En 1954, suite au procés -heureusement perdu - visant à interdire la projection de Garden of Eden, la pure nudité ne fut plus jugée obscène au cinéma. La "Sexploitation" (genre prônant l'utilisation du sexe dans un but commercial) éclata. Un abondant défilé de "Nudies" envahirent les salles. |
![]() |
Depuis les années 30, le cinéma d'exploitation (films à petit budget qui traitaient de la criminalité, de la délinquance juvénile, de la marijuana, du L.S.D...) rameutait les foules dans les cinémas populaires et autres "Drive in". Tous ses films, hors du circuit hollywoodien, navigaient dans les limites du permissible. en 1954, un film naturiste, Garden of Eden, fait son apparition. Des femmes gambadent joyeusement dans la nature partiellement nues. Evitant la censure après un long procés, le droit est enfin donné : des seins nues pourront se balader en toute impunité et sans aucune interdiction. La voie est toute tracée pour un nouveau genre d'exploitation cinématographique : la "Sexploitation". Les "nudie-cuties" envahissent les salles ! |
Durant les années 60, une nouvelle
génération de strip-teaseuses remplace les reines du burlesque. Ainsi, pour succéder à
Tempest Storm, Lili St Cyr ou Trudy Wayne, apparaissent de belles créatures non moins
imposantes telles que Chesty Morgan, Uschi Digart ou Kitten Natividad... Les nudies
étaient partout. |
![]() |
De 1954 à 1969 (date de l'appartion des premiers films "soft-core") les nudies contribuèrent, comme tout film d'exploitation, à faire avancer le 7ème art. Des réalisateurs, aussi extravagants qu'inventifs, y laissèrent leur marque : David Friedman, Harry Novak, Doris Wishman, A.S. Stephen, Ted V Mikels... Et surtout, le grand, le très grand Russ Meyer, maître incontesté des nudies. |