Roadshow

En ces jours glorieux d'après guerre, les "Burlesque houses" et leur troupes de chanteurs, comédiens et strip-teaseuses offraient des spectacles étonnants. Dignes d'un vaudeville peu sophistiqué, comiques et "danseuses exotiques" s'entrecroisaient sur les planches de ces cabarets outre-atlantique. Jusqu'alors pospères, les "Burlesque houses" fermèrent peu à peu leurs portes au milieu des années 40 par suite des pression d'une population "bien pensante". Peu importe ! Les spectacles interdits sur scène se transposèrent sur pellicule.

French Peep Show Dés la seconde moitié des années 40, les cinémas populaires spécialistes des séries B pojetaient des "Roadshows" (autrement appelés "Burleycue pic." ou encore "Burlesque movies"). Ces films où l'effeuillage taquin succédait aux saynètes comiques ne duraient pas plus de 60 ou 70 minutes. A part quelques très rares productions, aucun burlesques concédait à la nudité. De la sensualité oui, mais des poils, non !
Produits et réalisés avec peu de moyens, les Roadshows étaient l'affaire d'indépendants n'hésitant pas à colporter de cinémas en cinémas leurs pellicules affriolantes. Au contraire des films d'exploitation de l'époque (en grande majorité  polars et films noirs), ils offraient du sensationnel et du "sexe" - ne riez pas, nous sommes dans les années 40 -. Cependant, les Roadshows évitaient non sans mal la censure bienveillante du code ACE propre au cinéma américain. Sous forme d'exposés de grande moralité (Escort Girl, Secret of a Model, No Greater Sin), de dénonciation de la violence (Child Bride, Curse of a Teenage Nazi), d'éducation sexuelle (Mom an Dad, Because of Eve) ou de pseudo documentaire (Forbidden Adventure, Bowanga ! Bowanga !), tout les pretextes étaient bienvenus pour déjouer les censeur.

Regards figés et langues pendantes des spectateurs...
Houaaaa !!! Les reines du strip-tease en action :

Betty "Boule de Feu" Rowland
Evelyn "Coffre au Trésors" West
Shirley Hart "la Bombe Bondissante"
Gilda "la Fille en Or"
Val de Val "la Bombe H du Burlesque"
Ginger Duvall "la Blonde Atomique"
Julienne "la Baby Doll de Bourbon Street"
Rita Ravel "la Spitfire Mexicaine"

Au milieu des Années 50, la censure lache la bride et donne ainsi plus de liberté au cinéma d'exploitation. La brêche est ouverte, les "Nudies" s'échouent sur les écrans. La "Sexploitation" explose et accueille dans son sein les "danseuses exotiques" qui ont fait les beaux jours du Burlesque.

Tia Juana
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