qu'il était un peu facile "de tout mettre sur le dos du GSPC" dans une période où les sources de tensions sont multiples. "A qui profite le crime", se demande le FFS, qui observe que "Rabah Aïssat a été tué au moment où notre parti dénonce le maillage militaire dans tout le pays et soutient l'émergence d'un front social pour défendre les droits fondamentaux, de plus en plus menacés". Le FFS observe que le GSPC est "apparu et (s'est) déployé en Kabylie on ne sait comment", et craint une stratégie consistant à abattre un élu pour justifier ensuite des ratissages militaires si larges que la sécurité de tous les militants d'opposition sera menacée. Pour le Premier secrétaire du parti, Ali Laskri, l'assassinat de Rabah Aïssat est "un assassinat politique destiné à déstabiliser la région, à nourrir le pourrissement et à accentuer l'insécurité". Dans une lettre aux militants, sympathisants et amis du FFS, Ali Laskri qualifie l'hypothèse d'un attentat commis par des "jusqu'auboutistes" du GSPC comme celle d'un effet de la guerre des clans au sein du pouvoir d'"allégations assénées sans preuve, sans aucune rigueur" et relevant du niveau "des discussions de café".

Par ailleurs, la "Voix de l'Oranie" rappelle que si le wali (préfet) dispose d'une protection policière personnelle et permanente au titre de sa fonction, le président de l'APW (Conseil général) en est dépourvu.

Le 26 octobre, le FFS a lancé un appel à ses militants et aux citoyens pour une marche populaire à Tizi Ouzou, le 9 novembre.


(L'Expression 14.10) Deux membres d'un groupe armé ont été abattus le 12 octobre par les forces de sécurité dans la région de Ghardaïa

(El Watan 15.10, 16.10) Un gardien d'une usine d'ustensiles de cuisine a été abattu dans la nuit du 13 au 14 octobre à Bord Menaïel (w. Boumerdès) par un homme armé, accompagné de plusieurs complices. Le 14, un attentat à la bombe au passage d'un véhicule de la police a fait trois blessés parmi ses occupants.

(L'Expression 16.10) Un soldat a été tué et 14 autres blessés dans l'explosion de plusieurs engins au passage de leur patrouille, le 14 octobre, à Achrouf, près de Beni Ksila.

(El Watan 17.10 / L'Expression 22.10) Sept ou huit gardes communaux ont été tués alors qu'ils étaient en prière, le 15 octobre à Sidi Medjahed, près de Miliana (w. Aïn Defla), par un groupe armé.

(Liberté 21.10 / L'Expression 23.10) Un attentat à la bombe devant l'école militaire de Beaulieu, à El Harrach (Alger) a fait six blessés, le 19 octobre. Selon "Liberté", plusieurs engins explosifs ont été désamorcés à Alger ces derniers mois, et les services de sécurité s'attendent au retour du terrorisme dans la capitale.

(L'Expression 22.10) Un garde communal a été abattu à un "faux barrage" tendu par un groupe armé le 20 octobre à Timezrit (w. Boumerdès).

(El Watan 22.10 / L'Expression 23.10) Trois gendarmes ont été tués le 21 octobre dans une embuscade tendue à leur patrouille par un groupe armé (d'une quinzaine de personnes selon "L'Expression") à Beni Belaïd (w. Jijel). Après l'embuscade, les forces de sécurité ont lancé une opération de ratissage.

(Liberté 23.10) Deux militaires ont été tués et cinq autres blessés le 22 octobre dans l'explosion d'une bombe au passage de leur camion à Dellys (w. Boumerdès).

(Liberté 26.10) Un civil (chauffeur de taxi) a été tué et quatre militaires blessés dans une embuscade tendue au taxi qui les transportait, le 23 octobre à Gueddara, sur les hauteurs de Thenia.

(El Watan 26.10 / La Nouvelle République 28.10) Au moins cinq (dix selon "La Nouvelle République") rebelles touaregs maliens de l'Alliance démocratique du 23 mai ont été tués, plus d'une dizaine blessés et plusieurs (de deux à quatre selon les sources) faits prisonniers, lors d'un affrontement avec un groupe armé algérien du GSPC, le 23 octobre, dans la région de Taoudenit (nord du Mali). Selon des sources proches des rebelles touaregs, l'affrontement aurait opposé une patrouille des rebelles à un groupe de Moktar Belmokhtar, l'"émir" du GSPC pour le sud de l'Algérie. Selon "La Nouvelle République", trois membres du groupe armé algérien auraient également été tués dans l'affrontement. Dans la même région, en septembre dernier, un "émir" du GSPC avait été tué lors d'un accrochage avec les mêmes rebelles, entrée en dissidence en mai. Selon le quotidien malien "Le Républicain", l'armée algérienne aurait pris position sur la frontière pour barrer le chemin du retour aux groupes armés du GSPC passés au mali. Le 30 juin, de 10 à 13 membres du GSPC avaient été abattus par l'armée algérienne dans la région frontalière.

(El Watan 28.10) Un membre d'un groupe armé a été tué le 27 octobre par les forces de sécurité dans les monts de Beni Khettab (w. Jijel).

(Reuters 30.10 / Reuters, Liberté, l'Expression 4.11) Deux attentats à la bombe (au camion piégé) commis dans la nuit du 29 au 30 octobre devant des commissariats de police de la région est d'Alger, à Reghaïa et à Dergana, ont fait trois morts (des civils) et 24 blessés (policiers et civils). L'attentat a été revendiqué au nom du GSPC sur des sites internet islamistes. Le GSPC assure dans cette revendication que les deux attentats ont fait au moins 30 morts ou blessés dans les rangs de la police. Ces deux attentats ont provoqué un important renforcement du dispositif sécuritaire à Alger.

(El Watan 16.10 / L'Expression 22.10 / L'Expression 23.10 / Liberté 26.10 / AFP 5.11 / corr.) Plus d'une trentaine de personnes ont été tuées pendant le mois de Ramadan, du 12 septembre au 22 octobre, en Algérie, dont au moins treize dans la seule wilaya de Boumerdès. En 2005, le bilan officieux était dans cette wilaya de 10 morts et quinze blessés. Au moins 40 personnes ont été tuées en octobre dans des violences impliquant des groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités-.

(Reuters, El Watan 4.11) Huit militaires, dont un officier, ont été tués le 2 novembre dans une embuscade tendue par un groupe armé (du GSPC, selon la presse, et fort d'une trentaine de membres) au douar Techbine, près de Belaâs, dans la région d'Aïn Defla. Le groupe armé s'est emparé des uniformes et des armes de ses victimes.

(La Tribune 8.11) Un membre d'un groupe armé (dénoncé par des citoyens, selon "La Tribune") a été abattu à Oran dans la nuit du 6 au 7 novembre, et un autre arrêté, par les forces de sécurité.

(Quotidien d'Oran 13.11 / L'Expression 14.11, 20.11 / Le Soir 21.11) Dix militaires ont été tués et une vingtaine blessés le 8 novembre dans une embuscade tendue à leur convoi par un groupe armé (du GSPC selon la presse) à Begas, entre Kadiria et Aomar, où une opération de ratissage a abouti à la mort d'au moins neuf membres du groupe armé, dont sept dans la nuit du 17 au 18 novembre. Selon "l'expression", au moins 130 "terroristes" répartis en plusieurs katibates de la phalange "El Farouk" du GSPC, auraient participé à l'embuscade.

(Liberté 22.11, 26.11) Trois membres d'un groupe armé ont été tués, et un quatrième capturé (selon "Liberté", il s'agirait de l'"émir" du groupe" les 20 et 21 novembre dans une opération des forces de sécurité à Eddouar, dans le massif de Collo. Le 24 novembre, les corps de deux membres du groupe armé ont été retrouvés, et six autres membres ont été tués.

(El Watan, Le Soir 25.11 / Liberté 26.11) Deux milicien locaux ("patriotes") ont été tués par un groupe armé le 22 novembre à Lagraf, près de M'chounèche (w. Biskra). Une opération de ratissage a été lancée par l'armée, opération dans le cadre de laquelle un hélicoptère militaire a été touché par des tirs du groupe armé, qui avait également enlevé deux apiculteurs, qui ont été libérés et dont l'un a assuré que le groupe armé était composé d'au moins 60 membres, dont certains originaires du Niger et de Mauritanie. Selon "Liberté", l'attentat a été "commandité par la direction d'Al Qaïda pour la région du Sahel", "direction" dont l'existence même reste cependant improbable, et exécuté par un groupe du GSPC de Mokhtar Belmokhtar.

(El Khabar 30.11) Une dizaine de "terroristes" ont été tués le 28 novembre dans la région de Mazirâa (Biskra) et celle de Thiet Elabed (Batna) dans une opération de ratissage lancée par l'armée. Le 1er décembre, le bilan officiel et provisoire de l'opération faisait état de 15 "terroristes abattus" à Biskra. Ce bilan ne fait pas état des pertes dans les rangs des forces de sécurité.

(corr.) Au moins 60 personnes, dont 23 membres des forces de sécurité et plus d'une trentaine de membres de groupes armés, ont été tuées en novembre dans des violences impliquant les forces de sécurité e/o les groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

(Jeune Indépendant 12.12) Le corps d'un magistrat assassiné, Mourad Boutarfa, tué dans la nuit du 6 au 7 décembre, a été retrouvé le 7 décembre dans une décharge publique de Chorfa, près d'Annaba. Selon des sources locales, il était chargé de plusieurs affaires de corruption. Un assassin présumé a été arrêté le 14 décembre.

(Liberté 10.12) Quatre membres d'un groupe armé (du GSPC de Mokhtar Belmokhtar, selon "Liberté" ont été tués le 8 décembre dans la région de Mchnounech (w. Biskra), à un barrage de la gendarmerie. Un gendarme a été blessé dans l'affrontement.

(Le Jeune Indépendant, Liberté 11.12 / L'Expression 13.12) Une personne a été tuée (un Algérien) et entre une dizaine et une quinzaine d'autres blessées (des Américains, Canadiens, Anglais, Libanais et Belges) dans une embuscade tendue par un groupe armé (du GSPC selon "Liberté") à un bus de la compagnie américaine Brown Root & Condor (BRC), filiale commune de Sonatrach et de la société américaine Halliburton, très active en Irak, escorté par la gendarmerie, le 10 décembre à Bouchaoui près du Club des Pins, à la périphérie d'Alger, dans une zone très sécurisée. Un communiqué du GSPC, publié sur internet le jour suivant l'embuscade, a revendiqué l'opération contre les "croisés". Un communiqué attribué à la branche irakienne de la Qaeda, publié le 13 décembre, a salué l'attentat en invité les "frères du GSPC" à "poursuivre le djihad (...) contre les apostats en Algérie".

(AP 23.12) Trois membres d'un groupe armé ont été tués le 20 décembre dans une embuscade tendue par l'armée à Sidi Daoud (w. Boumerdes).

(AP 23.12) Deux militaires, dont un officier, ont été tués le 21 décembre dans une embuscade tendue par un groupe armé à Kadiria (w. Bouira).

(Corr.) Au moins vingt personnes, dont une majorité de membres des forces de sécurité, ont été tuées en Algérie dans les trois premières semaines de décembre, dans des violences impliquant les groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

(Jeune Indépendant 4.1) Selon un décompte partiel établi par l'AFP à partir de bilans officiels et d'informations de presse, 178 membres de groupes armés et 142 membres des forces de sécurité ont été tués en 2006 dans des attentats, des affrontements, des embuscades ou des ratissages. En 2005, le même genre de bilan annonçait 215 membres de groupes armés et 170 membres des forces de sécurité tués.

2007

(Liberté 30.1) Six membres d'un groupe armé ont été tués et deux faits prisonniers dans une opération de l'armée, à la mi-janvier, à Oued Zeggar (w. Skikda).

(L'Expression 24.1) Un militaire a été tué et sept autres blessés le 24 janvier dans l'attaque d'un convoi militaire par un groupe armé, dans les monts de Babors, à la limite des wilayas de Jjel et Sétif. Une opération de ratissage a ensuite été déclenchée par l'armée dans la région. Selon "L'Expression", le groupe armé, affilié au GSPC, était composé de 15 à 20 éléments. Dans la même région, quelques jours avant l'embuscade, deux membres d'un groupe armé avaient été abattus dans une embuscade tendue par l'armée.

(El Watan 28.1 / Liberté 30.1) Un garde communal a été tué et deux autres blessés le 26 janvier dans l'attaque d'un cantonnement de la garde, près de Tamalous (w Skikda), par un groupe armé Une opération de ratissage a été lancée par les forces de sécurité dans la région d'Oued Zeggar, opération lors de laquelle un ou deux membres du groupe armé ont été tués.

(Liberté 30.1) Quatre militaires, un garde communal et 10 membres d'un groupe armé ont été tués le 29 janvier dans l'attaque d'un poste militaire à Bousselem (w. Batna) par le groupe armé (du GSPC, et d'une vingtaine d'éléments, selon "Liberté"), attaque suivie d'une contre-attaque des militaires.

(Liberté 7.2) Un ancien Maire de Benchoud (w Boumerdès) a été assassiné le 6 février par un groupe armé à Cherarda. En mars 2006, un autre Maire (alors en fonction) de Benchoud avait déjà été assassiné par un groupe armé.

(El Watan 12.2) Deux soldats ont été blessés le 10 février, dont un grièvement, dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille, lors d'un ratissage lancé par l'armée dans la région de Chabet El Ameur (w. Boumerdès). Dans la wilaya de Bouira, quatre autres militaires ont également été blessés dans l'explosion d'une bombe à Beggas, au-dessus de Kadiria, dans une autre opération de ratissage.

(AP 13.2 / La Tribune, El Watan 14.2) Au moins huit personnes (dont au moins trois membres des forces de sécurité)ont été tuées et une quarantaine d'autres blessées, dont une dizaine de membres des forces de sécurité, dans sept attentats coordonnés commis le 14 février à Mekla, Draa Ben Khedda, Aïn El Hammam et Boubhir (w. Tizi Ouzou), Boumerdès, Souk et Had et Si Mustapha (w. Boumerdès), visant des bâtiments de la gendarmerie (attentat à la voiture piégée à Si Mustapha, 4 morts, attentat à la bombe à Souk El Had, huit blessés) et de la police (attentat à la voiture piégée à Boumerdès, 6 blessés, à Draâ Ben Khedda, 14 blessés et à Mekla, deux morts et six blessés). Les attentats ont été revendiqués par le GSPC en tant qu'"Al Qaïda au Maghreb", dans un communiqué à l'authenticité non vérifiée.

(Liberté 1.3 / Quotidien d'Oran 3.3) Un officier de l'armée a été abattu le 28 février, et un soldat blessé, à Aïn Rich, sur le mont Boukhil, dans la région de Djelfa, pendant un ratissage. Le même jour, deux militaires ont été tués et un troisième blessé dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille entre Oued Djenan et Oued Belaïd, près de Beni Amrane (w. Boumerdès).

(Le Quotidien d'Oran 3.3 / Le Monde 8.3) Quatre militaires et trois gendarmes ont été blessés dans une embuscade tendue le 2 mars par un groupe armé lors d'une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans le massif de Collo (w. Skikda).

(El Watan, Le Jeune Indépendant 5.3 / Le Monde 8.3) Un ingénieur russe et trois employés algériens d'une entreprise russe du secteur gazier ont été tués le 3 mars dans l'explosion d'une bombe au passage d'un véhicule de leur entreprise gazière à Oued Djemaâ (w. Aïn Defla). L'attentat a fait en outre six blessés, dont un Russe et deux Ukrainiens.

(L'Expression 6.3 / Le Monde 8.3) Sept gendarmes ont été tués et un blessé le 4 mars dans une embuscade tendue par un groupe armé à Takhoukht, près d'Ath Yenni (w. Tizi Ouzou)

(El Watan 8.3) Quatre membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité, dans la nuit du 6 au 7 mars, dans les monts du Zaccar (w. Aïn Defla).

(El Watan, Liberté 8.3) Le frère d'un membre "repenti" d'un groupe armé a été grièvement blessé par un groupe armé le 7 mars à Aïn Defla, annonce "El Watan", alors que "Liberté" annonce, sur la base d'un communiqué du ministère de l'Intérieur, l'"élimination d'un terroriste" au centre-ville d'Aïn Defla. Le même jour, un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité à Yersen, dans le massif de Collo (w. Skikda).

(L'Expression 20.3) Trois militaires, dont un officier, ont été tués et deux autres blessés, et cinq membres d'un groupe armé tués et un sixième fait prisonner, lors d'un accrochage près de Tikboucht (w. Bouira) le 18 mars. Dans la nuit du 18 au 19 mars, Deux militaires et un milicien ("patriote") ont été blessés dans la région de Chaâbet El Ameur et deux militaires blessés dans la région de Bounab (w. Boumerdès), lors d'une opération de ratissage.

(Le Soir 29.3 / El Watan 2.4) Trois militaires ont été tués et plusieurs autres blessés dans une embuscade tendue par un groupe armé au camion qui les tranportait, le 28 mars à Beni Ksila (w. Bejaïa)

(Le Soir 29.3 / El Watan, Le Soir 31.3 / El Watan 2.4 / El Watan 3.4 / Liberté 8.4) D'une quinzaine à une trentaine de membres d'un groupe armé, dont un "émir", ont été tués, et les corps de plusieurs (au moins trois) autres récupérés, dans un vaste ratissage opéré sur les hauteurs de Merdj Ouama, près d'Amizour (w. Bejaïa) par les forces de sécurité, usant de chars d'assaut, d'artillerie et d'hélicoptères, dans la dernière semaine de mars et la première semaine d'avril. Aucun bilan des pertes dans les rangs des forces de sécurité n'a été rendu public. Selon la presse, le groupe armé attaqué aurait été fort d'une quarantine de membres.

(El Watan 2.4) Un candidat indépendant aux législatives, ancien délégué des aârchs de Yakouren (w. Tizi Ouzou) a été enlevé le 28 mars à Ibelaiden, et libéré le 31 mars après paiement d'une rançon (de 10 m illions de dinars, selon "El Watan").

(Liberté 9.4) Trois militaires ont été tués et sept autres blessés le 2 avril à Lahbel (w. Biskra) dans un attentat commis par un groupe armé.

(El Khabar 7.4 / Le Jeune Indépendant 9.4) Les corps de neuf membres supposés de groupes armés ont été retrouvés après le bombardement, entre le 4 et le 6 avril, de la forêt de Merdje Ouamene, dans la région d'Amizour (w. Bejaïa), par l'armée. Selon "Le Jeune Indépendant", une vingtaine de "terroristes", dont un "émir", auraient été "éliminés" lors de ce ratissage, lancé fin mars.

(El Watan 9.4 / Le Monde, El Khabar 10.4 / Le Temps 12.4) Un accrochage entre l'armée et un groupe armé a fait dix morts et cinq blessés dans les rangs des militaires et sept morts dans ceux du groupe armé le 7 avril à Tizi Ouine (w. Aïn Defla). "El Watan" annonce neuf morts et cinq blessés dans les rangs des militaires, et situe l'embuscade à Klalikh, entre Ben Allel et Arib. Un ratissage a ensuite été lancé par les forces de sécurité, lors duquel cinq à huit membres d'un groupe armé ont été tués dans la zone de Ben Allel (w. Aïn Defla).

(ONU, Reuters 11.4 / Liberté, El Watan, Le Courrier, Le Temps, ONU 12.4 / Le Quotidien d'Oran 14.4 / Le Monde, Liberté 17.4 / Le Monde, El Khabar 19.4) Deux attentats simultanés à la bombe (par kamikazes ou voiture piégée et explosée à distance), l'un contre le Palais du Gouvernement (dans une zone hyper-sécurisée), l'autre contre le Commissariat de police (Sûreté et gendarmerie) de Bab Ezzouar, ont fait le 11 avril à Alger au moins 33 morts (17 selon un premier bilan), dont une dizaine de policiers, et une soixantaine de blessés (sans compter une centaine de blessés légers). L'attentat contre le Palais du gouvernement a fait au moins une douzaine de morts, celui contre la police au moins une dizaine de morts.

L'attentat est revendiqué sur un site internet islamiste par "l'organisation d'Al Qaïda au pays du Maghreb islamique", nouveau nom officiel du GSPC. Le groupe armé, qui présente l'attentat du 11 avril comme un attentat-suicide, promet de nouveaux attentats.

Après ce double attentat, l'ambassade américaine en Algérie a publié sur la base d'informations non confirmées une alerte d'attaque imminente contre le siège de la télévision algérienne et la grande poste d'Alger, alerte qui, relayée par les chaînes satellitaires, a accru la tension à Alger et provoqué une sèche réaction du ministère algérien des Affaires étrangères, qui a convoqué le chargé d'affaire américain pour lui adresser une "ferme mise au point" au sujet de l'annonce "fantaisiste et inacceptable", et le rappeler à l'ébligation du "respect scrupuleux de la souveraîneté du pays (...) et du principe de non-ingérence dans ses affaires intérieures".

Par ailleurs, le gouvernement algérien a autorisé, en dérogation de l'état d'urgence, un grand rassemblement "contre le terrorisme et pour la réconciliation", le 17 avril. Des rassemblements ont également été organ isés dans la plupart des villes algériennes, des dizaines de milliers de personnes y participant, encadrées par un fort dispositif de sécurité. A Alger, plusieurs milliers de personnes transportées par des bus affrêtés par la centrale syndicale UGTA ont manifesté contre le terrorisme, en présence de nombreux ministres, des chefs du FLN, du MSP et du Parti des Travailleurs, ainsi que de l'UGTA dans l'enceinte du complexe olympique Mohamed Boudiaf, et acclamé notamment la porte-parole du Parti des Travailleurs, qui s'en est prise à l'ambassade des USA et, dans une allusion aux USA, à ceux à qui déplaisent la "renationalisation" du pétrole et le refus algérien d'accepter des bases étrangères sur son sol : "le commanditaire des attentats du 11 avril est connu : (ils sont) l'oeuvre de l'extérieur", a affirmé Louisa Hanoune.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a condamné le 11 avril les attentats d'Alger, dans lesquels ils voit "la preuve de la nécessité d'une action internationale concertée contre le terrorisme"., et le lendemain le Conseil de Sécurité exprimait lui aussi sa condamnation des attentats, et demandait "à tous les Etats (...) de coopérer activement avec les autorités algériennes" pour en trouver et en juger les auteurs, les organisateurs, les commanditaires et les financiers.

Les attentats du 11 avril ont également été condamnés par Amnesty International, la Fédération internationale des droits de l'Homme et l'ensemble des forces politiques et du mouvement associatif algérien, y compris des personnalités de l'ex-FIS, comme Anouar Haddam (qui évoque une "vois sanglante (et) sans issue), Madani Mezrag (ancien chef de l'Armée islamique du Salut) et Rabah Kébir. Ils ont également été condamnés par l'ancien "émir national" du GSPC, Hassan Hattab, rallié à la "réconciliation nationale" qui a considéré dans un communiqué que les actes actuels du GSPC, devenu "Al Qaïda au Maghreb", ressemblent à ceux des GIA de la "décennie noire", et en réaction auxquels Hattab avait précisément créé le GSPC.

AMNESTY INTERNATIONAL Déclaration publique

Amnesty International condamne les attentats à la bombe d'Alger

11 avril 2007

Amnesty International condamne dans les termes les plus forts les attentats à la bombe qui ont touché de plein fouet Alger, la capitale algérienne, ce mercredi 11 avril. Au moins 23 personnes sont mortes et plus de 160 ont été blessées, selon des chiffres provisoires communiqués par le ministère de l'Intérieur.

La première explosion, qui s'est produite à l'entrée du Palais du gouvernement algérien, dans le centre de la ville, aurait tué au moins 12 personnes. Une deuxième explosion, qui aurait provoqué la mort d'au moins 11 personnes, a eu lieu peu après à proximité d'un poste de police, dans le quartier résidentiel de Bab Ezzouar, à l'est de la capitale, sur la route de l'aéroport international, non loin de l'une des universités de la ville. Selon des témoins, il y avait trois voitures piégées. Ces attentats n'ont pour l'instant pas été revendiqués.

Les attentats, qui semblaient viser principalement des civils, sont les premiers depuis les années 1990 à utiliser des charges explosives puissantes pour viser le centre d'Alger et à causer un nombre de victimes aussi élevé.

Amnesty International condamne toute attaque délibérée de civils. De tels actes sont strictement interdits par le droit international et ne sauraient en aucun cas se justifier. Ils sont la preuve d'un mépris flagrant pour les principes les plus élémentaires d'humanité.

Complément d'information

L'Algérie émergeait lentement ces dernières années d'une période de violence de dix ans au cours desquels on estime à plus de 200 000 le nombre de personnes tuées, tandis que de très nombreuses autres ont été blessées. En 2006, les combats entre les groupes armés et les forces de sécurité ont fait plus de 300 morts, dont plus de 70 civils, un nombre de victimes considérablement moins élevé qu'au plus fort du conflit interne, au milieu des années 1990.

Toutefois, on assiste depuis ces dernières semaines à un regain de violence, avec une augmentation de confrontations armées signalées entre forces de sécurité et membres du principal groupe islamiste toujours actif dans le pays. Ce groupe, connu auparavant sous le nom de Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), se ferait appeler désormais Organisation d'Al Qaida au Maghreb islamique, selon une déclaration mise en ligne en janvier 2007 sur un site web réputé proche du groupe. Pour le moment, on ne sait pas si c'est ce groupe qui est responsable des attentats mortels qui se sont produits aujourd'hui.

La FIDH condamne avec la plus grande fermeté les attentats à Alger et à Casablanca

13 avril 2007

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) condamne avec la plus grande vigueur les attentats intervenus au Maroc et en Algérie, et qui ont occasionné le 11 avril 2007 à Alger, la mort de 33 personnes et ont blessé plus de 200 personnes et ont fait à Casablanca, le 10 avril 2007, 4 morts et 19 blessés.

La FIDH réitère sa condamnation absolue des actes terroristes. Elle soutient que la lutte contre pareils crimes odieux relève de l’impérieux devoir des Etats. La FIDH, et ce depuis plusieurs années, met en garde ceux-ci sur l’absolue nécessité de respecter pleinement les droits de l’Homme à cette fin. Quelle que soit la motivation de ses auteurs - politique, religieuse ou sociale - , le terrorisme a pour effet et parfois comme objectif ultime d’annihiler les principes de démocratie, de liberté et d’humanité. L’expérience démontre, hélas, combien déroger à ces valeurs pour combattre ceux qui cherchent précisément à les détruire revient à leur prêter main forte et à les conforter dans leur aversion des normes universelles qui fondent l’organisation de nos sociétés.

Déclaration de Djazaïrouna

14 avril

Les dizaines de familles algériennes viennent d’être endeuillées par la perte d’un proche dans les attentats contre le palais de gouvernement et le commissariat de Bab Ezzouar.

Nous nous inclinons devant la mémoire des morts et exprimons notre solidarité avec les familles en ces moments de profonde détresse.

Victimes de la décennie rouge, nous mesurons la douleur des pères, mères, épouses et enfants pour lesquels la vie a basculé en ce 11 avril 2007.

Nous mesurons d’autant plus cette douleur que les précurseurs des terroristes islamistes algériens qui ont fait allégeance à El Quaida se voient réhabilités par la charte dite « pour la paix et la réconciliation nationale ».

Rien, absolument rien, ne peut différencier les morts de l’attentat du Boulevard Amirouche de ceux du palais de gouvernement, du commissariat de Bab Ezzouar ou des enterrés sous X pendant la décennie rouge. Ils sont les victimes de l’idéologie intégriste.

Aujourd’hui le pire est à craindre car huit années de confusion, d’autoritarisme et de confiscation des libertés ne peuvent être sans conséquences sur les ressorts de défense de la société algérienne.

Il est plus qu’urgent, en plus des reponses sécuritaires, d’ouvrir le débat le plus large sur les moyens à même d’amorcer une solution garantissant le droit des victimes et le jugement des assassins.

Nous étions là les années 90, nous sommes là aujourd’hui, ne n’avons pas de patrie de rechange.

Nous appelons tous les algériens qui rejettent la violence comme moyen d’expression à se recueillir à la mémoire des victimes du 11 avril 2007, le mercredi 18 avril 2007 à 11 heures par l’observation d’une minute de silence.

Nous appelons aussi les partis politiques, les associations et les personnalités nationales à peser pour qu’il soit mis fin à l’impunité instaurée par la charte dite « pour la paix et la réconciliation nationale » et à une mobilisation contre le terrorisme.

Déclaration du Front des forces socialistes

Alger le dimanche 21 avril 2007

Je veux avant tout exprimer ma compassion, ma sympathie et ma solidarité aux familles des victimes des attentats d'Alger. La parenthèse de la violence en Algérie n'est pas fermée, une trentaine de victimes de plus, une trentaine de victimes de trop. Leur douleur est la nôtre.

Je veux avant tout exprimer ma compassion, ma sympathie et ma solidarité aux familles des victimes des attentats d'Alger. La parenthèse de la violence en Algérie n'est pas fermée, une trentaine de victimes de plus, une trentaine de victimes de trop. Leur douleur est la nôtre.

La vraie sécurité des citoyens se moque du théâtre sécuritaire mis en scène par les autorités de l'état d'urgence. Ce n'est pas à coup de marches " spontanées " de condamnation, programmées par l'administration, que l'on va répondre aux besoins de la situation. Ce n'est pas le rôle des walis et des chefs de daïras d'enrégimenter le peuple globalement et dans le détail à des fins qui n'ont rien à avoir avec l'objectif proclamé. La décence et la pudeur voudraient que l'on ne sacrifie pas tout au souci électoraliste dans de telles circonstances.

L'exploitation d'une émotion populaire réelle, forte et légitime par une certaine société civile, par certaines formations politiques constitue un dévoiement du discours et de l'action politiques.

On notera au passage, la gestion médiatique singulière de ces événements. Chaque jour des algériennes et des algériens meurent alors que la télévision n'en parle même pas. Hasard de calendrier, gestion de l'information au temps de crise ou coup de starter politique à une pré- campagne comateuse ?

Il est difficile d'évaluer avec exactitude la réalité des liens entre les attentats qui se sont produits dans l'ère maghrébine.

Il est très probable que ces attentats contribuent à renforcer les tenants du tout sécuritaire en Europe et notamment en France. Là aussi, n'y a-t-il pas eu volonté préméditée ?

Enfin, dans ce pays le président se tait, le peuple est contraint de marcher, la société civile et les partis soutiennent, les walis convoquent et le ministère de la défense s'astreint au devoir de réserve.

Seize ans après, on se retrouve à la case de départ.

Ce que je sais, c'est que je ne referai pas le chemin et je ne suis pas seul.

Ce système finira.

Karim TABBOU
Premier secrétaire du FFS


(El Watan 15.4 / Le Soir 16.4 ) Quatre militaires ont été tués et deux gardes communaux blessés le 13 avril dans l'attaque de leur campement à M'setas (ou M'tas), près de Keddara (w. Boumerdès) par un groupe armé, Le même jour, dans la même région, un gendarme a été tué et deux blessés dans une embuscade tendue par un groupe armé au Figuier.

(ATS 26.4 / El Khabar, Liberté 28.4) Un "émir" du GSPC, Samir Saayoud, alias Moussaâb, présenté par les autorités comme le "numéro deux" ou le "cerveau" du groupe, a été tué dans un accrochage avec une patrouille de l'armée dans la région de Si Mustapha (w. Boumerdès) le 26 avril. Le GSPC a confirmé la mort de "Massaâb", mais démenti qu'il soit le "numéro deux" du groupe, et qu'il ait été impliqué dans les attentats algérois du 11 avril.

(El Watan 28.4) Un adolescent a été tué et quatre personnes, dont deux gendarmes, blessées dans un attentat à la bombe commis le 27 avril à Tagdempt, près de Dellys, à promiximité d'un barrage de la Gendarmerie.

(Liberté 20.4) Un "émir" du GSPC, Grimèche Azzedine, alias "Djelloul", a été abattu par les forces de sécurité dans la nuit du 27 au 28 avril à Mecheref, près de Benchoud (w. Boumerdès). Un autre membre de son groupe armé a également été tué.

(El Watan 28.4) Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité dans la nuit du 26 au 27 avril à Harraza, aux limites des wilayates de Bouira et de Bordj Bou Arreridj. Deux autres membres d'un autre groupe armé auraient également été abattus, le 26 ou le 27 avril, dans la wilaya de Jijel.

(Jeune Indépendant 7.3 / El Khabar 18.4) Selon le commandement de la région militaire de Sidi Bel Abbes, 739 "terroristes" ont été "neutralisés" depuis le début de la "lutte antiterroriste" dans la région. Selon la commission d'application des dispositions de la charte de "réconciliation nationale", 17'000 "terroristes" ont été abattus depuis le début des troubles, en 1992.

(Jeune Indépendant 10.5) Une dizaine de membre d'un groupe armé, dont son "émir", auraient été tués dans l'assaut et le bombardement par l'armée de leur maquis, le 9 mai, sur les hauteurs de Thenia (w. Boumerdès).

(Quotidien d'Oran 12.5) Un garde communal de Beni Mehboub a été tué et deux autres blessés dans un attentat à la bombe à Beni-Mehboub, près d'El-Milia, le 11 mai.

(L'Expression 13.5) Au moins dix membres d'un groupe armé ont été "éliminés" autour du 10 mai dans les djebels Boudakhan et El Abeidh, au sud-ouest de Tebessa, lors d'une opération de ratissage engagée par l'armée. Quatre militaires ont été blessés dans cette opération. Dans la wilaya de Boumerdès, quatre membres d'un groupe armé ont ététués et quatre soldats blessés dans un accrochage entre Aït Sidi Amara, Iouanoughen et Ighoum Rassen.

(L'Expression 14.5) Cinq membres d'un groupe armé et trois militaires ont été tués le 12 mai, et quatre blessés, dans un accrochage lors d'une opération de ratissage lancée par l'armée dans la zone de Timezrit (w. Boumerdès).

(El Watan 14.5) Deux militaires (un officier et un sous-officier) ont été tués, et trois autres blessés, dont un grièvement, dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi, le 13 mai, à Lemkhizna, près de Boulballout (w. Skikda).

(L'Expression 14.5 / Liberté 15.5) 17 membres d'un groupe armé, dont son "émir", ont été tués dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans la zone d'Aït Yahia Moussa, opération qui s'est achevée le 13 mai. "Liberté" annonce pour sa part "l'élimination" d'au moins onze membres d'un groupe armé le 14 mai dans la région de Tebessa, et la mort de six militaires entre le 12 et le 14 mai dans les régions de Tebessa et Skikda.

(Liberté 15.5) Deux membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée et un troisième blessé le 14 mai à Ouanougha, entre Timizert et les Issers (w. Boumerdès).

(Liberté 17.5) Une personne a été tuée et une autre blessée dans l'explosion d'une bombe au passage de leur camion, le 16 mai à Oued Mazraâ, près de Bir El Ater (Tebessa).

(El Watan 17.5) Un policier a été tué et trois personnes blessées dans un attentat à la bombe commis à Constantine, le 16 mai, devant une guérite de la police.

(El Watan 20.5) Une personne a été tuée dans l'explosion d'une bombe à Aïn Tandamine, près de Moulay Slissen (w. Sidi Bel Abbès) le 19 mai

(Le Jeune Indépendant 22.5) Deux membres d'un groupe armé ont été tués le 22 mai au douzième jour d'une opération de ratissage engagée par les forces de sécurité dans la région de Chaabet (w. Boumerdès), et lors de laquelle, selon "Le Jeune Indépendant", "presque une trentaine" d'éléments armés auraient été "éliminés", sans qu'aucun bilan de pertes dans les rangs des forces de sécurité ait été fourni.

(Liberté 30.5) Un ressortissant égyptien a été enlevé le 28 mai à Talla Allam (w. Tizi Ouzou), deux jours après l'enlèvement à Boghni d'un commerçant local. Le doute plane sur l'identité des auteurs de ces enlèvements (groupes armés islamistes, groupes criminels locaux ?), aucune revendication ni demande de rançon n'ont été formulées.

(El Watan 3.6) Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par l'armée le 29 mai à Taboukert, entre Tizi Ouzou et Azazga.

(Liberté 3.6) Plusieurs membres d'un groupe armé ont été "éliminés" dans une opération des forces de sécurité, le 1er et le 2 juin, dans les maquis du sud de Khenchela, entre Boudekhen et Djebel El-Abiod. Selon "Liberté", des djihadistes étrangers feraient partie du groupe armé

(El Watan 3.6) Un militaire a été tué et une dizaine d'autres blessés le 2 juin dans un attentat à la bombe au passage de leur convoi près d'Imaghninène, dans la région de Naciria (w. Boumerdès).

(El Watan 3.6) Un garde communal a été assassiné le 2 juin à Aït Khelili, dans la région de Mekla.

(L'Expression 5.6 / Liberté 12.6) Un membre d'un groupe armé, présenté par "L'Expression" comme l'"émissaire" du chef du GSPC, Abdelmalek Droukdel auprès de groupes armés de l'est algérien, a été tué dans une embuscade tendue par les forces de sécurité Kef Israel, près d'Ouledja Bellout (w. Skikda) le 2 juin. Un autre "émir" du GSPC aurait également été tué dans l'embuscade.

(Le Jeune Indépendant, El Watan 7.6 / Liberté 12.6) Un policier a été tué et treize personnes blessées, dont deux policiers et une policière, le 6 juin dans un attentat à la bombe commis à la gare routière de Tizi Ouzou, au lendemain de la condamnation par contumace par la cour de Tizi Ouzou de l'ancien chef du GSPC, Hassan Hattab.

(Le Soir 10.6) Trois militaires ont été tués et sept blessés dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille, le 7 juin, à Djebla, près de Beni Ksila. Une opération de ratissage a été lancée par l'armée après l'attentat.

(Liberté 12.6) Trois membres d'un groupe armé ont été abattus autour du 10 juin par les forces de sécurité dans la région de Bouira.

(Liberté 24.6) Deux agents de sécurité ont été tués et un troisième blessé le 22 juin dans une attaque menée par un groupe armé qui tentait vraisemblablement de faire sauter un gazoduc, entre Draâ El Mizan et Aomar.

(El Watan 25.6 / El Khabar 27.6 / Liberté 28.6 / Jeune Indépendant 30.6) Douze membres d'un groupe armé et deux militaires ont été entre le 23 et 27 juin, lors d'une opération de ratissage lancée le 21 juin par l'armée dans la région de Khemis el Khechna et Meftah, à la limite des wilayates de Blida et de Boumerdès. Selon "El Khabar", l'opération engagerait près de 3000 hommes de l'armée, de la Gendarmerie et d'autres corps des forces de sécurité. Fin juin, les forces de sécurité ont annoncé avoir "éliminé" quatre nouveaux "terroristes". Aucune information n'a été donnée sur des pertes subies par les forces de sécurité.

(L'Expression 2.7) Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans la nuit du 26 au 27 juin dans une opération des forces de sécurité dans le massif de Merdj Ouamen, au sud de la Soummam.

(L'Expression 5.7) Deux militaires et un garde communal ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé le 4 juillet à Ouled Attia, dans la région de Collo (w. Skikda). Plusieurs membres du groupe armé ont été blessés.

(Liberté 7.7) Une personne a été tuée et une autre blessée dans un attentat à la bombe commis le 5 juillet à El-Ma-Labiod, près de Tebessa.

(Le Quotidien d'Oran 7.7) Onze militaires ont été blessés le 5 juillet dans l'explosion de bombes lors d'une opération de recherche d'un berger enlevé par un groupe armé, à Sath Mentis (w. Tebessa). Les bombes ont explosé lorsque le corps du berger, décapité et piégé, a été retrouvé par les militaires.

(El Khabat 9.7) Le chef d'un groupe armé et quatre de ses membres ont été tués dans une opération des forces de sécurité, qui s'est achevée le 7 juillet, dans la région de Sohane (w. Blida).

(AFP 11.7 / El Watan 12.7 / L'Expression, Liberté 14.7) Au moins 10 militaires ont été tués et 35 blessés dans un attentat kamikaze au camion piégé, conduit par un homme d'une vingtaine d'années (qui a été tué dans l'explosion du camion) contre une caserne de l'armée à Lakhdaria. le 11 juillet, le jour de l'ouverture des 90e Jeux Africains, et une semaine après que le président Bouteflika ait applé à "poursuivre sans relâche la lutte contre les entreprises criminelles et terroristes de ceux qui refusent l'appel magnanime de la nation". L'attentat a été revendiqué sur la chaîne qatarie Al Jazira par "Al Qaïda au Maghreb islamique", c'est-à-dire le GSPC. Une opération de ratissage a été lancée par l'armée après l'attentat

(Liberté 12.7) Un gendarme a été tué et un autre blessé dans un attentat à la bombe contre leur poste de contrôle, le 11 juillet à Tigzirt (w. Tizi Ouzou)

(Algeria-Watch 25.7 / El Watan, L'Expression 26.7 / corr.) Un jeune homme de 25 ans a été tué de deux balles dans le dos par un député (Smaïl Mira, député du Rassemblement patriotique républicain, ancien maire de Tazmalt et chef de milice), le 13 juillet 2007 à Iaagachen, près d'Ath Melikeche (w. Bejaïa). Le député, accompagné de deux hommes, s'était autorisé à opérer un contrôle d'identité du jeune homme, qui faisait son jogging, le 13 juillet, et après son refus l'avait d'abord agressé, puis abattu. Grièvement blessée, la victime est décédée le 24 juillet à l'hôpital d'Akbou.

(El Watan 15.7 / Voix de l'Oranie 16.7 / La Tribune, L'Expression 23.7 / El Watan 24.7) Trois ou quatre membre d'un groupe armé ont été tués après l'attaque, par le groupe, d'un poste de gendarmerie, d'un détachement de la garde communale et d'un barrage militaire, dans la nuit du 13 au 14 juillet, à Yakouren (w. Tizi Ouzou). Selon "El Watan", le groupe était fort d'une "cinquantaine d'éléments lourdement armés". Plusieurs gendarmes ont été blessés dans l'attaque, mais la presse ne fait état d'aucun mort dans les rangs de la gendarmerie, de la garde communale ou de l'armée. Une vaste opération de ratissage a ensuite été lancée par les forces de sécurité. Plusieurs (21 selon "L'Expression", une vingtaine selon "El Watan") membres d'un groupe armé encerclé dans les forêts de Yakouren et de l'Akfadou auraient été tués, et plusieurs autres (une dizaine selon "l'Expression") capturés vivants, les 22 et 23 juillet. Plusieurs militaires ont été blessés dans les affrontements, mais aucun bilan évoquant des morts dans les angs des forces de sécurité n'a été rendu public.Le corps d'un "terroriste" a été retrouvé près de Sahel (w. Tizi Ouzou).

(El Watan 15.7) Un militaire a été tué et un autre blessé dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi, le 14 juillet à Bouilef, entre Naciria et Tadmaït (w. Boumerdès).

(Quotidien d'Oran 24.7) Un militaire a été tué et huit autres blessés dans un attentat à la bombe aux Issers (w. Boumerdès) le 23 juillet.

(Liberté 25.7) Deux membres d'un groupe armé ont été tués, un autre blessé ainsi qu'un militaire, dans une opération de ratissage lancée vers le 20 juillet par les forces de sécurité dans les monts du Mikzab (w. Tlemcen)-.

(AFP 30.7 / El Watan 2.8) Un policier a été abattu par un homme armé le 30 juillet à Biskra. Le même jour, deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité lors d'un ratissage dans la forêt d'Iboudradène (w. Tizi Ouzou). Selon "El Watan", il s'agirait de Sid Ali Rachid, alias "Ali Dix" "cerveau" de plusieurs attentats suicides, dont celui du 11 juillet contre une caserne de Lakhdaria, et d'un autre cadre du GSPC, Nour Mohamed, alias "Haroun el Achaâchi"

(AFP 30.7 / Corr.) Au moins cinquante personnes, dont seize membres des forces de sécurité et 27 membres de groupes armés, ont été tuées en juillet dans des violences impliquant les groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse e/o les autorités.

(L'Expression 31.7) Plus d'une centaine de "terroristes" ont été abattus entre le début avril et la fin juillet, a déclaré le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, qui a ajouté que des "signes de panique" sont décelables au sein des groupes armés, et que le GSPC (devenu AQMI) était "aux abois", "acculé", "rongé" par des dissensions internes et "lâché" par ses principaux soutiens.

Chronique des groupes armés


Les émeutes de 2001-2002-2003 en Kabylie (et ailleurs)

Le déroulement des événements
18 avril 2001

La mort d’un adolescent, Mohamed Guermah, dans la brigade de gendarmerie de Béni-Douala, près de Tizi Ouzou, déclenche une série de manifestations et d’émeutes en Kabylie. Officiellement, le jeune homme a été tué par une rafale de pistolet mitrailleur, tombé des mains d’un gendarme à l’intérieur de la brigade.

19 avril

Le Mouvement culturel berbère (MCB) paralyse Tizi Ouzou, la capitale de la grande Kabylie, pour appuyer cette revendication. Quelque 10 000 personnes, où les jeunes sont en force, défilent pendant plusieurs heures.

22 avril

Le commandement de la gendarmerie déclare que Mohamed Guermah faisait partie d’un «groupe d’agresseurs» interpellés après une «agression suivie de vol», version récusée par la famille et les habitants du village.

Des émeutes éclatent à Amizour, dans la région de Béjaïa, en petite Kabylie, lorsque des gendarmes interpellent deux lycéens qui auraient été ensuite «malmenés» dans la brigade. Les manifestants attaquent la brigade à coups de pierre, incendient deux véhicules de la gendarmerie, le siège de la daïra, les services de l’état civil de l’APC et saccagent le tribunal et des lampadaires.

Ces manifestations coïncident avec les festivités commémoratives du printemps berbère du 20 avril 1980, commémorant en Kabylie la répression de manifestations pour la reconnaissance de la culture et de la langue berbères.

23 avril

Les émeutes reprennent à Béni-Douala après l’enterrement dans le calme de Mohamed Guermah dans le village voisin. Les gendarmes, épaulés par des unités anti-émeutes, quadrillent le village, lançant des grenades lacrymogènes et barrant les principaux accès.

24 avril

Les autorités font fermer le lycée de Béni-Douala par mesure de sécurité. A Amizour, un grand rassemblement est prévu devant l’APC. La petite ville a été dévastée et offre le spectacle de bâtiments incendiés, de rues barrées par des pneus brûlés et des barricades, des commerces fermés.

Le chef-adjoint de la police de Béjaïa est «suspendu de ses fonctions» pour «négligences graves», à la suite des émeutes. Le gendarme auteur de la bavure ayant coûté la vie à l’adolescent à Béni-Douala, est «mis aux arrêts de rigueur» et sera «présenté devant la justice».

25 avril

Les émeutes se poursuivent, notamment à Akbou. De jeunes manifestants incendient l’administration des impôts, barrent les rues et la route nationale avec des pneus enflammés, des fûts usagés, des branches et des troncs d’arbres. Les gendarmes lancent des grenades lacrymogènes. Au cours de l’incendie du siège de la daïra d’Ouzellaguen par les émeutiers, deux personnes sont tuées par balles. La tension est très vive à Sidi Aïch, El-Kseur (trois morts), Tazmalt, Seddouk (w. Tizi) et Timezrit. Trois manifestants sont grièvement blessés à Seddouk et décéderont le 27 avril. Plus de 70 manifestants, en très grande majorité des jeunes, ont été blessés depuis le 18 avril.

26 avril

Les émeutes se poursuivent dans plusieurs villes. Six morts : trois (ainsi que 44 blessés) à Ouzellaguen (w. Bejaïa), deux (ainsi que dix blessés) à El Kseur (w. Bejaïa), où le maire a été tabassé par les manifestants, un (un adolescent de 14 ans) à Seddouk (w. Bejaïa), où le siège des impôts, la Sonelgaz, la sécurité sociale et le siège du FLN sont incendiés. Un hôtel de Lerbaâ Nath Irathen est détruit par les manifestants. A Tizi-Rached, le siège des impôts et la banque sont incendiés. A Azazga, le tribunal est incendié. Un bébé serait mort par asphyxie à Maâtkas, du fait des grenades lacrymogènes. Deux blessés graves à Akbou. Plusieurs blessées à Tigzirt, dont un grièvement.

Les manifestants demandent plus de justice dans l’attribution des logements, moins de «harcèlement» de la part des forces de sécurité, et la fin des passe-droits dans l’attribution de postes dans l’administration. Les dégâts sont estimés par la presse à près de 2 milliards de dinars. A Tizi Ouzou, une marche encadrée par des étudiants se déroule sans heurts, tandis qu’à Bouira, troisième grande ville de Kabylie, des manifestants brûlent des pneus et arrachent des plaques de signalisation sur la nationale reliant Alger à l’est du pays.

27 avril

Neuf personnes sont tuées, dont quatre (ainsi que dix blessés) à Azazga (w. Tizi), une (un adolescent) à Boukhelifa-Tichy (w. Bejaïa) , une (un adolescent) à Maatkas (w. Tizi) et une autre à M’chedallah, dans la région de Béjaïa. La route nationale est à nouveau barrée par des manifestants. Plusieurs camions incendiés sont visibles sur le bas-côté de cet axe important. Selon "El Watan", trois jeunes ont été tués, dont un à bout portant, à Freha. Dans la soirée, on recensait trois morts et 17 blessés à l'hôpital de Tizi Ouzou.

Lors de la grande prière du vendredi, des imams appellent au calme, comme l’avaient fait, la veille à la télévision, des responsables d’associations berbères, de parents d’élèves, et des anciens moudjahidine de la guerre d’indépendance. Le ministère de l’Intérieur confirme la mort de 15 manifestants depuis une semaine.

28 avril

Vingt-neuf personnes sont tuées (dont 27 dans la wilaya de Tizi) dans les émeutes qui embrasent à nouveau la Kabylie. Ces nouvelles victimes portent à une cinquantaine le nombre de morts depuis le début des émeutes. Malgré l’annulation à la dernière minute de «marches pacifiques», prévues par le FFS, les manifestants se sont rendus toutefois en masse à Béjaïa, Tizi Ouzou et Bouira. Les manifestations elles-mêmes se sont déroulées dans le calme et ont pu être contenues par le service d'ordre, mais les affrontements ont repris après la fin des manifestations.

A Tizi Ouzou, au moins quatorze personnes ont été tuées (seize selon certaines sources) et près d'une quarantaine blessées dans des affrontements. Le "Quotidien d'Oran" affirme que sur les douze morts recensés à 16 heures, "tous avaient reçu une balle à la tête (ou) dans les poumons" et tous étaient âgés de 14 à 30 ans.

A Bejaïa, trois jeunes gens ont été grièvement blessés, par des tirs des forces de sécurité, alors que se terminait la marche pacifique à laquelle avait initialement appelé le Front des Forces Socialistes. La Maison de la culture, la direction des domaines et la gare routière de Bejaïa ont été partiellement détruites par les manifestants, qui ont tenté de forcer les portes de la wilaya, fortement gardée.

De violentes émeutes ont éclaté à Bouira, où des milliers de manifestants ont tout cassé sur leur passage.

Des affrontements ont également été violents entre manifestants et policiers à Bouira. Une personne a été tuée à Seddouk, une autre à Adekar.

Six personnes ont été tuées à Larbaa N'Aït Irathen, six autres à Maatkas, deux à Azazga, deux à Tizi Rached, deux à Boudjima, deux à Boghni, dont un policier.

"El Watan" donne le bilan suivant : trois morts à Aïn El Hamman, dont une enseignante atteinte par une balle perdue; un mort à Bouteguène; trois morts et 34 blessés à Mekla; deux morts à Boudjima; un mort à Aït Yahia Moussa; deux morts à Tizi Ghennif; un mort à Tikobaïn; deux morts à Tizi Rached; un mort à Boghni; un mort à Laâba Nath Irathen; deux policiers tués accidentellement par un camion à Draâ El Mizan, un mort et dix blessés à Beni Ouartilane.

1500 étudiants ont manifesté leur soutien aux manifestants de Kabylie, dans l'enceinte de l'Université de Bouzaréah, à Alger, scandant "Pouvoir assassin !", "gouvernement terroriste !". Les forces de sécurité ont empêché les étudiants de sortir de l'enceinte universitaire.

29 avril

De nouvelles manifestations éclatent à Béjaïa et à Tizi Ouzou. A Tigzirt, les sièges locaux des partis politiques (toutes tendances confondues . FFS, RCD, FLN...) ont été incendiés.

Les étudiants de l'Université de Bouzaréah, à Alger, ont poursuivi leur mouvement de solidarité avec les victimes des affrontements en Kabylie.

30 avril

Un manifestant a été tué et huit autres sont morts de leurs blessures, subies dans les jours précédents. Tizi Ouzou est paralysée par une grève générale. De petits groupes continuent de harceler les policiers, qui ripostent avec des grenades lacrymogènes. Trois manifestants ont été blessés, dont deux par balles. D'autres manifestations ont été signalées à Draa El Mizan, Tizi Gheif, Naciria. Une dizaine de personnes ont été blessées dans des affrontements à Mechtras et Frikat. Des affrontements ont également eu lieu à Azazga.

A Bejaïa, les affrontements ont repris dans le quartier Ihadadden, manifestants et policiers s'affrontant à coups de pierres et de gaz lacrymogènes. La ville d'Akbou a été isolée par les forces de l'ordre, et des affrontements se sont produits

A Alger, des étudiants ont tenté de manifester devant les facultés centrales, à Bouzaréah et à Bab Ezzouar mais en ont été empêchés par la police.

1er mai

La journée du 1er mai a été plus calme que les précédentes à Tizi Ouzou, de nombreux commerces rouvrant leurs portes. Quelques affrontements sporadiques ont toutefois été signalés. De jeunes manifestants se sont attaqués à la gendarmerie, qui a riposté à coups de grenades lacrymogènes.

Une marche pacifique s'est déroulés sans incidents à Tizi Ghenif. Des incidents ont été signalés à Beni Douala, Mekla, Azazga, Naciria, Mechtras et Draâ Ben Khedda (w. Tizi) et à Ighzer Amokrane (w. Bejaïa).

Des incidents ont également été signalés dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj.

2 mai

Journée généralement calme à Tizi Ouzou et Bejaïa

A Alger, la police a empêché plusieurs centaines d'étudiants de l'Université de défiler pacifiquement dans les rues.

3 mai

A Bejaïa, de nouvelles escarmouches ont éclaté entre jeunes manifestants et policiers, lorsque les seconds ont tenté d'empêcher une marche des étudiants vers le centre de la ville. Les manifestants et les policiers se sont affrontés à coups de pierres et de grenades lacrymogènes.


Le 3 mai, entre 10'000 (selon la police) et 30'000 (selon les organisateurs) manifestants ont défilé à Alger, de la place du 1er mai à la place des Martyrs, à l'appel du FFS, pour dénoncer la répression des manifestations de Kabylie. Une première manifestation, organisée par les étudiants d'Alger, avait mené 5000à 7000 jeunes vers le Palais du Gouvernement, où une délégation des manifestants a remis une déclaration au chef de cabonet du Premier ministre. En Kabylie même, la situation semblait redevenir à peu près "nomale", mais des affrontements se sont encore produits entre jeunes manifestants et forces de l'ordre à Bejaïa, faisant onze à treize blessés, dont un adolescent de 14 ans, touché par balle. Des policiers ont tenté d'empêcher les étudiants de l'Université de marcher en direction du centre-ville et les ont dispersés à coups de lacrymogènes.

Des manifestations de protestation contre la répression en Kabylie ont eu lieu en France les 29 et 30 avril à Marseille et Paris et le 1er mai à Saint Etienne, Montpellier et Rouen (ces manifestants ont rassemblé plusieurs centaines de personnes à chaque fois, 1000 à 2000 à Paris). Au Maroc, plusieurs centaines de manifestants berbères ont exprimé le 1er mai à Rabat, devant l'Ambassade d'Algérie, et dans plusieurs autres villes leur solidarité avec les Kabyles.

4 mai

Le 4 mai, des heurts se sont produits à Boghni (w. Tizi), entre gendarmes et manifestants, après l'enterrement d'une jeune victime des affrontements des jours précédents. Selon des informations non confirmées, le corps d'un jeune de 14 ans, tué les jours précédents, aurait été découvert non loin du siège de la gendarmerie. Les affrontements ont repris le 5 mai, les manifestants et les forces de l'ordre s'affrontement à coups de pierre. Aucun coup de feu n'a été tiré, constate "La Tribune", qui y voit la preuve que l'on pouvait facilement répondre aux manifestations des jours précédents sans faire usage des armes, et sans tuer personne.

5 mai

La vie reprenait difficilement le 5 mai à Bejaïa et Tizi Outou. Tizi était partiellement paralysée par une grève des commerçants, à l'appel d'une mystérieuse "coordination des quartiers" appelant à une grève de six jours. Les commerçants ont préféré suivre ce mot d'ordre sans même savoir d'où il provenait exactement. Deux gendarmes de Tizi, en civil, ont été pris à partie par la foule. L'un d'eux a été blessé. Un sit-in populaire a eu lieu à Tizi Rached, et une marche silencieuse à Larbaâ Nath Irathen, en hommage aux cinq jeunes manifestants tués par balles.

6 mai

Le 6 mai les lycéens de Beni Douala (w. Tizi) ont célébré le vingtième anniversaire de leur camarade Massinissa "Moumouh" Guermah, dont la mort le 20 avril, après qu'il ait été blessé de douze balles le 18 avril dans la gendarmerie de Beni Douala, avait déclenché les émeutes en Kabylie.


Le bilan des émeutes en Kabylie varie selon les sources entre 60 et 80 morts au 30 avril, à quoi s'ajoutent plusieurs centaines de blessés, dont certains pourraient ne pas survivre à leurs blessures. Le bilan officiel restait au 1er mai de 42 morts dont un enfant et 181 blessés parmi les manifestants, et 384 blessés parmi les forces de l'ordre, mais "El Watan" évoquait le chiffre de 61 morts et plus de 1000 blessés entre le 27 et le 29 avril. La quasi totalité des victimes, à l'exception, officiellement, d'un gendarme, sont des civils, majoritairement des jeunes (voir la liste ci-dessous, établie par le FFS).

Le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, qui contestait encore le 30 avril que l'adolscent dont la mort dans un commissariat avait déclenché la révolte était un lycéen, a finalement admis qu'il s'était trompé (ou plutôt qu'il avait été mal informé).

En ce qui concerne les destructions de biens matériels, les témoignages recueillis par l'AFP à Bejaïa, par exemple, signalent que "les manifestants n'ont pas agi aveuglément" et s'en sont essentiellement pris à des lieux et des administrations symbolisant la "hogra" (le mépris), comme l'agence d'Air Algérie, mais qu'aucun établissement scolaire n'a été touché ni subi le moindre dégât.

Victimes en Kabylie au 29/4/2001

Source : Hopitaux, cellules de crise du FFS. Bilan au 29 avril 2001

Wilaya de TIZI OUZOU 32 morts
Azazga
-MALEK Tahar 23 ans
-DJEBAR Mourad 
-MEHADI Mustapha 34 ans
-IRCHEME Kamel 27 ans
-AGADIR Lahcéne 20 ans
-MOUTER Sofiane - 20 ans
-MALKI Kamel- 27 ans

Maâtkas :
-OUAHAB Rachid - 17 ans
-GUENDOUD Amar - 23 ans

Ouadhias :
-SENOUR Boudjema - 17 ans

 Freha :
- AMERAR Tahar - 29 ans

 Mekla :
 - HAMENED Youcef - 21 ans
 - ALOUANE Hocine - 22 ans

Tizi-Rached :
- AHMANE Mourad - 33 ans
 
Bouzeguene :
- AZOUANI Saïd - 28 ans

Boudjima :
- AKRAM Salim - 25 ans
 - HARFI Mokrane - 24 ans

Aïn-El-Hammam :
- NAIT-AMARA Omar - 31 ans
- AID-ADDA née AIT-OUSLIMANE    Dadia - 35 ans

 Irdjen :
- DAID Mebarek - 42 ans

Larba-Nath-Irathen :
- HAMACHE Arezki - 32 ans
- MOKRAB Azzedine - 25 ans
- BELKALEM Mouloud - 31 ans
- KENACHE Aziz - 27 ans
- BELKACEMI Djamel - 31 ans
- ALKAMA Djamel- 19 ans

Boghni :
4 morts non encore identifiés

Illoula :
- MEZIANI M'hand - 20 ans

*RAAB Slimane - 30 ans - Décédé à Tizi-ouzou aprés évacuation. 

* Wilaya de BEJAIA 12 morts  
El Kseur :  
- YAHIA-CHERIF Karim - 30 ans
- ARAB Nacer-eddine - 25 ans
- SEBAI Yahia - 19 ans

Adekar: 
- BELAID -15 ans

Ouzellaguen:   
- MAKHMOUKHEN Kamel - 18 ans, 
- SAIDI Akli - 32 ans
- HADDAD nacer - 26 ans
- CHILLA Nacer - 16 ans

Seddouk :
- MOKDADEN Djamel - 16 ans
- MADJANE Mehdi -  35 ans 

Boukhelifa :
- MIMOUN Mourad -  16 ans

Chemini :
- YAGOUNI -   35 ans

* Wilaya de Sétif :
 Béni-Mohli :
- HAMOUDI Yahia - 60ans

* Wilaya de Bouira : 
AMIR Aïssa - 21 ans, écrasé par un camion pendant les manifestations à El Asnam (mort accidentelle)

Par ailleurs, plus de 300 bléssés par balles sur l'ensemble des 5 wilaya (Tizi Ouzou, Boumedes, Sétif, Béjaïa et Bouira) Des blessés dans un état grave risquent d'allonger la liste dans les heures qui viennent.

Liste des décès des émeutes d’avril 2001 dans la wilaya de Béjaïa
(source : Le syndicat de la santé de la wilaya de Béjaïa - Jeune indépendant 15 mai)

Makhmoukhène Kamel, 26 ans, Ouzellaguen     Balistique, 25.04.2001

Haddad Nadir, 16 ans,  Ouzellaguen          Balistique, 25.04.2001

Saïdi Akl, 30 ans,  Aokas                   Balistique, 25.04.2001

Boukhedade Kamel, 11 ans, Seddouk           Balistique, 26.04.2001

Chima Farid , 28 ans, Ouzellaguen           Balistique, 26.04.2001

Brahmi Sadek, 35 ans, Ouzellaguen           Balistique, 26.04.2001

Arab Nacereddine , 23 ans, Timezrit         Balistique, 26.04.2001

Yahia Cherif Karim, 34 ans, El Kseur        Balistique,  26.04.2001

Mimoune Charf-eddine, 16 ans, El Maghra Tichy Balistique, 26.04.2001

Medjana El Mahdi, 35 ans  Seddouk           Balistique, 28.04.2001

Yagouni Noureddine, 34 ans  Chemini         Balistique, 28.04.2001

Belaïd Ouramtane,  18 ans   Adekar          Balistique, 28.04.2001

Asbaï Yahia, 20 ans  Béni Djehil            Balistique, 28.04.2001

Hamadou Yahia, 59 ans  Seddouk              Balistique, 27.04.2001


Béjaïa

(AP 26.5 / AFP 27.5 / El Khabar 27.5 / Horizons 28.5) Selon le bilan officiel annoncé par le wali de Bejaïa, depuis les début des troubles dans la wilaya, ceux-ci y avaient fait (au 25 mai) 17 morts et 960 blessés, dont 712 civils, 224 gendarmes et 24 policiers), et pour 400 millions de dinars (40 mios FF, 10 mios FS) de dégâts. Pour l'ensemble de la Kabylie, le bilan officiel, annoncé par le ministère de l'Intérieur lors d'une table-ronde télévisée, serait de 51 morts (49 manifestants, deux membres des forces de sécurité) et plus de mille blessés (280 manifestants et un millier de membres des diverses forces de sécurité). Toujours selon les autorités, près de 15 municipalités et 14 sous-préfectures ont été entièrement ou partiellement détruites. Selon les bilans de la presse, depuis la mi-avril et sans compter les morts des derniers jours, le bilan réel des affrontements en Kabylie serait de 80 morts, dont une grande partie tués par balles, et de plusieurs milliers de blessés.


La plupart des morts ont été enregistrés dans les wilayas de Tizi Ouzou aux abords des brigades de gendarmerie qui focalisent la colère des manifestants -une colère dont la "base" n'est plus, selon les témoins et les observateurs, la base "identitaire" berbère, mais la base de l'exclusion sociale et du mépris (la "hogra") des autorités, dans tous les domaines, à l'égard de la "simple" population. Pour "Le Jeune Indépendant", les affrontements en Kabylie "démontrent encore une fois l'incroyable décalage entre une société avide de liberté et une classe politique gangrénée par la compromission et l'inertie". Pour Malika Matoub, la violence des jeunes "s'expriment contre les forces de l'ordre" parce que les jeunes "sont dans une impasse". En outre, tous les observateurs des événements s'accordent à souligner le caractère incontrôlé des manifestations et des manifestants, qui ont échappé à toutes les tentatives de les maîtriser, qu'elles fussent le fait du mouvement culturel berbère (toutes tendances confondues) ou du Front des forces socialistes (ou à plus forte raison du RCD, représenté au gouvernement). L'ensemble des "politiques", qu'ils soient au pouvoir, proches du pouvoir ou dans l'opposition, étaient récusés par les manifestants. Liberté (pourtant proche du RCD) estime que les "débordements incontrôlés" des manifestations de Kabylie "posent la question de l'absence des recours intermédiaires (qui) sont le fait de contre-pouvoirs indépendants de toute tutelle, dont assez crédibles pour servir d'arbitres dans des situation conflictuelles".

En ce qui concerne le bilan réel des affrontements, les estimations varient de 42 morts (selon le bilan officiel) à une centaine (selon des bilans officieux). L'association médicale Medaction de Tizi Ouzou a dénoncé et condamné les "dépassement et la répression féroce, mortelle et sans précédent" des manifestations, et exige que "toute la lumière soit faite sur ce massacre, que les auteurs soient jugés et condamnés et que de telles pratiques soient bannies à jamais". La communauté médicale et paramédicale de l'hôpital d'Azazga (w. Tizi) annonce, pour ce seul hôpital, avoir "constaté les décès de 8 personnes, 'agées de 19 à 34 ans, par balles réelles avec impact au niveau du crâne et du thorax (certaines en plein coeur), ce qui réfute la théorie de la 'balle perdue' et prouve la volonté de tuer de la part des gendarmes".

(Liberté, Le Quotidien d'Oran 13.5 / Liberté, El Watan 14.5) Le bilan des émeutes de Kabylie s'est alourdi le 12 mai d'un décès, celui d'un jeune homme de 23 ans, Slimane Raâb, de Bouzeguène, qui a succombé à ses blessures. Ce décès porte officiellement à cinquante , dont 32 dans la wilaya de Tizi Ouzou, le nombre des morts des affrontements de la fin avril en Kabylie. En outre, dans la nuit du 12 au 13 mai, des escarmouches entre jeunes manifestants et gendarmes ont fait deux blessés (par grenades lacyrmogènes) parmi les manifestants.

(Reuters 20.5 / Reuters 21.5 / AFP, La Tribune, AP, Quotidien d'Oran, Le Matin, El Watan 23.5 / Le Matin, El Watan, Liberté 24.5) Les violences ont repris en Kabylie entre manifestants et forces de l'ordre dans plusieurs villes et localités de la région de Bejaïa, notamment à Seddouk, Sidi Aïch, Aokas et Amizour, les 17, 19 et 20 mai. Au total, dans toute la région et selon "Le Matin", on compterait une dizaine de blessés parmi les manifestants, dont quatre grièvement atteints, et plusieurs blessés parmi les forces de l'ordre. L'un de blessé au moins a été atteint par un tir à balles réelles.


Le 21 mai, les affrontements ont fait quatre blessés à Azazga.

A Tizi Ouzou, le 21 mai, des affrontements ont fait une quarantaine de blessés, dont au moins trois après avoir été passées à tabac par des policiers. Les 22 et 23 mai, de nouveaux affrontements se sont produits à Tizi, faisant au moins cinq blessés.

De violents affrontements ont opposé manifestants et brigades anti-émeutes à Maatkas (w. Tizi) le 21 mai et le 22 mai. Le 22 mai, un homme d'une cinquantaine d'années est mort après avoir été asphyxié par les lacrymogènes.

A Azazga, un manifestant a été blessé A Tigzirt, trois personnes ont été blessées. A El Kseur, une fillette de six ans serait morte après avoir été asphyxiée par les gaz lacrymogènes et au moins trente personnes ont été blessées dont treize (dont huit policiers) ont dû être hospitalisées. A Amizour, un homme a été blessé par balles.. A Aokas des affrontements et des pillages ont fait une vingtaine de blessés, dont plusieurs ont été hospitalisés. A Souk El Thenine, les affrontements auraient fait trois blessés parmi les manifestants

Le 23 mai, de violents affrontements ont opposé manifestants et forces de sécurité à Aokas, Souk El Thenine, Melbou, Tichy, Bakarro, Amizour, Barbacha, Sidi Aïch, Fenaïa, Ighram, El Kseur, Ferraoun et Kherrata (w. Bejaïa), faisant des dizaines de blessés dont plusieurs par balles. A Ighram, quatre manifestants ont été blessés, dont un grièvement. Le vice-président de l'APC (adjoint au Maire) a été roué de coups par un officier de la gendarmerie dans l'enceinte même de la Mairie. Une vingtaine de blessés par balles, dont cinq par balles, dont deux grièvement touchés et hospitalisés, auraient été dénombrés à Aokas les 22 et 23 mai. A Ferraoun , les affrontements auraient fait un mort et des dizaines de blessés, dont huit grièvement atteints par balles, après que des gendarmes aient tiré sur des manifestants. On note également plusieurs blessés dans des affrontements à Irdjen et à Tichy. A Kherrata, un enseignant a été roué de coups par des gendarmes qu'il tentait de dissuader d'entrer dans l'établissement scolaire. Il s'en est suivi une manifestation qui a dégénéré en émeute. Les affrontements ont fait 17 blessés. A El Kseur, en deux jours, on dénombre une trentaine de blessés , dont plusieurs policiers.

(AFP 25.5, 26.5, 27.5 / AP 25.5, 26.5 / Reuters 25.5 / Le Quotidien d'Oran 26.5 / La Tribune 27.5 / ATS 27.5 / APS 27.5 / El Watan 27.5 / Le Matin 27.5 / Le Monde 28.5 / Libération 28.5 / Corr) Le 24 mai, un jeune homme d'une vingtaine d'années a été tué à Bouzeguène (w. Tizi) et une dizaine de manifestants ont été blessés, la plupart par balles. Un gendarme touché par une pierre (ou passé à tabac par des manifestants, selon certaines sources, ou touché par une balle perdue selon d'autres sources) est décédé de ses blessures. Un jeune homme de 19 ans est décédé à Ferraoun (w. Bejaïa) d'une balle reçue le 23 mai (quinze autre personnes ont été blessées par balles lorsque les gendarmes ont ouvert le feu sur des manifestants qui tentaient de pénétrer dans leur caserne).

Le 25 mai, un jeune homme a été tué de deux balles dans la tête par un policier et quinze autres personnes blessées, dont une grièvement, à Tazmalt (w. Bejaïa), où les manifestants ont tenté d'incendier le siège de la daïra (sous-préfecture). Un adolescent d'une douzaine d'années a été tué à Takriet (w. Bejaïa) par un gendarme, d'une balle explosive dans la tête, et sept manifestants blessés, dont deux grièvement, par balles. A Bejaïa même, deux personnes (un couple) sont mortes asphyxiées par des grenades lacrymogènes lancées à l'intérieur de leur domicile. Leur fils (un adolescent) et une enfant gravement incommodés par les gaz ont du être hospitalisés. A Tizi Ouzou, un journaliste du "Matin" a été passé à tabac par un policier. A Boghni (w. Tizi), quatorze manifestants ont été blessés, dont deux grièvements, l'un étant dans un état critique.

Le 26 mai, une personne a été tuée par balles par un gendarme, et au moins sept autres personnes blessées, dont une dans un état critique, lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre devant la gendarmerie de Chorfa (w. Bouira). A Tazmalt, où la résidence du maire (Smaïl Mira, un chef de milice déjà accusé de l'assassinat d'un jeune manifestant en 1998, et dont le frère est un dirigeant du RCD) et celle de son secrétaire général ont été incendiées, le siège de la Sonelgaz et le siège de la daïra saccagés, deux personnes ont été tuées par balles explosives et une quinzaine blessées, la plupart par balles. A Tizi Ouzou, deux CNS ont été brûlés par des coktails Molotov. Des affrontements ont également été signalés à Tizi Rached (un manifestant blessé par balles), Beni Douala (ou un adolescent a été grièvement blessé à la tête par une grenade), Irdjen, Azazga, Boghni (deux manifestants blessés par balles, un vieillard roué de coups par les CNS), Tizi Ghenif (le siège de la daïra a été incendié), les Ouadias, Naciria et Larbâa Nath Irathen (w. Tizi), ainsi qu'à Bouira. A Chorfa, huit manifestants ont été blessés, dont trois grièvement.


(AFP 29.5 / Le Matin 30.5 / El Khabar 31.5 / Corr) Le bilan officiel des affrontements en Kabylie, bilan au 28 mai, est de 51 morts et de 1300 blessés depuis le 18 avril. Du 29 au 31 mai, de nouveaux affrontements ont fait au moins deux morts et une centaine de blessés. Le chef de la région de gendarmerie de Bejaïa a annoncé un bilan de 338 gendarmes blessés, dont 31 grièvement, dans la wilaya. Pour sa part, le wali (préfet) donne un bilan de 18 morts, dont un gendarme, et de 971 blessés (712 civils, 224 policiers, 32 gendarmes, 3 gardes communaux) et de 350 millions de dinars de dégâts (30 mios FF, 7,5 mios FS).

Selon le Parquet général de Tizi Ouzou, le nombre total d'informations judiciaires ouvertes en rapport avec des décès de personnes s'élève à 31 pour la seule wilaya de Tizi, à la date du 27 mai.A Bejaïa, les parquets ont ouvert 18 informations judiciaires en rapport avec des décès de personnes, à la date du 23 mai.

(AFP 31.5 / Le Matin, Liberté 3.6 / El Watan 4.6) Du 25 avril au 3 juin, le seul secteur sanitaire d'Akbou a enregistré huit morts et plusieurs centaines de blessés par armes à feu. 33 blessés restent dans un état grave, deux ont du être amputés, deux resteront paralysés. Selon le commandement de la gendarmerie, le bilan du côté de celle-ci serait de 478 blessés dans la wilaya de Tizi, dont 110 dans un état grave, et de 53 blessés dans la wilaya de Bejaïa. Six membres des familles de gendarmes auraient également été blessés.

(AFP 28.5 / AP, Le Monde, AFP 29.5 / AFP, APS, La Tribune, El Watan, Quotidien d'Oran, Liberté 30.5 / Liberté, Jeune Indépendant 31.5) Les affrontements ont continué en Kabylie le 28 mai et les jours suivants, faisant de nouvelles victimes (plusieurs morts et des dizaines de blessés).


A Tadmaït, un manifestant a été abattu par les gendarmes et quatre autres blessés par balles. La gendarmerie était attaquée à coups de pierres par des manifestants. Un manifestant grièvement blessé dans les affrontements le 25 mai est décédé de ses blessures à l'hôpital d'Alger. A Draâ Ben Khedda, un jeune homme a été abattu de deux balles dans la poitrine par un gendarme, en dehors de toute manifestation et devant son domicile. Selon des témoignages d'habitants, des gendarmes ont sillonné la ville toute la nuit en invitant les habitants (traités de "ya ouled frança") à "sortir pour les affronter", et en les insultant. A At Bou Youcef, un invalide a été passé à tabac à coups de barre de fer par un gendarme. A Mekla, un adolescent a été roué de coup, déshabillé et relâché nu. A Boudjima, le premier vice-président de l'assemblée communale a été agressé à l'arme blanche. Des affrontements se sont également produits à Akbou (w. Bejaïa) où trois policiers ont failli être lynchés à l'issue d'une marche rassemblant des milliers de personnes, et n'ont été sauvés du lychange que grâce à l'intervention des organisateurs de la marche. A Bejaïa, le siège de l'association "bouteflikiste" ACB a été saccagé et incendié. Les routes menant de Bejaïa à Sidi Aïch et El Kseur sont jalonnées de barricades. Dans la wilaya de Bouira, à El Asnam, deux personnes ont été blessées par balles.

Le 29 mai, de nouveaux affrontements se sont produits à Tizi Ouzou et Naciria (w. Tizi), ainsi qu'à Sidi Aïch (w. Bejaïa), ou une dizaine de manifestants et deux policiers ont été blessés (un manifestant est dans un état grave), et à El Asnam (w. Bouira). A Naciria, un magasin de tabac a été saccagé et pillé par des policiers, deux manifestants ont été passé à tabac, le siège de la daïra (sous-préfecture) a été saccagé et le domicile du sous-préfet incendié. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans les affrontements, dont près d'une vingtaine de membres des brigades anti-émeutes, selon la police. Des violences se sont également produites à Boumerdès.

Le 30 mai, des affrontements ont été signalés à Tizi ouzou, Aïn El Hamman et Beni Yenni (w. Tizi). A Tizi Ouzou, après la dislocation dans le calme de la manifestation du personnel médical, des affrontements se sont produits devant le siège de le gendarmerie, attaqué à coups de pierres et de cocktails Molotov. La police a répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes, dont une est tombée à l'intérieur de l'hôpital (la police s'en est publiquement excusée dans un communiqué). A Draâ Ben Khedda, un gendarme aurait été tué et une dizaine d'autres blessés dans l'attaque de la gendarmerie par des centaines de manifestants, qui auraient mis le feu au siège de la garde communale et lancé des bombonnes de gaz (qui ont explosé) contre la gendarmerie. Un communiqué de la gendarmerie ne fait cependant état "que de" cinq gendarmes grièvement blessés, mais d'aucun mort. Une vingtaine de manifestants ont été blessés, dont plusieurs grièvement. A Sidi Naâmane, un homme aurait été tué dans des émeutes, et son épouse blessée, alors que ni l'un ni l'autre se semblaient participer à une manifestation. Des affrontements ont éclaté dans la wilaya de Sétif, à Guenzat. Selon "Liberté", d'importants renforts policiers et militaires ont été dépêchés dans la région de Tizi Ouzou, notamment à Tigzirt et Azazga.


Le 31 mai, à la fin de la gigantesque manifestation de plusieurs centaines de milliers de personnes à Alger à l'appel du FFS, des affrontements se sont produits entre une partie des manifestants et des bandes de jeunes apparemment venues de la Casbah et de Bab-El-Oued et quelques manifestants ont lapidé le Théâtre national et une agence de la Banque d'Algérie. Ces affrontements ont fait plusieurs blessés dont un grave, blessé par balles par un gendarme (qui a été arrêté). On note que ces affrontements se sont produits au terme de la marche, après que le ministère de l'Intérieur ait imposé que celle-ci se termine au pied de la Casbah et non à la présidence de la Réépblique. C'est donc sur des lieux imposés par les autorités que se sont déroulés des affrontements, ce qui provoque des interrogations sur la "préparation" de ceux-ci et sur l'identité réelle de ceux qui les ont provoqués. Pour le Premier secrétaire du FFS Ali Kerboua, les agresseurs des manifestants étaient "de petits voyous manipulés par des adultes avec la complaisance des forces de l'ordre qui ont ouvert des brèches pour les laisser s'en prendre aux manifestants".

Des heurts se sont également produits le même jour en Kabylie, à Tigzirt, Boudjimaaâ (au moins trois blessés dans la nuit du 1er au 2 juin) et Frega (w. Tizi), où les gendarmes se seraient livrés selon des habitants à des actes de "sabotage" et d'agression. A Amizour, après une marche pacifique de 5000 personnes, des affrontements ont éclaté.

Le 1er juin, huit manifestants ont été blessés dans des affrontements avec les brigades anti-émeutes à Draâ Ben Khedda (w. Tizi), où des gendarmes auxiliaires ont été arrêtés le 28 mai et placés sous mandat de dépôt.pour avoir fait usage de leurs armes à feu lors d'interventions de maintien de l'ordre. De violents heurts se sont également produit à Tigzirt et à Tadmaït. Le 2 juin, à Tigzirt, trois jeunes gens ont été blessés, dont deux n'avaient rien à voir avec une quelconque manifestation et ont été passés à tabac par des gendarmes,

La députée européenne Hélène Flautre (Verts, France) a donné à Paris une conférence de presse pour rendre compte des témoignages qu'elle avait pu recueillir sur place à Tizi Ouzou le 22 mai : elle fait état de deux jeunes manifestants abattus et "achevés au pistolet automatique par le chef de brigade de Larbaâ Nath Irathen", de manifestants humiliés et torturés en public par des gendarmes, de manifestants tués dans le dos alors qu'ils s'enfuyaient, de chasses à l'homme loin des manifestations, avec des balles explosives et des fusils mitrailleurs, de non-manifestants abattus, de profanations de stèles en hommage aux victimes de la répression : "Tous ces actes sont de l'ordre de l'idéologie haineuse", a estimé la députée, qui a "la conviction que l'on a donné l'ordre de tuer". Quant à Malika Matoub, elle décrit pour Algeria-Interface (le 29 mai) une situation où "les gendarmes sont retranchés dans les casernes d'où ils continuent à tirer. Ce sont des bérets verts (unités de l'armée) en tenue de CNS (unités anti-émeutes du ministère de l'Intérieur) et de gendarmes qui font le travail à l'extérieur". A Akbou, sur huit personnes tuées, cinq l'ont été par des tirs dans le dos. Les travailleurs de la santé du secteur dénoncent dans une motion "le caractère répressif et provocateur des forces de sécurité", l'utilisation d'armes à feu "sans menace réelle", l'"obstruction à l'évacuation des blessés", la violation des hôpitaux et l'intimidation du personnel par les forces de sécurité.

(Reuters 4.6) Le dernier bilan officiel des manifestations en Kabylie et des manifestations liées à celles de Kabylie, fait état de 52 morts et 280 blessés chez les manifestants.

(AFP, AP, Liberté, Corr 6.6 / La Tribune, Liberté, El Watan, Le Matin, Liberté 7.6) Un manifestant grièvement blessé le 31 mai à Alger à la fin de la grande marche du FFS est décédé des suites de ses blessures le 6 juin, après cinq jours de coma. Le même jour, un garde communal de Beni Douala est mort des blessures subies lors d'affrontements entre des émeutiers et la garde communale.

Le 6 juin, à Batna, dans les Aurès, après que plusieurs milliers de personnes (5000 selon les organisateurs) aient défilé à l'appel du Mouvement culturel Amazigh pour soutenir les manifestants de Kabylie, des incidents ont éclaté (comme à Alger le 31 mai, à la fin de la manifestation du FFS) entre de jeunes manifestants et des groupes non identifiés de jeunes, qui avaient déjà tenté d'empêcher le défilé à son point de départ, et les ont harcelé à la fin de la manifestation. Six manifestants ont été blessés dans ces affrontements.


Le commandant Azzedine, sénateur, matraqué le 7 juin à Alger Le 7 juin, la dispersion par la police anti-émeutes, à l'aide de canons à eau et à coups de matraque, de la marche organisée à Alger à l'appel de la "Coordination nationale pour la défense des libertés démocratiques" a fait une vingtaine de blessés légers, dont selon le RCD son chef, Saïd Sadi, ainsi que le secrétaire général du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), qui a été brutalement interpellé par la police.

La presse fait par ailleurs état d'agressions individuelles dont on ne sait si elles ont un lien quelconque avec le tension politique et sociale : un ancien combattant de la guerre de libération a été ainsi agressé le 5 juin à Boualem (w. El-Baydh) par le frère d'un sénateur RND; à El Kseur (w. Bejaïa), c'est un cadre du RCD qui a été agressé le 4 juin par ce que le RCD local qualifie de "commando mafieux"; aux Ouacifs, le Secrétaire général de la daïra (sous-préfecture) serait décedé d'une crise cardiaque après une altercation avec le chef de daïra (sous-préfet), qui l'aurait menacé d'une arme à feu.

Un jeune manifestant participant à la marche de la Coordination nationale pour la défense des libertés démocratiques (CNDLD) le 7 juin à Alger, marche dispersée par la police, est porté disparu, a annoncé la CNDLD.

Les 8 et 9 juin, des heurts ont opposé manifestants et CNS à Seddouk (w. Bejaïa). Un couple (un policier et une jeune fille) auraient été roués de coups par des jeunes, qui ont volé l'arme du policier, l'ont ligoté et l'ont traîné jusqu'au siège de la municipalité, puis ont pris d'assaut le siège de la police, qui a riposté à coup de grenades lacrymogènes. Ces heurts ont fait quatre blessés.

Le 9 juin, un gendarme a été pratiquement lynché, et gravement blessé à Tizi Ouzou par de jeunes manifestants. Le même jour, un lycéen grièvement blessé fin mai est mort de ses blessures à l'hôpital de Tadmaït.

(AP, El Watan 11.6 / AP, Reuters, El Watan 12.6 / AFP, Le Monde, Le Courrier 13.6 / AFP, AP, Le Matin, Corr 14.6 / Courrier 15.6) Après une relative accalmie, les affrontements entre manifestants et forces de sécurité ont repris en Algérie, débordant désormais largement de la Kabylie, et faisant au moins quatre nouveaux morts et plusieurs centaines de blessés (dont au moins deux morts et 200 blessés le 14 juin à Alger).

Khenchellah, en pays chaoui, a vécu trois jours d'émeutes, avec des scènes de pillages, les 10, 11 et 12 juin. Plusieurs centaines de manifestants ont attaqué le siège de la préfecture de Khenchellah, en pays chaoui, avant d'être dispersés par les brigades anti-émeutes de la police. Les manifestants étaient descendus dans la rue après un incident le 10 entre un militaire et une jeune femme, et scandaient ''Non à la hogra!'' ou ''Chaouis réveillez- vous!''. Après qu'un sous-officier ait importuné une jeune fille, une altercation l'a opposé à un groupe de jeunes qui l'ont tabassé à ont saccagé son véhicule. Le militaire est ensuite revenu sur les lieux avec une trentaine de soldats, en civils mais armée de fusils d'assaut. Une véritable bataille rangée a eu lieu, se terminant par le repli des militaires. Des centaines de jeunes ont ensuite afflué vers la préfecture pour exiger le châtiment du militaire. La mairie a été incendiée, la préfecture et la direction de la Santé publique attaquées, ainsi que d'autres édifices publics. Le 11, une opération "ville morte" a été observée par les commerçants, et des incidents se sont à nouveau produits. Ces échauffourées ont fait un mort (une femme atteinte par une balle tirée par la police) et une centaine de blessés, dont deux par balles et trois policiers. 80 manifestants ont été interpellés. Le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni a annoncé le 13 juin le limogeage des responsables de la police locale, la dissolution de la commission d'attribution des logements et la libération des manifestants interpellés.

Le 12 et le 13 juin, des émeutes ont éclaté dans plusieurs localités de la wilaya d'Oum El Bouaghi (Henchir Toumghani, Aïn Fakroun, Ksar Sbahi, Berriche, Dhalaâ ) où de nombreux édifices et équipement publics ont été saccagés ou détruits par les manifestants. A Aïn Fakroun, on compte plusieurs blessés. A Dhalaâ, dans la nuit du 12 au 13 juin, de nombreux bâtiments publics ont été saccagés, la mairie et la sous-préfgecture (daïra) incendiées. On compte également là plusieurs blessés.


Le 14 juin, la gigantesque manifestation d'Alger, qui a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes, vraisemblablement autour d'un million de participants à l'appel des comités locaux de Kabylie mais également d'autres régions du pays, a dégénéré en émeute après que les forces de sécurité aient interdit à la manifestation de se diriger vers la présidence de la République. La police aurait tiré à balles réelles sur les manifestants (ce qu'a démenti le ministère de l'Intérieur, pour qui "le pire a été évité"), et des jeunes contre-manifestant en civil, se tenant aux côtés des forces de police, ont harcelé les manifestants à coups de pierres et de gourdins, puis se sont livrés contre les manifestants isolés, après la dispersion de la manifestation, à une véritable "chasse au Kabyle", passant à tabac des personnes idolées (manifestants ou non, Kabyles ou non) dont des dizaines ont été blessées parfois grièvement. Des scènes de pillage et de saccage d'hôtels (dont le SOFITEL d'Alger), de magasins, d'entrepôts et d'usines se sont produites.
Le bilan officiel de la manifestation du 14 juin à Alger est de 4 morts (deux journalistes, Fadhela Nedjma, reporter au quotidien arabophone Echourouk el Youmi, et Adel Zerrouk, 26 ans, correspondant de la revue Errai d'Oran, l'une écrasé par un autobus, l'autre piétiné dans une bousculade (La sûreté de wilaya d'Alger a lancé un appel a témoignages pour faire «toute la lumière sur les circonstances exactes » du décès des deux journalistes) et deux manifestants, "officiellement" eux aussi écrasés par le même autobus) et de 946 blessés, dont 36 policiers. 18 blessés sont dans un état grave. La presse fait état de cinq à six morts. Deux manifestants originaires d'Amizour seraient portés disparus. Un manifestant renversé par une voiture, intentionnellement selon certains témoignages, a succombé à ses blessures le 15 juin. La coordination des comités de village met en doute la version officielle de l'écrasement de victimes (dont les deux journalistes) par un bus conduit par un manifestant. Le ministère de l'Intérieur a affirmé que les policiers n'avaient utilisé "aucune arme de quelque nature que ce soit". Dans un communiqué, l'Ambassade d'Algérie en France a également démenti que les forces de l'ordres aient tiré à balles réelles. Le communiqué de l'Ambassade d'Algérie, en partie repris par l'agence algérienne APS, invite aussi les médias français au "respect de la vérité et de l'objectivité" (c'est-à-dire des versions officielles) dans leur couverture de l'actualité algérienne. Des témoins et des journalistes sur place à Alger affirment cependant que des tirs à balles réelles ont effectivement eu lieu, du fait de la police (ou d'éléments non identifiés, mais protégés par la police). De multiples témoignages concordants font état d'une véritable "chasse au kabyle" à laquelle se sont livrés des jeunes non identifiés, mais protégés par la police, contre des groupes isolés de manifestants. Plusieurs dizaines (plus d'une centaine) de manifestants ont ainsi été systématiquement passés à tabac et littéralement lynchés, notamment autour de la place du Premier Mai. Des habitants du quartier ont rendu publique une déclaration accusant ceux qui ont participé à la répression policière et à la "chasse au Kabyle" de n'être que des "repris de justice, délinquants et autres manipulés sous nos yeux par les services de sécurité pour réprimer les marcheurs ". Un photographe du quotidien "L'Authentique", désigné comme "Kabyle", a été arrêté et malmené au commissariat. Selon des médecins de l'hôpital Mustapha d'Alger, "la plupart des (manifestants) blessés avaient reçu des pierres au niveau de la tête et des coups de couteau dans la poitrine ou au niveau du reste du corps". Même après leur sortie de l'hôpital, de nombreux manifestants blessés ont été lynchés par des groupes de jeunes qui les ont insultés et passés à tabac en usant de couteaux et d’autres armes blanches.Selon des députés FFS présents à l'hôpital, un groupe de jeunes s’est introduit dans les salles de réanimation et essayé d'"achever les blessés". Des blessés qui n'avaient pas encore été admis à l'hôpital ont été rafflés par la police, emmenés au commisarriat et passés à tabac, puis ramenés à l'hôpital. Yazid Zerhouni a annoncé le 16 juin que 300 manifestants avaient été arrêtés le 14 mais qu'ils avaient tous été relâchés le surlendemain en signe de bonne volonté. Selon le ministre de l'Intérieur, les affrontements et les violences à Alger le 14 juin ont fait pour un milliard de dinars (100 mios FF, 15 mios FS) de dégâts.


(Quotidien d'Oran, AFP, AP 14.6 / AFP, Reuters, Le Monde, Libération 15.6 / Le Matin, Liberté, La Tribune, AAI, AP, Reuters 16.6 / Le Monde, AFP, AP, Liberté, Le Quotidien d'Oran, APS 17.6 / La Tribune, Liberté , El Watan, Le Matin 18.6 / www.algeria-interface.com / Corr) A la veille de la grande manifestation de la coordination interwilaya des comités de village, des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre se sont produits dans diverses régions d'Algérie jusque là "épargnées" par les émeutes. Les 12 et 13 juin, plusieurs localités de la wilaya d'Oum El Bouaghi (Henchir Toumghani, Aïn Fakroun, Ksar Sbahi, Berriche, Dhalaâ) ont connu des affrontements où plusieurs édifices publics ont été incendiés.24 manifestants ont été blessés, dont huit sont dans un état grave, à Aïn Fakroun, dans les Aurès, par des tirs d'armes automatiques le 13 juin


La tension s'est aggravée après, et du fait de, la répression de la manifestation algéroise des comités locaux, le 14 juin, et au moins trois morts, en sus des quatre de la manifestation d'Alger, se sont ajoutés au bilan des affrontements, bilan qui pourrait désormais dépasser la centaine de morts.

A Bejaïa, dès le retour des premiers manifestants d'Alger, le 14 juin, des barricades ont été dressées et des affrontements avec la police anti-émeute ont commencé, et ont duré jusqu'à l'aube, pour reprendre le lendemain, 15 juin. Six jeunes ont été passés à tabac par les policiers antiémeutes, qui ont également attaqué à la grenade lacrymogène le cortège funèbre d'un jeune victime de la collision, intentionnelle selon certains témoignages, entre une voiture de police banalisée et une moto, le 14 juin. Ces violents affrontements auraient fait ces deux morts et plusieurs dizaines de blessés, dont au moins un dans un état grave. Plusieurs bâtiments officiels ont été brûlés ou saccagés. A Amizour, les émeutiers ont incendié le tribunal dans la nuit du 16 au 17 juin. Le tribunal d’Akbou a subi le même sort. A Sidi Aïch, A Sidi Aïch, les habitants ont lancé une chasse à des cambrioleurs qui avaient profité de la marche algéroise du 14 pour "visiter" des domiciles laissés vides par les manifestants. Un des cambrioleurs présumés a été littéralement lyché, et serait dans un état très critique. A Tizi Ouzou également, le retour des manifestants d'Alger a abouti à de violentes manifestations dès le 14 au soir et pendant toute la nuit, puis les jours suivants, faisant au moins une soixantaine de blessés, dont plusieurs grièvement atteints. Au moins deux blessés ont été enregistrés au sein des forces de l'ordre le 16 juin. Selon la presse, des gendarmes ont pour la première fois depuis fin mai remplacé les policiers des CNS dans la répression, et se sont littéralement déchaînés : "La Tribune" dénonce les méthodes "à la limite de la sauvagerie" de ces gendarmes, qui auraient non seulement passé à tabac des manifestants, mais eux-même saccagé des locaux (dont ceux des rédactions locales de plusieurs quotidiens) et des commerces, et se seraient attaqué à des ambulances et des voitures privées évacuant des manifestants blessés, voire des malades sans aucun lien avec les manifestations. Des affrontements ont également été constatés à Azazga (une soixantaine de blessés), Yakouren (au moins trois blessés), Béni Douala et Boghni. L'Assemblée de wilaya (APW de Tizi Ouzou a protesté contre la brutalité de la répression et les méthodes des forces de police et de gendarmerie. Des affrontements, parfois accompagnés de déprédations et de destructions de locaux publics ou de commerces, ont également éclaté à Tazmalt, Seddouk et Aokas, ainsi qu'à Kheraza, près d'Annaba, et à à Amoucha et Tizi N'béchar (w. Sétif, où les affrontements ont fait au moins cinq blessés). A Béni Mansour, la gare ferroviaire a été saccagée par des manifestants le 15. A Haïzer (w. Bouira), des affrontements ont éclaté le 16 juin, et se sont poursuivis le 17. Le cantonnement des gardes communaux a été attaqué et des véhicules incendiés. 16 logements ont été squattés. À Bouira, des centaines de logements ont été occupés de la même manière dès la nuit du 14 au 15 juin dans les localités de Bouira même, Aïn Bessem, Aïn El Aloui, Aïn Hdjar et Saïd Abid. A Khenchela, Ansigha et El Mahmal (w. Annaba), ainsi qu'à Oran, des dizaines de logements sociaux (des centaines au total, dont 116 à Oran) ont également été occupés par des citoyens. A Berrahal (w. Annaba), des incidents se sont produits le 17 juin. Les sièges de la municipalité, du Trésor, de la poste et des Impôts ont été saccagés par des groupes de manifestants. Des affrontements ont également été signalés à Guelma et à Annaba même, où ils auraient fait un mort (un adolescent de 13 ans) et de nombreux blessés, dont plusieurs gendarmes et policiers. Des manifestations et des affrontements ont eu lieu également le 16 juin à Batna et dans la wilaya de Tebessa (Bir El Ater, Chréa, Tébéssa, Aïn Mlila), ainsi qu'à Aïn Naga (w. Biskra), Chbaïta-Mokhtar (w. El Tarf) et jusque à In Aménas, dans le sud. Un policier qui avait tiré sur un citoyen à Béchar, sans l’atteindre, a été suspendu de ses fonctions par la Sûreté de wilaya,

Les témoignages continuent d'affluer sur les exactions et les provocations des forces de police et de la gendarmerie : ainsi, plus de 200 jeunes manifestants se sont plaints d'avoir été systématiquement victimes, de la part des gendarmes en Kabylie, d'avoir été, après insultes et passages à tabac, mis à nus et relâchés ainsi sous la menace des armes. A Amizour (w. Bejaïa), selon "El Watan", au moins cinq jeunes ont été déshabillés, ligotés avec du fil de fer et battus devant et à l'intérieur du siège de la daïra" (sous-préfecture) le 24 avril, par la police.


(El Watan 17.6 / Reuters, Le Figaro, AP 18.6 / AFP, AP, Libération, Le Monde, Le Courrier (Genève), Le Matin, La Tribune, Le Figaro, FFS 19.6 / Liberté, Le Matin, Libération, Le Courrier, Reuters, AP 20.6 / Le Courrier, La Tribune, Liberté, Le Matin 21.6 / Corr.) Hocine Aït Ahmed a remis le 19 juin au haut-commissaire adjoint de l'ONU pour les droits de l'homme, Bertie Ramcharan, une liste de 130 personnes (principalement des jeunes) portées disparues depuis la manifestation algéroise du 14 juin. L'avocat Amar Zaidi a pour sa part déclaré que déclaré que 111 personnes (pour la plupart originaires des wilayas de Kabylie) ayant participé à la manifestation antigouvernementale étaient portées disparues. "Nous soupçonnons qu'elles sont en captivité dans les locaux de la police ou de la sécurité militaire", a ajouté Amar Zaidi.Répondant le 20 juin aux questions des parlementaires, le ministre de l'Intérieur Noureddine Zerhouni, interpellé par l'opposition , a assuré "formellement" qu'"il n'y (avait) pas de disparus". Le ministre avait déjà affirmé qu'il n'y avait pas eu lors de la manifestation, du fait de la police, de tirs à balles réelles, et pour avoir affirmé le contraire, le responsable du bureau d'Alger de l'AFP a été convoqué et sermonné au ministère de la Communication. Un jeune manifestant était cependant, au même moment, en réanimation dans un hôpital d'Alger, blessé par balles à l'abdomen. Il s'avère en outre que les pillages, largement filmés et diffusés par la télévision d'Etat, nont pas été commis par des manifestants, par des jeunes d'Alger, dont plusieurs ont été arrêtés par la police quelques temps après la manifestation, une partie du produit de ces pillages se retrouvant sur le marché aux puces de Belcourt. Quant au bus qui a fauché, et tué, deux journalistes le 14 juin, il s'avère qu'il n'était pas conduit par un manifestant, comme tous les media publics l'avaient affirmé, mais par un contre-manifestant, arrêté quelques jours plus tard. Selon le FFS, le bilan provisoire de la marche du 14 juin est de 8 morts. Des témoins ont rapporté que trois manifestants auraient été jetées à la mer par des jeunes. En outre, deux des blessés du 14 juin algérois seraient décédés le 18 juin à l'hôpital. Selon le sociologue Lahouari Addi, interrogé par "La Libre Belgique", les affrontements d'Alger (entre manifestants et contre-manifestants) ont été provoqués par "une centaine d'islamistes repentis, agents de la sécurité militaire".

(Algeria-watch / La Tribune, AP 21.6 / Le Matin, La Tribune, El Watan 23.6 / Reuters, El Watan, Liberté, Le Soir 24.6 / Liberté 25.6) La liste des manifestants portés disparus à la suite de la marche du 14 juin se réduit à 73 manifestants (au 23 juin) selon la coordination des comités locaux, mais encore à plus de 80 selon la Ligue algérienne des droits de l'Homme, sur les plus de cent dont on était sans nouvelles. L'avocat Amar Zaïdi a déclaré à Reuters le 24 juin que 31 manifestants portés disparus avaient été libérés au cours des trois derniers jours par la police mais qu'aucune information sur 80 autres n'était en revanche disponible. (le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni avait assuré plusieurs jours auparavant que plus aucun manifestant du 14 juin n'était détenu). À en croire les témoignages de jeunes relâchés, beaucoup d’entre eux ont été tabassés avant d’être libérés, et la quasi-majorité a été photographiée et filmée par la police devant un arsenal d’armes blanches, entreposé sur une table...

(Algeria-watch / La Tribune, AP 21.6 / Le Matin, La Tribune, El Watan 23.6 / Reuters, El Watan, Liberté, Le Soir 24.6 / Liberté 25.6) Selon une liste des victimes, liste nominative mais non exhaustive, établie par "Algeria-Watch", les émeutes en Algérie auraient fait 86 morts en deux mois (18 avril-18 juin). Du 18 au 20 juin, selon la presse algérienne, les émeutes auraient fait 12 nouveaux morts et plus de 120 blessés, dont plusieurs très gravement, dans la seule région de Béjaïa : huit morts (7 manifestants et un CNS) à Akbou, trois morts (trois gendarmes) à Bordj Mira, un mort (un gendarme) à Sidi Aïch. Il faut encore y ajouter deux morts (deux manifestants) tués par balles à Draâ el Mizan. Ces morts liés à la répression de manifestations populaires s'ajoutent à au moins 620 personnes tuées depuis le début de l'année dans des violences "terroristes" (attentats, embuscades, assassinats individuels et massacres collectifs de civils).

Depuis le 16 juin, les affrontements ont repris dans toute la Kabylie, mais également dans d'autres régions, faisant au moins onze nouveaux morts et plusieurs centaines de nouveaux blessés, s'ajoutant à un bilan officiel (entre le 18 avril et le 18 juin) de 56 personnes tuées par balles (52 en Kabylie), dont un gendarme, et près de 2300 personnes blessées, dont 305 civils atteints par balles. Les bilans indiqués par la presse privée et les partis d'opposition dépassent désormais généralement la centaine de morts. Quant aux dégâts, il s'éleveraient à 1,1 milliard de dinars (environ 100 mios FF, 25 mios FS), des dizaines de bâtiments publics ayant été totalement ou partiellement détruits.

Dans la seule journée du 18 juin, on dénombrerait sept morts, dont deux gendarmes, et plus de 120 blessés, dont certains dans un état grave. Le bilan des violents heurts enregistrés entre le 18 et le 20 juin dans la wilaya de Béjaïa s’élève à au moins dix morts (dont 8 à Akbou, 7 manifestants et un CNS) et 120 blessés. 30 policiers ont été blessés, dont 10 grièvement, à Amizour.

Des témoignages concordants permettent d'affirmer que des émeutes et des déprédations sont systématiquement provoquées par les forces de l'ordre elles-mêmes, ou par des "supplétifs", aux "faux barrages" tendus par le GSPC auraient ainsi succédé les "fausses émeutes" provoquées par la police, la gendarmerie ou les milices, accusations démenties, sur les ondes de la radio nationale, par le colonel Smaïl Halleb, porte-parole de la gendarmerie. Le 16 juin à Azazga, des gendarmes ont blessé une jeune candidate au bac. D’autres candidats ont été la cible de jets de pierres. Une émeute s'en est suivie, et des affrontements devant la gendarmerie, qui se sont poursuivie jusqu'au 20. Des commerçants ont accusé les gendarmes de saccager leurs magasins. Des ambulances et des voitures privées évacuant des manifestants blessés ont été prises à partie par les gendarmes, et leurs conducteurs passés à tabac. A Akbou, des gendarmes circulent de nuit et tirent sur les maisons, imposant un "couvre-feu" de fait. Depuis le 18, des affrontements se sont déroulés dans la ville, faisant au moins trois morts par balles, deux manifestants et un policier (qui aurait été victime d'une balle perdue), et plus de 80 blessés, dont une quinzaine par balles. Deux blessés étaient dans le coma le 19, et seraient décédés par la suite. Les gendarmes ont occupé l'hôpital de la ville, et le maire a dû inviter les médecins et les infirmiers de la ville à rejoindre l'ancien dispensaire et le siège de la mairie transformés en hôpitaux de fortune. Selon des témoins, des gendarmes et des policiers ont pillé des magasins et détruit l’éclairage public. A Aït Brahem, des affrontements dès le 16 juin ont fait plusieurs dizaines de blessés parmi les manifestants, dont un dans un état grave, et au moins cinq au sein de la police.

A Tizi Ouzou, des groupes d'une dizaine de gendarmes, armés de barres de fer, de poignards, ont agressé des passants, cassé des vitrines, tiré des grenades lacrymogènes sur les balcons et dans les domiciles, pillé des commerces. Des gendarmes en uniforme ont pénètré dans l'hôpital de Tizi, brisé des équipements, arrosé les chambres de lacrymogènes. Un jeune homme a été littéralement lynché devant la gendarmerie par une dizaine de gendarmes, traîné par terre, torse nu, roué de coups puis entraîné à l’intérieur de la caserne. Le siège du FFS a été saccagé. Le 18 juin, on comptait une centaine de blessés à Tizi Ouzou, où la mairie a dû être transformée en centre de secours. Cinq gendarmes et sept manifestants ont été blessés dans des heurts dans le village de Taourirt Moussa, (w.Tizi) le 19 juin. A Frikat, les 19 et 20 juin, des manifestants ont été blessés par balles .

A Fréha et à Mekla, le siège du FFS et les commerces, qui refusent de servir les gendarmes depuis le début des émeutes ont été saccagés et pillés par les gendarmes. A Laarba-Nath-Iraten, la crèche a été entièrement démolie par les forces de sécurité et un jeune manifestant a été tué le 19 juin, fauché par un véhicule de la gendarmerie. A Tizi Rachid, c'est la mairie qui a subi le même sort et selon "Liberté" deux gendarmes ont été tués et un troisième grièvement blessé au cours des affrontements le 18 juin. Le 19, des groupes de gendarmes ont circulé à Tizi Ouzou en menaçant la population au mégaphone, de s'attaquer la nuit aux domiciles privés. Des "tours de garde" ont été organisés par la population pour se prémunir de ces incursions. Certaines familles ont quitté la ville pour se réfugier chez des parents dans des villages périphériques. A Tigzirt, les gendarmes auraient saccagé dans une "expédition punitive" des cafétéria, un hôtel et des locaux commerciaux. Dans toute la Kabylie, des groupes de gendarmes défilent en scandant: «Nous sommes des assassins.», entrent la nuit dans des immeubles, cassent, tabassent, puis repartent se barricader dans les brigades, que les jeunes manifestants assiègent ensuite dans la journée. A Haïzer (w. Bouira), les gendarmes ont mené une "descente punitive" dans la soirée du 18 juin : passages à tabac, descentes dans les domiciles privés, saccages de commerces, destructions de véhicules. On déplore plusieurs dizaines de blessés, dont au moins cinq ont du être hospitalisés.

A Guelma le 17 juin, pillage et casse se sont produits sous «l'œil bienveillant de la police», note "la Tribune". Quand les «casseurs» ont tenté de s'attaquer à la mairie (détenue par les partisans du pouvoir, contrairement aux mairies de Kabylie, généralement détenues par le FFS, et visées à ce titre par les "casseurs" instrumentalisés par les forces de "l'ordre", les mêmes forces de sécurité les en dissuadent et ils repartent «encadrés par des adultes, parmi lesquels se remarquent des membres du comité de soutien au président Bouteflika», constate "La Tribune". Des scènes similaires de "vraies- fausses émeutes ont eu lieu le 17 juin à Batna, après une révolte réelle la veille à Chemorah, à 30 km de là, où la population a marché sur la Mairie. A Aïn Touta, près de Batna, la Mairie et la daïra (sous-préfecture) ont été saccagées. Des coups de feu ont été entendus, un jeune homme a été tué et au moins deux autres blessés.

A Annaba, des affrontements se sont produits entre "casseurs" et commerçants le 17 juin, en sus d'affrontements entre manifestants et forces de sécurité. Un jeune homme a été tué lors d'un pillage.

A Ain Mellila, près de Constantine, le 18 juin, la population a occupé des logements vacants avant de brûler magasins et résidences des notables, notamment du Maire. Des affrontements entre manifestants, contre-manifestants et forces de sécurité. de la ville ont fait un mort et au moins 52 blessés, dont au moins 3 par balles. Ce seraient les enfants du Maire, couverts par les forces de l'ordre, qui auraient tiré. Le 20 juin, le préfet (wali) a suspendu le Maire et ses adjoints et confié la gestion de la commune au sous-préfet (chef de daïra).

Deux manifestants ont été tués le même jour à Chréa, dans la région de Tébessa, par un hôtelier dont l'établissement était attaqué. L'hôtelier a été grièvement blessé dans l'attaque, qui s'est poursuivie ensuite.

Un gendarme a été tué, quatre autre blessés et plusieurs manifestants blessés dont un par balle à Draâ Ben Khedda le 17 juin. Selon des témoins, des commerces ont été pillés par des gendarmes.

Des affrontements se sont également produits le 18, le 19 et le 20 à Boghni, autour de la gendarmerie (au moins quarante manifestants ont été blessés, dont trois grièvement, et un gendarme grièvement blessé, certaines sources le donnant pour mort. le parc de véhicule, les stocks alimentaires et le magasin d'habillement des gendarmes ont été détruits). Des renforts de gendarmerie se sont livrés à du pillage. A Benni Yenni également, des commerces ont été saccagés par des gendarmes, et les affrontements ont fait une vingtaine de blessés, dont un dans un état grave. Le 19, des éléments de l'armée ont du intervenir pour protéger la garde communale des manifestants.

Affrontements, et souvent destructions ou saccages de locaux publics, également les 18 et 19 juin à Berrahal (trois blessés dont le chef local de la sûreté), aux Ouadhias, à Tazmalt, à Beni Amrane (w. Boumerdès), et le 20 à Teleghma (est), Barika (w. Batna).

(Algeria-watch / La Tribune, AP 21.6 / Le Matin, La Tribune, El Watan 23.6 / Reuters, El Watan, Liberté, Le Soir 24.6 / Liberté 25.6) Des émeutes se sont encore produites le 20 juin à Teleghma (w. Mila), près de Constantine. L'Hôtel de Ville a été saccagé et incendié, ainsi que plusieurs autres édifices publics et domiciles de dirigeants locaux. Un jeune manifestant a été blessé par balles par le receveur des impôts, dont le domicile était attaqué.

Le 20 et le 21 juin à Draâ el Mizan et Boghni (w. Tizi), des affrontements ont fait deux morts et au moins 76 blessés, dont 16 par balles. Selon "Le Matin", la plupart des blessés à Draâ el Mizan ont été touchés alors qu'ils se trouvaient loin de la brigade de gendarmerie.

Le 20 juin, des affrontements ont été signalés à Makouda, Azaza, Azeffroun et Draâ-Ben Khedda; à Azzefroun, deux gendarmes ont été blessés par les émeutiers et un manifestant a été touché par un camion le 20 juin, et le 21 juin, les gendarmes ont incendié, selon des témoins oculaires, deux fourgons de transport de voyageurs et saccagé un café maure. A Fréha, c'est le marché des fruits et légumes, situé à quelques dizaines de mètres de la caserne de gendarmerie, qui a été incendié le 21 juin par des gendarmes, qui le lendemain se sont livrés à des actes de violence sur des passants. A Azazga on a dénombré des dizaines de blessés parmi les manifestants après de violents affrontements Des gendarmes ont saccagé une librairie. A Draâ-Ben-khedda, de violents heurts ont opposé des manifestants aux gendarmes, qui ont tiré des coups de feu de sommation pour disperser la foule. Une dizaine de manifestants et une vingtaine de gendarmes ont été blessés.

A M’chedallah, Chorfa et El Asnam, après des "expéditions punitives" opérées par les brigades anti-émeute renforcées, selon des témoignages, par "des unités d’élite de la gendarmerie ou des paras", des affrontements se sont produits le 21 juin, faisant plus de trente blessés (certains au visage par des grenades. lacrymogènes, ce qui suggère qu'elles aient été tirées en "tir tendu") et des dégâts considérables. Vingt manifestants ont été arrêtés.

Selon plusieurs témoignages recueillis par l'Associated Press, il se confirme que de véritables ''expéditions punitives'' sont menées par des gendarmes en uniforme depuis le 14 juin dans plusieurs localités, y compris à Tizi Ouzou, où plusieurs boutiques du centre-ville ont été pillées par les gendarmes. A plusieurs reprises, des véhicules de la gendarmerie ont été signalés de nuit dans plusieurs quartiers, diffusant avec des hauts-parleurs des insultes à l'égard de la population : ''Ouled França, ouled el harka, makache el amazighia'' (fils de la France, fils de traîtres, pas de tamazight)... les habitants de certains quartiers de Tizi Ouzou ont créé des ''comités de vigilance'' pour répondre à ces ''provocations'' nocturnes. Le 19, à Tizi Rached, les gendarmes ont mis à sac les locaux de la municipalité. Des scènes de pillages opérés par les gendarmes ont également été signalées à Tigzirt, Beni Yenni et Azazga, où une ambulance a été saccagée, et son chauffeur passé à tabac par les gendarmes. A Maâtkas, des affrontements ont eu entre gendarmes et manifestants. Des jeunes soupçonnés d'être des manifestants ont été passés à tabac, des commerces saccagés par les gendarmes. Les heurts ont fait des blessés parmi les émeutiers, alors qu’un gendarme tombé d’un camion militaire a été écrasé et est décédé le 22 juin. Le lendemain, les gendarmes se vengaient sur des jeunes voyageurs arrivant dans la ville, les passant à tabac, les emmenant à la gendarmerie, les déshabillant et les relâchant nus. Le siège de la garde communale de Maâtkas aurait été occupé par l'armée. A Helouane, près d'Ouzellaguène, "Liberté" signale que "plus de 200 familles ont déserté leur maison au cours de la semaine écoulée, emportant à la sauvette quelques affaires(...) ce ne sont pas les GIA que ces familles fuient mais ceux qui sont censés combattre les troupes de Zouabri, les gendarmes", qui ont saccagé et pillé des domiciles privés, brutalisé leurs habitants, se sont attaqués à un cabinet médical, et tué un jeune homme de 26 ans.

Le 20 juin, le commandement de la Gendarmerie nationale a rendu public un communiqué dans lequel il a fait état de 966 gendarmes blessés, dont 273 gravement et 22 brûlés au 3e degré, de 19 membres de familles de gendarmes blessés dont 3 enfants et 5 adolescents, de 258 véhicules détruits, 35 brigades attaquées dont 3 détruites à 80 % et 2 incendiées à 50 % , alors que 2 autres brigades nouvellement construites ont été démolies. Selon le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, 1579 éléments des forces de l’ordre, entre gendarmes et membres de CNS, ont été blessés lors des affrontements, 45 brigades de gendarmerie, et 5 commissariats ont été assiégés par les manifestants.

(Le Soir de Bruyelles 23.6 / Le Matin 24.6 / APS, El Watan 26.6 / AFP, Reuters, Quotidien d'Oran, Le Soir 27.6 / Liberté, Le Matin 28.6) De nouveaux morts et blessés dans des affrontements ou des réglements de compte entre manifestants et forces de sécurité, ou des "bavures" imputables à la police ou à la gendarmerie, se sont ajoutés à la liste des victimes des manifestations populaires et de leur répression.

Un homme de 70 ans est décédé le 26 juin des suites des coups reçus de policiers alors qu'il participait à la marche algéroise du 14 juin.

(AAI, El Watan 30.6 / Quotidien d'Oran, Le Matin, Le Jeune Indépendant 1.7 / La Tribune 2.7 Algeria-watch) Le nombre des victimes (décédées ou disparues) des affrontements entre manifestants et forces de sécurité en Kabylie (et dans quelques autres wilayas), depuis le 18 avril, reste incertain, et le travail de recensement de ces victimes par les partis et les comités populaires, difficile. Le 30 juin, "El Watan" parle de 200 morts, 60 blessés graves (dont le sort est encore incertain) et 5000 blessés. Justicia Universalis, a recensé 97 personnes tuées sur tout le territoire national depuis le 19 avril 2001, y compris les deux journalistes fauchés par un bus et le jeune homme fauché par une voiture sur l’autoroute le jour de la marche) (voir en fin de bulletin la liste des victimes, telle que produite par Justicia Universalis). Kabyle-com donne, pour sa part, le chiffre de 78 morts et 7 blessés graves uniquement dans les trois wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira. Le Front des forces socialistes a recensé quelque 74 morts sur tout le territoire national depuis le début de la révolte, et a remis une liste initiale de 134 disparus aux organisations internationales (depuis la remise de cette liste, une moitié de ces disparus ont pu être retrouvéle, après qu'ils aient été pour la plupart gardés en détention dans des commissariats et des gendarmeries. Selon un communiqué de la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) 6 personnes ont été tuées au cours de la marche du 14 juin à Alger et des affrontements qui ont suivi (2 journalistes renversés par un bus, deux décès suite à une chute accidentelle d'un camion, un décès suite à un traumatisme crânien et un décès dû à un accident de la circulation). Selon la coordination des comités locaux de Bejaïa, les "événements" ont fait entre 120 et 150 morts à l’échelle nationale depuis le 19 avril, et 400 blessés, dans la seule wilaya de Bejaïa, dont 3 dans un état grave. A Tizi Ouzou, les comités locaux avancent le chiffre de 120 à 200 morts à l’échelle nationale et 5 000 blessés, dont 500 par balles (dont une centaine dans un état jugé grave). Enfin, le ministère de l'Intérieur évoque un bilan de 56 tués, dont 1 gendarme, et 365 blessés par balles et de 1 579 éléments des forces de l’ordre blessés. Selon le ministère de la Santé, plus de 500 blessés ont été hospitalisée pour un séjour plus ou moins long, 39 l'étaient encore le 30 juin, et trois devront être soignée à l'étranger pour traumatismes profonds et divers (traumatismes crâniens, thoraciques,...), ainsi que de profondes blessures, notamment au niveau des yeux. Un jeune homme de 25 ans, blessé par balle durant les manifestations à Helouane Ouzellaguen, serait par exemple en grand danger de succomber à ses blessures après avoir été amputé d'une partie de la jambe. Un jeune homme blessé lors des émeutes qui se sont déroulées à Aïn-Lagredj (w, Sétif), a succombé à ses blessures le 29 juin à Sétif.

En ce qui concerne les dégâts matériels, selon le PDG du Port d'Alger (EPAL), près de 15 millions de dinars (1,5 mio FF) de pertes (10 mios de manque à gagner, 5 mios de vols et dégats) ont été enregistrées par le port du fait des troubles survenus lors de la manifestation algéroise des aârchs, le 14 juin. Selon le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, le montant total des dégats de la journée du 14 juin dépasserait le milliard de DA (100 mios FF, 25 mios FS).

Quatre blessés dont un sérieusement touché ont été enregistrés dans la nuit au 25 au 26 juin à Makouda (w. Tizi) lors d'affrontements avec les gendarmes. Ces affrontements se sont poursuivis dans la journée du 26.

Le 26 juin, deux jeunes hommes sont mort à Sidi Aïch (w. Bejaïa), le premier sous les balles d'un policier, hors de tout affrontement et de toute manifestation, le second , un parent,des suites d'un malaise provoqué par ce meurtre. Selon des témoignages, le policier responsable de ces deux morts, et qui a été rapidement arrêté, était sous l'empire de la drogue lors de son geste. Il s'en est suivi un jour d'émeutes, faisant une vingtaine de blessés, mais la condamnation rapide du meurtre par le wali, le chef de la sûreté, les autorités locales et les autorités judiciaires, qui ont tous présentés leurs condoléances à la famille de la victime, a réussi à empêcher que la situation dégénère, et à rétablir le calme dans la ville. Les manifestants ont tout de même complètement détruit à coups de pierres et cocktails Molotov la bâtisse abritant le commissariat.

Deux gendarmes sont morts et 1.642 autres ont été blessés, dont 340 grièvement, lors des "évènement" survenus dans les wilayas de Bejaia, Bouira et Tizi-Ouzou depuis le 18 avril, selon la gendarmerie nationale. Ce bilan a été arrêté à la date du 23 juin. Un des gendarmes décédé a été victime d'une arme a feu, comme quatre gendarmes blessés. 19 membres de familles de gendarmes dont 3 enfants et 5 adolescents, ont été également blessés, selon la même source. Le gandarmerie fait état de 68 brigades attaquées, dont 6 sérieusement endommagées, et 2 brigades en construction détruites, et de 362 véhicules de la gendarmerioe, et de six véhicules privés appartenant à des gendarmes, «totalement ou partiellement détruits». Pour la wilaya de Bejaia, le bilan de la gendarmerie fait état de deux gendarmes tués (dont un par arme à feu), de 572 blesses dont 44 gravement, dont quatre par armes à feu, de 25 gendarmeries attaquées. dont une «sérieusement endommagée» et de 104 véhicules «totalement ou en partie détruits». Dans la wilaya de Bouira, la gendarmerie annonce que 82 gendarmes de ses hommes ont été blesses, dont un grièvement, 8 brigades attaquées et six véhicules appartenant a des gendarmes «sérieusement endommages». Le bilan pour la wilaya de Tizi Ouzou est de 988 blesses dont 295 dans un état grave, ainsi que 19 membres de familles de gendarmes blesses dont 3 enfants et 5 adolescents. 2 gendarmeries en construction ont été détruites, 35 attaquées, dont 5 sérieusement enfommagées, et 258 véhicules «totalement ou en partie détruits». Du côté de la population, 86 morts ont été recensés et on estime à plus de 2 000 le nombre des blessés, et à plusieurs centaines de millions de dinars le montant total des dégâts. Plusieurs dizaines de personnes sont en outre portées disparues. Pour Hocine Aït Ahmed, s'exprimant dans les colonnes du "Soir" de Bruxelles, "La plupart des destructions sont le fait de commandos de provocateurs ou de bandes non organisées infiltrées", et non de manifestants.

En sus des victimes des émeutes, au moins 80 personnes, pour moitié des membres des forces de sécurité, ont été tuées depuis le début du mois de juin dans des attentats, des embuscades et des affrontements entre groupes armés et forces de sécurité. Depuis le début de l'année, plus de 1200 personnes ont été tuées dans des violences liées (du moins officiellement) à l'activité des groupes armés.

Les témoignages sur les exactions qui ont suivi la marche du 14 juin à Alger continuent d'arriver, au fur et à mesure que des personnes arrêtées lors de la manifestation du 14 juin à Alger, et dont on était resté sans nouvelles, "refont surface" après des jours de détention. Le 27 juin, il restait cependant encore 67 personnes portées "disparues" depuis le 14, alors que le ministre de l'Intérieur avait annoncé le 16 la libération dans la journée de toutes les personnes arrêtées et encore détenues. Un manifestant, "disparu" pendant trois jours après la marche, raconte avoir d'abord été littéralement lynché par des policiers (CNS) et des contre-manifestants armés de couteaux et de barres de fer, puis emmené par les policiers, avec cinq autres manifestants, au commissariat de Belouizdad (VIIe arrondissement), où il se retrouvera avec une centaine de manifestants. Photographiés et filmés devant une table sur laquelle étaient posées des armes blanches (que les policiers leur demanderont de prendre dans leurs mains), ils devront signer des procès-verbaux d'interrogatoire sans qu'il y ait réellement eu d'interrogatoire, et sans en connaître le contenu. Transférés au commissariat central où ils seront incarcérés, puis reconduit au commissariat de Belouizdad, puis à nouveau au commissariat central, ils seront finalement libérés, sans papiers. Dans un communiqué, la Coordination des villages et quartiers de Tizi Ouzou affirme que des manifestants arrêtés le 14 ont été torturés par des gendarmes (ou du moins "des éléments vêtus de tenues de gendarmes".

(APS 25.6 / La Tribune, AFP 2.7 / El Watan 3.7 / AFP 4.7 / Le Matin 5.7) Le bilan des affrontements en Kabylie et dans l'est de l'Algérie est toujours sujet de polémique et de divergences. Le 30 juin, "El Watan" évoque le chiffre de 200 morts, 60 blessés graves et 5000 blessés légers. Alégeria-Watch et Justicia Universalis ont recensé 97 tués du 18 avril au 26 juin. Kabyle-com donne le chiffre de 78 morts et 7 blessés dans un état critique pour les trois wilayas de Kabylie. Le FFS a recensé 74 morts sur l'ensemble du territoire national du 18 avril à la mi-juin. Selon un porte-parole de la coordination des comités locaux de la wilaya de Bejaïa, du 19 avril au 30 juin, les "événements" auraient fait entre 120 et 150 morts dans l'ensemble du pays, 400 blessés (dont trois dans un état critique) dans la seule wilaya de Bejaïa. La coordination des comités de la wilay de Tizi évoque le chiffre de 120 à 200 morts et 5000 blessés (dont 500 par balles) à l'échelle nationale. Selon le ministre de l'Intérieur, depuis le début des affrontements, ceux-ci auraient fait 56 morts (dont un gendarme) et 1579 blessés au sein des forces de l'ordre, et pour plus d'un milliard de DA de dégats (environ 100 mios FF, 25 mios FS).

Selon la direction générale de la Sûreté nationale algérienne (DGSN), six personnes ont trouvé la mort lors de la marche du 14 juin à Alger, ou dans les affrontements qui l'ont accompagnée et suivie. Dans un communiqué du 28 juin, la DGSN précise qu'il s'agit des "seuls cas de décès enregistrée jusqu'à présent" : deux journalistes heurtés par un bus à la rue Hassiba Ben-Bouali, deux personnes décédées à la suite d'une "chute accidentelle d'un camion", une personne décédée à la suite de "blessures à la tête" et une personne victime d'un "accident de la circulation. e 23 juin, le quotidien en arabe "El Dejdr" avait en outre annoncé que neuf cadavres avaient été découverts à Oued El Harrach. La DGSN déclare que les services de police n'ont enregistré "aucun cas" de ce type.

(Le Monde 26.12) Selon le président de la Commission d'enquête sur les émeutes de Kabylie, le bilan des émeutes, arrêté au 3 juillet, est de 82 morts et de 2700 blessés. Selon le bilan officiel, il est de 60 morts et 2000 blessés. Selon les comités locaux de Kabylie, il est de 106 morts et de 6000 blessés, dont 2000 handicapés.

En ce qui concerne les "disparus" lors de ces "événements", le nombre en est désormais réduit à quelques cas : trois (au 2 juillet) selon la permanence de Tizi Ouzou de la coordination des comités locaux.

(AFP, AP, Quotidien d'Oran, El Watan, Le Matin 8.7 / La Tribune, Liberté 9.7) Les émeutes et les affrontements entre manifestants et forces de police et de gendarmerie ont repris en Kabylie, dès le 5 juillet, au retour des délégués des comités locaux empêchés de manifester à Alger.

Le 8 juillet, des affrontements de plusieurs heures ont opposé jeunes manifestants et forces anti-émeutes à Tizi Ouzou. Un marchand ambulant a été tabassé par les gendarmes, qui ont également cassé les vitres de plusieurs magasins. Des manifestants arrêtés ont également été brutalisés dans une gendarmerie. Des manifestants ont été blessés à l'arme blanche par des gendarmes, et plusieurs passés à tabac dans la rue. Des escarmouches avaient déjà été notées à Tizi Ouzou le 5, au retour des délégués des archs empêchés de manifester à Alger : des heurts autour de la gendarmerie avaient fait sept blessés, dont deux personnes étrangères à la manifestation mais passées à tabac par les gendarmes. Des affrontements le 8 juillet ont fait une dizaine de blessés, dont trois sont dans un état jugé sérieux. Pour la première fois depuis le début des affrontements, en avril, la gendarmerie a fait usage de balles en caoutchouc.

Le commissariat de police d'El Kseur (w. Bejaïa) a été attaqué dans la nuit du 7 au 8 juillet, à coups de pierres et de cocktails Molotov, les policiers ripostant à coups de grenades lacrymogènes. Ces affrontements ont fait quelques blessés légers.

Neuf gendarmes ont été placés sous mandat de dépôt pour avoir fait usage de leurs armes à feu en Kabylie. D'autres gendarmes seraient, selon le "Quotidien d'Oran", en attente de comparaître devant le tribunal.

La Commission d'enquête sur les "évènements" de Kabylie présidée par Mohand Issaâd a achevé son rapport préliminaire et devait le remettre au président Bouteflika le 8 juillet. Selon Mohand Issaâd, le rapport comporte de "sévères diagnostics (...) de tristes constats et de dures appréciations" sur une situation marquée par des "morts inutiles" provoquée par "des tirs qui continuent". "Nous ne comprenons pas l'attitude de ceux qui ont le pouvoir de faire cesser les tirs" et ne les font pas cesser, a déclaré Mohand Issaâd, qui a rappelé que le président Bouteflika s'est engagé à rendre public le contenu du rapport.

(Reuters 8.7 / AFP, Reuters, AP, Le Matin 9.7 / Le Matin 10.7 / Tribune, Liberté 11.7 / Tribune, El Khabar, Liberté, Le Matin 12.7) Des affrontements entre jeunes et forces de sécurité se sont produits pendant plusieurs heures au centre de Tizi Ouzou le 9 juillet, après un rassemblement de manifestants devant le gendarmerie. Des heurts s'étaient déjà produits la veille à Tizi, Draâ Ben Khedda et Azazga, faisant au moins six blessés parmi les manifestants à Tizi. Parmi ces blessés, certains l'ont été à l'arme blanche par des gendarmes ou des policiers. Des éléments des forces de répression ont également pénétré dans un dispensaire médical. Un jeune homme a témoigné au matin des sévices subis de la part de gendarmes, qui l'ont passé à tabac avant que l'un d'eux ne lui taillade la joue au couteau.

Des affrontements ont également eu lieu à El Kseur et Sedouk (w. Bejaïa) dès la nuit du 8 au 9 juillet. Le 9 juillet, les heurts ont fait au moins quatre blessés à El Kseur (deux gendarmes et deux manifestants) Les affrontements se sont poursuivis à El Kseur le 10 juillet, faisant selon certaines sources un mort (un gendarme, tué accidentellement) et en tous cas plusieurs blessés. Une vingtaine de magasins et de boutiques ont été saccagés et pillés, parfois par des gendarmes selon des témoignages d'habitants, et des manifestants ont été poursuivis jusque dans les maisons et dans la mosquée. En trois jours, les affrontements à El Kseur auraient fait 93 blessés parmi les manifestants, 23 chez les gendarmes. Le "Comité de la société civile" d'El-Kseur dénonce dans un communique les "méthodes barbares" de la gendarmerie.

A Amizour (w. Bejaïa), des échauffourées ont éclaré le 11 juillet entre manifestants en gendarmes, et la ville était inaccessible en véhicules automobiles. Un millier de personnes avaient auparavant manifesté dans le calme. Les affrontements ont fait au moins deux blessés.

(AFP 12.7 / Tribune 14.7 / La Tribune, Le Matin, Le Quotidien d'Oran 15.7 / Liberté, El Khabar, le Matin 16.7) Les émeutes en Kabylie connaissent un "essoufflement", a estimé le 12 juillet à la Roche sur Yon, en France, le Maire (FFS) de Tizi Ouzou, Ahmed Taleb, pour qui ces émeutes arrivent dans une "impasse". Ahmed Taleb, médecin, accompagnait dans la ville vendéenne un jeune homme gravement blessé dans les émeutes, après avoir reçu une balle dans le dos qui l'avait rendu paraplégique. "Tous les jours, il continue à y avoir des blessés légers", a cependant ajouté Ahmed Taleb. Dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj, outre des affrontements autour d'un bar-discothèque à Aïn Taghrout, le 14 juillet (une quinzaine de blessés, l'établissement ayant finalement été détruit par le feu), des émeutes ont éclaté à Bir Kasdali et Sidi Embarek.

A El Kseur, après les violents affrontements de la semaine passée, le commandant de la gendarmerie a appelé les citoyens à venir témoigner de la véracité des accusations portées contre ses hommes (saccages, vols, brutalités diverses). Cinq gendarmes, accusés par des citoyens d'avoir saccagé et incendié leurs domiciles, auraient été arrêtés. A Bechar, deux policiers, en état d'ivresse, se livrant, à main armée, au racket contre des commerçants, ont été arrêtés le 14 juillet après avoir enlevé, séquestré et maltraité, puis volé, trois commerçants.

Un nouveau type de violence est subitement apparu (ou un ancien type de violences réapparu) le 13 juillet à Hassi Messaoud, où une véritable expédition de lynchage et de viols collectifs a été perpétrée par un groupe de plusieurs centaines de jeunes (300 selon "Liberté"), contre une cinquantaine de femmes seules accusées de "moeurs légères", voire de prostitution, mais en même temps de tous les maux, y compris de "voler le travail des hommes". Une cinquantaine de femmes vivant seules dans leurs maisons ont été agressées, battues, blessées à l'arme blanche, parfois mutilées et violées dans le quartier déshérité de Bouamama. Plusieurs maisons (des gourbis, en réalité) ont été détruites par les émeutiers. Des femmes ont été déshabillées et chassées, nues, de chez elles. La police, alertée, n'est pas intervenue pendant le pogrom, qui a duré toute la nuit, mais aurait investi le quartier à l'aube et aurait procédé à plusieurs arrestations. Selon certaines sources, de trois à six des femmes agressées auraient succombé à leurs blessures. Au moins 23 femmes attaquées ont été blessées, au moins six grièvement. Le prétexte de ce véritable pogrom était la "mauvaise réputation" de ces femmes, dont, des habitants de Bechar qualifiés d'"islamistes" par plusieurs quotidiens ("Le Matin", notamment), avaient demandé aux autorités l'expulsion, avant de pousser des jeunes à les agresser. Le lendemain de ce pogrom, une cinquantaine de jeunes se sont attaquée, toujours à Hassi Messaoud, au domicile d'une propriétaire d'un salon de coiffure et à deux domiciles de jeunes femmes divorcées. Selon "Le Matin", et "Liberté", ces violences auraient été directement provoquées par le prêche d'un imam de la grande mosquée de Hassi Messaoud, Amar Taleb, qui aurait appelé au "djihad contre le mal" et à "chasser les fornicatrices". Une dizaine d'assaillants ont été arrêtés, dont une moitié de mineurs. 95 femmes pouvant encore être prises pour cibles de violences ont été évacuées du quartier.

A Aïn Taghrout, entre Bordj Bou Erridj et Sétif, un bar-discothèque a été attaquée le 14 juillet par une cinquantaine de jeunes exigeant sa fermeture. Le patron du bar a tiré sur les jeunes, et en a blessé une quinzaine, dont un grièvement, blessant également un gendarme.L'hôtel abritant le bar-discothèque aurait ensuite été incendié.

(Tribune 17.7 / Courrier, Quotidien d'Oran 18.7 / Tribune, Horizons, El Khabar, El Moudjahid , Le Matin 19.7) Trois jours après le pogrom lancé dans la nuit du 13 au 14 juillet contre des femmes vivant seules dans le quartier d'El Haïcha, à Hassi Messaoud, pogrom qui a fait 39 victimes (il ne semble pas finalement qu'il y ait eu des morts, mais plusieurs victimes -au moins trois- ont été très grièvement blessées), 34 personnes âgées de 15 à 30 ans ont été arrêtées, d'autres personnes devant s'ajouter à cette liste. Toutes les personnes arrêtées ont éré reconnues par les victimes. Le Parquet général d'Ouargla confirme que plusieurs centaines d'individus ont pris d'assaut les domiciles de femmes travaillant dans la zone d'Hassi Messaoud, les accusant d'être des prostituées, "les agressant physiquement, les violant, saccageant et spoliant leurs biens". Les maisons des femmes ont été pillées, et les femmes victimes d'innombrables sévices à coupa de manche à balai, de gourdins, de barres de fer et de couteau. Au viol collectif se sont ajoutées des mutilations. "El Moudjahid" signale que les agresseurs des femmes sont souvent eux-mêmes les propriétaires des maisons (le plus souvent des gourbis) où les femmes logaient, et qu'ils extorquaient à ces femmes des loyers de 6000 à 8000 dinars (600 à 800 FF). "La Tribune" signale quant à elle que les femmes agressées n'était pas les "prostituées" désignées par le prêche religieux qui aurait été à l'origine du pogrom, mais des femmes de méga employées par des sociétés étrangères actives dans la région de Hassi Messaoud. Des menaces de représailles ont été proférées par les habitants du quartier contre les femmes qui envisageraient de revenir y habiter.

25 manifestants arrêtés et détenus à Bouira, puis libérés, ont témoigné au "Matin" des violences et des brutalités subis, généralement de la part de gendarmes, lors de leur arrestation et pendant leur détention : ainsi, un manifestant d'El Asnam, arrêté le 20 juin et libéré trois semaines plus tard, a été battu à coups de barre de fer, fouetté au cable électrique, privé d'eau et de soins, dépouillé d'effets personnels de valeur; un autre détenu, arrêté à Tizi Ouzou le 19 juin, a été battu, devêtu; son père venu s'enquérir de son sort a lui aussi été tabassé; un manifestant de Haïzer a été battu à coups de pelle, dépouillé de ses objets de valeur.

Dans un entretien à "El Khabar" hebdomadaire, le colonel Ali Tounsi, directeur de la Sûreté nationale (DGSN), reconnaît l'existence de "dépassements" (c'est-à-dire de violations des droits de l'homme) par la police, tout en assurant que les auteurs de ces "dépassements" ne jouissent pas de l'impunité. Ali Tounsi affirme ainsi que "près de 2600 éléments (de la police) ont été radiés, alors que d'autres ont comparu devant la justice", et appelle les citoyens à dénoncer les "dépassements" auprès des inspections régionales et générales de la police et des chefs de sûreté des wilayas et des daïras. Ali Tounsi a en outre démenti que la police ait fait usage d'armes à feu lors de la marche des "archs" le 14 juin à Alger. Le chef de la sûreté nationale a enfin affirmé qu'avec 100'000 policiers, dont 60'000 sur le terrain, soit un policier pour 480 habitants, l'Algérie ne dispose pas d'assez de policiers. Et de citer à titre de comparaison les chiffres suivants : un policier pour 220 habitants en Espagne, un pour 280 en France, un pour 106 au Maroc, un pour 90 en Tunisie*. A court terme, le directeur de la DGSN entend porter le nombre d'agents de police à 120'000.

*Nous n'avons pas vérifié ces chiffres, et ne pouvons donc savoir s'ils comprennent au titre de "policiers" les gendarmes qui, en France et en Algérie (héritage français ?) font un travail de police en étant une force militaire.

(La Tribune, El Watan 23.7) Des affrontements entre manifestants et forces de gendarmerie et de police se sont produits les 19 et 20 juillet à Benroumana, Metroha et Om Teboul dans la wilaya El Tarf, à la frontière tunisienne, après qu'un homme, soupçonné d'être un contrebandier, ait été tué par un officier de la gendarmerie garde-frontière. Une cinquantaine de personnes ont été interpellées le 22 juillet sous l'accusation d'avoir participé aux manifestations, une quinzaine de personnes accusées d'avoir saccagé le poste frontière d'Om Teboul et détruit trente véhicules privés ont été arrêtéeset le gendarme auteur de l'homicide a été arrêté et déféré au tribunal militaire de Constantine. Le mouvement de protestation a également exprimé des revendications sociales, économiques, politiques et environnementales (accès à l'eau potable, pollution des eaux d'irrigation, "racket" au passage de la frontière, fraude électorale. Les manifestants ont bloqué les routes et pris pour cible les municipalités, la gendarmerie et les poste-frontières. Selon "El Watan", les réseaux de contrebande (la "grande mafia du trabendo") de la région ne seraient pas étrangers aux manifestations.

(Jeune Indépendant, Le Matin 5.8) Selon un rapport du wali de Bouira, présenté aux membres de l'Assemblée populaire de wilaya (Conseil général), les "événements" (manifestations, répression et émeutes) survenus du 25 mai au 16 juin dans la wilaya ont fait deux morts, 16 blessés par balles, 125 autre blessés et 166 mios DA (40 mios FF, 4 mios FS) de dégâts. Le rappprt préfectoral rappelle l'incendie des sièges du RND et du FLN à Bouira, la destruction d'édifices publics, sièges de municipalités, de recettes des contributions, des impôts etc...


(AP, AFP 8.8 / Liberté, El Khabar 9.8) Plusieurs dizaines de manifestants ont été blessés dans des affrontements qui ont opposé les forces de sécurité aux manifestants aux barrages installés par les forces de sécurité entre la Kabylie et Alger pour interdire l'entrée de la capitale aux participants à la marche convoquée par la coordination interwilayas des comités locaux, le 8 août. Ces incidents se sont produits notamment aux barrages de Naciria et Tidjelabine, mais également à Bouira et à Alger même, dans le quartier du stade du 5-juillet, où plusieurs centaines de manifestants (plus de 200 selon "El Khabar") auraient été interpellés. La plupart, sinon la totalité, d'entre eux ont cependant été relâchés après quelques heures. A Naciria, plusieurs dizaines de manifestants ont été blessés. Au moins deux manifestants ont été arrêtés, puis relâchés. 25 blessés ont été admis à l'hôpital de Tizi Ouzou. Six manifestants ont également été blessés au barrage de gendarmerie de Maillot (w. Bouira), devant lequel se tenait un sit-in. Les affrontements ont cependant été relativement mesurés, et n'ont rien eu de commun avec ceux qui avaient accompagné la marche de la coordination interwilayas à Alger, le 14 juin.

(Reuters 9.8 ( La Tribune, Le Matin, El Khabar, Le Quotidien d'Oran, El Watan, Liberté, Le Soir 12.8 / Liberté, El Watan, Le Matin 13.8) De violents heurts se sont à nouveau produits en Kabylie dès le 9 août, entre manifestants et gendarmes (et policiers), après l'échec de la manifestation des comités de village à Alger. Ces heurts ont fait plusieurs dizaines de blessés.

Les 10 et 11 août, des affrontements ont opposé manifestants et gendarmes à El Kseur w. Bejaïa), après qu'un jeune agent de sécurité ait été renversé par un fourgon de gendarmerie, passé à tabac et volé par les gendarmes. Au moins quarante manifestants ont été blessés, dont une dizaine par des balles en caoutchouc. Plusieurs gendarmes ont également été blessés, brûlés par des cocktails Molotov. Des affrontements ont également été signalés à Amizour, Seddouk et Semaoun. Plusieurs manifestants ont été blessés et/ou arrêtés (une vingtaine de blessés ont été dénombrés à El Kseur, et sept ont été arrêtés, puis libérés quelques heures plus tard -après avoir été passés à tabac par les gendarmes).

La visite du ministre de l'Intérieur Nourredine Yazid Zerhouni à Tizi Ouzou, pour l'entrée en fonction du nouveau wali (préfet), a suscité de nouveaux affrontements à Naciria, Tadmaït, Draâ Ben Khedda et Tizi Ouzou, au passage du cortège officiel, le 12 août. Les manifestants ont tenté d'installer des barricades sur la route, la gendarmerie leur donnant l'assaut pour dégager le passage. A Tizi Ouzou, les manifestants ont tenté de bloquer l'accès du ministre au siège de la wilaya, et accueilli le cortège ministériel par une pluie de projectiles. Les manifestants ont également attaqué la gendarmerie, protégée par la police. De semblables affrontements se sont produits à Draâ Ben Khedda, Tadmaït, Maâtkas, Sidi Aïch et Naciria, où les heurts ont été particulièrement violents et où les gendarmes ont à nouveau tiré sur les manifestants à balles réelles. Plusieurs dizaines de blessés légers (36 au total selon "El Khabar", 20 à Draâ Ben Khedda, dix à Tadmaït et 10 à Naciria (w. Boumerdès) selon "Le Quotidien d'Oran"), ainsi que trois blessés à coup de couteaux à Maâtkas (le 9 août) et deux blessés par balles à Naciria, ont été dénombrés. Une vingtaine de blessés ont été admis à l'hôpital de Tizi Ouzou, et une dizaine de manifestants ont été interpellés, puis relâchés. A Tadmaït, une "ferme-pilote semencière" a été incendiée. Une dizaine de personnes auraient été blessées dans les affrontements. A Draâ Ben Khedda, une dizaine de manifestants ont été blessés, et selon des sources non confirmées, un bébé aurait été asphyxié. A Maâtkas, plusieurs blessés, dont un grièvement atteint, ont été dénombrés, dont certains "lynchés" par les gendarmes.

Dans la nuit du 11 au 12 août, de nouveaux troubles ont éclaté à El Kseur. De jeunes manifestants ont assiégé la gendarmerie à coups de pierres et de pneumatiques enflammés, les gendarmes répliquant à coups de grenades lacrymogpnes. Ces heurts ont fait 17 blessés, dont cinq ont du être évacués sur l'hôpital de Bejaïa. A Sidi Aïch également, de nouveaux affrontements se sont produits le 11 août, faisant une dizaine de blessés légers. On note des heurts également à Boghni le 12 août.

(El Khabar, Liberté 15.8 / Jeune Indépendant , Libertté, Le Matin16.8) Des troubles ont éclaté à Bejaïa le 14 août après la visite du ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, qui y "installait" le nouveau wali. Un manifestant a été blessé à la tête par une grenade lacrymogène.

Les 12 et 13 août, de violents affrontements entre jeunes manifestants et gendarmes se sont produits à Tizi Rached (w. Tizi Ouzou). Plusieurs manifestants ont été blessés, dont au moins un a du être hospitalisé.

A Inerhounène, le 13 août, des échauffourées entre manifestants et gendarmes ont fait un blessé du côté des manifestants.

A Tizi Ouzou, des représentants de la coordination des comités locaux de la wilaya ont annoncé qu'un militant de Boudjima était porté disparu depuis le 13 août.

A El Kseur, après le reprise des affrontements le 9 août, on dénombre une soixantaine de blessés, dont plusieurs grièvement. Certains blessés ont, selon le comité local de la société civile, été "torturés et battus au sang avec des objets métalliques et poignardés avec des baïonnettes". Le 13 août, un enfant de douze ans a été arrêté par des gendarmes.

(Jeune Indépendant 19.8 / Liberté, Jeune Indépendant, El Watan 28.8) Huit gendarmes, dont un officier des unités d'intervention de Tadmaït (w. Tizi Ouzou) ont été arrêtés et incarcérés, pour avoir usé de leurs armes à feu le 28 mai, lors d'une manifestants où deux personnes avaient été tuées par balles par les gendarmes. L'enquête du Commandement de la Gendarmerie Nationale a établi que les gendarmes des unités d'intervention, arrêtés, ont fait usage de leurs armes pour disperser la foule. L'officier, chef et responsable de l'unité d'intervention de Tadmaït, a été arrêté pour incapacité de commandement.

Selon le "Jeune Indépendant", plus de 98 % des gendarmes de Kabylie auraient été mutés et 150 gendarmes et officiers de gendarmerie auraient été sanctionnés (mais depuis le début de l'année).

Le Maire (RCD) de Naciria aurait été agressé par des gendarmes, qui se seraient en outre livré à des exactions sur des jeunes et auraient tenté d'incendier la Mairie, a accusé le RCD dans un communiqué. La gendarmerie dément et invite toute personne ayant été victime de "dépassement" à déposer plainte.

(Le Matin 2.9) De violents incidents ont opposé des supporters algérois et kabyles des clubs de football JSMB de Bejaïa et CRB d'Alger-Belouizdad, le 30 août à Bejaïa, à la fin du match les opposant. Ces incidents ont fait plusieurs blessés, essentiellement des supporters algérois.

(Quotidien d'Oran 5.9 / Liberté 6.9) Un groupe de jeunes chômeurs a occupé et saccagé le 1er septembre le bureau de main d'oeuvre d'In Aménas (w. Illizi), et s'en est pris physiquement au chef du bureau, qui a été blessé, ainsi qu'un garde communal, dans l'échaufourée. A Ahnif (w. Bouira), des affrontements ont opposé le 5 septembre de jeunes manifestants et la gendarmerie, dont ils réclament le départ. A Makouda (w. Tizi Ouzou), un camion de la gendarmerie a été incendié par des manifestants.

(Liberté, Le Soir 9.9) Plusieurs dizaines de personnes ont pris d'assaut le 7 septembre la gendarmerie d'Azazga, à la suite selon une source locale de "provocations" des gendarmes. Des affrontements à coups de pierres et de grenades lacrymogènes se sont produits. Aucun blessé ne serait à déplorer. "Liberté" écrit que le mot d'ordre de "mise en quarantaine des gendarmes", adopté après le refus du pouvoir de répondre à la revendication de la plate-forme d'El Kseur de départ de la gendarmerie de Kabylie, est appliqué dans toute la Kabylie, et que les gendarmes sont littéralement séquestrés dans leurs casernes, empêchés d'en sortir même en civil, ravitaillés de nuit et parfois par hélicoptères. La plupart d'entre eux ont fait évacuer leurs familles par peur des représailles, et les casernes sont quotidiennement harcelées par de jeunes manifestants qui les attaquent à coups de pierres -à quoi les gendarmes répondent à coups de grenades laccrymogènes.

(Liberté 12.9 / Le Matin, Liberté, Tribune, Quotidien d'Oran 13.9) Des affrontements ont repris le 12 septembre à El Kseur (w. Bejaïa), entre de jeunes manifestants et des gendarmes. Ces affrontements ont fait des blessés.

Dans la wilaya de Bouira, la route nationale a été bloquée par des barrages de manifestants, notammentà El Ahnif, El-Esnam et Zeboudja, au nord de Bouira, à Omar-Garde à l'ouest et à Ahl Laksar à l'est. Des échauffourées se sont produites entre manifestants et forces antiémeutes, faisant au moins un blessé.

A El Kseur, les 12 et 13 septembre, des affrontements se sont produits autour de la gendarmerie, assiégée par des groupes de jeunes. On dénombre au moins trois blessés parmi les manifestants.

(Le Matin 22.9) De violents affrontements ont opposé le 20 septembre à Freha des groupes de jeunes et des éléments de la gendarmerie, aux abords de celle-ci. Les gendarmes ont été attaqués à coups de pierres et de cocktails Molotov, et ont répliqué à la grenade lacrymogène, aux tirs à balles en caoutchoux et aux lance-pierres. Les affrontements ont fait "de nombreux blessés" chez les manifestants, selon "Le Matin".

(Le Soir 26.9 / Tribune, Liberté 27.9) Le siège du club de football de Tizi Ouzou, la JSK, a été attaqué, en partie incendié et pillé par des émeutiers le 24 septembre à l'issue d'un match opposant la JSK au club de Casablanca. Le siège de la Sonelgaz a également été attaqué. Le 26 septembre, les supporters de la JSK ont organisé un sit-in devant le siège de la Coordination des archs, daïras et communes de Tizi Ouzou (CADC) pour protester contre le saccage et le pillage des locaux du club. Certains participants au sit-in ont tenté de défoncer la porte du siège de la CADC. Des militants de la CADC sont intervenus, certains armés de couteaux.

(Quotidien d'Oran 6.10 / Tribune, Liberté, El Watan 7.10 / Liberté 8.10) De violentes émeutes ont fait un mort par balles et une centaine de blessés (dont une vingtaine de policiers selon "Liberté" et "El Watan") le 5 octobre à Labiod Sid Cheikh (w. El-Bayadh). Le mouvement populaire local réclame le départ du chef de daïra (sous-préfet) et de l'exécutif municipal, rendu responsable de la situation catastrophique de la commune. Ces revendications sont notamment soutenues par le Parti des Travailleurs et le FFS. Des émeutiers, qui ont ensuite attaqué le siège de la daïra, celui de la municipalité, plusieurs services publics et le siège du RND. Les manifestants ont également attaqué à coups de pierres les forces de sécurité, qui ont répondu dans un premier temps à coups de grenade lacrymogènes, puis en tirant à balles réelles. Des renforts de gendarmes et de policiers anti-émeutes ont été acheminés dans la région. Une vingtaine de manifestants ont été arrêtés. Le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni s'est rendu sur les lieux.

Le 5, le 6 et le 7 octobre, c'est à El-Kseur (w. Bejaïa) que se sont produits de violents affrontements entre manifestants et "forces de l'ordre", faisant au moins 50 blessés (dont au moins 13 policiers). Les émeutes ont éclaré le 5 octobre, après l'interdiction par les autorités de la marche des délégués des archs et des comités locaux à Alger, et le blocage des gélégués au niveau de Naciria. Les manifestants ont attaqué les policiers à coups de pierres et de coktails Molotov, les policiers ripostant à coups de grenades lacrymogènes. Au moins un manifestant a du être hospitalisé après avoir été passé à tabac par les policiers.

Le 7 octobre, des émeutes ont également éclaté à Sidi Aïch (w. Bejaïa), où manifestants et CNS se sont affrontés, ainsi qu'à Irdjen (w. Tizi Ouzou). Une dizaine de manifestants auraient été blessés à Sidi Aïch.

(Le Matin, Liberté 9.10 / Le Soir 11.10) De violents affrontements ont opposé manifestants et forces de police à Irdjen (w. Tizi Ouzou), Tizi Ouzou et Akbou les 7 et 8 octobre. A Akbou, ces affrontements ont fait une vingtaine de blessés, dont au moins un gendarme. Le centre culturel a été saccagé. A Irdjen, où de jeunes manifestants ont attaqué à la gendarmerie à coups de pierres et de coktails Molotov, la gendarmerie ripostant à coups de grenades, on signale également des blessés.

Le 10 octobre, les affrontements ont repris à El Kseur, Amizour et Aokas (w. Bejaïa), faisant 21 blessés (dont sept policiers) à El Kseur et deux à Aokas. Plusieurs routes nationales ont été coupées par des barrages de manifestants.


(Libération 12.10 / Tribune, Liberté, El Watan 14.10 / Le Matin, Liberté 15.10) Les émeutes qui ont éclaté à El Kseur, Amizour et Aokas (w. Bejaïa) ont fait 24 blessés, dont 8 policiers, le 10 octobre. A El Kseur, il semble que ce soit le renforcement de la brigade anti-émeutes (CNS) qui soit à l'origine des émeutes; à Amizour, celles-ci semblent avoir été provoquées par l'affectation de nombreux lycéens dans des établissements éloignés de leurs domiciles (plus de 25 km), alors que leurs familles ne peuvent généralement assumer les frais de transport et de nourriture que cela implique.

A El Kseur, les émeutes se sont poursuivies le 13 octobre. Le nombre des blessés atteindrait les 300 (193 manifestants, dont 17 blessés grièvement, et 90 policiers) en une semaine. Pour la seule soirée du 12 octobre, on compterait 19 blessés, dont 6 policiers. Dans la vallée de la Soummam, plusieurs autres localités ont connu des affrontements, notamment Aghil Ali, où la route nationale a été bloquée le 13 octobre.

(El Watan, Liberté 17.10 / Tribune, Jeune Indépendant, Liberté, Le Soir 18.10) De violents affrontements ont éclaté le 16 octobre à Morsott (w. Tebessa) entre manifestants et forces de police. Des barricades ont été dressées et des routes coupées, des édifices publics (notamment la mairie) et la résidence privée du maire attaqués.Selon des témoins, le maire aurait fait usage de son arme contre des manifestants, et le fils du maire aurait agressé un manifestant à coups de couteau. Les manifestants exigent le limogeage du maire et la dissolution de l'Assemblée communale pour "détournement de fonds", "trafic d'influence", "corruption", "favoritisme" et "fraude" dans l'attribution des marchés publics. Des heurts se sont également produits à Seddouk (w. Bejaïa), faisant un nombre indéterminé de blessés.

Selon la Coordination des arouchs et des comités locaux de Tizi Ouzou, le nombre total des blessés dans les "événements" depuis le printemps se monte, pour les wilayas de Tizi Ouzou, Bejaïa et Bouira, à 5251 personnes (1774 à Tizi, dont 158 blessés par balles).

(Le Matin 20.10 / Liberté, Le Matin 24.10 / Le Quotidien d'Oran, Le Matin, El Watan, Liberté 25.10) Des affrontements se sont produits les 17 et 18 octobre entre de jeunes émeutiers et la police anti-émeute à Souk El Tenine et Melbou (w. Bejaïa). A Souk El Tenine, les manifestants ont assiégé la gendarmerie en l'attaquant à coups de pierres et de pneus enflammés. Les gendarmes ont riposté à coups de grenades lacrymogènes. On dénombre cinq blessés. Le 22 octobre, des dizaines de manifestants ont assiégé la gendarmerie d'Azazga (w. Tizi Ouzou). Même genre d'affrontements que les précédents, mais sans victimes.

Les 23 et 24 octobre, des affrontements ont opposé à Zeralda (Alger) des habitants de la cité militaire, notamment des anciens gardes républicains qui refusent de quitter leurs logements de fonction, à la police, à laquelle il semble que des jeunes habitants d'un bidonville voisin aient prêté main-forte. Une vingtaine de policiers et de gendarmes auraient été blessés par des jets de pierres et autres objets, et un nombre indéterminé de manifestants auraient également été blessés. Une vieille dame aurait été tabassée par un gendarme. Plusieurs commerces de la cité ont été saccagés. Un manifestant (un ancien garde républicain) a été arrêté.

(Le Matin 24.10 / Jeune Indépendant, La Tribune, El Watan 25.10) Les locaux de la permanence de la Coordination des aârouch, daïras et communes (CADC) de Tizi Ouzou ont été saccagés le 23 octobre par des "inconnus" selon "La Tribune", des délégués de la coordination des quartiers et villages de la commune de Tizi Ouzou (CQVC) selon "Le Jeune Indépendant", du Conseil communal de Tizi Ouzou selon "Le Matin". Le RCD accuse "le pouvoir" de cet acte, et le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) en accuse des "militants politiques" qu'il qualifie d'"apprentis fascistes" aux "méthodes de voyous". Le même jour, quatre membres de la CADC ont été entendus par un juge d'instruction à propos de la mise à sac, en septembre, des locaux du club de football de la ville, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK, le "club-phare" de Kabylie). Le président du club avait accusé la CADC d'être responsable du saccage, puis avait déposé plainte contre quatre délégués de la CADC. Le juge d'instruction n'a rien retenu contre les quatre personnes interrogées

(Quotidien d'Oran 31.10 / Liberté, Le Matin 1.11) Des affrontements ont opposé le 30 octobre à Labiodh Sidi Cheikh (w. El-Bayadh) des manifestants à la police, au moment où cette dernière tentait d'interpeller des jeunes accusés d'avoir pris part à des émeutes, le 5 octobre. Le siège de la police a été attaqué et les accès à la localité ont été bloqués par des barricades. La veille (29 octobre), des affrontements se sont produits entre deux familles élargies (voire "tribus") de Negrine (w. Tebessa), après la suspension du maire et la nomination à sa succession de son premier adjoint, issu d'une autre famille élargie. Ces affrontements ont fait 24 blessés et provoqué l'intervention de la police anti-émeute. Les communes de Morsott, Stah et El Ogla, dans la même wilaya, sont également "en effervescence" après la révocation de leurs maires par le wali (préfet) pour mauvaise gestion, dilapidation des fonds publics et abus de pouvoir. A Morsott également on assiste à la rivalité entre deux familles élargies. A El Ogla, la daïra (sous-préfecture) a été prise d'assaut et occupée par les partisans du maire de Stah, révoqué. Le 30 octobre, des affrontements se sont produits avec la police et douze manifestants ont été arrêtés.

(Reuters 1.11 / Liberté 6.11) Selon un porte-parole de la coordination interwilayas des comités locaux et des aarchs, les "événements" de Kabylie ont fait au total 107 morts depuis avril, la dernière victime étant décédée des suites de ses blessures le 31 octobre à Bejaïa, ainsi que 1741 blessés graves et 6000 blessés légers. Officiellement, les "événements" ont fait 55 morts.

(Le Matin, La Tribune 3.11 / La Tribune 4.11 / Liberte 6.11 / Le Matin, Le Soir 8.11) Des affrontements ont opposé le 31 octobre à Azazga des lycéens à des gendarmes, à coups de pierres et de cocktails Molotov, et respectivement, de grenades lacrymogènes. A Tizi Ouzou, des heurts se sont produits dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, lors d'une cérémonie de commémoration du déclenchement, le 1er novembre 1954, de l'insurrection nationale. A Tleta, près de Taher, des barrages ont été dressés sur la route nationale le 3 novembre, pour protester contre les conditions d'existence de la population. De nouvelles émeutes ont éclaté le 6 novembre à Bejaïa, après un rassemblement de manifestants devant la gendarmerie, mise "en quarantaine". Les manifestants ont attaqué la gendarmerie à coups de pierres. Un manifestant a été blessé par une grenade lacrymogène.A Boghni, les sièges de la municipalité et de la daïra (sous-préfecture) ont été occupés par des habitants de Beni Kouffi, qui protestent contre les conditions de scolarisation des collégiens. A Freha, des affrontements se sont produits le 5 novembre entre jeunes manifestants et gendarmes, à coups de pierres et de grenades lacrymogènes.

(Tribune 21.11 / Tribune 22.11 / Liberté, Le Matin 28.11 ) Des affrontements entre squatters et forces de l'ordre ont fait plusieurs blessés, le 20 novembre à Bejaïa. Plusieurs manifestants ont été arrêtés. Les locaux de l'office de gérance immobilière ont été attaqués. Le même jour, à El Kseur, des membres de la coordination des aarchs ayant accepté de rencontrer le Premier ministre Benflis ont "failli être lynchés", selon "La Tribune", par des jeunes, qui se sont ensuite attaqués au cockatil Molotov à la gendarmerie. De violents affrontements, à coups de pierres, de cocktails Molotiv et, respectectivement, de grenades lacrymogènes, ont éclaté le 26 novembre à Tizi Ouzou entre la police anti-émeute et des groupes de manifestants à l'issue de la réception organisée par la télévision publique ENTV en l'honneur du club de football de Tizi Ouzou, la JSK, vainqueur de la Coupe d'Afrique. Les manifestants s'en sont pris au duspositif technique, au matériel et au personnel de la télévision

(AP 6.12 / El Watan 8.12 / Tribune, Le Quotidien d'Oran, Liberté, Le Matin 9.12 / El Watan, Le Matin, Liberté 10.12) De violents affrontements ont éclaté le 6 décembre à Tizi Ouzou entre manifestants et policiers. Les manifestants (quelques dizaines selon AP) protestaient contre la rencontre, dans la soirée à Alger, entre le Premier ministre Benflis et des délégués "dialoguistes" des comités locaux, désavoués par la coordination interwilayas des comités. Les affrontements ont opposé à coups de pierre et, respectivement, de grenades lacrymogènes, manifestants et policiers devant la gendarmerie, et ont fait plusieurs blessés dans les rangs des manifestants, dont une vingtaine ont été arrêtés et six placés, le 8 décembre, sous mandat de dépôt. Les affrontements se sont poursuivis le 7 décembre et les jours suivants. Des habitants du quartier des Genêts, et la coordination des comités locaux de Tizi Ouzou accusent la police de s'être livrée à une véritable expédition punitive dans la nuit du 8 au 9 décembre, avec saccage de commerce et passages à tabac de passants.

Des affrontements ont également été signalés les 6, 7 8 et 9 décembre à Azazga , Maâtkas, Beni Yenni, Aïn El Hammam, Larbaâ Nath Irathen, Freha, Beni Douala, Mekla, Tizi Rached, Boghni, Draâ El Mizan, Tizi Ghenif, Bouzeguène. Makouda, Boudjima (w. Tizi Ouzou), faisant au total 35 blessés, dont deux graves, selon la coordination des aârchs, daïras et communes (CADC) de Tizi Ouzou.

Des affrontements se sont produits les 6, 7, 8 et 9 décembre à El Kseur (w. Bejaïa). Le Maire, Mustapha Aberkane, a été attaqué à coups de pierres, la sous-préfecture, le tribunal, le domicile d'un juge et celui du parent d'un participant (ou du participant lui-même, selon "Le Matin") à la rencontre du 6 décembre avec le Premier ministre, ainsi que la recette des impôts, ont été saccagés. La gendarmerie et la sûreté ont été attaquées. Les affrontements ont opposé, selon "La Tribune", des milliers de manifestants à plusieurs centaines de gendarmes et policiers, et ont fait au moins 18 blessés, dont deux grièvement, du côté des manifestants (neuf de ces blessés l'ont été par balles en caoutchouc), 11 blessés du côté des gendarmes et 100 millions de dinars (10 mios FF, 1,5 mios FS) de dégâts matériels. Une dizaine de manifestants ont été arrêtés et deux placés sous mandat de dépôt.

On signale également des affrontements entre le 6 et le 8 décembre à Akbou (quelques blessés légers), Ouzellaguen, Chemini, Sidi Aïch et Amizour (w. Bejaïa), affrontements faisant, selon la coordination intercommunale de Bejaïa, plusieurs ditaines de blessés. Les domiciles de participants à la rencontre avec le gouvernement ont été pris pour cible par les émeutiers. Des menaces ont été proférées contre ces "dialoguistes", dont le sort est, selon un délégué "radical" de Bejaïa, "entre les mains des coordinations locales".

Dans la nuit du 7 au 8 décembre, deux voleurs de bétail ont été arrêtés et lynchés par des membre de l'arch Nat Ghobri, à Azazga. L'un des deux hommes a succombé le 9 décembre aux blessures subies lors du lynchage.

(La Tribune 12.12) De violents affrontements ont opposé jusque dans la soirée du 10 décembre de jeunes manifestants et la police antiémeute (CNS) à El-Kseur. On dénombre pour la journée du 10 décembre 26 blessés du côté des manifestants, 10 personnes asphyxiées par les gaz lacrymogènes (7 bébés, un vieillard et deux jeunes filles), et 14 blessés dans les rangs de la police. Des domiciles familiaux de policiers ont été attaqués par les manifestants. La police a, selon "La Tribune", procédé à des arrestations arbitraires et menacé la population d'arrestations collectives si les troubles se poursuivaient. La police aurait fait usage de balles réelles. En cinq jours (du 6 au 10 décembre), les affrontements à El Kseur auraient fait 80 blessés, dont 4 par balles réelles et 15 par balles en caoutchouc, du côté des manifestants, et une cinquantaine du côté de la police.

(Le Matin 11.12 / Le Soir, Le Jeune Indépendant 15.12) Des affrontements entre manifestants et gendarmes et policiers ont fait depuis le 6 décembre une trentaine de blessés, dont quatre jeunes hommes blessés par balles réelles le 9 décembre, à El-Kseur. Selon "Le Matin", une véritable "chasse aux représentants des aârouch" a été déclenchée à El Kseur par les policiers, lesquels se m'eleraient également aux manifestants pour les agresser avec des couteaux. Quatre manifestants auraient ainsi été blessés. Deux délégués du Comité de la société divile d'El Kseur ont été arrêtés et écroués à Bejaïa. Les émeutes du 9 décembre sont la suite de manifestations exigeant leur libération. Toujours le 9 décembre, plusieurs manifestants ont été blessés par des balles en caoutchouc. A Tizi Ouzou, 10 manifestants ont été arrêtés. A Bouira, le12 décembre, un délégué de Belchloul a été interpellé et "enlevé" pendant plusieurs heures par des policiers en civil, qui l'auraient menacé. Le RCD de Bouira, dont le délégué est membre, a protesté contre "cet acte ignoble". Le 13 décembre, lors d'un meeting de la coordination interwilayas à Freha, des menaces de lynchage ont été proférées à l'encontre des délégués ayant été reçus par le Premier ministre le 6 décembre. Le même jour, un délégué de l'aârch de Lazib (Boumerdès) a été agressé et légèrement blessé à l'arme blanche par trois hommes encagoulés.

(AP, Reuters 20.12 / La Tribune, Le Jeune Indépendant, Le Matin, Le Quotidien d'Oran 23.12 / Le Matin, Liberté 24.12) Des affrontements entre manifestants et gendarmes se sont produits le 20 décembre à Tizi Ouzou, à la fin de la marche organisée par la coordination des aarchs et comités de village (CADC) de la wilaya de Tizi. Les heurts se sont produits lorsqu'un groupe de manifestants a commencé à lapider la gendarmerie, qui a riposté aux grenades lacrymogènes. Les affrontements ont fait au moins deux blessés parmi les gendarmes, et entre dix et soixante, selon les sources, parmi les manifestants. Au moins une quinzaine de manifestants (jusqu'à quarante selon les sources) ont été interpellés par la police, puis relâchés, à l'exception de trois d'entre eux quatre selon "Le Jeune Indépendant" et "Liberté"), maintenus en détention.

Des émeutes ont éclaté le 24 décembre à Oued el Abtal, près de Mascara, où sept nourrissons sont morts le 22 décembre d'un accident vaccinatoire. Les habitants ont incendié les sièges de la sous-préfecture, de la mairie et des impôts. Les forces de sécurité ont tiré des coups de sommation. Selon les autorités sanitaires, la mort des sept bébés (et l'hospitalisation de plusieurs dizaines d'autres) est due à l'utilisation d'un solvant inapproprié au lieu d'eau stérile. La daïra d'Oued El Abtal a retrouvé le calme le 25 décembre

(El Watan 29.12 / Le Matin, Liberté 30.12 / Liberté 31.12) De violentes manifestations se sont produites autour du 25 décembre dans de nombreuses localités de la wilaya d'Annaba, la population protestant contre le manque d'infrastructures et les difficultés (ou l'absence) d'alimentation en est potable, électricité et gaz. Des barrages ont été dressés sur les routes Annaba-Guelma-Souk Ahras et Annaba-Skikda. Des automobilistes ont été molestés et rackettés, d'autres lapidés. A Aïn Berda, les émeutes ont repris le 29 décembre après deux jours d'accalmie. Les manifestants exigent notamment le départ du maire, qu'ils accusent de mauvaise gestion et d'"utilisation abusive du patrimoine de l'Etat". Le 24 décembre, dans la wilaya de Mascara, de violentes émeutes ont secoué Oued El-Abtal, après le décès post-vaccinatoire (dû officiellement à une erreur humaine) de sept nourrissons. Un garde communal a été blessé dans ces émeutes. Dans la même wilaya, les habitants de Makda ont bloqué les routes du village, à l'appui de revendications sociales. Près de Skikda, des habitants d'El Haddek ont bloqué la route nationale par des barricades.

2002

(APS 12.1 / APS, Jeune Indépendant, Quotidien d'Oran, Liberté 13.1 / Tribune, El Khabar 14.1) De violents incidents ont éclaté à Tizi Ouzou le 10 janvier dans le stade (et à ses abords) du 1er novembre, lors d'un match de footbal entre le club kabyle JSK de Tizi Ouzou et le MCA d'Alger. Les échauffourées ont fait 17 blessés, dont cinq parmi la police. Cinq véhicules de police ont été endommagés. Le stade a été "suspendu" par la fédération algérienne de football et le président du club a annoncé qu'il démissionnait de son poste car il ne supportait plus les pressions exercées sur loi par les "radicaux" des comités locaux de Tizi Ouzou.

Des affrontements se sont produits à Bouira le 12 janvier, après une marche exigeant la libération des détenus. Trois délégués des comités locaux ont été agressés et blessés par des individus en civil. Cinq membres des forces de sécurité ont été blessés, plusieurs commerces et des lquipements publics saccagés. Bouira a retrouvé son calme le 13 janvier.

(Liberté 27.1, 29.1) La région de Tizi Ouzou a "basculé dans la violence et le crime" comme jamais auparavant, écrit "Liberté", qui rend compte du climat d'insécurité grandissant dans la ville et sa région, où des "bandes de malfaiteurs règnent en maîtres" à la faveur de la quasi disparition de toute force de police et de gendarmerie. Les crimes crapuleux et les rixes violentes se multiplient. Plus aucun taxi ne circule la nuit à Tizi Ouzou, où l'animation nocturne habituelle a été réduite à néant et où tout le monde est armé ou tente de le faire. Des bagarres à l'arme blanche se déclenchent constamment. L'usage de drogues prend de l'ampleur. A Draâ Ben Khedda, la situation est la même. Deux chauffeurs de taxis ont été égorgés durant le mois de ramadan et leurs voitures vendues en pièces détachées par leurs assassins, qui s'étaient fait passer pour des "terroristes". La session criminelle du tribunal de Tizi Ouzou qui s'est ouverte le 24 novembre et close le 21 janvier, a traité 110 affaires criminelles : 56 liées au "terrorisme" et 54 aux délits de droits communs, dont 28 assassinats, deux menaces de mort, une tentative de meurtre, le reste étant des vols et des viols. Si le développement de la criminalité "de droit commun" semble spectaculaire à Tizi Ouzou, et favorisé par l'absence des forces de sécurité sur le terrain urbain, d'autres régions d'Algérie connaissent elles aussi une augmentation considérable de la criminalité crapuleuse. "Liberté" évoque la situation du vieux quartier oranais de Derb, où les "actes de brigandage" sont "presque quotidiens" : 3740 agressions physiques suivies de vol ont été dénombrées dans le deuxième semestre de 2001, 477 mandats de dépôt délivrés pour le seul mois de Ramadan. De nombreuses femmes ont été agressées pour être délestées de leurs bijoux. Même situation dans les quartiers de Saint Pierre et M'dina J'dida. A Skikda, une véritable guerre des gangs oppose des bandes rivales armées de sabres, de couteaux ou de bombes lacrymogènes. 189 arrestations ont été opérées pendant le mois de Ramadan pour des affaires de vol, port d'arme ou menaces, 75 pour des rixes avec coups et blessures. Là encore, on constate une augmentation de la toxicomanie.

(Quotidien d'Oran 31.1) Un policier a été grièvement blessé le 27 et le 28 janvier lors d'affrontements entre les forces de sécurité et les habitants d'une "cité militaire" de Zeralda, menacés d'en être expulsés (il s'agit pour la plupart d'anciens gardes républicains, ou de leurs enfants). Cinq gendarmes, plusieurs policiers et une vingtaine de manifestants ont été blessés dans ces affrontements. Quatre anciens gardes républicains ont été arrêtés le 27 janvier. Les manifestants ont bloqué la principe avenue de la ville et y ont érigé des barricades.

(La Tribune, Liberté, El Watan 4.2) Des affrontements entre jeunes manifestants et policiers anti-émeutes ont éclaré le 3 février à Tizi Ouzou, après que le tribunal correctionnel ait renvoyé au 24 février le verdict du procès de 13 manifestants détenus. Les manifestants ont lancé des cocktails Molotov sur le tribunal et attaqué la brigade de gendarmerie. Les gendarmes sont sortis de leur casernement pour poursuivre des manifestants. Les affrontements ont fait plusieurs blessés parmi les manifestants, dont deux auraient été passés à tabac par les gendarmes. Un policier touché par un cocktail Molotov a été gravement brûlé.

Aux Ouacifs, des affrontements ont opposé gendarmes et manifestants, après que la gendarmerie ait tenté d'établir un barrage. Les affrontements ont fait des blessés parmi les manifestants. A Tizi Ouzou, deux gendarmes en civil ont été agressés par de jeunes manifestants et ont été blessés, et hospitalisés.

(AP 12.2 / La Tribune, Le Quotidien d'Oran, El Watan13.2 / Le Matin, El Watan, Liberté, Jeune Indépendant14.2) De violents affrontements ont opposé le 12 février en Kabylie manifestants et policiers, notamment devant les brigades de gendarmerie, alors que la région était paralysée par une grève générale massivement suivie. Les manifestants répondaient à un appel de la coordination des aârchs à protester contre les "gendarmes assassins" ressortis de leurs casernements pour tenir des barrages avec l'armée "au moment où les familles des 107 martyrs attendaient de les voir en prison pour leurs crimes". Les affrontements se sont produits à coups de pierres et de grenades lacrymogènes, notamment à Akbou (w. Bejaïa), où ils ont fait au moins deux blessés parmi les gendarmes et huit, dont un grièvement, parmi les manifestants; à Sidi Aïch (w. Bejaïa), où trois manifestants auraient été arrêtés et une dizaine blessés, dont un grièvement; à El Kseur (cinq blessés), à Amizour (w. Bejaïa), avec des blessés et des arrestations; à Souk El Tenine (w. Bejaïa); à Aokas (w. Bejaïa), et à Bejaïa même, ainsi qu'à Tizi Ouzou (20 blessés, dont deux grièvement, les gendarmes ayant fait usage de balles en caoutchouc) et dans d'autres localités de la wilaya : Tizi Rached, Azzazga, Freha (ou des informations non confirmées font état de la mort accidentelle d'un gendarme), Tizi Ghenif, Draâ el Mizane, les Ouadhias, Mekla, Maatkas, Tigzirt, Irdjen, Larbaa Nath Irathen, Draa Ben Khedda. A Tizi Ouzou, des habitants ont accusé des policiers d'avoir dépouillé (d'argent, d'effets personnels) des manifestants.

Le 13 février, on notait à nouveau des affrontements à Akbou, Sidi Aïch, El Kseur, Oued Amizour. Ils auraient fait de nombreux blessés, dont certains grièvement, à Akbou (où les manifestants accusent les gendarmes d'avoir tiré à balles réelles, faisant deux blessés parmi les manifestants, et où sept manifestants ont été arrêtés), Sidi Aïch (au moins un gendarme grièvement blessé, une vingtaine de manifestants blessés, dont quatre hospitalisés, ), Amizour, Soul El Thenine (deux personnes arrêtées, deux gendarmes blessés) et El Kseur, où on compte au moins deux blessés et où le comité local a dénoncé "l'utilisation des armes à feu à balles réelles par des éléments de la sûreté urbaine" (police) qui se seraient en outre livrée à une véritable "chasse à l'homme". Selon la gendarmerie, seize personnes ont été arrêtées dans la wilaya de Bejaïa, dont huit à Amizour. La gendarmerie a démenti avoir usé d'armes à feu.

(AP 14.2 / Le Matin, Liberté, Le Quotidien d'Oran 17.2 / Le Matin 18.2) Les affrontements en Kabylie les 12 et février, entre manifestants et forces de police et gendarmes, ont fait plusieurs dizaines de blessés, dont au moins trois par balles dans la wilaya de Bejaïa (deux à Akbou et un à Sidi Aïch), dans les rangs des manifestants, mais également dans ceux de la police et de la gendarmerie. Le commandant de la gendarmerie de Bejaïa, le lieutenant-colonel Sabri, a publié un communiqué affirmant que la gendarmerie n'a pas utilisé d'armes à feu, mais le procureur général de Bejaïa a confirmé que des manifestants avaient été blessés par balles, et a ouvert une enquêt, alors que des manifestants confirment les tirs à balles réelles des gendarmes.

Le 13 février à Sidi Aïch, 21 manifestants ont été blessés en voulant libérer de force six manifestants arrêtés et devant être jugés. Selon le commandant de la gendarmerie, le manifestant blessé par balles à Sidi Aïch l'a été par un civil, mais selon le comité local, c'est un gendarme qui a tiré. Craignant des représailles contre leurs enfants, les gendarmes de Sidi Aïch ont demandé qu'ils soient évacués de la localité.

A El-Kseur, les émeutes se sont poursuivies jusqu'au 17 février, faisant au moins 27 blessés parmi les manifestants et une quinzaine dans les rangs de la gendarmerie, attaquée à coups de pierres et de cocktails Molotov. Quatre manifestants auraient été arrêtés et passés à tabac par les gendarmes le 15 février. On noterait également des blessés dans des affrontements à Seddouk (w. Bejaïa) le 16 et le 17 février.

(El Moudjahid, Le Matin, Liberté 20.2 ( Jeune Indépendant 21.2) De nouveaux affrontements ont éclaté le 19 février à Seddouk (w. Bejaïa) entre manifestants et forces de police et de gendarmerie, aux abords de la gendarmerie, faisant trois blessés, dont un manifestant tabassé par la police selon des témoignages.

(Jeune Indépendant 24.2) Plusieurs gendarmes et policiers, et le fils d'un gendarme, ont été blessés dans des affrontements avec de jeunes manifestants à Tizi Ouzou le 21, le 22 et le 23 février.

(Le Quotidien d'Oran 6.3) Un lycéen a été tué à l'arme blanche le 3 mars par un autre lycéen à Seddouk (w. Bejaïa) à la suite d'une bagarre.

(Le Matin, Le Jeune Indépendant 11.3) Des émeutes ont éclaté à Bejaïa le 7 et le 8 février, faisant un blessé et provoquant cinq arrestations, lorsque des militants "radicaux" des aârchs ont tenté (et réussi) à empêcher la tenue d'un débat organisé par le "dialoguiste" Selim Allilouche, débat qualifié par le porte-parole officiel des "dialoguistes" d'"appel à l'affrontement".

(Reuters, Le Quotidien d'Oran 13.3 / Le Jeune Indépendant, Le Matin, El Watan 14.3) Au moins 50 manifestants, un cameramen algérien de la chaîne française TF1 et plusieurs gendarmes et policiers (une quinzaine de gendarmes et une vingtaine de policiers selon "Le Jeune Indépendant") ont été blessés les 11, 12 et 13 mars dans des affrontements avec la gendarmerie à Tizi Ouzou. Des échanges de cocktails Molotov et de grenades lacrymogènes (tirées à hauteur d'homme, selon "Le Matin") se sont produits et les urnes prévues pour les législatives ont été incendiées. Selon "El Watan", des manifestants ont été passés à tabac par les gendarmes. Des affrontements se sont également produits à Freha (w. Tizi Ouzou), où on signale une dizaine de blessés et où les urnes ont également été incendiées, Tizi Rached, Azazga, Mekla, Beni Douala et Makouda, ainsi qu'à El Kseur (w. Bejaïa), où ils ont fait plusieurs blessés.dès la nuit du 12 au 13 mars et toute la journée du 13, et où deux manifestants ont été arrêtés.


(Libération 15.3 / Liberté 16.3) Plusieurs dizaines de personnes, dont des responsables et élus politiques, ont été blessées (dont Khaled Tazharart, secrétaire national du FFS, et Dahmane Aissat, membre du Conseil national du parti)dans la répression, le 14 mars, de la marche que le FFS prévoyait d'effectuer à Alger. Le premier secrétaire du FFS, Ahmed Djeddaï, a dénoncé une véritable "chasse aux militants et aux sympathisants", et une "ratonnade" dirigée contre les responsables du parti et ses élus, "de manière à provoquer la volère et les débordements". Des dizaines de personnes ont été arrêtées (jusqu'à 150 selon Ahmed Djeddaï) Des journalistes ont été brutalisés, des fims et appareils photos confisqués ou endommagés par des policiers, des journalistes et photographes arrêtés. Ahmed Djeddaï a rendu hommage à "la clairvoyance et à l'autodiscipline" des militants et des sympathisants du FFS, qui ont su ne pas répondre à la provocation, et a dénoncé le fait qu'une "sorte de visas a été imposé aux Algériens pour gagner leur capitale", des dizaines de cars transportant des militants du FFS ayant été empêchés de gagner Alger.

(Liberté, El Watan 16.3 / Quotidien d'Oran, Liberté, El Watan 17.3 / La Tribune, El Khabar 18.3) Les affrontements ont repris une nouvelle intensité en Kabylie, notamment après que soit connue la répression de la manifestation algéroise du FFS le 14 mars. Des émeutes se sont produites dans la wilaya de Bejaïa le 14 mars et les jours suivants, à Akbou, Seddouk, Ighram, Sidi Aïch, Tazmalt et El Kseur. A Akbou, où des urnes électorales ont été brûlées, les affrontements ont fait plusieurs dizaines de blessés, du côtés des manifestants comme du côté des policiers, mais également des journalistes. Un rassemblement organisé par la coordination interwilayas des comités locaux a été violemment réprimé par la police, au moment où les manifestants baptisaient le lycée de jeunes filles de la ville du nom de Mohamed Haroun, un militant de la cause berbère. A Tazmalt, deux personnes ont été blessées dans des affrontements entre de jeunes manifestants et des passants. A El-Kseur, les affrontements ont opposé des manifestants usant de pierres et de cocktails Molotov aux gendarmes ripostant aux grenades lacrymogènes, et ont fait une vingtaine de blessés. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, plusieurs localités (Maatkas, Tizi Rached, Freha, Ath Yanni, Irdjen, Mekla, Azzefoun,Tizi Ouzou même) ont également connu des émeutes les 15, 16 et 17 mars, faisant au total des dizaines de blessés. Selon "Liberté", on a constaté des "descentes punitives" de gendarmes à Tizi Rached et Azazga, littéralement assiégée par la gendarmerie dès le 15 mars, où plusieurs manifestants ont été blessés par des tirs de balles en caoutchouc et où des stèles érigées à la mémoire des victimes du "printemps noir" auraient été saccagées par des gendarmes. A Azazga, le nombre des blessés dépasserait la trentaine, on a noté des scènes de passages à tabac, de pillages et de saccages de commerces par des gendarmes. Huit manifestants ont été blessés le 17 mars. Selon "El Watan", ils ont été "lynchés à l'intérieur de la brigade" de gendarmerie. A Mekla, (w. Tizi Ouzou), un adolescent de 15 ans a été grièvement blessé le 16 mars par un projectile lancé par un gendarme. A Tizi Ouzou, deux manifestants ont été blessés, et le personnel de la Sonelgaz a entamé le 16 mars une grève de trois jours pour protester contre les agressions et les intimidations dont ils font l'objet de la part de manifestants. A Bouzeguene, deux manifestants ont été blessés le 17 mars par des tirs de balles en caoutchouc. On note également des affrontements dans la wilaya de Bouira (à Ath Mansour, Raffour, El-Adjiba, Haïzer, où au moins un manifestant a été blessé).

Depuis le 10 mars, les affrontements en Kabylie ont fait au moins une centaine de blessés.

(AFP 19.3 / La Tribune, Liberté, El Watan, Le Matin 21.3) Des affrontements se sont poursuivis les 18, 19 et 20 mars en Kabylie, notamment à Tizi Ouzou et à Bejaïa entre forces de sécurité et manifestants. Le 18 mars à Seddouk, le commissariat de police, la gendarmerie, la recette des impôts, le siège local de la société algérienne d'assurance et la Sonelgaz ont été attaqués, voire incendiés. Le 17 mars, des dizaines de personnes ont été blessées dans les affrontements. Le 19 mars, à El Kseur (w. Bejaïa), des affrontements autour de la gendarmerie ont fait quelques blessé (une vingtaine selon le comité de la société civile, qui accuse la police d'avoir saccagé des magasins et violé des domiciles). Quinze manifestants ont été arrêtés par la police (trois à El-Kseur, douze à Bejaïa), et neuf ont été placés sous mandat de dépôt. Le 19 et le 20 mars, une dizaine de manifestants ont été blessés à Timezrit (w. Bejaïa). Le 20 mars, on notait encore une dizaine de blessés légers à Tizi Ouzou. En cinq jours (depuis le 15 mars), les affrontements auraient fait 300 blessés (dont plusieurs dizaines de gendarmes et de policiers) dans la wilaya de Bejaïa. Dans l'ensemble de la Kabylie, plusieurs dizaines de locaux publics et commerciaux ont été saccagés.


(AP, Reuters, AFP 28.3 / AFP 29.3 / Le Monde, Libération 30.3 / Le Matin 31.3 / La Tribune 1.4) Au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs centaines blessées entre le 28 et le 31 mars en Kabylie, dans la répression des manifestations organisées à l'appel des coordinations des aârchs, ou se déroulant spontanément. La marche à l'appel de la coordination des aârchs à Tizi Ouzou, le 28 mars, a tourné à l'affrontement entre manifestants et policiers, ceux-ci faisant un usage ntensif de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Un manifestant a été tué à la suite d'un tir tendu de grenade lacrymogène. Plusieurs dizaines de manifestants ont en outre été blessés, dans une ville bouclée et investie par la police mais parsemée de barricades érigées par les manifestants.

Un manifestant grièvement blessé le 26 mars à Freha est mort de ses blessures le lendemain. Un autre manifestant, grièvement blessé le 28 mars, est décédé le soir-même à l'hôpital. Un troisième manifestant blessé grièvement à Seddouk le 24 mars est décédé le 30 mars à l'hôpital de Tizi Ouzou.

De violentes manifestations sont sont également produites à Aïn El Hammam, Beni Douala et Mechtras, ainsi qu'à Bouira le 27 mars. A Bejaïa, Tizi Ouzou, Larbaâ Nath Irathen, Akbou et Yakouren, de véritables chasse à l'homme et des opérations de vandalisme et de pillage ont été constatées, de la part de policiers, voire de gendarmes. A Boudjima (w. Tizi Ouzou), un jeune manifestant a été grièvement blessé le 27 mars. A Boghni (w. Tizi Ouzou), les affrontements ont repris le 31 mars après l'arrivée de renforts policiers. Les affrontements ont fait de nombreux blessés, souvent blessés à la tête par des pierres ou des grenades lacrymogènes. Une quinzaine de manifestants ont été arrêtés.

Depuis le 17 mars, les affrontements auraient fait au moins trois morts et plusieurs centaines de blessés en Kabylie (plus de 200 ont été admis au CHU de Tizi Ouzou). Dans la seule wilaya de Bejaïa et en cinq jours (depuisle 25 mars), 83 militants et manifestants ont été arrêtés.

(AFP 2.4 / AP, Liberté 3.4 / La Tribune, Liberté, Le Matin 4.4) De nouvelles émeutes ont éclaré le 1er avril et les jours suivants dans plusieurs villes et localités de Kabylie, faisant au moins un mort et des dizaines de blessés. A Tigzirt (w. Tizi Ouzou), un manifestant de 15 ans a été tué le 1er avril dans des affrontements avec les gendarmes, et plusieurs manifestants ont été blessés, dont trois grièvement. Des scènes de pillage, de chasse à l'homme et de lychange de manifestants sont rapportées par des témoins qui en accusent les gendarmes. A El-Kseur (w. Bejaïa), abandonnée par le gandarmerie, l'interdiction d'un rassemblement a dégénéré en émeutesaprès l'intervention de la police, faisant plusieurs blessés. A Toudja (w. Bejaïa), les affrontements ont opposé manifestants et gendarmes. A Tizi Ghenif (w. Tizi Ouzou), où les affrontements ont commencé le 31 mars, ils se sont poursuivis le 1er avril. Les 2 et 3 avril encore, de violents affrontements ont été signalés à El-Kseur, Amizour et Akbou (w. Bejaïa), où ils auraient fait quelques blessés légers, ainsi qu'à Tichy, où 9 personnes auraient été arrêtées le 2 avril, et à Yakouren, où ils ont fait des blessés. A Freha, un militant du mouvement pour l'autonomie de la Kabylie a été arrêté le 2 avril. Selon des militants des aârchs, des manifestants auraient été jetés à la mert à Tigzirt, une quarantaine de manifestants auraient été blessés à Mechtras, où un vieil homme serait mort asphyxié par les gaz lacrymogènes le 27 mars, une vingtaine de personnes auraient été arrêtées à Tizi Ghennif. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, 13 délégués des comités locaux et des aârchs auraient été arrêtés, selon la coordination de wilaya, depuis le 25 mars. Dans la wilaya de Bejaïa, les délégués arrêtés sont au nombre de sept, et de six dans la wilaya de Bouira.

Dans les localités que la gendarmerie n'a pas encore quitté, des affrontements sporadiques ont éclaté, parfois alors que le redéploiement de la gendarmerie était en passe de se faire (comme à Boghni, Draâ El Mizan ou Tizi Gheif, dans la wilaya de Tizi Ouzou). Dans plusieurs localités (Comme à Boghni, dans la nuit du 1er au 2 avril), les gendarmes auraient opérés de véritables descentes punitives dans certains quartiers, pour punir la population avant de quitter la ville. La gendarmerie a réfuté dans un communiqué, le 2 avril, toutes les accusations portées contre elles.

Depuis le 12 mars, les affrontements entre manifestants et gendarmes ou policiers ont fait au moins 7 morts et plusieurs centaines de blessés en Kabylie.

Le Front des Forces Socialistes a dénoncé dans un communiqué le 2 avril "de véritables chasses à l'homme, des expéditions punitives et des exécutions sommaires" dont se sont rendues coupables les forces de sécurité pour "terroriser la population" en adoptant un "comportement digne de l'armée coloniale". Les élus FFS de l'Assemblée de wilaya (Conseil général) dénoncent dans un autre texte les "assassinats et (les) atteintes flagrantes aux droits de l'homme et à la dignité de la population", les arrestations et les interpellations, les "procès sommaires et expéditifs débouchant sur des condamnations très sévères, (les) descentes punitives et (les) humiliations quotidiennes" dont se rendent coupables gendarmes et policiers, ainsi que les "atteintes criminelles aux biens publics et privés". La fédération UGTA de Tizi Ouzou dénonce "la terreur utilisée systématiquement pour normaliser la région". A Paris, une vingtaine d'associations réunies en une "coordination de solidarité avec la Kabylie" ont condamné dans un appel "les crimes du pouvoir algérien" et appelé à une manifestation de soutien avec la Kabylie le samedi 6 avril.

La liste des dernières victimes (source : Ligue algérienne de défense des droits de l'homme)

          · Bettar Yassine âgé de 17 ans.
          Le jeudi 21 mars 2002, Bettar Yassine âgé de dix-sept
          ans, habitant à Chemini Sidi Aiche, -dans la wilaya de
          Béjaïa- a été atteint à la tête par une balle de Seminov
          tirée par un snipper de la gendarmerie.

          · Belahcen Rachid âgé de 14 ans
          Belahcen Rachid, 14 ans, a été tué à Seddouk le 24 mars
          2002 à Seddouk dans la wilaya de Béjaïa par une bombe
          lacrymogène tirée par un élément des CNS, qui l'a touché
          à la tête.

          · Benattou Idris âgé de 31 an :
          A succombe le 31 mars 2002 aux suite à ses blessures.
          M. Benattou Idris a été percuté par le chasse-neige des
          CNS, le 24 mars dernier, lors des affrontements entre
          manifestants et forces de l'ordre (CNS).

          · Yousfi Azzedine, âgé de 36 ans
          Yousfi Azzedine, blessé par balle, le 29 mars 2002, vers
          16h, aux abords de la brigade de gendarmerie de Tassaft,
          daïra de Béni Yenni, Wilaya de Tizi Ouzou :
          La victime était âgée de 36 ans et père de deux enfants
          est décédé le 30 mars 2002.

          · Rihane Mohamed, âgé de 16 ans,
          Le jeune Rihane Mohamed, âgé de 18 ans, est mort, le 27
          mars 2002, après avoir subi un lynchage par les
          gendarmes à Fréha le mardi 26 mars 2002 à Fréha. Selon
          les témoignages que nous avons recueillis hier sur
          place, la victime est tombée entre les mains des
          gendarmes qui l'auraient rouée de coups, au cours des
          troubles qui ont éclaté mardi dernier. Nos
          interlocuteurs ont précisé que le jeune collégien est
          rentré chez lui sans se douter qu'il avait eu des
          lésions cérébrales. Il sera transporté le soir à
          l'hôpital où il succombera le lendemain des suites d'une
          hémorragie.

          · Lamara Mohamed Oulhocine, âgé de 19 ans,
          Le 28 mars 2002, le jeune lycéen, Hocine Naït Alamara,
          âgé de 19 ans, a été touché mortellement par une balle
          au lieudit Tachekirt à Abi Youcef, commune de la daïra
          de Aïn El Hammam, lors des violents heurts qui ont
          opposé les citoyens aux éléments de la brigade de la
          gendarmerie. Selon des témoignages recueillis auprès des
          délégués de la coordination locale, Hocine a été tué à
          "dix mètres de la brigade par les gendarmes".


Communiqué d’urgence du Front des Forces Socialistes

Alger, 2 avril

          La situation en Kabylie continue de se détériorer d’heure en
          heure suite au comportement des forces de sécurité.

          En effet, les véritables chasses à l’homme, les expéditions
          punitives et les exécutions sommaires se déroulent dans le but
          de terroriser la population.

          Dans plusieurs localités les services de sécurité continuent
          d’agir dans l’impunité totale, violant les domiciles, usant
          d’intimidations et de provocations pour entraîner les jeunes à
          la révolte et à l’émeute et ainsi justifier la répression et les
          arrestations.

          Le FFS dénonce avec une extrême vigueur ce comportement
          digne de l’armée coloniale et exige l’arrêt immédiat de cette
          répression sauvage.

          Le FFS exige la libération de tous les détenus et l’arrêt
          inconditionnel des poursuites judiciaires.

          Le FFS tient les autorités civiles et militaires pour unique
          responsable de cette situation et les met en garde contre toute
          évolution tragique et irréversible.

          P/ Le Secrétariat National
          Le Premier Secrétaire National
          Ahmed DJEDDAÏ

(Liberté, Le Matin, Liberté, El Watan 7.4 / La Tribune, El Watan, Le Matin, Liberté 8.4) Près d'un an après le début des émeutes en Kabylie, les affrontements s'y poursuivent, faisant continuellement de nouveaux blessés et de nouveaux dégâts. Une marche à l'appel des coordinations des aârchs d'At Jennad et At Ghorbi, à Azazga, a été violemment réprimés par la police le 7 avril. Plusieurs manifestants ont été blessés, deux journalistes ont été intoxiqués par des gaz lacrymogènes et sx manifestants ont été arrêtés. Par contre, quatre manifestants arrêtés à Yakouren ont été relaxés par le tribunal correctionnel d'Azazga, alors que le procureur avait requis leur emprisonnement pour un an. En revanche, à Tizi Ouzou, huit manifestants ont été condamnés à des peines de trois mois à un an de prison et trois manifestants ont été condamnés à deux mois de prison ferme à Larbaâ Nath Irathen. A El Kseur (w. Bejaïa), les forces de police ont opéré de nombreuses perquisitions et poursuivi la "chasse aux délégués" des comités locaux, entamée le 25 mars. A Mekla (w. Tizi Ouzou), la brigade de gendarmerie a été évacuée le 7 avril et occupée par la police.

Hors de Kabylie, des émeutes ont fait cinq blessés à Aïn Fakroun (w. Oum El Bouaghi) les 4 et 5 avril, et se sont étendues le 6 à d'autres localités de la région (Souahlia, Bordj Sabat). Principale revendication : la suppression d'un arrêté ministériel fixant de nouveaux tarifs d'accès aux soins médicaux, qui met fin à la gratuité des soins. Plus largement, les habitants dénoncent leurs conditions de vie, le chômage, l'insécurité, le clientélisme, la corruption. A Bordj Sabath (w. Guelma), des habitants ont dressé une barricade, dévasté et pillé le centre culturel et lapidé le maire et le chef de daïra (sous-préfet). A Aïn Abid (w. Constantine), la mort d'une adolescente de 11 ans écrasée par un véhicule sur la route nationale qu'elle devait traverser pour ramener de l'eau dans son quartier sans eau et sans électricité, a provoqué de violents affrontements entre de jeunes manifestants et les forces de police, le 6 et le 7 avril.

(El Khabar 10.4 / L'Expression, Le Matin 11.4) Au moins sept manifestants ont été blessés et plusieurs arrêtés les 9 et 10 avril à Akfadou (w. Bejaïa) lors d'affrontements avec la gendarmerie -qui n'a pas encore quitté la commune. Les manifestants exigent, outre le départ de la gendarmerie, la libération d'un professeur, et militant de la coordination interwilaya, arrêté le 7 avril. Selon des témoignages d'habitants, mais également du maire d'Akfadou et de son adjoint, les gendarmes ont fait usage de barres de fer et de couteaux contre les manifestants, et auraient menacé de ne quitter la commune qu'"une fois qu'ils auraient tué au moins un manifestant".

Le 10 avril, 23 brigades de gendarmerie avaient quitté la Kabylie (16 dans la wilaya de Tizi Ouzou, 7 dans celle de Bejaïa), pour être remplacées par des forces policières. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, les brigades de Mekla et de Makouda ont quitté leurs locaux les 7 et 9 avril. Dans la wilaya de Bejaïa, la brigade de Bernacha a déménagé le 5 avril. Ensemble, ces 23 brigades représentent le tiers des brigades présentes en Kabylie, et le sort des deux tiers restant n'est pas clairement établi, la "nouvelle carte sécuritaire" annoncée par les autorités n'ayant pas été rendue publique. En outre, 630 officiers et subalternes de la gendarmerie ont été mutés hors de Kabylie.

(Liberté, Le Matin 18.4) Des émeutes ont éclaté à El Ménéa et Hassi El Gara (w. Ghardaïa) le 16 avril, et se sont poursuivies le 17. Plusieurs édifices publics (la municipalité, la poste) et des magasins ont été saccagés. Le motif de la colère des manifestants semble être l'installation dans la région d'une société pétrolière, sans embauche sur place. A El Kseur, les affrontements qui ont commencé le 14 avril ont fait 13 blessés, dont deux graves. Ils avaient commencé après la répression de la marche à laquelle appelait le Comité de la société civile.

(Le Quotidien d'Oran 21.4 / La Tribune 22.4) Des émeutes ont éclaté le19 avril, et se poursuivaient le 21 avril à Adekar (w. Bejaïa), après qu'un jeune homme ait été blessé de nombreux coups de couteau donnés par des gendarmes ou des policiers, le 20 avril. Les élus locaux dénoncent des "descentes punitives" des forces de sécurité, qu'ils accusent de provoquer plus de dégâts que les émeutiers, et de se comporter de manière pire que les forces françaises avant l'indépendance. Une dizaine de manifestants ont été blessés dans ses affrontements.Selon le wali (préfet) de Bejaïa, les "événements" ont provoqué pour 1,2 milliard de DA de dégats matériels (env. 20 mios E / 30 mios FS) dans la wilaya, dont 60 mios DA (1 mio E, 1,5 mio FS) depuis le 15 mars. Trois manifestants ont été tués dans la deuxième quinzaine de mars (2 à Seddouk et un à Chemini).

Selon le wali (préfet) de Tizi Ouzou, les affrontements en Kabylie (hors violences "terroristes" ou liées à la répression du "terrorisme") ont fait 42 morts en 2001 et 2002, touché 150 infrastructures publiques et fait pour 500 millions de dinars (12 mios FS, 8,5 mios E) de dégâts

(Le Quotidien d'Oran 4.5 / La Tribune 5.5 / Liberté 6.5) Deux policiers ont été blessés le 1er mai dans un affrontement avec des habitants d'un quartier de Tizi Ouzou, au moment où la police tentait de démanteler une exposition commémorative du déclenchement du "printemps noir". A Semaoune (w. Bejaïa), de violents heurts ont opposé de jeunes manifestants à la gendarmerie du 3 au 5 mai. Deux manifestants ont été arrêtés par les gendarmes, passés à tabac dans la gendarmerie et relâchés complètement nus. Cinq gendarmes ont été blessés dans les affrontements

(AFP 7.5 / Liberté 9.5) Des émeutes ont éclaté le 7 mai et se sont poursuivies le 8 à Souk Ahras, près de la frontière tunisienne, lors de l'enterrement d'un adolescent de 15 ans tué le veille par un homme armé (qui pourrait être un policier en civil, que l'adolescent avait surpris dans un buisson en compagnie d'une jeune fille).

(Le Matin, Le Jeune Indépendant 13.5) De violentes émeutes ont éclaté à Lazib, près de Naciria (w. Tizi Ouzou), le 9 mai, et ont repris le 11, après que des personnes ayant manifesté à Tizi Ouzou pour demander la libération des détenus du mouvement citoyen se soient fait confisquer leurs papiers. Ces émeutes ont fait plusieurs blessés chez les manifestants, dont deux touchés à la tête ont été hospitalisés. A Amizour (w. Bejaïa), l'arrivée d'un renfort de policiers a provoqué des affrontements à coups de pierres et de grenades lacrymogènes entre jeunes manifestants et policiers anti-émeutes le 11 mai. Ces affrontements ont fait quelques blessés du côté des manifestants. A Semaoun (w. Bejaïa), de violentes manifestations se poursuivent depuis une semaine, opposant manifestants et gendarmes (les premiers demandant le départ des seconds), et faisant plus d'une dizaine de blessés (dont deux atteints par des balles en caoutchouc) parmi les manifestants, et un blessé chez les gendarmes.

(AFP 16.5 / La Tribune, El Watan, Le Matin 20.5) Plusieurs manifestants ont été blessés, et d'autres arrêtés, le 16 mai à Souk El Thenine (w. Bejaïa, lors de la dispersion par la police d'une marche de soutien à délégué du mouvement citoyen arrêté le 14 mai. Au moins deux personnes ont été blessées dans la répression par la police, le 19 mai, d'un meeting du mouvement citoyen dans le quartier des Genêts, à Tizi Ouzou.Toute l'après-midi et la soirée, des affrontements ont opposé jeunes manifestants et policiers dans le quartier. Aux Ouacifs (w. Tizi Ouzou), les 18 et 19 mai, une dizaine de manifestants ont été blessés, dont au moins quatre grièvement, par balles, dans des affrontements entre jeunes manifestants et policiers anti-émeutes, les premiers tentant d'incendier le matériel destiné aux élections du 30 mai. Le 19 mai à Bejaïa, plusieurs dizaines d'étudiants et quatre policiers ont été légèrement blessés dans des affrontements provoqués par la répression policière d'une marche organisée par le Forum des étudiants. A Bouchegouf (w. Guelma), plusieurs manifestants et quatre policiers ont été blessés dans des affrontements le 18 mai.

(Le Jeune Indépendant, Liberté 22.5 / La Tribune, Liberté 23.5) Plusieurs manifestants ont été blessés par des tirs de balles en caoutchouc, le 22 mai à Irdjen, lors d'affrontements entre manifestants et gendarmes après une manifestation pour la libération de militants du mouvement populaire, arrêtés le 21 mai et mis sous mandat de dépôt le 22. Trois étudiants ont été blessés le 21 mai à Alger dans la répression par la police d'une marche des étudiants des facultés d'El-Harrach. Les policiers ont poursuivi, kalachnikov en main, les étudiants jusque dans les ampithéâtres, Une quinzaine d'étudiants ont été arrêtés. Le même jour, plusieurs dizaines étudiants ont été blessés, dont une dizaine ont dû être hospitalisés, à Bejaïa, dans des circonstances semblables.

(Quotidien d'Oran, Le Matin 26.5 / Liberté, Le Matin 27.5) Des émeutes ont éclaté à El-Eulma (w. Sétif), le 24 mai, après la prière du vendredi, faisant plusieurs blessés (dont neuf au sein des forces de l'ordre) et d'importants dégâts matériels dans des affrontements entre manifestants et policiers anti-émeutes, entraînant l'arrestation d'une trentaine de personnes dont cinq mineurs, qui ont finalement été libérés. Les manifestants protestaient contre leurs conditions matérielles d'habitat, notamment contre les problèmes d'assainissement, de manque d'eau potable et d'absence de raccordement au réseau électrique et gazier.

A Bouhinoun (w. Tizi Ouzou), des émeutes ont éclaté le 26 mai après un meeting de la coordination des aârchs et comités locaux, alors que des éléments de la police tentaient d'accéder au village. Les policiers ont été accueillis par des cocktails Molotov, la garde communale a été incendiée et deux personnes ont été blessées par balles. Des affrontements ont également eu lieu à Makouda.

A Bejaïa, quatre jours d'affrontements entre étudiants et policiers empêchant les manifestants des étudiants auraient fait, selon le Forum des étudiants, une centaine de blessés et auraient abouti à plusieurs dizaines d'arrestations.

(APS, Quotidien d'Oran, Jeune Indépendant 29.5 / La Tribune, AFP, El Watan, Le Matin 30.5 / AP 31.5) De violents affrontements avec les forces de police et de gendarmerie ont accompagné en Kabylie les jours précédents l'ouverture du scrutin pour les législatives, et le jour du scrutin lui-même. Des centaines de personnes ont été blessées, tant dans les rangs des manifestants opposés à la tenue du scrutin que dans les rangs des forces de police et de gendarmerie, et un manifestant a été tué, certaines informations faisant état de plusieurs morts. Selon le ministre de l'Intérieur, 108 policiers ont été blessés dans les affrontements.

Trois gendarmes et trois manifestants ont été blessés le 28 mai à Tizi Ouzou, après l'intervention de la gendarmerie pour dégager des routes bloquées à la circulation par les manifestants. Un gendarme a été blessé par un cocktail Molotov, au moins un manifestant par une balle en caoutchouc. A Irdjen, un manifestant a été blessé par une balle en caoutchouc. A Azazga, les 28 et 29 mai, de violents affrontements ont opposé manifestants et policiers, et des policiers ont été passés à tabac par des émeutiers. A Makouda, cinq manifestants ont été blessés, dont deux par balles selon des sources locales.

Le 29 mai, dans la wilaya de Bejaïa, à Sidi Aïch, Akbou, Tazmalt et Bejaïa même, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans les rangs des manifestants, dont au moins un par balles. Des bus ont été incendiés. Des violents affrontements ont éclaté à El-Kseur dans la nuit du 27 au 28 mai, lorsque les policiers ont tenté d'empêcher un meeting du comité de la société civile. Au moins 20 manifestants auraient été blessés, et "Le Jeune Indépendant" annonce la mort de trois policiers, information non confirmée officiellement. A Akbou le 29 mai, au moins dix manifestants ont été blessés par balles en caoutchouc, et un par balles réelles. A Takriets, une quinzaine de manifestants ont été blessés, dont cinq par des balles en caoutchouc.

Le 30 mai, au moins un manifestant a été tué à Tizi Ouzou, et trois gravements blessés à Bejaïa, selon le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, qui a accusé à la télévision les manifestants de Kabylie d'avoir utilité "des coktails Molotov et des armes blanches" contre des bureaux de vote.

(Corr 31.5 / Liberté 3.6) Des dizaines, peut-être des centaines, de personnes ont été blessées dans des affrontements en Kabylie le 30 mai, dès avant l'ouverture, et pendant toute la durée, puis encore après, du scrutin législatif. Dans les trois wilayas de Kabylie, des affrontements se sont produits entre manifestants opposés au scrutin, et forces de police et de gendarmerie. Dans la wilaya de Bejaïa, trois manifestants avaient été blessés le 29 mai déjà à Sidi Aïch. Environ une trentaine de manifestants ont été blessés le 30 mai à Bejaïa même, dont trois par balles. Une quinzaine de personnes ont été blessées à Tazmalt, dont une grièvement. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, un manifestant à été grièvement blessé à Tizi Ouzou même, et un autre à Beni Douala. Hors de Kabylie, on note également des affrontements, notamment à Beni Chebanna (w. Sétif), où l'on dénombre une dizaine de blessés, dont deux dans un état grave.

A Akbou, cinq jours d'affrontements ont fait plus de 180 blessés, dont six par balles. Un policier a été poignardé. A El Asnam (w. Bouira), un gendarme a été enlevé par des manifestants vers une destination inconnue.

(La Tribune, Liberté, Quotidien d'Oran 30.6 / Le Matin 1.7) A Sobha (w. Chlef), la municipalité a été saccagée le 29 juin par des manifestants, qui ont en outre incendié les voitures du Maire et de son secrétaire général. Les manifestants, dont de nombreux exploitants d'une sablière, contestent l'octroi de celle-ci à un privé. Les affrontements entre les manifestants et les agents de sécurité de la municipalité auraient selon certaines sources fait un mort (en tous cas un blessé grave) du côté des manifestants.

(AP, Le Matin, Le Quotidien d'Oran 14.7) De violentes émeutes ont éclaté le 12 et le 13 juillet à El Harouch (w. Skikda), où plusieurs centaines de manifestants ont dressé des barricades sur la route de Skikda, puis se sont attaqués aux édifices publics, en brûlant la sous-préfecture (daïra) et la mairie, puis l'agence hydrulique. Des affrontements entre les manifestants et des passagers d'un bus bloqué ont fait plusieurs blessés. A l'origine de la révolte il semble qu'il y ait une distibution litigieuse de terrains à bâtir, dont des fonctionnaires municipaux auraient largement profité. En outre, la région souffre d'une pénurie d'eau depuis neuf mois, pénurie qui a aussi été l'un des motifs de la révolte de la population. A Skikda même, des habitants ont investé la municipalité pour réclamer de l'eau.

(AFP 22.7 / El Watan 24.7 / La Tribune, Liberté, El Watan 25.7) De violentes émeutes ont éclaté dans la nuit du 21 au 22 juillet à Bordj El Kiffan, où tous les bars, dancings et cabarets du quartier du Fort Turc ont été saccagés et détruits, la plupart incendiés, après qu'une rixe ait fait un mort et un blessé dans l'un de ces établissements, dans la nuit du 21 au 22 juillet. Les jeunes camarades des victimes de cette rixe ont alors décidé de brûler tous les commerces vendant des boissons alcoolisées. Un millier de jeunes se sont attaqués aux établissements nocturnes du quartier et les ont saccagés, aux cris, selon des témoins, de "Allah Ouakbar".

A Stora, près de Skikda, de semblables émeutes ont éclaté le 23 juillet. Un hôtel en construction a failli être incendié, et un bar-restaurant a été endommagé. Les affrontements ont fait quatre blessés parmi les assaillants de l'hôtel.

(AP 30.7 / Quotidien d'Oran, Jeune Indépendant 31.7 / La Tribune, Le Matin, El Watan 1.8) Les 29, 30 et 31 juillet, des affrontements, faisant plus d'une dizaine de blessés, ont opposé jeunes manifestants et force de police dans plusieurs localités de la wilaya de Tizi Ouzou, notamment à Tikobain, Larbaâ Nath Irathen, Tizi Rached, Draâ El Mizan et dans le quartier des Genêts, à Tizi Ouzou même. A Tikobain, les manifestants ont attaqué le siège de la daïra (sous-préfecture) en exigeant le départ du chef de daïra (sous-préfet), conformément à l'ultimatum lancé par les coordinations des aârchs. Les heurts avec la police ont fait une dizaine de blessés, dont un jeune manifestant passé à tabac par les policiers le 30 juillet, et qui a du être hospitalisé. Aux Genêts, les affrontements entre manifestants et policiers ont fait plusieurs blessés, dont deux policiers touchés par des cocktails Molotov. Trois manifestants ont été blessés à Aïn El Hammam par des grenades lacrymogènes reçues sur leurs visages. Des affrontements se sont également produits à Bejaïa.

A In Amenas (w. Illizi), la contestation du Maire par une partie de la population, qui exige le retrait de sa candidature aux élections locales d'octobre, a tourné à l'émeute le 30 juillet. Cinq policiers ont été blessés par des projectiles lancés par les émeutiers. Une vingtaine de manifestants ont été arrêtés.

(Libération 16.8) Plusieurs personnes ont été blessées dans des affrontements entre la population d'un bidonville, détruit par la gendarmerie, et les gendarmes, le 14 août à Aïn Benian. Selon certaines informations, un ou deux enfants auraient même été tués dans ces affrontements.

(Corr) les "événements" de Kabylie ont fait une 118ème victime, en la personne d'un jeune homme de Freha, arrêté, battu, torturé et violenté en février 2002 par les gendarmes, et qui s'est suicidé fin août au domicile de ses parents, des suites de ces mauvais traitements.

(L'Expression) Un policier a été grièvement blessé par un cocktail Molotov lors d'affrontements à Tizi ouzou, le 13 septembre, après un meeting "antivote" de la coordination de Tizi Ouzou, dispersé par la police.

(Le Soir 22.9 / Liberté 23.9) L'Assemblée populaire de wilaya (Conseil Général) de Tizi Ouzou (à majorité FFS) a adopté le 21 septembre le rapport d'une commission "Vérité et Justice", d'enquête sur les "événements" du "Printemps Noir", rapport constitué essentiellement de témoignages, et qui sera adressé notamment aux ONG internationale de défense des droits de l'Homme. Le rapport, qui critique durement celui de la commission d'enquête instituée par le président Bouteflika et présidée par le professeur Mohand Issad, qualifiée de "commission étoffoir", met en cause les forces de sécurité (gendarmerie, police anti-émeute, police judiciaire, milices, armée) dans des exécutions sommaires. Il cite notamment le cas d'un blessé achevé par un gendarme à Larbaâ Nath Irathen et de gendarmes empêchant les secours à Illoula.

(Le Soir 26.9) Des affrontements ont opposé à Maâtkas (w. Tizi Ouzou) le 25 septembre de jeunes manifestants à la police antiémeute (CNS). Depuis trois jours, les lycéens de la ville sont en grève pour protester contre l'exclusion d'une soixantaine de leurs camarades du lycée. Ces affrontements ont fait plusieurs blessés dans les rangs des manifestants.

(Liberté, El Moudjahid 29.9) Une personne a été blessée (le correspondant du journal El Raï), plusieurs bâtiments publics saccagés (les postes et télécommunication, le commissariat de police) et plusieurs manifestants arrêtés, lors d'émeutes qui ont éclaté le 27 septembre dans le quartier Djedid, à Béchar, après un match de football perdu par l'équipe locale. Le même jour, 22 personnes, dont huit membres des forces de l'ordre, ont été blessées dans des affrontements entre les supporters des équipes de football d'Aïn M'lila et de Constantine, à Aïn M'lila.

(Le Matin 3.10) Deux personnes (de jeunes manifestants) ont été blessées dans des affrontements survenus dès la nuit du 30 septembre au premier octobre à Azazga, et qui se sont poursuivis le lendemain, après qu'une dizaine de jeunes aient tenté d'empêcher des militants du FFS de coller des affiches électorales. Trois personnes ont été arrêtées, dont un délégué local des aârchs. A Chemini, dans la nuit du 1er au 2 octobre, trois jeunes gens ont été sérieusement brûlés en incendiant les sièges du FFS et du RCD.

(AP 5.10 / Quotidien d'Oran, Le Matin 6.10 / Liberté, Le Matin 7.10) De six à seize manifestants (selon les sources) ont été blessés le 5 octobre à Chabet El Ameur (w. Boumerdès), la plupart par des tirs de grenades lacrymogènes (mais selon certaines sources, des blessés par balles réelles ont été relevés) lors de heurts avec la police, après l'empêchement des marches auxquelles les coordinations des aârchs appelaient pour commémorer les "événements" d'octobre 1988 et appeler au boycott des élections du 10 octobre. Selon "Le Matin", des policiers coupables d'avoir passé à tabac un manifestant ont été suspendus. A Tizi Ouzou et dans les environs, les affrontements auraient fait une dizaine de blessés, dont deux par balles en caoutchouc à Irdjem. A Bejaïa, on enregistre huit manifestants blessés. Le 6 octobre, de nouveaux affrontements ont fait des blessés à Ath Aïssi, Timizart et Beni Douala (w. Tizi Ouzou).

(L'Expression, Le Matin 9.10 / La Tribune, El Watan, Reuters, Le Quotidien d'Oran, Liberté, Le Matin 10.10) Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées, certaines grièvement, et une tuée dans des affrontements qui ont opposé en Kabylie manifestants partisans du boycott des élections et forces de sécurité, des affrontements opposant également parfois partisans du boycott et partisans de la participation aux élections. De nombreux manifestants, et plusieurs délégués des aârchs et comités locaux, ont été interpellés, certains arrêtés. A Azazga, les affrontements, à coups de pierres, de cocktails Molotov et de grenades lacrymogènes, ont fait le 8 octobre plusieurs blessés, dont un par balle réelle. A Aït Zaïm, près de Maatkas (w. Tizi Ouzou), un manifestant a été tué le 8 octobre par un habitant (un commerçant membre de la milice locale selon certaines sources, membre du FFS selon la coordination des aârchs), qui a fait usage de son fusil de chasse, avant de se rendre aux policiers. On dénombre également des blessés à Irdjen, Aïn El Hammam, Aïz Zikki et Freha. A Tazmalt (w. Bejaïa), un militant du FFS a été blessé par arme blanche. On a enregistré un blessé à Aït Melikeche. A Bechloul (w. Bouira), le 9 octobre les affrontements ont éclaté sans lien direct avec les élections, des centaines de jeunes devant recevoir des indemnités ayant été informés qu'elles ne leur seront pas versées, faute d'argent. Le FFS local s'est interrogé sur les raisons qui pouvaient pousser l'administration à annoncer le paiement d'indemnités, puis à y renoncer, la veille des élections locale. A Raffour (w. Bouira), les affrontements ont fait une trentaine de blessés le 8 octobre, dont une quinzaine de policiers. A Aghbalou, les affrontements ont fait trois blessés dans les rangs des policiers. En trois jours, on compte plus de 70 blessés dans la wilaya de Bouira, manifestants et policiers (dont une dizaine ont été brûlés par des cocktails Molotov) à part à peu près égales. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, deux blessés graves ont été relevés le 9 octobre aux Ouadhias, où un manifestant aurait été passé à tabac par des gendarmes, et à Azazga, où un manifestant aurait été blessé par balle en caoutchouc. A Tizi Ouzou même, cinq personnes ont été blessées.

A Alger, des heurts (sans aucun rapport avec les élections) entre militants d'organisations estudiantines concurrentes, qui se sont afferontés à coups de gourdins et de barres de fer, ont fait plusieurs blessés, dont un grièvement (un militant de l'UNEA, proche du FLN)

(AP 11.10 / Le Matin 13.10) Selon le ministère de l'Intérieur, 310 policiers ont été blessés le 10 octobre, jour du scrutin local et départemental, lors des incidents et des affrontements qui les ont opposé aux manifestants "antivbote" : 148 policiers ont été blessés dans la wilaya de Tizi Ouzou, 105 dans celle de Bejaïa, 39 dans celle de Bouira, 10 dans celle de Boumerdès et 8 dans celle de Sétif. Plusieurs centaines de manifestants ont également été blessés dans ces manifestations, qui ont fait un mort, le 9 octobre à Toudja.

(Liberté 29.10) Huit personnes ont été blessées, dont une grièvement, à Azazga le 28 octobre, dans l'intervention de la police lors d'une marche destinée à "fermer" le siège de la daïra (sous-préfecture)

(AFP 6.11 / El Watan 7.11) Des émeutes ont éclaté le 5 novembre à Maghnia, Souani et Sidi Boudjenane, près de la frontière marocaine (w. Tlemcen) lors d'une opération de police contre des contrebandiers de carburants. Des affrontements ont éclaté lorsque les forces de sécurité ont tenté de perquisitionner des habitations. Des manifestants ont attaqué et tenté d'incendier la sous-préfecture (daïra) de Maghnia et dressé des barricades sur les routes. Une vingtaine de personnes ont été arrêtées, dont une quinzaine de Marocains, et une centaine de véhicules dotés de doubles-réservoirs de carburants ont été saisis.

(Jeune Indépendant, Le Matin 21.11) Quatre personnes ont été blessées, et 25 arrêtées, dans la dispersion d'un meeting organisé par le Comité communal d'Amizour (w. Bejaïa) le 19 novembre. Selon "Le Matin", l'un des quatre blessés a été touché par un tir à balle réelle d'un policier en civil.

(L'Expression 2.12) Le 28 novembre, sept étudiants ont été blessés dans des affrontements entre étudiants islamistes et étudiants accusés par ceux-ci de "moeurs dissolues", dans la cité Bouraoui Amar de El Harrach.

(Le Matin 2.12) Plusieurs personnes ont été blessées par balles le 1er décembre à Azzaba (w. Constantine) lorsque la police a tiré sur la foule qui bloquait la route nationale Annaba-Constantine, pour protester contre l'absence d'intervention des pouvoirs publics pour remédier aux conséquences des violentes intempéries qui se sont abattues sur la région récemment.

(El Watan, L'Actualité 4.12 / Le Matin 5.12) Au moins une personne a été tuée, peut-être deux, et plusieurs dizaines blessées, dont selon certaines sources une trentaine de policiers, lors d'émeutes qui ont éclaté le 1er décembre à Diar Ezzitoune, à Azzaba (w. Skikda). Les manifestants, qui protestaient contre leurs conditions de vie (dans de véritables bidonvilles, ou un ancien camp de regroupement de l'époque coloniale), ont tenté de prendre d'assaut le siège de la gendarmerie (ou de la police, selon "L'Actualité"). Les manifestants ont saccagé plusieurs édifices publics, dont une école, la gare, la municipalité et le tribunal. 13 manifestants ont été arrêtés, puis remis en liberté provisoire le 3 décembre. Selon "El Watan", "derrières les émeutes", notamment à El Kouminel, "il y a la main de plusieurs dizaines de repentis de l'Armée islamique du salut (AIS), dont un ancien émir du groupe".

A Mekmen Benamer (w. Naâma), également le 1er décembre, des affrontement qui ont opposé manifestants et gendarmes après l'installation d'une nouvelle municipalité (RND) contestée par une partie de la population, ont fait une dizaine de blessés.

(La Tribune, L'Expression, Le Quotidien d'Oran 26.12) Plusieurs personnes (quatre manifestants selon "Le Quotidien d'Oran") ont été blessées le 25 décembre dans la répression et la dispersion à Tizi Ouzou d'un meeting de soutien aux militants et délégués des aârchs, détenus et en grève de la faim. Plusieurs manifestants ont en outre été interpellés. La veille, à El Kseur, des affrontements avaient déjà éclaté à l'issue d'un meeting du Comité de la société civile, animé par son porte-parole, Ali Gherbi. Ces affrontements, qui se sont poursuivie le 25 décembre, ont fait trois blessés dans les rangs des manifestants, et un blessé grave dans les rangs de la police, après qu'un groupe de jeunes se soit dirigé vers le commissariat pour l'attaquer à coups de projectiles divers, la police ripostant par des tirs de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

2003

(AP 12.1 / La Tribune, Le Quotidien d'Oran 13.1) Plusieurs manifestants ont été blessés (au moins huit, dont trois grièvement, à Tizi Ouzou, et une dizaine à Oued Ghir, près de Bejaïa, selon "La Tribune") dans la répression par la police des manifestations organisées par les coordinations des aârchs en Kabylie, à l'occasion du Nouvel-An berbère (Yennayer), le 12 janvier, et pour exiger la libération des militants et délégués détenus. A Tizi Ouzou, plusieurs manifestants ont été passés à tabac par la police, et l'un d'eux aurait été blessé à coup de baïonnette, selon "Liberté". Une dizaine de manifestants auraient été arrêtés, et relâchés quelques heures plus tard.

(El Watan 16.1) Des heurts violents ont opposé, le 14 janvier, des étudiants appartenant à des organisations différentes, dans plusieurs cités universitaires d'Oran, faisant de nombreux blessés et aboutissant à 18 arrestations, suivies d'une dizaine d'inculpations.

Le Matin 16.2) Un manifestant grièvement blessé (d'une balle dans la tête, tirée par un policier des CNS) le 4 novembre 2002 à Seddouk, est décédé le 14 février à l'hôpital de Tizi Ouzou. Il est la 123ème victime de la répression du "Printemps Noir" en Kabylie.

(El Watan 17.2) De violentes émeutes, faisant plusieurs blessés, ont éclaté à Bord Bou Arreridj et El Eulma le 14 février, après l'assassinat de deux personnes par des criminels de droit commun. Les habitants de Bords Bou Arreridj ont manifesté contre la recrudescence de la violence, de l'insécurité et de la toxicomanie. 34 personnes ont été arrêtées après ces émeutes, lors desquelles le service des urgences de l'hôpital et de la siège de la sûreté de BBA ont été saccagés.

(L'Expression 23.2) Un jeune policier a été tué d'un coup de couteau dans des émeutes survenues le 20 février à Mekla. Six jeunes interpellés après les affrontements ont été conduits à Tizi Ouzou.

(El Watan 10.3) Des échauffourées entre étudiants de l'Union nationale des étudiants algériens (UNEA), qui organisaient une conférence-débat à l'occasion de la journée de le Femme, et étudiants de l'Union générale des étudiants libres (UGEL), qui voulaient l'empêcher, et ont saccacgé le bureau de l'UNEA, ont fait une dizaines de blessés le 8 mars à Jijel.

(Liberté 16.3 / La Tribune, Le Quotidien d'Oran 17.3) 21 étudiants ont été blessés, dont trois grièvement, qui ont été hospitalisés, dans des affrontements survenus entre étudiants à l'Université Larbi Ben M'hidi d'Oum El Bouaghi, dans les Aurès.Les affrontements, à coups de barres de fer, de couteaux et de pierres, ont opposés des étudiants de Khenchela à des étudiants d'Aïn Beïda, après une altercation entre deux étudiants originaire de chacune de ces deux localités. Depuis plusieurs mois, la presse fait régulièrement état d'affrontements violents entre étudiants dans les enceintes des universités, affrontements parfois à connotation "idéologique" entre étudiants islamistes et étudiants "laïcs", mais souvent sans prétexte de ce type. Le 21 janvier, un étudiant avait été assassiné dans l'université de Sidi Bel Abbès. Cinq jours auparavant, un étudiant avait également été assassiné à Tlemcen. Le 8 mars, au prétexte de la journée de la femme, une dizaine d'étudiants avaient été blessés dans des affrontements entre étudiants "islamistes" et étudiants "laïcs".

(Le Quotidien d'Oran 17.3) Des affrontements au gourdin et au couteau, puis à coups de feu, entre aârchs (ceux de Nara et de Menaa) ont fait un mort et quatre blessés le 14 mars à Menaa, à la suite d'une violente querelle entre un retraité et une mère de famille, laquelle aurait été rouée de coups par le retraité, ce qui aurait poussé les membres de sa famille et ses proches à s'attaquer à l'agresseur, lui-même défendu par sa famille. C'est le retraité qui aurait tiré au fusil de chasse sur les membres de l'aârch Menaa, avant d'être arrêté par la gendarmerie.

(L'Actualité, Le Quotidien d'Oran 13.4) Des affrontements ont opposé le 12 avril à Tizi Ouzou de jeunes manifestants aux forces de police, autour du siège de la municipalité. Un policier a été blessé dans ces affrontements.

(Quotidien d'Oran 24.4) De violentes émeutes accompagnées de saccages (dirigés notamment contre la maison de l'ancien Maire FLN) ont éclaté le 21 avril à Oued Athmenia, après la publication des listes de bénéficiaires de logements sociaux. Quatorze interpellations ont suivi, et un émeutier a été incarcéré.

(Jeune Indépendant 27.4) Environ 150 personnes ont été blessées, dont une cinquantaine grièvement, dans une véritable bataille rangée opposant les occupants illégaux de logements et les forces de police, dans la "Cité des 500 logements" à Bejaïa, le 25 avril. La police était intervenue pour évacuer les occupants, en place depuis juillet 2001. Les jeunes de la cité ont dressé des barricades sur toutes les voies d'accès à la cité, et incendié des pneus, alors que la police usait de grenades lacrymogènes.

(Quotidien d'Oran 5.5) Plusieurs personnes ont été blessées (dont quatre policiers, et un nombre indéterminé de manifestants) dans des émeutes ayant opposé le 3 mai à Sidi El Bachir (w. Oran) les habitants de constructions "illicites" érigées sur des terres agricoles et les forces de police venues garantir la déestruction de ces habitations. Une quinzaine de manifestants ont été interpellés.

(La Tribune 7.5) Un adolescent est mort, électrocuté dans la destruction de sa maison, plusieurs manifestants et plusieurs policiers ont été blessés, dans les affrontements qui opposent depuis le 29 avril les habitants de 60 habitations "illicites" (mais, signale "La Tribune", construites sur des terrains achetés "au prix fort" par les habitants aujourd'hui délogés) aux forces de police et aux démolisseurs envoyés par la daïra de Bir el Djir, dans les douars Belgaïd et Sidi El Bachir (w. Oran).

(AFP 17.5 / le Quotidien d'Oran 19.5) Des affrontements entre supporters de deux équipes de football ont fait un mort et 123 blessés, dont deux grièvement, le 14 et le 15 mai à Tiaret. Ces affrontements ont opposé des supports des clubs d'Alger et de Bel Abbès. Des véhicules, des commerces et des bâtiments publics ont été saccagés. 43 émeutiers ont été interpellés, et 13 placés sous mandat de dépôt. En deux ans, les affrontements entre supporters d'équipes de football ont fait en Algérie plus de 800 blesés, et plusieurs morts, dans près de 400 incidents.

(Le Matin, El Watan 19.5) De violents incidents ont opposés policiers et jeunes émeutiers à Beni Douala (w. Tizi Ouzou), le 17 et le 18 mai, après que les jeunes s'en soient pris à la municipalité, voire, selon certains témoignages, au Maire lui-même. Un délégué local des aârchs, Nordine Medrouk, a été arrêté et aurait été passé à tabac, ce qui a encore provoqué de nouveaux affrontements, faisant plusieurs blessés (mais aucun gravement atteint).

(Liberté 31.8 / La Tribune, Le Matin 1.9) Un homme a été tué par balles le 28 août par un Conseiller municipal (FFS) d'Aghribs, après une altercation. Le Conseiller municipal, ancien du soulèvement de 1963, s'est rendu à la police et a été placé en détention.

L'arch d'Ath Jemad a dénoncé l'"assassinat" commis par un "mercenaire (du) pouvoir maffieux et assassin" et la coordination de Bejaïa (CICB) a dénoncé un acte commis par "un indu élu" et considère la victime comme le 124 martyr du "printemps noir".

Le FFS a également condamné l'acte, qu'"aucun motif ne peut justifier", de son élu, et a immédiatement exclu celui-ci de ses rangs. Il met en garde contre "toute vélléité de récupération et d'instrumentalisation de ce douloureux événement". De son côté, le RCD a également dénoncé le crime, qu'il a attribué à un "relais" du pouvoir.

(El Khabar 21.9) Plusieurs manifestants et un agent de sécurité ont été blessés dans des affrontements, les 17 et 18 septembre à Boumerdès, après que plusieurs dizaines de personnes aient pris d'assaut des logements vacants, alors qu'elles-mêmes, sinistrées lors des récents tremblements de terre, vivaient toujours sous tente.

2004

(AFP 9.2 / Quotidien d'Oran 11.2 / El Watan 12.2 / Le Quotidien d'Oran 16.2 / El Khabar 19.2) Le match des quarts de finale de la coupe africaine de football opposant à Sfax (Tunisie) l'Algérie et le Maroc, et qui s'est achevé par la victoire du Maroc après prolongation, a dégénéré en affrontements entre la police tunisienne et les supporters algériens, le 8 février. Plusieurs supporters algériens ont été blessés dans les affrontements. Le lendemain, des supporters algériens ont attaqué le consulat tunisien de Tebessa et se sont heurtés aux forces de sécurité, qui les ont dispersés à coups de grenades lacrymogènes. Des heurts avaient déjà opposé supporters algériens et policiers tunisiens avant le match, lorsqu'il s'était avéré que tous les Algérfiens disposant de billets, parfois achetés au prix fort au marché noir, ne pourraient pas entrer dans le stade. La Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADFH) a condamné le comportement "violent" des policiers tunisiens et exigé l'ouverture d'une enquête.

Deux jeunes de Tissemsilt sont morts le 9 février près de Sousse, en Tunisie, dans un accident de la route alors qu'ils étaient pris en chasse par une voiture de la police tunisienne. La veille, à Bouchebka, à la frontière tunisienne, une véritable bataille rangée a opposé jeunes tunisiens et jeunes algériens. A Sfax, les affrontements entre supporters algériens et policiers tunisiens ont fait une quinzaine de blessés parmi les supporters, dont trois grièvement.

Un deuxième supporter algérien est mort le 17 février des suites des violences subies lors du match.

(El Watan 23.2) De violentes émeutes ont secoué Ouargla le 22 février, à la veille d'une visite du président Bouteflika, après qu'une manifestation de chômeurs ait dégénéré. Un groupe d'une dizaine de jeunes ont cassé et incendié l'entrée de la wilaya (préfecture) et des bâtiments administratifs, une banque et un hôtel qui ont ensuite été livrés au pillage. Des affrontements ont opposé émeutiers et policiers, faisantg plusieurs dizaines de blessés. De nombreuses arrestations ont été opérées par la police.

(AFP 23.2 / El Watan 26.2) Le 22 février, de violentes émeutes avaient éclaré à Ouargla lors d'un mouvement de protestation contre le chômage, et le recrutement par les entreprises du secteur pétrolier de travailleurs venant du nord du pays au détriment des habitants du sud. Des dizaines de jeunes manifestations ont attaqué et saccagé des bâtiments publics, érigé des barricades enflammées, pillé des magasins et affronté la police anti-émeutes, à la veille d'une visite du président Bouteflika. Le 25, les émeutes se sont propagées à Touggourt, pendant la visite du président Bouteflika.

(El Watan, Le Quotidien d'Oran 1.3) Des émeutes ont éclaré le 28 février à Settara, dans la wilaya de Jijel, et se sont poursuivies le 29 février. Des groupes de jeunes chômeurs en colère ont lapidé la municipalité, la sous-préfecture, la recette des impôts, brisé l'éclairage public et dressé des barricades sur les routes menant à Settara.

(Quotidien d'Oran, El Watan 11.3) Des émeutes continuent de se produire dans plusieurs régions, liées aux conditions de vie des populations et à des revendications sociales diverses (manque de logements, chômage) . A Aïn en Berd (w. Sidi Bel Abbès), le 10 mars, la route nationale a été coupée et la sous-préfecture (daïra) lapidée par des manifestants dénonçant leur exclusion du marché de l'emploi. A Bir Laâssel (w. Ouargla), des affrontements ont opposé la police anti-émeute à des manifestants exigeant la prise en charge de leurs problèmes de logement et d'emploi. Dans la même wilaya, de nombreuses localités ont été le théâtre d'émeutes et de déprédations, notamment à El Hadjira, Ouargla même, Touggourt, Mnogueur. Dans la wilaya de Tipaza, Beni Mileuk a connu quatre jours d'émeutes.

(Quotidien d'Oran 31.3) De violents affrontements ont éclaté le 31 mars à Tizi Ouzou à l'occasion d'un meeting du président Bouteflika. Les aârchs avaient appelé à une opération "ville morte" et à une grève générale, qui semble avoir été largement suivie. Les affrontements entre la police anti-émeute et les manifestants ont fait une vingtaine de blessés, dont deux policiers.

(Quotidien d'Oran, El Watan, La Tribune 8.4 / Infosoir, El Watan 15.4) Le frère d'un délégué de l'aârch d'Ath Djennad, Rachid Allouache, a été tué dans l'incendie, vraisemblablemenbt d'origine criminelle, de son magasin, dans la nuit du 6 au 7 avril à Freha (w. Tizi Ouzou). Hakin Allouache est mort asphyxié. Le procureur général de Tizi Ouzou a ordonné l'ouverture d'une information judiciaire, mais le mouvement citoyen local estime qu'il s'agit d'un "assassinat prémédité" et que l'incendie était criminel. Le frère de la victime en accuse le RCD et affirme que des menaces de mort avaient été proférées à de nombreuses reprises contre son frère. Le Front des forces socialistes a condamné un "acte odieux" sur lequel il exige que la vérité soit faite. L'Assemblée de wilaya (Conseil général) de Tizi Ouzou a également dénoncé ce qu'elle aussi considère comme un meurtre. Le porte-parole de la coordination des aârchs de Tizi Ouzou, Belaïd Abrika, a dénoncé un "assassinat prémédité" dont il rend responsables "ceux qui ont semé la haine et les graines de la violence depuis deux mois", c'est-à-dire le RCD et la tendance "antidialoguiste" et "électoraliste" des aârchs. La CADC a cependant appelé la population au calme. Les deux assassins présumés ont été arrêtés le 11 avril dans la wilaya de Boumerdès et placés sous mandat de dépôt

(Liberté 18.5 / corr) Un jeune garçon de Taghit, près de Tkout (w. Batna) a été tué d'une rafale de kalachnikov par la garde communale, pour un vol de confiserie, le 13 mai, et un autre passé à tabac pour la même raison. Selon des habitants, les gardes communaux auraient tenté ensuite de faire passer cette bavure pour un affrontement avec un groupe armé. Le 14 mai, les habitants de Tkout ont protesté contre le meurtre, dénoncé les gardes communaux et exigé la traduction du meurtrier devant la justice. De jeunes manifestants ont baré la route de Biskra, et mis le feu au siège de la garde communale.

Près de 200 habitants de Tkout, dont des délégués du mouvement citoyen local, ont été arrêtés, et la ville a été littéralement occupée par les gendarmes, les CNS et les garde mobiles, pendant que les commerçants observaient un mouvement de grève générale. Les proches de délégués arrêtés ont dénoncé les mauvais traitement que leur ont fait subir gendarmes et policiers. Plusieurs dizaines de militants du mouvement citoyen ont pris le maquis pour échapper à la répression. Des tentatives de médiation engagées par des anciens combattants de la guerre de libération ont été repoussées par la gendarmerie.

(Liberté, Quotidien d'Oran 21.6) Une personne a été tuée et quatre autres blessées, dont deux grièvement, le 20 juin à Asfour (w. El Tarf) dans des émeutes suivant l'affichage de la liste des bénéficiaires de logements sociaux. Les manifestants, qui dénonçaient le népotisme et le favoritisme dans l'attribution des logements, ont mis le feu à la municipalité, et une personne qui s'y trouvait a été asphyxiée. L'intervention de la police anti-émeute a fait ensuite quatre blessés, deux chez les manifestants et deux chez les gendarmes.

(Quotidien d'Oran 29.8) Un enfant de onze ans a été tué dans une émeute survenue le 27 août à Annaba, où des dizaines de jeunes protestaient violemment contre les modalités de recrutement des cadres et des employés de l'entreprise IPSAT, et ce qu'ils considèrent comme la complicité du syndicat avec cette politique de recrutement, qu'ils accusent d'être systématiquement défavorable aux jeunes demandeurs d'emplois de la région.. Des syndicalistes ont été attaqués à coups de bombes lacrymogènes, de sabres et de haches par les émeutiers, et plusieurs ont été blessés.

(Quotidien d'Oran 5.12) De jeunes manifestants ont assiégé et lapidé le siège de la sûreté urbaine de la cité Emir Abdelkader (faubourg Lamy) de Constantine, dans la nuit du 3 au 4 décembre, après la mort d'un habitant de la cité, mort dont les manifestants accusent les policiers. deux policiers ont d'ailleurs été mis à l'arrêt, selon "Le Quotidien d'Oran". De source policière anonyme, on affirme que l'homme est décédé d'un infrarctus du myocarde.

(El Watan 13.12 / Quotidien d'Oran 14.12) Plusieurs centaines de personnes ont manifesté le 11 décembre devant la municipalité de Sidi Chaïb (w. Sidi Bel Abbes) en exigeant le départ du Maire, qui a échappé au lychage, alors que les bureaux de la municipalité ont été saccagés. Des affrontements entre manifestants et policiers anti-émeute ont fait plusieurs blessés dans les rangs des manifestants, et deux dans ceux de la police. 19 personnes ont été présentées le 12 décembre devant le juge d'instruction à Telagh.

(El Watan 13.12 / Quotidien d'Oran 14.12) Plusieurs centaines de personnes ont manifesté le 11 décembre devant la municipalité de Sidi Chaïb (w. Sidi Bel Abbes) en exigeant le départ du Maire, qui a échappé au lychage, alors que les bureaux de la municipalité ont été saccagés. Des affrontements entre manifestants et policiers anti-émeute ont fait plusieurs blessés dans les rangs des manifestants, et deux dans ceux de la police. 19 personnes ont été présentées le 12 décembre devant le juge d'instruction à Telagh.

A Telagh, dix-sept manifestants de Sidi Chäib (w. Sidi bel Abbès) ont été condamnés le 20 décembre à six ou huit mois de prison avec sursis pour "troubles à l'ordre public", pour leur participation aux manifestations du 11 décembre contre la répartition des logements sociaux par la municipalité. Le 20 décembre toujours, dix-sept manifestants d'El Kerma (Oran) ont été condamnés à des peines de prison allant de six mois avec sursis à 18 mois ferme, pour "attroupement et destruction des biens de l'Etat" pour leur participation aux émeutes du 12 décembre. A Ghardaïa, douze détenus arrêtés lors du mouvement de protestation des commerçantrs, à la mi-octobre, ont entamé une grève de la faim le 19 décembre pour protester contre les lenteurs de leur instruction. Parmi ces détenus figure le militant des dfroits de l'homme Kamel-Eddine Fekhar.

2005

(Liberté 18.1 / Le Soir 19.1) De violentes émeutes ont éclaté à Birine (w. Djelfa) le 16 janvier et se sont poursuivies le 17. De très nombreux édifices publics et commerces ont été saccagés et incendiés, notamment les sièges de la municipalité et de la daïra (sous-préfecture) et la recette des impôts. Plusieurs milliers de personnes ont violement protesté contre l'augmentation du prix du gaz butane, mais également contre la corruption, le chômage, les coupures d'électricité. Ces émeutes ont fait au moins dix blessés graves parmi les policiers et un parmi les manifestants. La gendarmerie a quadrillé la ville et a procédé à au moins une trentaine d'arrestations.

A Tiaret, 26 personnes, dont des hommes âgés du village de Torrich, attendent en prison le verdict, prévu le 8 février, de leur jugement pour atteinte à l'ordre public, coups et blessures, dégradation des biens de l'Etat. Le 22 janvier, la route de Torrich à Tiaret avait été coupée par des manifestants, brutalement dispersés par la gendarmerie. Deux gendarmes et plusieurs manifestants ont été blessés dans les affrontements. La manifestation avait également pour motif l'augmentation du prix des transports publics (provoquée par celle du carburant). Le même jour, à Aïn Lalaoui (w. Tiaret), des manifestations ont dégénéré en affrontements avec la police. De nombreux manifestants ont été blessés, et une vingtaine ont été arrêtés.

(Liberté 16.5) De violentes émeutes ont éclaté le 14 mai à Barika (w. Batna), après une manifestation de protestation contre la mauvaise alimentation de la ville en eau potable. Une annexe de la Municipalité a été détruite, et deux membres de l'exécutif municipal blessé. Une vingtaine de manifestants ont été interpellés.

(El Watan 11.6) De violentes émeutes ont secoué Ras El Ma (w. Siddi Bel Abbès) les 7 et 8 juin, faisant des dizaines de blessés (une vingtaine de policiers, et une cinquantaine de manifestants). Plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés, dont des militants du mouvement associatif local. D'autres militants, arrêtés en mai sur plante des chefs de daïra (sous-préfets) de Ras El Ma et Telagh, sont en prison depuis. Le 7 juin,c'est pour demander leur libération qu'une manifestation avait été organisée à Ral El Ma , alors que des négociations avaient été engagées avec le sous-préfet. L'échec de ces négociations a provoqué l'émeute. Le mouvement citoyen local demande le départ du sous-préfet, la libération de tous ses militants emprisonnés, et dénonce les "dépassements" des forces de police, le tout sur fond de colère sociale et de revendications dans le domaine des infrastructures administratives et de santé, de lutte contre le trafic de drogue, de création d'emplois (dans une ville où 80 % des moins de 35 ans sont chômeurs), d'amélioration de l'alimentation en eau potable et en gaz et des infrastructures routières..

(El Watan 25.6 / Liberté 28.6) De violentes émeutes ont éclaté le 23 juin à Terga (w. Aïn Temouchent) . Les manifestants exigeaient la dissolution de la Municipalité et la fermeture d'une carrière dans laquelle, le 15 juin, une violente explosion s'était produite dans une carrière, alarmant la population, et détéroriant des maisons d'habitation. Les habitants ont rapidement imputé l'explosion à l'usage, dans les carrières, de dynamite. Le 22 juin, une nouvelle explosion, avec les mêmes effets, s'est produite. Le lendemain, exigeant la fermeture de la carrière, la population a bloqué les routes et exigé de rencontrer le wali (préfet), refusant de se contenter d'un dialogue avec le Maire et le chef de daïra (sous-préfet). La police a alors tenté de disperser la foule par le force. Des affrontements, à coups de pierres d'un côté, de bombes lacrymogènes de l'autre côté, ont duré plusieurs heures entre manifestants et policiers. Plusieurs manifestants, et également des gendarmes selon des habitants, ont été blessés. Plusieurs dizaines (entre une vingtaine et une cinquantaine, selon les sources) de manifestants ont été arrêtés.

Le 26 juin, à Djelfa, c'est l'annulation d'un concert qui a provoqué des affrontements entre jeunes et policiers, qui ont procédé à des arrestations. Les affrontements ont fait plusieurs blessés, dont des policiers.

(Corr 14.7 / El Watan 14.7, 19.7, 20.7, 21.7 / Quotidien d'Oran 17.7 / ODHA 10.7, 12.7, 15.7, 19.7) Des centaines de manifestants ont pris d'assaut et saccagé du 6 juillet au 12 juillet, des édifices publics et des symboles de l'Etat à Bechar et Tamanrasset. Ces émeutes ont fait des dizaines de blessés, et une morte. Plus d'une centaine de manifestants ont été arrêtés. Plusieurs dizaines de jeunes manifestants ont été condamnés dès le 12 juillet, puis le 19, à des peines de prison allant de peines avec sursis à trois ans ferme. Ces condamnations ont fait renaître les émeutes à Bechar le 12 juillet. Une poste, des locaux publics, le local de l'équipe locale de football ont été incendiés ou saccagés. Les sièges des directions des moudjahidines, de la jeunesse et des sports, du commerce et des transports ont été attaqués, des drapeaux algériens brûlés, des véhicules des entreprises publiques brûlés. Une jeune manifestante est décédée le 14 juillet des suites de l'inhalation des gaz lacrymogènes. A Tebelbala (w. Bechar) des émeutes ont éclaté le 15 juillet, et la municipalité a été incendiée.

Les responsables d'associations locales de Bechar ont rendu publique une déclaration dénonçant "les négligences, le laisser aller des responsables administratifs et des élus locaux" de Bechar qui, en fermant "les portes du dialogue" avec la population, et en laissant prospérer "une faune d'opportunistes et de prévaricateurs" détournant l'argent destiné à la population locale, ont poussé la population à l'émeute. Le départ de la Sûreté Nationale de Bechar, exigence des manifestants, a été accepté par les autorités, et la police a été remplacés par la Gendarmerie. Fin juin, à Djanet, de semblables émeutes avaient éclaté. Certains titres de la presse marocaine ont attribué les émeutes de Bechar à l'activité en Algérie de partisans du "Mouvement populaire de l'Azawad", mouvement touareg nigérien. Des commerçants de Tamanrasset ont quand à eux accusé les émeutiers d'attaques racistes contre les "nordistes".

(Quotidien d'Oran 5.9) de violentes émeutes, en forme de pogrom (ou de ratonnade) contre les immigrants d'Afrique noire, ont éclaré le 4 septembre à Oran, après le meurtre d'un jeune habitant du quartier de Sidi El Houari par un immigrant subsaharien. Des dizaines de jeunes du quartier de la victime ont pris d'assaut des hôtels occupés par les immigrants, les en ont chassés et ont détruit tous leurs effets personnels.

(Quotidien d'Oran 16.10) De violentes émeutes ont éclaré les 14 et 15 octobre à Ouarizane (w. Relizane), après la publication d'une liste de candidats reçus à un concours de recrutement d'agents administratifs de la fonction publique, concours dont les manifestants ont dénoncé les irrégularité. Sept manifestants ont été blessés, ainsi que sept gendarmes, le 14 octobre. Huit personnes ont été arrêtées le 15.

(El Watan 14.11, 15.11) De violents incidents se sont produits le 13 et le 14 novembre à Laghouat, entre jeunes émeutiers et forces de police, après l'inhumation d'un jeune homme (proche parent d'un Conseiller du président Bouteflika) tué par un policier anti-émeute en civil, pour des raisons privées, dans le quartier de la Cité Universitaires des jeunes filles. Les émeutiers ont érigé des barrages enflammé sur les routes, attaqué le commissariat de police au cocktail Molotov, saccagé et pillé des commerces et les affrontements avec la police ont fait des dizaines de blessés. Une centaine de personnes, dont une quinzaine de mineurs, ont été interpellées par la police.

(Quotidien d'Oran 28.12, 29.12) Des émeutes ont éclaté dans le quartier de Daksi, à Constantine, le 26 décembre, lors de l'intervention de la police pour déloger des "marchands informels" d'un site devant être aménagé pour une activité commerciale légale. Les affrontements, à coups de pierres, de barres de fer et de grenades lacrymogènes. ont fait 25 blessés parmi les forces de police. 65 personnes ont été arrêtées. Douze personnes ont été placées sous mandat de dépôt, 34 ont été citées en comparution directe et 19 mineurs ont été mis sous contrôle judiciaire.

2006

(El watan 21.1, 23.1) Des émeutes ont éclaté à Tindouf les 18 et 19 janvier, et se sont poursuivies les jours suivants, après la condamnation à une peine très légère (un mois avec sursis et 5000 dinars d'amende) de l'agresseur (un entrepreneur ivre) d'un gardien de nuit. Les émeutiers ont notamment attaqué la municipalité et le Conseil général, puis une boulangerie qui appartiendrait à l'agresseur et un bar-restaurant qu'il fréquenterait. Les émeutiers ont également détruit ou endommagé des équipements publics et dressé des barricades sur les routes. Des affrontements se sont produits avec les forces de police, faisant plusieurs blessés, et plusieurs manifestants ont été arrêtés..

(El Watan 6.3 / Quotidien d'Oran, El Watan 7.3) Un jeune homme a été abattu dans la nuit du 4 au 5 mars par les policiers de Zeralda, au siège de la sûreté, où selon sa famille il avait été convoqué en pleine nuit. Selon la version policière des faits, le jeune homme aurait agressé les policiers à coups de hache, blessant trois d'entre eux, et un policier aurait dû faire usage de son arme. Cette version des faits est réfutée par la famille, qui assure qu'aucun policier n'a été blessé à coups de hache, que le jeune homme n'était pas armé et que les policiers ont commis un meurtre. La famille se demande d'ailleurs comment la victime aurait pu entrer dans le commissariat avec une hache, après avoir franchi deux portes gardées par des policiers. Des témoins auraient assueré la famille que le jeune homme a été tué par les policiers à l'extérieur du commissariat, puis l'auraient traîné à l'intérieur. D'autres témoignages font été d'un conflit d'ordre privé entre un policier et le jeune homme, à propos de la fiancée ou de l'ex-fiancée de celui-ci. La Direction générale de la sûreté et le procureur ont ouvert une enquête.

La mort du jeune homme a provoqué de violentes émeutes à Zéralda le 5 mars. Des barricades enflammées ont été dressées au centre-ville. La voiture du Maire a été incendiée, et la wila du sous-préfet en partie pillée. Cinq policiers ont été blessés. De nombreux jeunes ont été arrêtés.

(Jeune Indépendant 27.3) De violentes manifestations ont secoué la commune de Ksour (w. Bordj Bou Arreridj) du 23 au 25 mars, faisant quinze blessés parmi les forces de polices lors d'affrontements 19 personnes ont été interpellées pour écrouées. Les manifestants protestaient contre le choix de la localité de Toubou pour l'implantation d'un nouveau lycée, et selon la presse, des rivalités politiques locales ont attisé le mécontentement des habitants des autres localités.

(Quotidien d'Oran 7.5 / El Watan 8.5 / Quotidien d'Oran) De violentes émeutes ont éclaté dans la nuit du 6 au 7 mai à El Khachab, dans la périphérie d'Aïn Defla, après la décision des autorités locales de démolir un mur de clôture illicite érigé par un habitant. Les affrontements, à coups de jets de pierres d'un côté, de grenades lacrymogènes de l'autre, ont fait 8 blessés chez les manifestants et les habitants du quartier et sept chez les policiers. Une dizaine d'arrestations ont été opérées.

Le 6 mai, des émeutes ont éclaté à Maghnia, après un rassemblement de chauffeurs routiers et d'engins de chantier, protestant contre la décision de la wilaya de bloquer la délivrance du permis de circulation de leur véhicule, et contre les contrôles jugés "arbitraires" opérés par la police. Des locaux de la BNA et de la Sonelgaz ont été saccagés, douze personnes ont été arrêtées et trois manifestants ont été blessés.

Le 8 mai, c'est dans le quartier de la cité Pont Blanc, à Annaba, que de violents incidents ont éclaté, du fait de l'opposition des habitants d'un bidonville à la démolition de leurs habitations. Ces incidents ont fait plusieurs blessés. Le 26 mai, c'est à Thenia que de violents incidents se sont produits, après une rencontre de football, mais sans lien réel avec cette rencontre, l'émeute étant plutôt provoquée par le retard de projets de reconstruction de l'hôpital, de réalisation de logements et de création d'emplois. 19 émeutiers ont été interpellés.

(Liberté 6.6, 7.6 / El Watan 10.6) De violents affrontements ont opposé le 4 et le 5 juin à Metamra (au sud de Djelfa) plusieurs centaines (500 selon "El Watan") de personnes membres de deux "tribus" rivales, les nomades Ouled Yahia Ben Salem, de Djelfa, et les sédentaires Ouled Sidi Ahmed Ben Harzallah, de Laghouat, au sujet de la délimitation des communes de Sed Rahal (Djelfa) et de Hassi Delaâ (Laghouat), au moment de la déliitation d'un site par une équipe du cadastre. Les affrontements ont fait cinq à dix blessés, dont deux dans un état grave (l'un a dû être emputé de la jambe). Des armes à feu ont été utilisées, et la gendarmerie a dû intervenir, et renforcer ses effectifs. Le conflit entre les deux "tribus" date de 1984. Il porte sur l'attribution des recettes (120 millions de dinars) de la taxe d'activité professionnelle liée au pipeline de Sonatrach qui traverse la commune de Sed Rahal, et à l'installation d'une station de pompage de Sonatrach.

(El Khabar 19.6) Six personnes ont été blessées, et 51 étudiants (dont quatre étudiantes) appréhendés dans des affrontements ayant opposé dans la cité universitaire d'El Badr des étudiants qui protestaient contre la récupération du siège de l'Union nationale des étudiants algériens (UNEA) par l'Office national des oeuvres universitaires (ONOU).

(El Watan 2.7 / El Watan, Le Quotidien d'Oran 3.7 / Liberté 4.7 / Liberté 5.7) De violentes émeutes ont éclaté le 30 juin à Ksar Chelalla (w. Tiaret), et se sont poursuivies pendant cinq jours. Des magasins privés ont été saccagés, des locaux publics (la sous-préfecture, la municipalité, la recette des impôts) incendiés, ainsi que le siège local (kasma) du FLN. 57 manifestants ont été arrêtés, au moins 19 ont été écroués et 36 placés sous contrôle judiciaire. Un manifestant a été tué le 1er juillet, écrasé par un véhicule de la police selon les manifestants, lapidé par les manifestants selon la police. Un autre homme serait mort, asphyxié par les gazs lacrymogènes. Une vingtaine de policiers et autant de manifestants ont été blessés. A l'origine circonstancielle de l'émeute : une coupure d'électricité interrompant la retransmission du match de coupe du monde de football Allemagne-Argentine, mais s'ajoutant à de nombreuses coupures d'eau, certaines durant quinze jours, à des accusations de corruption portées contre des personnalités de la ville, et à l'isolement social, économique, culturel et politique de la région.

(El Watan 15.7 / El Watan 17.7 / El Watan 19.7 / Liberté 20.7) Des émeutes ont éclaté à Guelma les 13 et 14 juillet, après l'occupation par une quarantaine de familles habitant un bidonville d'un immeuble nouvellement construit. Des affrontements ont opposé, à coups de pierres et de coktail Molotov d'un côté, de grenades lacrymogènes de l'autre, les occupants aux forces de police venues les déloger. Des véhicules de police ont été détruits. De cinq à huit policiers et au moins quatre manifestants ont été blessés, dont un enfant de deux ans, asphyxié par les lacrymogènes. 68 personnes, dont 34 femmes, ont été arrêtées.

A Belhacel (w. Relizane), des affrontements ont opposé le 15 juillet de jeunes manifestants et la police, et les autorités locales, après que l'alimentation en eau ait été coupée depuis plusieurs jours. 12 manifestants ont été interpellés, et on dénombre plusieurs blessés.

De violents affrontement ont opposés le 17 juillet des habitants d'El Ksour (w. Bord Bou Arreridj) à la gendarmerie. Les habitants protestaient contre l'implantation d'un lycée dans un village isolé, à 7 km d'El Ksour, et ont symboliquement "fermé" la municipalité. Appelée pour rouvrir la municipalité, la gendarmerie a été prise à partie, des barricades ont été élevées sur les rues principales, les forces antiàémeutes ont fait usage de grenades lacrymogènes. Les affrontements ont fait des blessés (dont six graves) chez les manifestants et chez les gendarmes, qui ont procédé à six interpellations. Des véhicules de la municipalité ont été incendiés.

Le 18 juillet, des échauffourées ont éclaté dans le quartier des Planteurs, à Oran, après le début d'une opération de démolition de maisons dans le cadre d'une opération de relogement de 790 familles, dans un quartier qui compte des milliers de logements insalubres et de taudis. Une dizaine de manifestants ont été blessés, et une vingtaine interpellés. Les habitants concernés par l'opération de relogement dénoncent l'absurdité consistant à "reloger" des familles élargies composées de plusieurs ménages dans des deux ou trois pièces.

Le même jour, des émeutes ont éclaté à Seraïdi (w. Annaba) suite à la décision des autorités de déplacer les habitants d'un centre de transit où étaient hébergées les personnes fuyant le terrorisme à Aïn Barbar.. Au moins une personne a été blessée et une dizaine arrêtées. Les habitants du centre de transit refusent de regagner Aïn Barbar, où la sécurité n'a pas été rétablie. A l'arrivée des bus devant les ramener là d'où ils acaient fui, ils ont bloqué la circulation et saccagé les bus. Les forces de sécurité ont ensuite investi Seraïdi. Retranchés dans la cité de transit, les habitants les ont affrontées à coups de pierre et de barre de fer, la police répliquant aux grenades lacrymogènes, pour finalement forcer les habitants à retourner à Aïn Barbar.

(Quotidien d'Oran 15.11 / Liberté 18.11 / El Watan 20.11) Des émeutes ont éclaté à Ould Khelifa, près de Khemis Miliana (w. Aïn Defla) le 14 novembre. Le siège de la Municipalité et la poste ont été incendiés par des centaines de jeunes manifestants dénonçant l'absence des autorités locales, le taux de chômage, les coupures d'eau et d'électricité, l'"opacité des programmes de développement", la rareté des infrastructures sanitaires et sportives, de l'accès à l'électricité et de l'éclairage public. La poste a été pillée et 60'000 dinars volés dans son ont été distribués entre les manifestants. Une soixantaine de personnes ont été interpellées, une quarantaine présentée au tribunal, 31 placées en détention, 7 laissées en liberté provisoire. Cinq jeunes sont en fuite.

Dans la nuit du 18 au 19 novembre, de violents affrontements ont éclaté entre des manifestants et les forces de police dans le quartier Boutane de Khemis Miliana, après une opération contestée de relogement de plusieurs familles. Des habitants manifestant contre les conditions de cette opération ont été violemment dispersés alors qu'0ils tentaient d'empêcher l'avancée de bulldozers devant détruire leurs logements. Des femmes et des enfants ont été asphyxiés par les gazs lacrymogènes, plusieurs habitants ont été hospitalisés, certains après avoir été passés à tabac par les policiers, dont plusieurs ont également été blessés.

(Quotidien d'Oran 6.12) Une opération de démolition d'une vingtaine d'habitations illégales à Haï Bouâmama, à la périphérie d'Oran, a tourné à l'émeute le 5 décembre, lorsque les habitants se sont regroupés pour empêcher la démolition de leurs habitations. Les manifestations ont lapidé les policiers et les gendarmes, qui ont procédé à des tirs de sommation, faisant un blessé par balle dans les rangs des manifestants. Les manifestants ont ensuite bloqué la route nationale Oran-Tlemcen.

(El Watan 9.12) Des émeutes ont éclaté le 7 décembre à El Kennar (w. Jijel) après qu'un jeune homme, accusé par les gendarmes d'être en possession d'une arme blanche et de s'être enfui après avoir été appréhendé par les gendarmes à un barrage, et présenté par les manifestants comme un jeune agriculteur porteur d'une hache pour son travail, ait été blessé par un tir d'arme à feu effectué par les gendarmes. Plusieurs manifestants ont été arrêtés.

(Quotidien d'Oran 13.12) Des habitants du quartier Zaïane de Meftah se sont affrontés à la police après avoir bloqué la route nationale Meftah-Khemis El Lhechna, le 11 décembre, à l'appui de leurs revendications (goudronnage des routes, ouverture d'un dispensaire, notamment). Neuf manifestants ont été arrêtés, six placés en détention.

(Quotidien d'Oran 24.12) De violents affrontements ont opposé le 23 décembre manifestants et gendarmes à Aïn M'lila (w. Oum el Bouaghi). Les manifestants venaient d'Ouled Zaïd, les plus jeunes armés de gourdins, de barres de fer et de frondes, pour protester contre le procès de manifestants arrêtés début novembre à Ouled Zaïd, lors de la protestation populaire contre le redémarrage des carrières. L'affrontement avait été violent avec les forces de sécurité. Le 23 décembre, les manifestants se sont dirigés vers le tribunal, apparemment pour libérer de force les 34 inculpés passant en jugement. Les affrontements ont alors opposé manifestants et forces de l'ordre, les premiers lapidant les secondes, qui ont répliqué à coups de grenades lacrymogènes. Des dizaines de manifestants et une dizaine de gendarmes et policiers ont été blessés, une quinzaine de manifestants ont été arrêtés, puis relâchés.

2007

(Corr. / El Watan 8.3 / L'Expression 12.3 / Liberté 13.3 / Liberté 17.3) De violentes émeutes ont éclaté le 7 mars à Kaïs, dans la région de Khenchela, après la mort d'un jeune homme touché à mort par une balle tirée par un gendarme à un contrôle routier. La gendarmerie a été attaquée et mise à sac, les tirs des gendarmes (bombes lacrymogènes, balles en caoutchouc, balles réelles) ont fait un mort et six blessés dans les rangs des manifestants. Six gendarmes ont été blessés, et d'importants dégâts matériels. 19 gendarmes, dont des gradés, ont inculpés et placés en détention préventive et au moins 32 émeutiers (de jeunes hommes) ont été entendus par le juge d'instruction, 21 placés en détention préventive, ainsi que le gendarme impliqué.

(El Watan 5.5 / Quotidien d'Oran, El Watan 6.5 / Le Jeune Indépendant, Quotidien d'Oran 7.5 / Le Jeune Indépendant, El Watan 8.5) De violentes émeutes ont éclaté le 3 avril à Ras el Oued (w. Bordj Bou Arreridj) après le retour en ville de supporters de l'équipe de football locale, qui livrait un match à Bordj Ghedir, supporters maltraités par la police locale. Des centaines de personnes ont assiégé et lapidé le siège de la daïra (sous-préfecture) et ont été repoussés par la police qui a fait usage de grenades lacrymogènes. Une dizaine de membres des forces de sécurité ont été blessés, et une dizaine de manifestants arrêtés. Les émeutes ont repris le lendemain et ont continué les deux jours suivants, plusieurs services publics (Sonelgaz, les impôts, le parc de la Municipalité, le centre de santé, le foyer des oeuvres sociales) ont été mis à sac, le siège de la police et le tribunal attaqués, des équipements publics (cabines téléphoniques, poteaux électriques et des biens privés détruits, des barricades tendues à travers les rues, des routes coupées. Des dizaines de manifestants ont été arrêtés (soixante-cinq selon "Le Jeune Indépendant", qui précise que 49 ont été relâchés, dont onze mineurs, et que seize seront présentés à un juge d'instruction). Les affrontements, mettant parfois aux prises des manifestants usant de cocktails Molotov et des policiers usant de grenades lacrymogènes, ont fait une quarantaine de blessés (à parts égales entre manifestants et policiers, dont un policier grièvement blessé). Le wali (préfet) a promis de mettre sur pieds une commission d'enquête sur les causes des émeutes.

(El Watan 14.5) Des émeutes ont éclaté le 13 mai à Aïn Slimat, près d'Ouled H'baba (w. Skikda), après que des habitants aient confisqué un camion utilisé pour le transport scolaire, et exigé que leurs enfants soient transporté dans un bus conforme à cet usage. L'intervention de la gendarmerie pour récupérer le camion a été accueillie à coups de pierres. Une dizaine de personnes ont été blessées dans les heurts, et quatorze manifestants ont été arrêtés.

(El Watan 21.5) Sept policiers ont été blessés dans la nuit du 19 au 20 mai dans des affrontements avec des jeunes à Aflou, après une bagarre entre voisins.

(El Watan 28.5 / Liberté 30.5) Des affrontements entre étudiants algériens et d'Afrique noire ont fait plusieurs blessés dans la nuit du 25 au 26 mai dans une résidence universitaire de Bab Ezzouar. Après l'agression d'un étudiant algérien par un étudiant angolais, des étudiants algérienxs ont saccagé le pavillon où logaient d'autres étudiants africains, dont il ont mis à sac et pillé les chambres. L'intervention de la police, bastonnant les étudiants, a accru la tension, les étudiants qui auparavaient s'affrontaient se réunissant pour affronter la police à coups de pierres. Plusieurs étudiants ont été blessés, une quinzaine ont été arrêtés.Le Front des forces socialistes a condamné une répression policière "sauvage".

(Liberté 2.7 / El Watan 4.7 / El Watan 11.7) De violentes émeutes ont éclaté le 30 juin à Bou Saâda, au prétexte de l'élimination de la relégation en ligue inférieure de l'équipe de football locale. Les affrontements ont duré une semaine. Le siège du club de football, les locaux commerciaux du président du club, ont été saccagés, puis incendiés. La police a fait usage de gaz lacrymogènes.

54 personnes, dont 27 en détention prétentive, accusées de destruction de biens d'autrui, atteinte à corps constitué, incendie volontaire et troubles à l'ordre public, comparaissaient le 9 juillet devant le tribunal de Bou Saâda. Deux ont été condamnées à un an de prison ferme, 29 à un an de prison avec sursis, et 14 relaxées. En plus de ces 54 personnes, 30 autres, mineures, ont été transférées auprès du juge des mineurs.

(Quotidien d'Oran 9.7) De violentes émeutes ont éclaté le 6 juillet à Djillali Benamar (w. Tiaret), après que la population, protestant contre les coupures d'eau potable, ait bloqué la route nationale. Au moins quatre personnes ont été intoxiquées par les gaz lacrymogènes dont la police a fait usage, et une dizaine de manifestants ont été arrêtés. La population a continué à bloquer la route pendant deux jours. Les coupures d'eau potable (la distribution en étant interrompue un jour sur deux, voire deux jours sur trois) laisse craindre l'apparition de maladies transmises par des eaux infectées. Dans la wilaya de Tizi Ouzou également, les habitants de Hellil et Tifaou ont manifesté contre la pénurie d'eau potable, en bloquant l'accès de la Mairie.

(Quotidien d'Oran 2.7) Trois policiers ont été blessés et une vingtaine de manifestants arrêtés dans des affrontements dans le vieux quartier de Sidi El-Houari et dans le quartier des Planteurs, à Oran, après la publication de la liste des bénéficiaires de logements sociaux.



Algerie-Guide


Cliquez ici pour souscrire a notre liste de diffusion (informations, débats) sur l'Algérie



Contactez-nous, jugez-nous

Merci de bien vouloir répondre à ces quelques questions

les renseignements que vous nous donnez ne seront pas transmis ailleurs...
Facultatif
Votre adresse e-mail:

Votre URL:

Dans quel pays résidez-vous ?

De quelle nationalité êtes-vous (si vous n'êtes pas de celle de votre pays de résidence) ?

Que recherchez-vous sur TROUBLES ?

Souhaitez-vous recevoir régulièrement par E-Mail des informations ?

Sur quel thème, dans quel domaine ? (au maximum trois)

Souhaitez-vous adhérer à la Commission Socialiste de Solidarité Internationale ?
Encore quelque chose à dire ?


Cliquez ici pour participer à la liste Forum Socialiste

Votez pour nous