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Les jeux-partis

 


Le but est moins de convaincre son contradicteur que de donner ses arguments. Certains thèmes sont assez lestes. Le jeu-parti est un amusement de salon mais l'Amour et ses lois y préside. Souvent on remet le jugement entre les mains d'un seigneur ou d'un dame. Mais leurs réponses n'ont pas été conservées ! Les contradicteurs se lancent de petites piques.

1. L'ordre des gens et des choses
Jean Bretel et Jean de Grieviler se disputent pour savoir s'il vaut mieux arriver chez sa maîtresse lorsque son rival en sort satisfait ou bien sortir satisfait lorsque le second arrive. Les meilleurs arguments :
- Celui qui se baigne le premier n'hérite pas de la crasse ! Mieux vaut ce qui est neuf que ce qui est usagé !
- Le premier dégrossi le travail et le second le porte à sa perfection ! Celui qui veut vaincre en tournoi doit rester sur le champ le dernier !

2. Sagesse ou beauté
Jean Bretel et Jean de Grieviler se disputent cette fois pour savoir s'il vaut mieux une maîtresse plus belle qu'intelligente ou plus intelligente que belle.
- La sagesse aime plus loyalement, la beauté est plus perfide et dirigé par l'orgueil. Enfin, le bon sens reste jusqu'à la fin de la vie.
- La beauté donne toujours le désir d'aimer plus ardemment ! L'amour n'est pas sage !

3. Le faire ou ne pas le faire
Dans ce dialogue anonyme, une dame demande à son amant s'il vaut mieux rester ensemble toute la nuit sans faire l'amour (enfin, enlacer, lutiner, savourer, s'amuser et caresser) ou bien de faire l'amour en vitesse et de se séparer. Bien évidemment, l'homme est pour "le faire" et aussitôt partir, même aux critères actuels, il se conduit en un parfait muffle ! La dame lui répond qu'il cueille la fleur et laisse le fruit. Il est trop doux de rester ensemble et trop dur de se quitter... Le débat n'est pas tranché. Quelques éléments dans les répliques l'homme qui laissent penser à un deuxième degré !

4. Le jaloux et le cocu
Jean Bretel et Jean de Grieviler, encore eux, discutent pour savoir quel mal est le plus grand entre le doute du jaloux et le cocu qui sait que sa femme ne recommencera pas... Finalement, on tranche que le mal du cocu cicatrisera tandis que le jaloux sera toujours malade !